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    Ether Bat Bitcoin Au T3, Mais La Liquidité Des Carnets Fond

    Steven SoarezDe Steven Soarez05/10/2026Aucun commentaire24 Mins de Lecture
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    Tout ce qui brille n’est pas un marché solide. Au troisième trimestre, l’Ether a nettement devancé le bitcoin sur la performance pure : environ 70 % de hausse d’un côté, 42 % de l’autre. Le score est flatteur. Les carnets d’ordres, eux, racontent une autre histoire. Ce lundi 5 octobre 2026, l’Ether s’échange autour de 2 715 dollars, le XRP près de 1,51 dollar et Solana autour de 120,5 dollars. Derrière ces prix, la profondeur disponible près du cours s’est amincie, surtout sur l’Ether. Un rallye peut coexister avec un marché plus étroit. C’est précisément ce décalage qu’il faut lire avant de confondre hausse et robustesse.

    Le score du trimestre cache un marché plus mince

    La performance trimestrielle mesure un point de départ et un point d’arrivée. Elle ne dit rien sur le volume qu’il fallait pour faire bouger le prix, ni sur le coussin d’ordres resté de chaque côté du carnet. Sur cette seconde lecture, l’Ether a progressé dans un couloir plus étroit que l’an dernier. Selon les relevés de profondeur repris par CoinGecko, la profondeur quotidienne médiane de l’Ether représentait entre 35 et 45 % de celle du bitcoin entre le 6 juillet et le 30 septembre. Un an plus tôt, ce rapport atteignait au moins 60 %. Le recul est net. Il ne signifie pas que le marché est mort. Il signifie qu’un même ticket déplace davantage le cours.

    Cette distinction change la façon de raconter le trimestre. Dire que l’Ether a battu le bitcoin est exact sur le pourcentage. Dire que l’Ether s’est échangé dans un marché plus confortable serait faux. La plupart des plateformes conservent malgré tout plus d’un million de dollars d’ordres de chaque côté du prix. Le marché fonctionne. Il est simplement plus sensible aux gros passages. Au moment de la rédaction, l’Ether avance d’environ 0,9 % sur vingt-quatre heures. Le mouvement du jour est calme. Le matelas sous le prix, lui, l’est moins qu’en 2025.

    Une hausse de 70 % ne prouve pas que le carnet est profond. Elle prouve seulement que le prix de fin de période est bien au-dessus du prix de début.

    Le bitcoin, avec 42 % sur la même fenêtre, reste le repère de liquidité du secteur. Il n’a pas besoin d’être le plus performant pour rester le plus facile à traverser sans faire bouger le cours. L’Ether a gagné la course du pourcentage. Le bitcoin a gardé l’avantage du coussin. Les deux phrases peuvent être vraies en même temps, et c’est tout l’intérêt de ce point altcoins.

    Ce que mesure vraiment la profondeur de marché

    La profondeur de marché n’est pas le volume échangé dans la journée. Le volume raconte ce qui a déjà été traité. La profondeur raconte ce qui est posé, là, près du prix, prêt à absorber le prochain ordre. On la lit en additionnant les offres d’achat sous le cours et les offres de vente au-dessus, dans une bande étroite. Plus cette bande contient d’argent, plus un acheteur ou un vendeur peut passer sans écarter le prix de son intention.

    Imaginez une rue commerçante. Le chiffre d’affaires de la journée dit combien de monde est déjà passé. La profondeur dit combien de stands sont encore ouverts, avec de la marchandise affichée, à deux pas de vous. Une rue peut avoir eu une belle journée et se retrouver vide à la fermeture. Un jeton peut avoir monté de 70 % et offrir moins d’ordres près du prix qu’un an plus tôt. Les deux images ne se contredisent pas.

    Les professionnels parlent souvent de profondeur à 0,15 %, à 1 % ou à 2 % du prix. Ces fenêtres ne racontent pas la même chose. Une bande de 0,15 % ne regarde que les ordres collés au cours. Une bande de 2 % englobe un couloir bien plus large. Comparer un montant d’Ether mesuré à 0,15 % avec un montant de XRP mesuré à 2 % n’a aucun sens. Les fenêtres diffèrent. Les montants ne se comparent pas d’un jeton à l’autre sans ce rappel.

