Close Menu
    What's Hot

    Cofondateur Hyperliquid : Le Vrai Atout N’est Pas Le 24/7

    03/10/2026

    Bitcoin Vise 86 000 Dollars, Le Support Bollinger Tient

    03/10/2026

    Flux ETF : Bitcoin Encaisse, Ethereum Perd Du Terrain

    03/10/2026
    InfoCrypto.fr
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    InfoCrypto.fr
    Accueil»Actualités»Cofondateur Hyperliquid : Le Vrai Atout N’est Pas Le 24/7
    Actualités

    Cofondateur Hyperliquid : Le Vrai Atout N’est Pas Le 24/7

    Steven SoarezDe Steven Soarez03/10/2026Aucun commentaire27 Mins de Lecture
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Et si l’argument que l’on ressort depuis dix ans pour vanter la finance onchain était déjà périmé ? À la Korea Blockchain Week, Jeff Yan, cofondateur d’Hyperliquid, a retiré le trading en continu de la liste des avantages distinctifs. Non pas parce que les marchés fermés le soir seraient soudain préférables, mais parce qu’une horloge qui ne s’arrête jamais ne dit plus rien d’unique sur une infrastructure. Les crypto-actifs n’ont jamais connu de cloche d’ouverture. Les places traditionnelles allongent déjà leurs séances. Le différenciateur, selon lui, se joue ailleurs : dans la garde des fonds et dans la lisibilité du système.

    La phrase a de quoi dérouter. Pendant des années, le 24 heures sur 24 a servi de vitrine aux carnets décentralisés, aux perpétuels et aux protocoles de produits dérivés. On opposait le week-end crypto au silence de Wall Street, la séance asiatique au vide des salles européennes, la liquidité nocturne à la file d’attente du lundi matin. Yan range désormais cette vitrine au rayon des évidences usées. Le coup est net. Il oblige à regarder ce qui reste quand on retire l’horloge du discours commercial.

    Ce que le cofondateur d’Hyperliquid a vraiment écarté

    Le propos n’est pas une condamnation du marché ouvert. C’est un recentrage. Jeff Yan estime que la finance onchain, dans son essence, signifie d’abord que l’utilisateur conserve le contrôle et la garde de ses fonds. Il place cette mécanique au premier rang, précisément dans les moments critiques, quand une contrepartie, un intermédiaire ou un dépositaire cesse d’honorer ce qu’il avait promis. La lisibilité intégrale du système vient juste après. Le reste, y compris l’ouverture permanente, devient secondaire.

    Cette hiérarchie change la conversation. On ne juge plus une plateforme à la seule question de savoir si elle cote le dimanche à 3 heures. On lui demande où sont les marges, qui peut les déplacer, et si un tiers peut décrire, en théorie, tout ce qui se passe dans le moteur. Hyperliquid se présente comme une réponse à ces deux questions : positions adossées à des adresses contrôlées par les clés de l’utilisateur, carnet d’ordres inscrit onchain. Le discours de Séoul sert donc aussi de manifeste pour l’architecture que la plateforme défend.

    Ce qu’il faut retenir de l’intervention

    • Le trading continu n’est plus présenté comme un avantage distinctif des marchés onchain.
    • La garde des fonds par l’utilisateur est placée en tête des apports réels.
    • La lisibilité du système arrive ensuite, malgré un attrait limité auprès du grand public.
    • Les actifs non cotés, via le standard HIP-3, sont décrits comme le prochain gisement.

    Une vitrine qui a trop bien fonctionné

    Le marché permanent a longtemps été l’argument le plus simple à expliquer. Pas besoin de parler de clés, de validateurs ou de marge isolée. Il suffisait de montrer un graphique qui bouge le samedi soir. Cette simplicité a fabriqué une habitude. Beaucoup d’utilisateurs associent encore la décentralisation à l’absence de fermeture, alors que l’absence de fermeture peut exister dans un livre de comptes privé, tenu par une société unique, sans que l’utilisateur ne détienne quoi que ce soit.

    Yan inverse l’ordre des priorités. L’horloge, dit-il en substance, n’a jamais été le cœur du sujet. La crypto est internationale par nature. Elle n’a pas eu à inventer des fuseaux pour exister. Les Bourses historiques, de leur côté, comblent l’écart. Le Nasdaq prépare une session de 24 heures sur cinq jours. Le CME a déjà étendu ses contrats crypto au week-end. Quand l’ancien monde rallonge ses horaires, le slogan du toujours ouvert perd de sa force distinctive.

