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    Flux ETF : Bitcoin Encaisse, Ethereum Perd Du Terrain

    Steven SoarezDe Steven Soarez03/10/2026Aucun commentaire31 Mins de Lecture
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    Une semaine peut suffire à renverser une lecture de marché. Entre le 28 septembre et le 2 octobre 2026, les fonds cotés américains adossés au bitcoin ont encore attiré de l’argent, mais à peine : 82,9 millions de dollars d’entrées nettes provisoires, selon le tableau de Farside Investors. Dans le même intervalle, les ETF Ethereum ont rendu 118 millions de dollars. La semaine précédente, le bitcoin avait absorbé 2,39 milliards et l’ether 689,8 millions. Le contraste n’est pas un détail de comptabilité. C’est le signe qu’un flux très concentré peut s’éteindre sans que le produit disparaisse.

    Le chiffre du bitcoin reste positif. Il n’est plus le même animal. Quatre séances sur cinq ont fini dans le vert pour l’ensemble des fonds bitcoin, mais le mercredi a creusé un trou de 148,7 millions, et le vendredi n’était pas clos au moment du relevé du 3 octobre. Les cases de l’IBIT de BlackRock, de l’ETHA et de l’ETHB restaient vides. Tant que ces lignes ne sont pas remplies, la semaine n’est qu’une esquisse. On peut déjà en tirer une leçon : un total hebdomadaire d’ETF n’est pas un verdict, c’est une photo prise avant le dernier déclic.

    Ce que la semaine dit vraiment des flux

    Le réflexe consiste à coller une flèche verte sur le bitcoin et une flèche rouge sur l’ether. C’est trop court. Le bitcoin a bien fini au-dessus de zéro, mais son intake hebdomadaire s’est effondré par rapport aux cinq séances du 21 au 25 septembre, toutes positives, avec 999 millions le lundi et 714,7 millions le mardi. L’ether, lui, a ouvert lundi sur 17,1 millions d’entrées, puis a enchaîné des retraits. La bascule n’est pas symétrique. L’un ralentit. L’autre inverse le sens.

    Il faut aussi regarder les produits satellites. Les ETF Solana n’ont conservé que 800 000 dollars d’entrées nettes, après 188,1 millions la semaine d’avant. Les fonds Hyperliquid ont ajouté 3,4 millions. Le véhicule suivi sur Zcash, ZCSH, a perdu 77,6 millions, après avoir pris 35,2 millions. Le marché des ETF crypto n’a pas bougé d’un bloc. Il s’est fragmenté.

    Un flux net n’achète pas le récit. Il mesure seulement la différence entre les parts créées et les parts rendues, séance après séance.

    Lecture de marché, octobre 2026

    Cette distinction change la façon de lire la une. Une entrée nette signifie que les teneurs de marché ont, au total, créé plus de parts qu’ils n’en ont rachetées. Une sortie nette dit l’inverse. Ni l’une ni l’autre ne disent qui a vendu son bitcoin sur une place au comptant, ni si un trésor d’entreprise a bougé, ni si un arbitragiste a simplement rééquilibré un panier. Le tableau de Farside est précieux parce qu’il est étroit. Il ne prétend pas expliquer le prix.

    Pourquoi le vendredi reste une case blanche

    Le relevé consulté le 3 octobre laissait des blancs sur trois lignes BlackRock : IBIT côté bitcoin, ETHA et ETHB côté ether. Ces blancs ne sont pas une anecdote de mise en page. IBIT a porté 292 millions d’entrées nettes du lundi au jeudi, dont 195,6 millions le 1er octobre, au lendemain d’un retrait de 9,5 millions. Si la séance du vendredi de ce seul fonds bascule fortement, le total bitcoin de 82,9 millions peut grossir ou fondre. Le même aléa pèse sur l’ether, déjà en territoire négatif.

    Les professionnels du suivi appellent cela une semaine provisoire. Le mot mérite d’être gardé dans le titre mental de chaque lecteur. Un article qui fige 82,9 millions comme un solde définitif raconte une histoire plus nette que les données. La bonne phrase est plus sèche : au dernier pointage, le bitcoin était légèrement positif, l’ether clairement négatif, et la dernière séance des plus gros fonds n’avait pas encore parlé.

    Ce qui est déjà lisible, et ce qui ne l’est pas.

    • Bitcoin : quatre jours sur cinq en entrée agrégée, mercredi en retrait de 148,7 millions.
    • Ethereum : seul le lundi est positif, puis quatre séances de sorties.
    • Vendredi : 31,7 millions rapportés côté bitcoin et 17,3 millions de sorties côté ether, avant les cases BlackRock.
    • Solana, Hyperliquid et Zcash : tableaux plus complets, mais volumes sans commune mesure avec la semaine précédente pour Solana.