    Trois lectures à ne pas mélanger

    • Le pourcentage de hausse dit où le prix est arrivé, pas comment il y est arrivé.
    • Le volume quotidien dit ce qui a été échangé, pas ce qui reste posé.
    • La profondeur dit ce qu’un nouvel ordre peut absorber sans trop écarter le cours.

    Cette grille évite un réflexe fréquent : prendre une belle bougie pour une preuve de liquidité. Une bougie verte peut naître dans un carnet mince. Elle peut même naître plus facilement dans un carnet mince, parce qu’il faut moins d’argent pour la dessiner. Le trimestre de l’Ether illustre ce mécanisme mieux qu’un discours abstrait.

    Ether : 13 à 14 millions tout près du prix

    À moins de 0,15 % du prix, l’Ether n’affiche que 13 à 14 millions de dollars d’ordres. Le chiffre paraît élevé pour un particulier. Il est modeste pour un marché qui se compare au bitcoin et qui vient de gagner 70 % en un trimestre. Un gros acheteur peut s’en servir pour déplacer le cours. Un gros vendeur aussi. La profondeur n’a pas de camp. Elle protège les deux côtés, ou elle ne protège personne.

    Le rapport avec le bitcoin rend le constat plus parlant. Entre le 6 juillet et le 30 septembre, la profondeur quotidienne médiane de l’Ether ne représentait plus que 35 à 45 % de celle du bitcoin. L’an dernier, le plancher cité était d’au moins 60 %. On ne parle pas d’un trou d’une séance. On parle d’une médiane sur presque tout le trimestre. La médiane lisse les pics isolés. Si elle baisse, le phénomène n’est pas un accident de vendredi soir.

    CoinGecko décrit une nette baisse par rapport à l’an dernier. La formule est sèche, et elle suffit. Inutile d’en faire une panique. Inutile aussi de la noyer sous le pourcentage de hausse. Le marché de l’Ether reste actif. Il est plus étroit. Le glissement, cet écart entre le prix espéré et le prix obtenu, s’invite plus vite sur les gros tickets.

    Le glissement, ou slippage dans le jargon des salles de marché, n’est pas une commission affichée. C’est le coût invisible d’un carnet qui n’a pas assez d’ordres au prix voulu. Un fonds qui veut acheter pour plusieurs millions peut voir son prix moyen se dégrader palier après palier. Un vendeur pressé subit le même effet dans l’autre sens. Plus la bande proche du cours est mince, plus ce coût apparaît tôt.

    Pourquoi un rallye peut vider les carnets

    Plusieurs mécanismes peuvent coexister sans qu’un seul explique tout. Une hausse rapide consomme les offres de vente posées au-dessus du prix. Si ces offres ne sont pas reconstituées au même rythme, la bande supérieure s’éclaircit. De l’autre côté, des acheteurs qui ont déjà rempli leur taille n’ont plus de raison de laisser des ordres dormants. Le carnet se vide des deux côtés, alors même que le prix monte.

    Les teneurs de marché, ces acteurs qui posent des deux côtés pour gagner l’écart, réduisent parfois leur taille quand la volatilité augmente. Ils ne disparaissent pas. Ils écartent leurs prix ou diminuent les quantités. Le résultat visible est le même : moins de dollars affichés près du cours. Un trimestre à 70 % n’est pas un environnement calme. Il est logique que certains robots élargissent leurs fourchettes.

    Il y a aussi l’effet de comparaison. Le bitcoin a attiré, sur la même période, une profondeur plus stable en valeur relative. Les flux institutionnels, les produits cotés et les desks habitués au bitcoin continuent d’y concentrer une partie du matelas. L’Ether a performé. Il n’a pas forcément récupéré la même densité d’ordres passifs. Performance et densité ne sont pas le même métier.

    • Hausse rapide : les ventes posées sont consommées plus vite qu’elles ne reviennent.
    • Volatilité : les teneurs réduisent la taille affichée près du prix.
    • Report vers le bitcoin : une partie du matelas reste sur l’actif le plus profond.
    • Effet d’optique : un prix plus haut ne recrée pas automatiquement les ordres d’hier.