    Il reste une nuance, et Yan ne la nie pas. Le continu garde une utilité précise lorsque l’actif sous-jacent n’a pas de séance de référence, ou lorsque cette séance est fermée. Matières premières, actions, valeurs pré-IPO : ces marchés peuvent continuer de se former pendant que les salles traditionnelles dorment. L’horloge redevient alors un outil, pas une identité. C’est toute la différence entre un argument marketing et une fonction située.

    Pourquoi les places classiques rattrapent l’horloge

    Les opérateurs historiques n’allongent pas leurs séances par romantisme. Ils répondent à une demande venue d’Asie, du Moyen-Orient et d’une clientèle retail qui ne veut plus attendre l’ouverture de New York pour ajuster un risque. Une session étendue ne transforme pas une Bourse en protocole. Elle montre seulement que l’avantage horaire est copiable. Une fois copié, il cesse d’être une preuve.

    Le week-end crypto du CME illustre le même mouvement. Étendre des contrats au samedi et au dimanche ne donne pas à l’utilisateur la clé de sa marge. Cela réduit toutefois l’écart visible entre un future listé et un perpétuel onchain. Pour un cofondateur qui bâtit sa différence sur la garde et la lisibilité, continuer à vendre le 24/7 comme trophée reviendrait à se battre sur le terrain de l’adversaire.

    Cette lecture a un coût politique interne. Une partie de la communauté a construit son récit sur l’idée que le temps continu était déjà une forme de souveraineté. Retirer cet argument, c’est demander au public de regarder des mécanismes moins spectaculaires : une adresse, une signature, un carnet consultable, un validateur. C’est moins immédiat. C’est aussi plus difficile à contrefaire avec une simple plage horaire.

    La garde, premier rang des moments critiques

    Derrière le mot custody se joue une mécanique simple, et c’est précisément sa simplicité qui la rend décisive. Sur une plateforme centralisée, le client dépose ses actifs sur les comptes de l’opérateur. Il ne détient plus qu’une créance inscrite dans une base privée. Tant que l’opérateur est solvable, liquide et honnête, la créance ressemble à un solde. Le jour où l’un de ces trois termes manque, le solde redevient une promesse.

    La finance onchain, dans son essence, signifie que les utilisateurs ont conservé le contrôle et la garde de leurs fonds. Je pense que c’est la chose numéro un. Cela compte vraiment dans les moments critiques, quand il y a des problèmes avec les contreparties, les intermédiaires et les dépositaires.

    Jeff Yan, cofondateur d’Hyperliquid

    La formule not your keys, not your coins résume cette bascule mieux qu’un slogan commercial. Elle ne dit pas que la clé privée rend un trader infaillible. Elle dit que la défaillance change de nature. Une erreur de levier reste une erreur de levier. Une faillite de dépositaire, elle, transforme un avoir en procédure. Yan place la garde au sommet parce qu’elle modifie le risque de contrepartie, pas parce qu’elle supprime le risque de marché.

    Hyperliquid décrit son modèle comme l’inverse du compte d’exchange. Les marges et les positions sont adossées à des adresses contrôlées par les clés privées de l’utilisateur. Le carnet d’ordres est inscrit onchain. Cette architecture ne rend pas le trader propriétaire du prix. Elle cherche à le rendre propriétaire de la marge qui soutient sa position. La distinction est fine, et elle mérite d’être tenue, car beaucoup de discours mélangent les deux.

    Ce que la créance cache quand tout va bien

    Le piège de la créance, c’est qu’elle est invisible en période calme. L’interface affiche un solde. Les retraits passent. Le support répond. Rien, dans l’expérience quotidienne, ne signale que l’actif a quitté le contrôle de l’utilisateur. C’est pour cela que les crises de dépositaires surprennent toujours une partie du public : le logiciel n’avait pas changé la veille. Seule la promesse sous le logiciel avait cédé.

    Les séquences de 2022 ont rendu cette mécanique lisible pour un public bien plus large que les seuls développeurs. Plateformes gelées, retraits suspendus, créances transformées en dossiers. On peut discuter des causes, des gouvernances et des responsabilités. Le fait structurel reste : un solde affiché par un intermédiaire n’est pas un actif détenu. Yan s’appuie sur cette mémoire collective sans avoir besoin de la rejouer mot à mot. Son public sait déjà de quoi il parle.