    Le calendrier, séance par séance

    Côté bitcoin, la semaine s’ouvre sur 31 millions le lundi, puis 66,2 millions le mardi. Le mercredi inverse la vapeur : 148,7 millions de retraits. Le jeudi reconstitue une partie du terrain avec 102,7 millions, la plus forte séance positive de la période. Le vendredi affiche 31,7 millions, sous réserve des lignes manquantes. La forme ressemble à une respiration coupée au milieu, pas à une fuite continue.

    Côté ether, la respiration s’arrête plus tôt. Lundi, 17,1 millions d’entrées. Mardi, 2,8 millions de sorties, un filet. Mercredi, 59,6 millions. Jeudi, 55,4 millions. Vendredi, 17,3 millions provisoires. Le milieu de semaine concentre le dégât. Ce n’est pas un lent goutte-à-goutte. C’est deux séances qui font l’essentiel du solde négatif.

    Cette concentration a une conséquence pratique. Un investisseur qui ne regarde que le total hebdomadaire rate le moment où le sens a changé. Pour l’ether, le changement est visible dès mardi, puis il s’élargit. Pour le bitcoin, le mercredi aurait pu faire basculer la semaine dans le rouge si le jeudi n’avait pas répondu. Les deux marchés cotés n’ont pas vécu la même séquence, même s’ils partagent le même calendrier de bourse américaine.

    La semaine d’avant, pour mesurer la chute

    Du 21 au 25 septembre, les ETF bitcoin ont enchaîné cinq séances positives. Le lundi à lui seul approchait le milliard, à 999 millions. Le mardi ajoutait 714,7 millions. Le total de 2,39 milliards n’était pas un arrondi flatteur. C’était une vague. La semaine suivante, 82,9 millions provisoires, c’est environ vingt-neuf fois moins. Le produit n’a pas fermé. L’appétit, lui, s’est tassé d’un cran que les tableaux rendent impossible à nier.

    L’ether offre le miroir inverse, plus brutal encore dans le signe. La semaine du 21 au 25 septembre avait fini chaque séance dans le vert, pour 689,8 millions, emmenée par 270 millions le lundi. La semaine du 28 septembre au 2 octobre rend 118 millions. Passer d’une entrée massive à une sortie nette en sept jours de calendrier ne prouve pas un retournement de cycle. Cela prouve que le flux institutionnel via ETF peut changer de camp sans préavis public.

    Comment lire une création de parts sans se raconter d’histoire

    Un ETF spot crypto ne « achète pas le marché » au sens où un particulier clique sur un carnet d’ordres. Le mécanisme passe par des participants autorisés. Quand la demande de parts dépasse l’offre en bourse, ces acteurs créent des parts et livrent l’actif sous-jacent, ou l’équivalent prévu par le prospectus. Quand les porteurs rendent des parts, le mouvement s’inverse. Le flux net publié chaque soir est la somme de ces créations et de ces rachats, pas le sentiment d’un forum.

    D’où une erreur fréquente : traiter 82,9 millions comme si ce montant avait été dépensé en bitcoins au dernier prix affiché. Une partie du flux peut recycler des positions déjà couvertes. Une autre peut correspondre à un basculement d’un fonds vers un autre, visible seulement si l’on ouvre le détail par émetteur. C’est exactement ce que fait la semaine : IBIT prend, FBTC rend, GBTC rend, ARKB prend un peu. Le net agrégé masque une rotation interne.

    Autre piège, le décalage horaire de publication. Farside agrège des données d’émetteurs qui ne tombent pas toutes à la même minute. Une case blanche n’est pas un zéro. Un zéro affiché, comme ETHB sur quatre séances ou TSOL et SOEZ sur toute la semaine Solana, est un zéro. Confondre les deux fausse la somme. Le 3 octobre, la discipline consistait à dire « incomplet », pas « stable ».

    IBIT porte, les autres trient

    Du lundi au jeudi, l’IBIT de BlackRock a enregistré 292 millions d’entrées nettes. Sa plus grosse journée, 195,6 millions le 1er octobre, arrive après une petite sortie de 9,5 millions. Ce profil, une secousse puis une reprise, rappelle que même le fonds leader n’est pas une ligne droite. Il reste, sur la fenêtre connue, le principal amortisseur du mercredi agrégé.

    En face, Fidelity et son FBTC ont fini la semaine à 167,9 millions de sorties nettes, malgré 29,3 millions d’entrées le vendredi. Bitwise, via BITB, a perdu 38,6 millions. Le GBTC de Grayscale a enregistré 54,6 millions de retraits. Ces trois lignes, à elles seules, expliquent pourquoi un IBIT solide ne suffit pas à reconstruire une semaine à deux milliards.

    Le reste du tableau bitcoin est plus discret, et justement plus instructif. ARKB a ajouté 25,5 millions. Le fonds BTC de Grayscale, distinct du GBTC, a attiré 24,9 millions. MSBT, le véhicule associé à Morgan Stanley, a pris 9,4 millions. Ce ne sont pas des montants de une. Ce sont des signes que la demande ne s’est pas éteinte partout. Elle s’est concentrée, et elle a cohabité avec des rachats lourds chez deux marques historiques.