    Aucun de ces points n’annule les 70 %. Ils précisent le terrain sur lequel ces 70 % ont été inscrits. Un investisseur de long terme peut juger que le pourcentage prime. Un opérateur qui passe des tailles importantes doit juger la bande de 0,15 %. Les deux lecteurs ne se trompent pas. Ils ne lisent pas la même page.

    Le bitcoin garde le coussin, pas forcément la vedette

    Sur le trimestre, le bitcoin a gagné 42 %. C’est moins que l’Ether, et c’est déjà considérable. Le point utile n’est pas de désigner un vainqueur de podium. Il est de noter que la référence du marché a avancé tout en conservant une profondeur nettement supérieure. Quand l’Ether ne représente plus que 35 à 45 % de cette profondeur en médiane quotidienne, l’écart de confort d’exécution reste large.

    Ce confort a un prix en termes de narration. Le bitcoin paraît parfois moins spectaculaire parce qu’il bouge moins pour un même flux. C’est exactement la définition d’un livre profond. L’actif qui saute plus vite n’est pas toujours le plus demandé en valeur absolue. Il est parfois celui dont le livre cède plus tôt. Le trimestre mélange les deux réalités : une demande qui a porté l’Ether, et un livre qui n’a pas retrouvé la densité relative de l’an dernier.

    Pour un épargnant qui achète de petites tailles, la différence reste secondaire. La plupart des plateformes gardent plus d’un million de dollars d’ordres de chaque côté. Un ticket de quelques milliers de dollars ne rencontre pas le mur des 13 à 14 millions. Pour un bureau qui doit exécuter en une fois, la bande étroite change le plan. Il fractionne, il étale, il accepte un prix moyen moins propre. Le marché n’est pas fermé. Il est plus cher à traverser en taille.

    Ce que les chiffres du trimestre permettent de dire

    • Ether : environ 70 % sur le troisième trimestre.
    • Bitcoin : environ 42 % sur la même période.
    • Profondeur médiane d’Ether : 35 à 45 % de celle du bitcoin, du 6 juillet au 30 septembre.
    • Référence d’il y a un an : au moins 60 %.
    • Bande à moins de 0,15 % du prix : 13 à 14 millions de dollars d’ordres sur l’Ether.

    Ces ordres de grandeur suffisent à cadrer le débat. Ils ne prédisent pas le trimestre suivant. Ils décrivent le terrain que le prix a déjà traversé. Un marché plus mince peut continuer de monter. Il peut aussi corriger plus vite le jour où les vendeurs reviennent en taille. La fragilité n’est pas une direction. C’est une amplitude.

    XRP : 18 millions d’achats contre 14 millions de ventes

    Le XRP offre un contraste utile, à condition de respecter la fenêtre. Sa profondeur totale tourne autour de 30 millions de dollars, mesurée à moins de 2 % du prix. Le carnet penche côté acheteurs : environ 18 millions de dollars de bids contre 14 millions d’asks. Les bids sont les offres d’achat posées sous le prix. Les asks sont les offres de vente posées au-dessus. L’écart est de quatre millions. Il est réel. Il n’est pas un mur.

    Le jeton remonte d’environ 1,2 % sur vingt-quatre heures, à 1,51 dollar, après avoir campé sous 1,50 dollar ces derniers jours. Le déséquilibre donne un sol au prix. Il ne garantit pas une accélération. Un sol de carnet dit que, dans la bande observée, les achats affichés dépassent les ventes affichées. Il ne dit pas ce que feront les ordres cachés, les annulations ou les flux du lendemain.

    La prudence sur les fenêtres reste la règle. Pour l’Ether, la bande citée est de 0,15 %. Pour le XRP et Solana, elle est de 2 %. Un couloir de 2 % contient mécaniquement plus d’ordres qu’un couloir de 0,15 %, à marché égal. On ne peut donc pas conclure que le XRP est plus liquide que l’Ether parce que 30 millions dépassent 14 millions. Les règles de mesure ne sont pas les mêmes. Le comparer à l’intérieur de sa propre bande, en revanche, a du sens : 18 contre 14, côté acheteurs.