    La garde autonome ne règle pas tout. Elle déplace la charge. L’utilisateur devient responsable de sa clé, de ses autorisations et de ses signatures. Une phrase de récupération perdue ne se négocie pas avec un service client. Un contrat mal lu peut vider une adresse plus vite qu’un dépositaire malhonnête. Présenter la garde comme l’atout numéro un oblige donc à parler aussi de son prix : la compétence, la vigilance, l’absence de filet.

    Créance d’exchange et marge contrôlée par clé : deux expériences différentes

    • Dans le modèle centralisé, le solde est une écriture privée chez l’opérateur.
    • Dans le modèle décrit par Hyperliquid, la marge est rattachée à une adresse que l’utilisateur signe.
    • Le premier dépend de la solvabilité et de la bonne foi du dépositaire.
    • Le second dépend de la clé, du protocole et des règles de liquidation.
    • Aucun des deux n’efface le risque de prix ni le risque de levier.

    La lisibilité, second pilier et attrait limité

    Jeff Yan admet sans détour que la transparence n’a pas d’attrait de masse auprès des utilisateurs du quotidien. Peu de gens ouvrent un explorateur pour vérifier un carnet avant de prendre une position. La plupart veulent un prix, un bouton et une confirmation. La lisibilité intégrale est pourtant, selon lui, le second apport réel. Elle fabrique une confiance que ne peut pas offrir un système contrôlé par une seule organisation privée.

    Il est extrêmement important que les utilisateurs puissent savoir, en théorie, tout ce qui se passe dans le système. Parce que ce niveau de confiance et de neutralité du système, vous ne l’avez tout simplement pas avec un système contrôlé par une seule organisation privée.

    Jeff Yan, cofondateur d’Hyperliquid

    Le mot en théorie compte. Yan ne prétend pas que chaque utilisateur lira chaque transaction. Il dit qu’un tiers compétent doit pouvoir le faire, et que cette possibilité change la nature de la confiance. On ne croit plus seulement une équipe. On peut confronter l’équipe à un état observable. C’est une neutralité de procédure, pas une neutralité de résultat. Le marché peut toujours être injuste. Il ne devrait pas être opaque.

    Cette nuance explique l’aveu sur l’attrait limité. La transparence est un bien public difficile à vendre au moment du clic. Elle se révèle après coup, quand une controverse exige une trace. Un carnet inscrit onchain ne passionne pas le nouvel arrivant. Il devient décisif le jour où deux récits s’opposent sur ce qui s’est passé à une heure précise. Le grand public sous-estime ce bien tant qu’il n’en a pas besoin. Les builders, eux, en font un pilier.

    Neutralité affichée et intervention réelle

    La transparence a un revers, et l’histoire récente d’Hyperliquid le montre sans qu’il soit besoin d’enjoliver. En mars 2025, un trader a piégé le vault communautaire HLP sur le contrat JELLY. Les validateurs ont dû voter la fermeture forcée du marché, puis régler le contrat à un prix favorable à la plateforme. Le vault est sorti de l’épisode avec un gain d’environ 700 000 dollars. Plusieurs observateurs ont jugé l’intervention contraire à la neutralité affichée.

    L’épisode est inconfortable précisément parce qu’il touche le second pilier. Si la lisibilité doit produire de la neutralité, une clôture votée en urgence pose une question simple : qui décide quand le système cesse d’être automatique ? Une intervention peut être défendue comme protection d’un vault communautaire contre une manipulation. Elle peut aussi être lue comme la preuve qu’un ensemble de validateurs conserve un levier politique sur le marché. Les deux lectures peuvent coexister. Elles ne s’annulent pas.

    Yan n’a pas besoin de nier cet épisode pour tenir son propos de Séoul. Au contraire, l’affaire JELLY sert de rappel. La lisibilité n’est pas une garantie de non-intervention. Elle est la condition pour que l’intervention soit visible, datée, discutable. Un exchange privé peut fermer un marché dans une base que personne ne voit. Un système onchain ferme aussi, parfois, mais la trace reste. La différence n’est pas l’absence de pouvoir. C’est la difficulté à le cacher.

    Environ 700 000 dollars de gain pour le vault ne règlent pas le débat de principe. Un profit de plateforme après une clôture forcée alimente le soupçon, même lorsque le scénario de départ était une manipulation. Le public retient souvent le dénouement, pas la séquence. Pour une équipe qui place la neutralité au cœur de son récit, chaque vote d’urgence devient un test plus parlant qu’une séance de marketing.