    • IBIT : 292 millions du lundi au jeudi, pic à 195,6 millions le 1er octobre.
    • FBTC : 167,9 millions de sorties nettes, malgré un vendredi positif.
    • GBTC : 54,6 millions de retraits, BITB à 38,6 millions.
    • ARKB, BTC Grayscale, MSBT : entrées modestes, 25,5, 24,9 et 9,4 millions.

    Le mercredi bitcoin, séance qui a failli tout changer

    148,7 millions de retraits en une séance, c’est plus que le solde positif de toute la semaine. Sans le jeudi à 102,7 millions, le récit public aurait été celui d’une première semaine négative après la vague de fin septembre. Le jeudi n’efface pas le mercredi. Il le relativise. Les deux journées se répondent, et c’est leur écart qui fabrique le chiffre final, pas une tendance lisse.

    On ne dispose pas, dans le seul tableau de flux, du motif de ce mercredi. Un rééquilibrage de fin de trimestre, un arbitrage entre contrats et parts, une prise de profit après la semaine à 2,39 milliards : tout cela reste une hypothèse. Ce qui n’est pas une hypothèse, c’est l’ampleur. Une séance peut avaler trois jours d’entrées modestes. Quiconque suit ces produits au jour le jour le sait. Quiconque ne lit que le bandeau hebdomadaire l’oublie.

    Ethereum, la semaine qui change de signe

    Les fonds ether ont commencé comme une continuation. 17,1 millions le lundi pouvaient passer pour un simple ralentissement après 689,8 millions. Dès mardi, le signe passe au rouge, encore faiblement. Mercredi et jeudi font le travail de fond : 59,6 puis 55,4 millions de sorties. Le vendredi provisoire ajoute 17,3 millions de retraits. Le total de 118 millions n’est donc pas un accident de dernière heure. Il est construit sur quatre séances.

    Fidelity concentre une large part du mouvement. FETH compte pour 74,1 millions de sorties nettes sur la semaine. Le plus gros retrait tombe mercredi, 26,6 millions, suivi de 23,5 millions jeudi. Grayscale voit ETHE perdre 27,9 millions, et son autre fonds ETH 11,2 millions. VanEck, avec ETHV, rend 6,9 millions. Franklin, avec EZET, rend 6,1 millions. Le rouge est réparti, pas cantonné à une seule enseigne.

    BlackRock fait presque figure d’exception, et encore, dans des proportions modestes. ETHA a pris 6,5 millions jusqu’au jeudi. ETHB affiche zéro sur ces quatre séances. Les deux cases du vendredi étaient vides au relevé. Même si ETHA terminait la semaine légèrement positive, il ne compenserait pas FETH. La marque qui porte le bitcoin ne porte pas, cette semaine-là, l’ether avec la même force.

    Le lundi ether ressemblait à une pause. Le mercredi a montré que c’était déjà une sortie.

    Relecture des séances du 28 septembre au 2 octobre

    Cette dissociation entre IBIT et ETHA mérite d’être nommée. Les deux fonds partagent un émetteur, pas un sous-jacent, pas une base de porteurs identique, pas le même historique de flux. Voir l’un encaisser 292 millions sur quatre jours pendant que l’autre ajoute 6,5 millions rappelle que le logo ne suffit pas. Le choix d’actif reste le premier filtre.

    Solana, de la vague au filet

    Les ETF Solana finissent à 800 000 dollars d’entrées nettes. La semaine précédente avait livré 188,1 millions. Le ratio est plus violent que celui du bitcoin. Lundi et mardi restent positifs, 7,7 puis 5,4 millions. Mercredi inverse, avec 12,5 millions de sorties. Jeudi retire encore 1,1 million. Vendredi rend 1,3 million. Le solde tient à un fil.

    Le détail par fonds évite de croire à un abandon uniforme. BSOL, chez Bitwise, finit à 1,3 million d’entrées nettes, après un lundi à 9,7 millions, sa meilleure séance, et un mercredi à 8,9 millions de sorties, sa plus mauvaise. GSOL, chez Grayscale, ajoute 5,4 millions. FSOL attire 2,8 millions. En face, VSOL rend 6,8 millions et MSOL 1,9 million. TSOL et SOEZ restent à zéro toute la semaine.

    Un filet de 800 000 dollars sur une classe d’actifs qui vient d’absorber près de 190 millions ne dit pas que les produits sont morts. Il dit que la demande création-rachat s’est arrêtée net. Pour un marché jeune d’ETF, cette alternance est le régime normal : des semaines d’ouverture de positions, puis des semaines de digestion. Le danger de lecture serait de prolonger 188 millions comme une cadence. Les tableaux viennent de rappeler que cette cadence n’était pas un abonnement.