    Quatre millions de dollars d’écart ne font pas une tendance. Ils font un plancher local, visible tant que les ordres restent posés.

    Ce penchant acheteur arrive à un moment de calendrier précis. Evernorth, la trésorerie XRP soutenue par Ripple, doit clôturer son rapprochement avec Armada Acquisition Corp. II le 7 octobre et débuter au Nasdaq le 8 sous le ticker XRPN, sous réserve des dernières conditions, selon les éléments rapportés par Cointelegraph. Le carnet penche déjà côté acheteurs avant cette première séance cotée. Pantera, Kraken, SBI, GSR et Arrington Capital figurent parmi les soutiens du projet.

    Un calendrier n’est pas un ordre d’achat. Une cotation prévue peut attirer des positions en amont, puis déclencher des ventes le jour même si le scénario était déjà dans le prix. Le penchant de quatre millions reste modeste au regard d’une introduction sur un grand marché d’actions. Il montre néanmoins que, dans la bande de 2 %, les acheteurs affichés ont pris une longueur d’avance avant le 8 octobre.

    Ce que change une trésorerie cotée, et ce qu’elle ne change pas

    Evernorth n’est pas le XRP lui-même. C’est un véhicule de trésorerie adossé à cette exposition, porté vers une cote américaine sous le symbole XRPN, si les dernières conditions sont levées. La nuance compte. Acheter l’action future et acheter le jeton ne sont pas le même geste, ne passent pas par le même carnet et ne subissent pas le même glissement. Le lien existe par l’exposition annoncée. Il n’efface pas la différence de marché.

    La clôture visée du rapprochement avec Armada Acquisition Corp. II est datée du 7 octobre. Le début de cotation visé est le 8 octobre. Entre une date annoncée et une séance ouverte, il reste des conditions. Les traiter comme acquises serait une erreur de lecture. Les ignorer serait une autre erreur : le carnet du jeton réagit souvent au calendrier avant même que la séance d’actions existe.

    Les noms associés au projet donnent un indice sur le type d’audience visée. Pantera et Arrington Capital viennent de l’investissement crypto. Kraken est un exchange. SBI porte une lecture asiatique et institutionnelle. GSR est un acteur de marché. Cette liste ne vaut pas validation du prix. Elle dit que le dossier n’est pas porté par un seul bureau. Elle ne dit pas quelle taille sera réellement déployée sur le jeton, ni à quel moment.

    • 7 octobre : clôture visée du rapprochement, sous réserve des conditions.
    • 8 octobre : début de cotation visé au Nasdaq sous XRPN.
    • Carnet XRP : environ 18 millions de bids contre 14 millions d’asks, à moins de 2 %.
    • Prix du jour : près de 1,51 dollar, après un camp sous 1,50.

    Le sol de quatre millions peut disparaître en quelques annulations. Un carnet n’est pas un engagement. C’est une photographie. La photographie du 5 octobre penche acheteur. Celle du 8 octobre pourra pencher ailleurs, surtout si une partie des achats d’anticipation se retourne au moment de la nouvelle. Le calendrier crée une fenêtre d’attention. Il ne crée pas une obligation de hausse.

    Solana : le volume est là, le matelas a maigri

    Solana ne fait pas de bruit sur la séance, et ses carnets non plus. Sa profondeur à moins de 2 % du prix est tombée d’environ 28 millions de dollars de chaque côté en 2025 à 20 millions de dollars en 2026, d’après le même rapport. Le recul avoisine 30 % de matelas en un an. Le jeton recule de 0,1 % sur la journée, à 120,5 dollars. Le mouvement de prix est presque plat. Le mouvement de profondeur, lui, s’étale sur l’année.

    Le contraste avec le volume est le point le plus intéressant. Solana échange environ 25 % de volume quotidien de plus que le XRP. Le XRP pèse pourtant entre un tiers et 40 % de capitalisation de plus, selon la source et l’heure. Le jeton de Ripple a donc la taille, et un carnet qui penche du côté des acheteurs. Solana a le volume, et moins de matelas sous les pieds qu’en 2025.