    HIP-3, le standard qui ouvre les marchés privés

    Une fois l’horloge rétrogradée, Yan désigne un autre terrain : les marchés privés. Il estime qu’une grande partie de la richesse se crée aujourd’hui d’une manière verrouillée. Sur Hyperliquid, une porte est déjà entrouverte par HIP-3, le standard qui permet à un opérateur de déployer ses propres contrats perpétuels. La condition est lourde. Il faut immobiliser 500 000 HYPE en staking, soit plus de 40 millions de dollars au cours évoqué au moment de l’article.

    Ce ticket d’entrée n’a rien d’anodin. Il filtre les déployeurs bien plus sévèrement qu’un simple formulaire. Un protocole qui laisse n’importe qui lister un perpétuel sans garantie s’expose aux marchés fantômes, aux oracles faibles et aux manipulations de faible flottant. Un staking de cette taille cherche l’inverse : lier l’opérateur à un capital immobilisé, donc à une perte potentielle s’il dégrade le marché qu’il a lancé. Le filtre est économique, pas administratif.

    Yan cite les matières premières, les actions et les valeurs pré-IPO comme exemples de ce qui peut s’échanger pendant que Wall Street dort. Le continu reprend ici une fonction précise. Il ne sert plus à distinguer la crypto du Nasdaq. Il sert à coter quelque chose qui n’a pas de séance publique, ou dont la séance publique est close. Le prix formé la nuit n’est pas magique. Il est simplement disponible quand les autres livres sont éteints.

    Les marchés privés, je pense, sont une grande opportunité, et on en voit déjà un peu sur Hyperliquid. Aujourd’hui, une grande partie de la richesse se crée d’une manière qui est vraiment verrouillée.

    Jeff Yan, cofondateur d’Hyperliquid

    Le verrou n’est pas technique, il est juridique

    Le verrou que décrit Yan est réglementaire. Le droit américain réserve les tours de table privés aux investisseurs accrédités. Le statut suppose 200 000 dollars de revenus annuels, ou un million de dollars de patrimoine hors résidence principale. Cette barrière ne dit rien de la compétence. Elle dit quelque chose du patrimoine. Elle protège, selon ses défenseurs, des épargnants moins armés face à des titres illiquides. Elle concentre aussi l’accès aux plus belles créations de valeur.

    OpenAI a atteint une valorisation de 500 milliards de dollars lors d’une cession de titres réservée à ses salariés et à quelques fonds. SpaceX se négocie de gré à gré depuis des années sans qu’un prix public unique n’existe. Ces deux exemples suffisent à rendre concret le propos. Une part essentielle de l’économie numérique se price dans des cercles étroits, longtemps avant qu’un prospectus ou une cotation n’ouvre la porte. Le grand public découvre souvent l’actif au moment où une fraction de la création de valeur a déjà été captée.

    Yan ne prête pas de mauvaises intentions à ce filtrage. Il y voit une rente à ouvrir. La nuance mérite d’être gardée. Critiquer un statut d’accès n’est pas accuser les fonds d’un complot. C’est constater qu’un critère de patrimoine produit un marché de prix réservé, puis demander si une découverte plus large, plus tôt, changerait la répartition de cette information. Le cofondateur répond oui, et il situe cette découverte dans un système financier global plutôt que dans une seule juridiction.

    Permettre la découverte du prix à l’échelle mondiale, le plus tôt possible, sur ces actifs qui seront à terme extrêmement précieux pour la société et qui représenteront des parties essentielles de l’économie, et le faire d’une manière qui n’est pas confinée à une seule juridiction mais plutôt dans une sorte de système financier global, cela me semble très prometteur.

    Jeff Yan, cofondateur d’Hyperliquid

    Découverte de prix et exposition synthétique

    Un perpétuel n’est pas une action. Il ne donne pas de droit de vote, pas de dividende, pas de titre au nominatif. Il donne une exposition au prix, avec un financement, une marge et un risque de liquidation. Quand Yan parle de découverte de prix sur des actifs privés, il parle donc d’un marché synthétique, pas d’une démocratisation du capital au sens juridique. La distinction est centrale pour ne pas survendre le propos.

    Cette limite n’annule pas l’intérêt informationnel. Un prix public, même synthétique, peut rendre visible ce qui circulait seulement dans des courriels entre fonds. Il peut aussi se déformer. Un carnet fin, un oracle fragile ou une campagne de levier produisent un chiffre qui a l’air d’un prix et qui n’en est pas un. HIP-3, avec son staking élevé, tente de renchérir le coût d’un mauvais déployeur. Il ne garantit pas la qualité de chaque contrat listé.