    Hyperliquid tient un petit vert

    Les ETF liés à Hyperliquid ont ajouté 3,4 millions sur la semaine, après 9,3 millions du 21 au 25 septembre. Lundi et mardi : zéro. Mercredi : 5 millions de retraits. Jeudi : 5 millions d’entrées. Vendredi : 3,4 millions d’entrées. Le solde positif se joue donc en fin de période, après une séance qui avait annulé l’idée d’une progression continue.

    HYPG attire 8,4 millions et compense les 5 millions rendus par BHYP. THYP reste à zéro. Trois lignes, un marché encore étroit, un net qui tient dans une seule journée moyenne de bitcoin. Il serait excessif d’en faire un baromètre macro. Il est juste d’y voir un flux qui ne s’aligne ni sur l’ether ni sur Zcash. La fragmentation, encore.

    Zcash, le retournement le plus net du tableau

    ZCSH a perdu 77,6 millions, après avoir pris 35,2 millions la semaine d’avant. Lundi : 8,1 millions de sorties. Mardi : zéro. Mercredi : 30,2 millions. Jeudi : 12,4 millions. Vendredi : 26,9 millions. Aucune séance positive. Le mouvement est plus propre, au sens statistique, que celui du bitcoin : le signe ne discute pas.

    Un fonds unique qui rend plus des trois quarts de ce que la classe bitcoin a gagné sur la même fenêtre rappelle l’effet de base. 77,6 millions pèsent peu face à un marché spot du bitcoin. Ils pèsent beaucoup face à l’encours d’un produit de niche. Le prix de l’actif et le flux du fonds ne se superposent pas automatiquement, mais un retrait continu sur cinq lignes de tableau est le genre de série que les desks notent, même quand le grand public regarde ailleurs.

    Soldes provisoires de la semaine, tels que publiés.

    • Bitcoin : +82,9 millions, vendredi incomplet sur IBIT.
    • Ethereum : −118 millions, vendredi incomplet sur ETHA et ETHB.
    • Solana : +0,8 million, après +188,1 millions.
    • Hyperliquid : +3,4 millions, après +9,3 millions.
    • Zcash, ZCSH : −77,6 millions, après +35,2 millions.

    Ce que ces écarts ne disent pas sur le prix

    Le flux ETF est une canalisation, pas le fleuve. Le bitcoin peut monter une semaine de sorties si le marché au comptant, les contrats ou les rachats de shorts dominent. Il peut stagner une semaine d’entrées si les vendeurs hors ETF sont plus actifs. Fin septembre et début octobre 2026, les dépêches de prix parlaient d’un bitcoin qui testait la zone des 85 000 à 86 500 dollars, avec des couvertures de positions courtes. Coller 82,9 millions sur ce mouvement comme s’ils l’expliquaient serait une facilité.

    L’ordre de grandeur aide à garder la tête froide. 82,9 millions, c’est une séance moyenne d’un grand fonds lors d’une semaine calme, pas une intervention. 2,39 milliards, la semaine d’avant, commençaient à peser dans le récit. Le passage de l’un à l’autre ne « casse » pas un marché. Il retire un vent porteur. Les prix peuvent continuer sur leur inertie quelques séances, puis retrouver d’autres moteurs : liquidations, carnet offshore, nouvelles macro, simple absence d’acheteur.

    Pour l’ether, 118 millions de sorties ne sont pas non plus une liquidation de l’écosystème. C’est un retour de parts vers les participants autorisés. Une partie de l’ether sous-jacent peut rester dans le circuit, changer de véhicule, ou être revendu. Le tableau ne distingue pas ces destins. Il faut donc résister à la phrase toute faite qui transformerait chaque million rendu en vente panique sur le carnet.

    Rotation, pause ou simple digestion

    Trois lectures circulent dès qu’un tableau se sépare ainsi. La première parle de rotation : l’argent quitterait l’ether pour le bitcoin. Les chiffres ne la valident qu’à moitié. Le bitcoin n’a pas absorbé les 118 millions rendus par l’ether. Il a à peine gardé 82,9 millions, et une grosse part de ses propres fonds a rendu des parts en parallèle. On ne voit pas un vase communicant propre.

    La deuxième lecture parle de pause après excès. Elle colle mieux au bitcoin et à Solana. Après 2,39 milliards et 188,1 millions, une semaine presque plate peut être une digestion, le temps que les porteurs nouvellement entrés cessent d’ajouter. La troisième lecture, plus étroite, parle de flux idiosyncratiques : un fonds Zcash qui se vide, un produit Hyperliquid qui tient, des lignes à zéro qui rappellent que tous les tickers ne vivent pas au même rythme.

    Aucune de ces lectures n’a besoin d’un adjectif dramatique. Le marché des ETF crypto américains, en octobre 2026, est assez profond pour que 100 millions soient visibles, et assez large pour que 100 millions ne décident pas d’un cycle. La nouvelle tient dans l’écart de régime, pas dans l’annonce d’une fin.