    Volume élevé et profondeur plus basse peuvent coexister quand les échanges se concentrent sur des allers-retours rapides plutôt que sur des ordres dormants. Un marché très actif n’est pas forcément un marché épais. Il peut être un marché qui tourne vite, avec peu d’ordres laissés au repos près du prix. Pour un scalpeur, l’activité est une bonne nouvelle. Pour une taille qui doit rester dans le marché, le matelas de 20 millions dans une bande de 2 % est le chiffre qui compte.

    XRP et Solana, lus sans mélanger les mètres

    • XRP : profondeur totale autour de 30 millions à moins de 2 %, penchant acheteur.
    • Solana : environ 20 millions de chaque côté à moins de 2 %, contre 28 millions en 2025.
    • Volume : Solana échange environ 25 % de plus que le XRP au quotidien.
    • Taille : le XRP pèse environ un tiers à 40 % de capitalisation de plus.

    Cette répartition évite le classement simpliste. Ni le volume ni la capitalisation ne remplacent la lecture du carnet. Solana fait tourner davantage d’échanges. Le XRP affiche une capitalisation supérieure et, ce jour-là, un léger avantage aux bids. L’Ether, mesuré sur une bande beaucoup plus serrée, montre un coussin de 13 à 14 millions. Chaque phrase reste dans sa fenêtre. C’est la seule façon de ne pas fabriquer une hiérarchie fictive.

    Le glissement, coût invisible des gros tickets

    Le glissement se calcule après coup, mais il se prépare avant l’ordre. Un acheteur regarde le prix affiché, envoie une taille, et obtient un prix moyen différent. L’écart vient des paliers successifs du carnet. Si les premiers 500 000 dollars sont au prix voulu et que les suivants sont déjà 0,2 % plus haut, la moyenne se dégrade. Sur un livre épais, ces paliers sont lointains. Sur un livre de 13 à 14 millions dans une bande de 0,15 %, ils arrivent tôt.

    Ce coût ne figure pas dans le pourcentage trimestriel. Un investisseur qui a acheté au début du trimestre et qui n’a rien vendu ne l’a pas payé. Un fonds qui reconstitue une ligne en plusieurs millions le paie à chaque passage, à l’achat comme à la vente. La performance affichée et le coût d’exécution ne sont pas opposés. Ils répondent à des questions différentes. L’une dit ce que le marché a fait. L’autre dit ce qu’il en coûte d’y entrer ou d’en sortir en taille.

    Les plateformes qui maintiennent plus d’un million de dollars de chaque côté protègent les flux ordinaires. Elles ne protègent pas un bloc institutionnel qui voudrait tout passer au même instant. D’où la pratique, banale en salle de marché, de découper l’ordre, d’utiliser des algorithmes d’exécution ou d’attendre une fenêtre où le livre se regarnit. Rien de tout cela n’est spectaculaire. Tout cela devient plus nécessaire quand la médiane de profondeur recule de 60 % du bitcoin à 35-45 %.

    Il faut aussi distinguer le glissement du spread, l’écart entre le meilleur achat et la meilleure vente. Un spread serré peut coexister avec un livre mince derrière le premier prix. Le premier palier est joli. Les paliers suivants sont vides. L’opérateur qui ne regarde que le spread croit le marché liquide. Celui qui regarde la profondeur à 0,15 % voit le trou. Le trimestre de l’Ether invite à regarder derrière le premier prix.

    Comment lire un carnet sans se raconter d’histoire

    Un carnet est une intention affichée, pas une transaction faite. Les ordres peuvent être annulés en une seconde. Une partie de la taille peut être cachée. Une autre peut être posée pour influencer la lecture, puis retirée. Prendre 18 millions de bids pour une promesse d’achat serait une surlecture. Prendre ces 18 millions pour rien serait une sous-lecture. Le bon usage est intermédiaire : une photo utile, datée, limitée à sa bande.