    Sur Hyperliquid, l’exposition se prend déjà en quelques secondes depuis un wallet, avec le levier et le risque de liquidation qui vont avec. La phrase est à double tranchant. La vitesse est un confort. Le levier est un amplificateur. Ouvrir un actif pré-IPO à un public mondial sans lui rappeler la liquidation, c’est remplacer un verrou de patrimoine par un verrou de compétence que beaucoup franchiront trop vite. Le discours de Séoul gagne en crédibilité s’il garde cette réserve au premier plan.

    Washington pousse par une autre porte

    Le mouvement ne vient pas seulement des protocoles. Un décret présidentiel d’août 2025 a ouvert les plans d’épargne retraite 401(k) aux actifs alternatifs, private equity compris. La SEC travaille en parallèle à élargir la définition de l’investisseur accrédité. Deux canaux différents visent donc une même zone : faire entrer davantage d’épargne dans des marchés jusqu’ici réservés. L’un passe par le cadre réglementaire américain. L’autre passe par un wallet et un perpétuel.

    Ces deux portes ne se valent pas. Un 401(k) reste un produit encadré, avec des intermédiaires, des devoirs et une juridiction claire. Un contrat déployé via HIP-3 est une exposition de marché, mondiale, instantanée, liquidable. Les rapprocher éclaire une tendance. Les opposer évite la confusion. Yan peut saluer l’idée d’une découverte plus précoce sans prétendre que son carnet remplace le droit des sociétés.

    L’élargissement du statut d’accrédité, s’il se confirme, réduirait une partie du verrou que Yan décrit. Il ne créerait pas pour autant un prix continu, public et mondial. Un fonds private equity ouvert à davantage d’épargnants reste un fonds. Un perpétuel onchain reste un dérivé. La concurrence entre ces formes portera sur trois choses : l’accès, la lisibilité du prix, et la qualité de la garde. C’est exactement le triangle que l’intervention de Séoul essaie de redessiner.

    Trois chemins vers les actifs longtemps réservés

    • Le tour de table privé classique, filtré par le statut d’investisseur accrédité.
    • L’élargissement réglementaire, via les plans 401(k) et une définition assouplie de l’accréditation.
    • L’exposition synthétique onchain, via des perpétuels déployés sous HIP-3, avec levier et liquidation.

    Ce que le 24/7 continue de faire, sans être l’atout

    Retirer le continu de la liste des avantages distinctifs ne le rend pas inutile. Un marché qui ne ferme pas absorbe l’information au moment où elle arrive, pas au moment où une salle rouvre. Une annonce asiatique, un incident de protocole, un chiffre macro publié un vendredi soir : tout cela se price sans attendre. Pour des actifs dont le sous-jacent n’a pas d’heure, cette propriété reste concrète.

    Elle cesse d’être un argument massue dès qu’une place traditionnelle offre une séance assez longue pour couvrir les mêmes nouvelles. Le Nasdaq sur 24 heures et cinq jours ne couvre pas le week-end entier. Le CME sur les crypto-actifs le couvre en partie. L’écart se réduit. Il ne disparaît pas pour les pré-IPO, les marchés de gré à gré opaques, ou les matières dont le future de référence est fermé. C’est dans ces angles morts que Yan situe encore l’utilité de l’horloge.

    Le risque, pour les plateformes onchain, serait de continuer à vendre le temps comme identité alors que le public compare déjà les horaires. Un utilisateur qui peut trader un future crypto le dimanche chez un opérateur régulé ne viendra pas sur un carnet décentralisé pour cette seule raison. Il viendra s’il veut garder la marge, lire le système, ou toucher un actif que l’opérateur régulé ne liste pas. Le propos de Séoul prépare exactement ce glissement d’argument.

    Le prix du wallet : levier, liquidation, compétence

    Prendre une exposition en quelques secondes depuis un wallet est une promesse d’accès. C’est aussi une promesse de vitesse. La vitesse, sur un perpétuel, se paie en marge. Une variation modeste du sous-jacent, amplifiée par le levier, suffit à liquider une position. L’utilisateur qui croyait découvrir le prix d’une valeur pré-IPO découvre d’abord le prix de son propre levier. Les deux expériences ne devraient pas être confondues.