    Le rôle de Farside, et la limite du tableau

    Farside Investors est devenu, pour une grande partie de la presse et des desks, le tableau de bord quotidien des flux. Son intérêt est la constance : mêmes colonnes, mêmes émetteurs, mise à jour séance après séance. Son angle mort est assumé. Il ne remplace pas un rapport d’encours, ni une ventilation par type de porteur, ni la file d’attente des créations après la clôture. Quand une case reste vide, le site le montre. C’est précisément pour cela que le total du 2 octobre devait rester étiqueté provisoire le matin du 3.

    D’autres compilations existent, chez des émetteurs ou des agrégateurs. Elles divergent parfois d’un million ou d’une journée, selon l’heure de coupe et le traitement des fonds nouvellement listés. Pour cette semaine, la matière utile est interne au tableau Farside : la comparaison avec la semaine du 21 au 25 septembre, le détail par ticker, et les blancs du vendredi. Inutile d’aller chercher un second total pour confirmer un ordre de grandeur déjà lisible.

    GBTC, FBTC, la mémoire des sorties

    Le GBTC n’en est pas à sa première semaine de retraits depuis la conversion en ETF. 54,6 millions sur cinq séances ne rééditent pas les vagues de 2024, mais elles rappellent une hiérarchie : une partie des porteurs historiques continue de sortir, tandis que des véhicules plus récents captent le flux marginal. FBTC, avec 167,9 millions de sorties nettes, montre que le phénomène n’est plus réservé au produit Grayscale. Un fonds à frais compétitifs peut aussi rendre des parts quand la semaine se calme.

    Le vendredi de FBTC, positif de 29,3 millions, empêche de conclure à une fuite linéaire. Un fonds peut rendre beaucoup en milieu de semaine et reprendre un peu en fin de période. Le solde compte plus que la dernière couleur. Ici, le solde reste largement négatif. C’est cette ligne, plus que le bandeau bitcoin, qui explique la maigreur du net agrégé.

    Ce que ferait un vendredi BlackRock très positif

    Supposons, sans l’affirmer, qu’IBIT publie ensuite une forte entrée de vendredi. Le total bitcoin grimperait, peut-être au-delà de 150 ou 200 millions. La phrase de une changerait d’ampleur, pas de nature. On resterait très loin de 2,39 milliards. Supposons l’inverse, une sortie marquée : la semaine bitcoin pourrait finir proche de zéro, voire négative. Les deux scénarios étaient ouverts le matin du 3 octobre. Raison de plus pour ne pas figer le récit.

    Côté ether, l’incertitude est plus étroite. Même un ETHA solide le vendredi aurait du mal à effacer 118 millions, sauf mouvement exceptionnel non visible dans les séances déjà publiées. Le signe de la semaine ether est donc plus robuste que son montant exact. C’est une nuance que les titres oublient souvent : parfois le sens est connu, parfois seul le sens est connu.

    Frais, tracking et choix de ticker

    Les écarts de flux entre tickers d’un même sous-jacent ne se réduisent pas aux frais, mais les frais restent un filtre de long terme. Un porteur qui bascule de GBTC vers un fonds moins chargé fabrique, le jour du basculement, une sortie d’un côté et une entrée de l’autre. Le net du bitcoin peut rester faible alors que l’exposition globale n’a pas changé. La semaine écoulée mélange probablement ce type de virement et de vrais ajouts ou retraits. Le tableau ne les sépare pas.

    Le tracking, l’écart entre le cours de la part et la valeur du sous-jacent, joue peu quand les produits sont liquides et que les participants autorisés font leur travail. Il peut jouer davantage sur des lignes jeunes, comme certains véhicules Solana ou Hyperliquid, où le volume de parts est plus mince. Un flux de 800 000 dollars se lit autrement qu’un flux de 292 millions : le premier peut être le fait de quelques créations, le second agrège une file plus large.

    Le calendrier macro en arrière-plan

    Début octobre tombe souvent près d’une publication d’emploi américaine et d’un repositionnement de début de trimestre. Les flux d’ETF crypto n’obéissent pas à ce calendrier de façon mécanique, mais les desks multi-actifs s’en servent comme toile de fond. Une semaine de digestion après une vague d’achats peut coïncider avec l’attente d’un chiffre, sans que le chiffre soit la cause. L’article de flux n’a pas besoin d’attribuer. Il a besoin de ne pas oublier que d’autres horloges tournaient en même temps.

    Les nouvelles de marché du moment, bitcoin au-dessus de 85 000 dollars, test de la zone 86 500, couverture de shorts, décrivent un prix qui bouge pour des raisons de positionnement. Les ETF y contribuent quand ils sont massifs. À 82,9 millions provisoires, leur contribution hebdomadaire redevient secondaire. C’est peut-être l’information la plus utile pour un lecteur qui vient du prix et découvre le tableau : cette semaine, le tableau n’a pas crié plus fort que le carnet.