    La médiane sur plusieurs semaines vaut mieux qu’une capture isolée. C’est pourquoi le chiffre de 35 à 45 % entre le 6 juillet et le 30 septembre pèse plus qu’un screenshot de lundi matin. Il dit que, sur la moitié haute de l’été et tout septembre, la profondeur relative de l’Ether est restée sous le niveau de l’an passé. Une séance exceptionnelle ne renverse pas cette médiane. Une séance creuse ne la crée pas non plus à elle seule.

    La comparaison interne est plus sûre que la comparaison entre jetons. Suivre la profondeur de l’Ether par rapport à elle-même, puis par rapport au bitcoin sur la même méthode, évite les pièges d’unité. Suivre le XRP dans sa bande de 2 %, et Solana dans la même bande, permet un rapprochement plus honnête. Mélanger 0,15 % et 2 % produit des titres faux. Le présent point altcoins ne le fait pas, et il a raison de le signaler.

    • Fixer la bande avant de citer un montant.
    • Préférer une médiane de plusieurs semaines à une photo unique.
    • Séparer volume traité et ordres encore posés.
    • Ne pas lire un déséquilibre de quatre millions comme un signal définitif.
    • Rappeler que les ordres affichés peuvent disparaître.

    Ces réflexes ne rendent pas la lecture ennuyeuse. Ils la rendent utilisable. Un marché crypto produit assez de chiffres pour justifier n’importe quel récit. La discipline consiste à garder le chiffre dans son cadre. Ici, le cadre est simple : performance forte, profondeur relative plus faible, fenêtres différentes selon les jetons, calendrier XRP à deux jours.

    Ce que le trimestre dit aux trois profils de lecteurs

    Le détenteur patient regarde surtout le pourcentage. 70 % contre 42 %, le message est clair sur la période écoulée. Il n’a pas besoin d’un carnet épais pour constater qu’une ligne achetée avant l’été vaut davantage en octobre, si elle est encore en poche. Son risque n’est pas le glissement du jour. C’est la volatilité future, et la possibilité qu’un livre mince amplifie la prochaine jambe, à la hausse comme à la baisse.

    L’opérateur actif regarde la bande proche. 13 à 14 millions de dollars à moins de 0,15 % changent la taille qu’il peut envoyer d’un bloc. Il fractionne davantage qu’en 2025, ou il accepte un prix moyen moins net. Le million de dollars encore présent de chaque côté sur la plupart des plateformes le rassure pour les tickets courants. Il ne le rassure pas pour un bloc unique.

    Le lecteur du XRP regarde le calendrier autant que le carnet. 18 contre 14, un prix qui repasse 1,50 dollar, une clôture visée le 7 octobre et une cotation visée le 8 sous XRPN. Son erreur possible est de traiter la date comme un résultat. Son information utile est que le livre penche déjà acheteur avant la séance, dans une bande de 2 %, pour un écart modeste. Le suspense utile porte sur la tenue de ces bids, pas sur le slogan de la cotation.

    Le lecteur de Solana regarde le décalage entre activité et matelas. 25 % de volume quotidien en plus que le XRP, une capitalisation inférieure d’un tiers à 40 %, et une profondeur passée d’environ 28 à 20 millions de chaque côté en un an. Le réseau peut être vivant dans les échanges sans offrir le même coussin qu’en 2025. Un prix presque stable à 120,5 dollars, en recul de 0,1 % sur la séance, ne contredit pas ce recul de fond. Il le rend seulement moins visible.

    Trois scénarios pour la semaine, sans promesse

    Le premier scénario est celui de la continuité calme. L’Ether garde un mouvement de séance modeste, proche du 0,9 % observé, et les carnets ne se regarnissent pas vite. Le prix peut consolider dans un livre étroit. Rien ne casse. Rien ne s’épaissit non plus. C’est le scénario le plus compatible avec une médiane déjà basse sur tout le trimestre : le marché s’habitue à une profondeur relative de 35 à 45 % de celle du bitcoin.

    Le deuxième scénario est celui du choc de taille. Un acheteur ou un vendeur décide de passer sans fractionner. Avec 13 à 14 millions dans la bande étroite, le cours se déplace plus que le même ticket ne l’aurait fait l’an dernier. La bougie paraît alors disproportionnée par rapport à l’information du jour. Les commentaires chercheront une nouvelle. La nouvelle sera parfois seulement un livre mince. Ce scénario ne donne pas la direction. Il donne l’amplitude.