    La garde autonome renforce ce point. Personne ne rappelle le solde au nom de l’utilisateur. Personne ne bloque un ordre trop agressif au nom d’un devoir de conseil. La clé signe. Le protocole exécute. Cette absence d’intermédiaire est précisément ce que Yan place en numéro un. Elle implique une pédagogie que le marché ne fera pas à sa place. Un article, une interface, un avertissement de liquidation : rien de tout cela ne remplace la compréhension du mécanisme.

    On peut donc lire l’intervention comme un double message. Aux builders : arrêtez de vendre l’horloge, vendez la garde et la lisibilité. Aux utilisateurs : l’accès mondial à un prix privé n’est pas un ticket gratuit. Il est une position, avec un financement et une sortie forcée possible. Tenir les deux messages en même temps évite de transformer une critique juste du verrou réglementaire en publicité pour le levier.

    Ce que l’affaire JELLY dit encore un an après

    Revenir sur mars 2025 n’est pas une digression. C’est le test le plus concret du second pilier. Un trader cible le vault HLP sur JELLY. Le marché est fermé par vote. Le règlement se fait à un prix favorable à la plateforme. Le vault gagne environ 700 000 dollars. Si la lisibilité fonctionne, cette séquence doit pouvoir être racontée sans zone d’ombre. Si la neutralité fonctionne, le vote d’urgence doit rester une exception justifiable, pas une habitude.

    Les observateurs qui ont jugé l’intervention contraire à la neutralité affichée ne contestaient pas forcément le chiffre. Ils contestaient le geste. Un système qui peut réécrire la fin d’un contrat au nom de sa protection ressemble, le temps du vote, à l’organisation privée qu’il prétend dépasser. La réponse possible est que la protection d’un vault communautaire n’est pas une capture de profit, et que la trace onchain rend le geste auditable. La réponse adverse est que l’audit après coup ne rend pas le geste neutre.

    Pour le lecteur, l’utile est de garder les deux. Hyperliquid peut être plus lisible qu’un exchange privé et malgré tout capable d’une intervention politique. La garde des fonds de l’utilisateur n’est pas non plus la garde du vault communautaire. HLP n’est pas le wallet de chaque trader. Mélanger ces couches produit un récit trop propre. Les séparer permet de prendre Yan au sérieux sans transformer Séoul en plaquette.

    Une hiérarchie à trois étages

    Le propos peut se ranger en trois étages, du plus structurel au plus contingent. En haut, la garde : qui contrôle la marge quand une contrepartie casse. Au milieu, la lisibilité : qui peut décrire le système sans demander la permission d’une société. En bas, l’horloge : utile dans des cas précis, copiable par les places historiques, insuffisante pour fonder une identité. Cette pyramide est le cœur de l’intervention. Tout le reste en découle.

    Elle éclaire aussi le choix d’Hyperliquid de parler des marchés privés au même moment. Si l’horloge n’est plus l’atout, il faut un terrain où l’architecture produit encore une différence que Nasdaq ne copie pas en allongeant une séance. Un pré-IPO sans prix public, coté sous forme de perpétuel par un déployeur qui a immobilisé 500 000 HYPE, est exactement ce terrain. Qu’il soit prometteur ne le rend pas sans risque. Qu’il soit déjà entrouvert ne le rend pas mature.

    Le staking supérieur à 40 millions de dollars joue le rôle de seuil. Il écarte le déployeur de passage. Il concentre aussi le pouvoir de listing entre des opérateurs capables d’immobiliser ce capital. On retrouve, sous une autre forme, une question d’accès. Le détail change. La tension reste : ouvrir la découverte de prix sans la réserver à ceux qui peuvent poser le plus gros cautionnement. HIP-3 tranche en faveur du cautionnement. C’est un choix de sécurité, pas un choix d’égalité.

    Ce que le public retient, et ce qu’il devrait retenir

    Le grand public retient souvent la formule la plus courte. Ici, elle pourrait devenir : le 24/7 n’est plus l’argument. C’est vrai, et c’est incomplet. Yan ne dit pas que les marchés doivent fermer. Il dit que l’ouverture permanente ne distingue plus. La suite, moins partageable, est une thèse sur la garde et une concession sur la transparence, dont il admet le faible attrait de masse. Un bon résumé garde la concession. Un mauvais résumé n’en fait qu’un slogan anti-horloge.