    Une méthode simple pour la semaine prochaine

    Trois contrôles suffisent avant de reprendre une une. D’abord, vérifier que les cases du vendredi précédent sont remplies, surtout IBIT, ETHA et ETHB. Ensuite, comparer le nouveau total à la semaine du 21 au 25 septembre, pas seulement à celle du 28 septembre, pour garder l’échelle. Enfin, ouvrir au moins quatre lignes : IBIT, FBTC, FETH, et le net Solana. Si ces quatre-là ne racontent pas la même histoire que le bandeau, le bandeau est incomplet.

    On peut ajouter un cinquième réflexe : traiter un zéro affiché et une case vide comme deux objets différents. Le premier est une information. Le second est une absence d’information. Cette distinction, appliquée le 3 octobre, évitait de conclure trop tôt sur BlackRock.

    • Clôturer le vendredi avant de citer le total comme définitif.
    • Garder l’échelle des 2,39 milliards et des 689,8 millions.
    • Ouvrir les tickers qui font le solde, pas seulement la somme.
    • Séparer zéro publié et donnée manquante.

    Ce que les allocataires regardent vraiment

    Un allocataire qui a déjà une ligne ETF bitcoin ne réagit pas à 31 millions le lundi. Il regarde si le régime de la semaine d’avant se prolonge. Quand il ne se prolonge pas, la question devient : est-ce une pause de flux ou un arrêt des créations chez les grands comptes ? Le détail IBIT contre FBTC donne un début de réponse. IBIT continuait de créer jusqu’au jeudi. FBTC rendait. Le régime ne s’est pas éteint. Il s’est concentré sur moins de guichets.

    Pour l’ether, la question est plus inconfortable. Quatre séances négatives après une semaine entièrement positive ressemblent au début d’une série, pas à un accident isolé. Une série se confirme ou se casse la semaine suivante. Le 3 octobre, on n’avait que la première jambe. Annoncer un marché baissier des ETF ether à partir d’une jambe serait aussi excessif que d’ignorer le changement de signe.

    Niche contre cœur de marché

    Zcash et Hyperliquid rappellent qu’un ETF n’est pas un marché. ZCSH peut perdre 77,6 millions sans que cela déplace le bitcoin. HYPG peut prendre 8,4 millions sans que cela valide une thèse sur tout un écosystème de finance décentralisée. Ces lignes intéressent d’abord les porteurs du ticker et les desks qui arbitrent la prime. Les extrapoler en « l’altcoin season rentre » ou « l’altcoin season sort » dépasse ce que cinq séances peuvent porter.

    Solana occupe une place intermédiaire. 188,1 millions une semaine, 0,8 million la suivante : on est assez gros pour que le trou se voie, pas assez installé pour que le trou définisse le protocole. Le protocole a son volume, ses frais, son activité propre. L’ETF n’en est qu’une porte d’entrée américaine, récente, sensible aux ouvertures de lignes. Une porte peut se refermer un temps sans que la maison soit vide.

    La mémoire courte des bandeaux

    Les semaines à un milliard fabriquent des titres. Les semaines à 80 millions aussi, dès lors qu’elles succèdent aux premières. Le lecteur pressé retient le verbe, « encaisse » ou « saigne », et oublie le dénominateur. Rappeler 2,39 milliards à côté de 82,9 millions n’est pas un exercice de modestie. C’est la seule façon de voir que le marché des ETF bitcoin sait encore être positif sans être, cette fois, le moteur principal.

    L’ether offre le verbe le plus fort, parce que le signe a tourné. « Saigne » décrit mal un produit qui a rendu 118 millions après en avoir pris près de 690. « Inverse » est plus juste. Les mots comptent autant que les millions, surtout quand les cases du vendredi ne sont pas toutes là. Un titre trop plein sur un tableau incomplet vieillit mal dès le lendemain matin.

    La semaine forte éduque le marché. La semaine faible révèle qui achetait vraiment.

    Note de desk sur les flux de début octobre

    Qui achetait vraiment, ici, ressemble davantage à un noyau autour d’IBIT qu’à une marée. Qui rendait des parts ressemble à un ensemble plus large : FBTC, GBTC, BITB, FETH, ETHE, ZCSH. La demande s’est rétrécie. L’offre de parts à racheter, elle, est restée diverse. C’est souvent ainsi que se termine une vague, avant même que les prix n’en tirent la conséquence.

    Porteurs particuliers, porteurs de fonds

    Une part d’ETF peut être détenue par un particulier via un courtier, par un conseiller, par un fonds de fonds. Le tableau de flux ne donne pas cette répartition. On sait seulement que les créations et rachats passent par des participants autorisés, qui répondent à la demande agrégée de leurs clients. Une sortie de 26,6 millions chez FETH peut être dix comptes ou un seul rééquilibrage. L’effet sur le sous-jacent, à cette échelle, reste limité. L’effet sur le récit, lui, est immédiat, parce que la ligne est publique.