    Le troisième scénario concerne le XRP autour du 8 octobre. Les bids tiennent, la cotation se fait dans les conditions annoncées, et le déséquilibre de quatre millions sert de plancher temporaire. Ou les bids sont retirés, la nouvelle est vendue, et le sol de carnet disparaît avant même la première heure d’actions. Les deux issues sont compatibles avec la photo du 5 octobre. Une photo n’est pas un contrat.

    Le marché peut monter dans un livre mince. Il peut aussi rendre la hausse plus vite que le récit du trimestre ne le suggère.

    Aucun de ces scénarios n’exige de prévoir le prix de fin de mois. Ils exigent de séparer ce qui est déjà mesuré de ce qui reste ouvert. Mesuré : 70 % et 42 %, une profondeur relative en baisse, 13 à 14 millions près du prix de l’Ether, 18 contre 14 sur le XRP, 28 devenus 20 sur Solana. Ouvert : la tenue des ordres, la levée des conditions de cotation, la façon dont les gros tickets traverseront un livre plus étroit.

    La liquidité n’est pas un trophée, c’est une condition

    On célèbre souvent la hausse. On parle moins du coussin qui permet de sortir. Pourtant la liquidité est la condition silencieuse de presque toutes les autres promesses : entrer, ajuster, couvrir, quitter. Un actif peut être juste dans son récit et difficile à négocier. Un actif peut être moins spectaculaire et plus traversable. Le troisième trimestre a donné un exemple net, avec un Ether devant au tableau et un bitcoin devant au carnet.

    Ce n’est pas un jugement moral sur l’un ou l’autre. C’est une description de structure. Les 70 % restent dans les comptes de ceux qui étaient déjà positionnés. Les 13 à 14 millions restent dans le problème de ceux qui doivent passer maintenant. Les deux populations ne vivent pas le même marché, même si elles regardent le même prix à 2 715 dollars.

    Le XRP ajoute une couche de calendrier. Un penchant acheteur modeste, une capitalisation supérieure à celle de Solana, une cotation de trésorerie visée sous XRPN le 8 octobre. Solana ajoute une couche d’activité. Plus de volume, moins de profondeur qu’en 2025, un prix de séance presque immobile à 120,5 dollars. L’ensemble forme un point altcoins cohérent : les classements de performance ne remplacent pas la lecture des livres.

    La semaine qui s’ouvre aura son résumé ailleurs, dans les revues habituelles du secteur. Le fait saillant, pour qui exécute, tient en une phrase. L’Ether a battu le bitcoin sur le papier du trimestre, et il s’échange dans un marché plus mince que l’an dernier. La première séance cotée d’Evernorth, si les conditions sont réunies, est prévue le jeudi 8 octobre. D’ici là, les carnets peuvent se regarnir, se vider encore, ou simplement rester ce qu’ils sont : une photo, pas une garantie.

    Questions utiles avant le prochain ordre

    La taille prévue tient-elle dans la bande proche, ou déborde-t-elle dès les premiers paliers. La fenêtre lue est-elle de 0,15 % ou de 2 %. Le chiffre cité est-il une médiane de trimestre ou une capture du matin. Le déséquilibre acheteur est-il de quelques millions, donc réversible, ou d’un ordre de grandeur qui changerait le régime. La date du 8 octobre est-elle traitée comme une condition ou comme un fait déjà acquis. Ces questions prennent une minute. Elles évitent de confondre un beau trimestre avec un livre épais.

    Rien, dans les relevés disponibles, n’oblige à conclure que la liquidité ne reviendra pas. Rien n’oblige non plus à faire comme si le recul n’avait pas eu lieu. Entre le plancher d’au moins 60 % l’an dernier et la fourchette de 35 à 45 % sur ce trimestre, l’écart est assez large pour être le sujet, pas la note de bas de page. Le sujet du jour n’est pas de savoir qui a gagné le podium. Il est de savoir sur quel coussin ce podium a été construit.

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    Steven Soarez
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