    Les builders, eux, peuvent y lire une consigne de produit. Cesser de placer le temps en tête de page. Placer la preuve de garde, la preuve de carnet, la preuve d’intervention. Montrer où une liquidation s’exécute. Montrer qui peut voter une fermeture. Le public quotidien ne lira pas ces preuves chaque matin. Il voudra savoir qu’elles existent le jour où un récit contradictoire apparaîtra. C’est le sens du en théorie dans la citation sur la lisibilité.

    Les régulateurs peuvent y lire autre chose : une volonté d’ouvrir, via des dérivés, des prix que le droit des sociétés réserve. Cette lecture n’est pas hostile par principe. Elle est descriptive. Un perpétuel mondial sur une valeur pré-IPO ne demande pas l’autorisation d’un tour de table. Il crée un prix parallèle. Que ce prix éclaire ou déforme dépendra de la profondeur, de l’oracle et de la discipline des déployeurs. Le staking de HIP-3 est une réponse partielle à cette dépendance.

    Comparer sans confondre les modèles

    Une séance Nasdaq de 24 heures sur cinq jours reste une séance d’exchange, avec dépositaire, compensation et horaires résiduels. Un future crypto du CME étendu au week-end reste un contrat de marché régulé. Un perpétuel Hyperliquid reste une position signée depuis un wallet, adossée à une marge contrôlée par clé, inscrite dans un carnet onchain. Aligner ces trois objets sur la seule question de l’heure, c’est rater ce que Yan essaie de déplacer.

    La comparaison utile porte sur la défaillance. Que se passe-t-il si l’intermédiaire s’arrête ? Dans le premier et le deuxième cas, des régimes de protection, de ségrégation et de procédure entrent en jeu, avec leurs délais. Dans le troisième, la clé et le protocole définissent ce qui peut encore bouger. Aucun régime n’est gratuit. Le premier paie en dépendance. Le second aussi, avec un cadre. Le troisième paie en responsabilité individuelle et en risque de règle protocolaire, y compris le vote d’urgence.

    C’est pour cela que la formule sur les moments critiques est la plus solide du discours. Elle ne promet pas un rendement. Elle promet une différence de traitement quand la contrepartie devient le problème. Le reste du marché peut être médiocre, illiquide ou manipulé. La garde ne répare pas ces défauts. Elle évite d’y ajouter une créance sur un dépositaire. Pour un utilisateur qui a déjà vécu un gel de retraits, cette hiérarchie n’a rien d’abstrait.

    Les marchés privés comme prochain récit

    Si le 24/7 quitte l’affiche, les marchés privés sont candidats pour la remplacer. Le récit est plus ambitieux. Il ne dit plus : nous sommes ouverts quand les autres dorment. Il dit : nous formons un prix sur ce que les autres ne listent pas, et nous le formons hors d’une seule juridiction. OpenAI à 500 milliards, SpaceX sans prix public, tours de table filtrés à 200 000 dollars de revenus ou un million de patrimoine : les exemples donnent au récit une matière immédiatement reconnaissable.

    Le récit a aussi une fragilité. Un prix synthétique peut précéder l’actif sans le représenter fidèlement. Une valorisation de cession réservée à des salariés et à des fonds n’est pas un cours de clôture. Un gré à gré pluriannuel n’est pas un carnet. Greffer un perpétuel sur ces références, c’est créer un signal nouveau, pas révéler un signal déjà propre. Les utilisateurs qui liront ce signal comme une vérité comptable se tromperont de nature d’instrument.

    Yan a raison de parler d’opportunité. Il aurait tout autant raison d’insister sur la nature du contrat. L’article de départ le fait en rappelant le levier et la liquidation. Cette ligne doit rester collée à chaque annonce de marché privé. Sinon, l’ouverture du verrou réglementaire se transforme en transfert de risque vers les wallets les moins préparés. La garde protège contre le dépositaire. Elle ne protège pas contre une thèse de prix mal comprise.

    Une conférence, un repositionnement

    La Korea Blockchain Week a servi de cadre, pas de prétexte isolé. Choisir une scène internationale pour rétrograder le 24/7, c’est parler à un public qui a justement bâti une partie de son avantage sur les fuseaux. L’Asie trade quand New York ferme. Le message de Yan dit à ce public : votre avance horaire est réelle, elle n’est plus distinctive, regardez la garde. Le repositionnement est commercial autant qu’intellectuel.

    Il est aussi cohérent avec l’actualité réglementaire européenne autour de la plateforme. Pousser ses pions dans une révision de MiCA, comme l’actualité du secteur l’a rapporté au même moment, et tenir à Séoul un discours sur la garde et la lisibilité, ce n’est pas le même geste. Les deux disent toutefois qu’Hyperliquid ne veut plus être lu seulement comme un carnet de perpétuels ouvert la nuit. Elle veut être lue comme une infrastructure de contrôle des fonds et de prix sur des actifs encore fermés.