    Cette publicité est justement la nouveauté des ETF spot par rapport aux anciens produits fermés. Chaque soir, le marché voit une partie de la tuyauterie. Il ne voit pas tout. Il voit assez pour cesser de deviner à l’aveugle si « les institutions » achètent. Cette semaine, la réponse honnête est : certaines oui, surtout via IBIT jusqu’au jeudi, d’autres ont rendu des parts, et le net bitcoin tient à peu.

    Et si la semaine suivante reprend

    Rien dans le tableau n’interdit un retour à des centaines de millions dès la séance suivante. Les semaines du 21 au 25 septembre l’ont montré : le robinet peut s’ouvrir vite. Rien n’interdit non plus une deuxième semaine ether dans le rouge, qui commencerait à ressembler à une série. Le bon usage du relevé du 3 octobre est de fixer un point de comparaison, pas une trajectoire.

    Les produits à zéro, TSOL, SOEZ, THYP, ETHB sur quatre jours, méritent un œil séparé. Un ticker sans flux n’est pas un ticker en échec. C’est un ticker dont les créations et rachats se sont compensés, ou n’ont pas eu lieu. Sur une classe jeune, plusieurs lignes dormantes à côté d’une ligne active sont le paysage ordinaire. GSOL et FSOL, modestement positifs, montrent que Solana n’a pas été qu’un aller-retour sur BSOL.

    Grayscale, deux produits, deux sorts

    Côté bitcoin, GBTC rend 54,6 millions tandis que le fonds BTC de Grayscale prend 24,9 millions. Même maison, sens opposés. Côté ether, ETHE rend 27,9 millions et le fonds ETH 11,2 millions : là, les deux lignes vont dans le même sens. Le groupe n’a donc pas une politique de flux. Il a des produits dont les porteurs ne bougent pas ensemble. C’est un rappel utile à qui parle « des flux Grayscale » comme d’un seul bloc.

    Bitwise offre un écho. BITB perd 38,6 millions sur le bitcoin. BSOL gagne 1,3 million sur Solana, avec un aller-retour violent en cours de semaine. La marque ne protège ni ne condamne. Le sous-jacent et la base de porteurs décident.

    L’ordre de grandeur, pour ne pas se perdre

    82,9 millions de dollars, c’est une ligne visible dans un tableau, petite face à l’encours cumulé des ETF bitcoin américains, désormais compté en dizaines de milliards. 118 millions de sorties ether sont du même ordre : sensibles pour le commentaire quotidien, modestes face au stock. 77,6 millions sur ZCSH sont, relativement au produit, beaucoup plus lourds. L’erreur classique consiste à classer les nouvelles par le montant absolu. Le bon classement mélange montant, signe, et taille du véhicule.

    Sur cette grille, la nouvelle principale n’est pas Zcash, malgré la série la plus propre. C’est le décrochage simultané du rythme bitcoin et du signe ether, avec un Solana qui passe de vague à filet. Trois mouvements, un même calendrier, aucun ne se réduit aux autres.

    Trois questions à garder ouvertes après le relevé.

    • Le vendredi BlackRock confirme-t-il le maigre vert bitcoin, ou le reprend-il ?
    • L’ether enchaîne-t-il une deuxième semaine de sorties, ou le lundi suivant casse la série ?
    • Solana reste-t-il au filet, ou une séance isolée relance les créations ?

    Pourquoi le détail du jeudi bitcoin compte autant

    102,7 millions le jeudi, c’est la séance qui sauve le solde. Elle arrive après le trou du mercredi. Elle précède un vendredi encore flou. Dans une semaine creuse, une seule journée fait l’opinion. Si cette journée avait manqué, les commentaires du week-end auraient parlé de première rupture. Elle n’a pas manqué. Le marché des parts a donc encore trouvé, au moins un soir, plus de créations que de rachats, et de loin.

    On ne sait pas, au seul vu du net, si ce jeudi était un rattrapage d’ordres décalés ou une vraie demande nouvelle. Peu importe pour le solde. Cela importe pour la prévision. Un rattrapage ne se répète pas. Une demande nouvelle peut revenir lundi. Le tableau du 3 octobre ne tranche pas. Il oblige à attendre la séance suivante avant de choisir l’histoire.

    FETH, la ligne qui structure l’ether

    74,1 millions de sorties chez FETH, sur 118 millions au total, veulent dire qu’un fonds porte plus de la moitié du rouge. Ce n’est pas une généralisation à tous les porteurs d’ether coté. ETHA, jusqu’au jeudi, était légèrement positif. La moyenne cache une concentration. Quand un article écrit « les ETF Ethereum », il décrit une somme. Quand il ouvre FETH, il décrit le moteur.

    Le moteur a deux journées principales, mercredi et jeudi, 26,6 puis 23,5 millions. Le reste est plus petit. Un lecteur qui ne retient que le total hebdomadaire rate cette paire. C’est pourtant elle qui aligne l’ether sur une sortie de milieu de semaine, au moment où le bitcoin, le même mercredi, encaissait son plus gros trou, avant de se reprendre le jeudi. Les deux sous-jacents ont trébuché ensemble un soir. Un seul s’est relevé le lendemain dans le tableau agrégé.