    Reste à voir si le public suivra la hiérarchie. Les interfaces gagnent encore des utilisateurs avec des graphiques qui bougent le dimanche. Les incidents de dépositaires sont moins fréquents que les bougies. La garde se vend mal les jours calmes. Elle se vend très bien les jours de panique. Un cofondateur qui place son argument numéro un dans les moments critiques parie sur la mémoire des crises plus que sur le confort des séances. C’est un pari de long terme, pas un argument de campagne d’acquisition.

    Ce qui resterait si l’horloge disparaissait vraiment

    Imaginons que toutes les places régulées finissent par couvrir l’essentiel du calendrier sur les actifs qu’elles listent déjà. Que resterait-il du discours onchain ? Exactement ce que Yan met en avant. Une marge que l’utilisateur signe. Un état du système qu’un tiers peut lire. Une capacité à lister, sous caution économique, des contrats sur des sous-jacents que les places régulées ne touchent pas encore. Le reste devient de la commodité, et la commodité se copie.

    Cette expérience de pensée sert de test. Si la réponse tient sans l’horloge, le propos de Séoul est solide. Si la réponse s’effondre dès que le CME ou le Nasdaq rallongent, alors le différenciateur n’était que temporel. Yan choisit la première branche. L’affaire JELLY rappelle que la seconde branche n’est pas le seul risque : un système lisible peut encore intervenir. La solidité du propos dépendra donc moins des horaires futurs que de la rareté des votes d’urgence.

    Le lecteur pressé peut s’arrêter sur une formule. Le lecteur attentif gardera trois chiffres et une distinction. 500 000 HYPE immobilisés pour déployer. Plus de 40 millions de dollars de seuil. Environ 700 000 dollars gagnés par le vault après JELLY. Et la distinction entre une créance chez un dépositaire et une marge signée par une clé. Avec cela, l’intervention cesse d’être une punchline anti-24/7. Elle devient une grille pour juger les prochains marchés privés qui s’ouvriront sur le carnet.

    Jeff Yan n’a pas fermé les marchés. Il a fermé un argument. Le trading continu reste là, utile dans les angles morts, déjà rattrapé ailleurs. Ce qui ne se copie pas d’un simple allongement de séance, c’est la garde au moment où l’intermédiaire devient le problème, et la possibilité de lire le système sans lui demander la permission. Le prochain chapitre ne se jouera pas sur une horloge. Il se jouera sur la qualité des prix que HIP-3 laissera se former, et sur la retenue des validateurs le jour où un contrat dérangera de nouveau le vault.

    actifs privés contrats perpétuels garde autonome marchés onchain transparence système
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Steven Soarez
    • Website

    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

    D'autres Articles

    Flux ETF : Bitcoin Encaisse, Ethereum Perd Du Terrain

    03/10/2026

    Chute Des Ventes NFT, Panini Explose À +557 %

    03/10/2026

    Financements Crypto: Jeeves Lève 110 Millions De Dollars

    03/10/2026

    Bitcoin Teste 86 500 Dollars, Bitget Et Swift

    03/10/2026
    Ajouter un Commentaire
    Laisser une réponse Cancel Reply

    Sujets Populaires

    Japon : 3 Mégabanques Lancent Réseau Stablecoin

    06/03/2026

    Top 10 Entreprises Cotées Détenant le Plus de Bitcoin

    04/09/2025

    VRA Sous Enquête En France Pour Fraude Et Biens ÀWriting the long French article Dubaï

    27/09/2026
    Advertisement

    Restez à la pointe de l'actualité crypto avec nos analyses et mises à jour quotidiennes. Découvrez les dernières tendances et évolutions du monde des cryptomonnaies !

    Facebook X (Twitter)
    Derniers Sujets

    Cofondateur Hyperliquid : Le Vrai Atout N’est Pas Le 24/7

    03/10/2026

    Bitcoin Vise 86 000 Dollars, Le Support Bollinger Tient

    03/10/2026

    Flux ETF : Bitcoin Encaisse, Ethereum Perd Du Terrain

    03/10/2026
    Liens Utiles
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    • Nous Contacter
    © 2026 InfoCrypto.fr - Tous Droits Réservés

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Echap pour annuler.