    BSOL, l’aller-retour en modèle réduit

    9,7 millions d’entrées le lundi, 8,9 millions de sorties le mercredi : BSOL a vécu, en trois jours, une version miniature de ce que le bitcoin a vécu entre fin septembre et début octobre. Forte création, puis retour de parts, solde final maigre. Ce schéma est précieux parce qu’il tient dans un seul ticker. On voit le rythme sans attendre l’agrégat. Les ETF jeunes apprennent à leurs porteurs que le premier mois d’entrées n’est pas une rente.

    GSOL, à l’inverse, ajoute 5,4 millions sans que le tableau quotidien, dans le résumé disponible, en fasse une montagne russe comparable. Deux produits Solana, deux tempéraments de flux. Le net de 800 000 dollars est la somme de ces tempéraments, plus FSOL, moins VSOL et MSOL. D’où l’intérêt de ne pas s’arrêter au filet.

    ZCSH, série sans contre-jour

    30,2 millions le mercredi, 26,9 le vendredi, 12,4 le jeudi, 8,1 le lundi, zéro le mardi. La série ZCSH n’a pas de séance de rattrapage. C’est ce qui la distingue du bitcoin. Après une semaine à 35,2 millions d’entrées, le retournement est complet sur la fenêtre publiée. Pour un produit unique, cinq lignes suffisent à changer la lecture du mois, pas celle du marché crypto tout entier.

    Le rapprochement avec le prix du jeton, qui avait connu un rallye en septembre avant des questions sur la suite, reste indirect. Un fonds peut se vider alors que le prix tient, ou l’inverse. Le 3 octobre, la seule affirmation solide est comptable : le véhicule suivi a rendu davantage qu’il n’avait pris la semaine d’avant. Le stock de parts a donc baissé sur deux semaines glissantes, entrées puis sorties plus larges.

    Hyperliquid, le vert de fin de semaine

    Le groupe Hyperliquid finit positif parce que jeudi et vendredi ont plus que compensé le mercredi. 5 millions sortis, puis 5 millions repris, puis 3,4 millions ajoutés. HYPG fait le gros du vert, 8,4 millions. BHYP fait le rouge, 5 millions. On est dans un marché de quelques créations. Le qualifier de tendance serait lui prêter une inertie qu’il n’a pas encore. Le noter comme non aligné sur l’ether est, en revanche, exact.

    La semaine précédente, à 9,3 millions, était déjà modeste. Passer de 9,3 à 3,4 n’est pas un effondrement du même type que Solana. C’est un ralentissement dans un couloir étroit. Les deux nouvelles peuvent coexister dans le même article sans être le même fait.

    Ce que les rédactions devraient figer, et ce qu’elles devraient laisser ouvert

    Peuvent être figés : l’ordre de grandeur du décrochage bitcoin face à 2,39 milliards, le changement de signe ether face à 689,8 millions, le filet Solana, la série ZCSH, le petit vert Hyperliquid, la concentration des entrées bitcoin connues sur IBIT, la concentration des sorties ether sur FETH. Doivent rester ouverts : le vendredi BlackRock, donc le total exact, et toute phrase qui transformerait ces flux en prévision de prix pour la semaine du 5 octobre.

    Cette hygiène n’enlève rien au sujet. Elle le rend utilisable. Un lecteur qui revient vendredi soir, une fois les cases remplies, peut ajuster le montant sans jeter la structure. La structure, elle, est déjà là : ralentissement, divergence, fragmentation.

    Une semaine en cinq lignes, pour finir

    Le bitcoin coté aux États-Unis a encore attiré de l’argent, très peu au regard de la vague précédente, et avec un vendredi incomplet. L’ether coté a rendu de l’argent après en avoir beaucoup pris, sur quatre séances négatives. Solana est passé d’une vague à un filet. Hyperliquid a gardé un petit solde positif. Zcash, via ZCSH, a rendu davantage qu’il n’avait pris juste avant.

    Aucune de ces lignes n’a besoin d’un superlatif pour être intéressante. Ensemble, elles décrivent un marché d’ETF qui ne marche plus au pas. Le 3 octobre 2026, la nouvelle n’était pas qu’un camp avait gagné. C’était que la semaine d’avant ne s’était pas répétée, et que la dernière case pouvait encore déplacer le chiffre sans déplacer le constat.

    Les prochains tableaux diront si 82,9 millions étaient un plancher de digestion ou le début d’une série maigre, et si 118 millions côté ether étaient une semaine de rééquilibrage ou le premier chapitre d’une autre. En attendant, le seul geste utile est de relire les tickers, pas seulement la somme, et de laisser au vendredi le droit de finir sa phrase.

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    Steven Soarez
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