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    Analyses

    Stablecoins : Pilier Dette US d’ici 2028

    Steven SoarezDe Steven Soarez26/02/2026Aucun commentaire10 Mins de Lecture
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    Imaginez un monde où votre application de paiement quotidienne, celle que vous utilisez pour envoyer de l’argent à l’autre bout de la planète en quelques secondes, finance indirectement la dette du gouvernement le plus puissant de la planète. Cela peut sembler futuriste, presque dystopique, et pourtant, selon une étude récente publiée par Standard Chartered, ce scénario pourrait devenir réalité dès 2028. Les stablecoins, ces cryptomonnaies stables indexées sur le dollar, sont en train de passer du statut de simple outil crypto à celui de véritable pilier du financement public américain.

    Le marché des stablecoins connaît une croissance exponentielle depuis plusieurs années, mais ce qui se profile désormais dépasse largement le cadre de l’écosystème blockchain. Nous parlons ici d’une capitalisation projetée à 2 000 milliards de dollars dans moins de trois ans, et surtout d’une demande colossale pour les bons du Trésor américain à court terme. Une demande si forte qu’elle pourrait même provoquer une pénurie sur ce segment précis du marché obligataire.

    Quand la crypto devient un acteur macroéconomique majeur

    Pour comprendre ce basculement, il faut d’abord saisir le mécanisme de fonctionnement des stablecoins les plus importants. Contrairement au Bitcoin ou à l’Ethereum, des actifs à la volatilité assumée, les stablecoins comme l’USDT de Tether ou l’USDC de Circle promettent une parité 1:1 avec le dollar américain. Pour garantir cette stabilité, leurs émetteurs doivent détenir des réserves équivalentes en actifs de très haute qualité et très liquides.

    Et parmi ces actifs « sûrs », les bons du Trésor américain à très court terme (les fameux T-bills de 0 à 3 mois) occupent une place prépondérante. Pourquoi ? Parce qu’ils combinent trois qualités essentielles : quasi-absence de risque de crédit, liquidité exceptionnelle et rendement prévisible même sur des durées très courtes.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

    • Tether détient déjà plus de 120 milliards de dollars en bons du Trésor
    • Circle a considérablement augmenté sa part de T-bills ces derniers trimestres
    • La majorité des réserves des stablecoins régulés se concentrent sur des titres de dette publique américaine à moins de 90 jours

    Cette préférence pour le segment court de la courbe des taux n’est pas anodine. Elle crée une demande structurelle et croissante sur un marché qui, jusqu’ici, était principalement alimenté par les fonds monétaires, les banques centrales étrangères et certaines grandes institutions financières.

    La projection choc de Standard Chartered

    L’étude de Standard Chartered, publiée début 2026, ne se contente pas d’extrapoler la croissance passée. Elle intègre plusieurs facteurs structurels : l’accélération de l’adoption dans les pays émergents, l’entrée en vigueur du GENIUS Act en juillet 2025, et surtout la migration progressive des usages du dollar physique ou bancaire vers les stablecoins numériques.

    Le verdict est sans appel : la capitalisation totale des stablecoins pourrait atteindre 2 000 milliards de dollars fin 2028. Sur ces 2 000 milliards, entre 40 % et 50 % seraient investis en bons du Trésor à court terme, soit une demande additionnelle comprise entre 800 et 1 000 milliards de dollars rien que pour les stablecoins.

    « Les stablecoins régulés représentent désormais une source de financement stable et croissante pour le Trésor américain, au même titre que les fonds monétaires ou les réserves de change étrangères. »

    Extrait adapté de l’étude Standard Chartered, février 2026

    Pour mesurer l’ampleur du phénomène, comparons avec l’offre nette de T-bills prévue par le Département du Trésor américain pour la même période : environ 1 300 milliards de dollars. En ajoutant la demande des stablecoins à celle déjà existante (Fed, money market funds, banques étrangères…), on arrive à un besoin total projeté de 2 200 milliards de dollars. Le décalage potentiel ? Près de 900 milliards de dollars.

    Une pénurie de bons du Trésor à court terme ?

    Une demande qui dépasse l’offre de 900 milliards de dollars sur un segment précis du marché obligataire ne peut rester sans conséquence. Plusieurs scénarios sont sur la table selon les analystes :

    • Une hausse marquée des rendements des T-bills les plus courts (1 mois, 3 mois) par rapport au reste de la courbe
    • Une compression des primes de liquidité sur ces maturités
    • Une réallocation forcée des investisseurs institutionnels vers des maturités légèrement plus longues
    • Et surtout : une modification profonde de la stratégie d’émission du Trésor américain

    Le dernier point est le plus structurant. Pour absorber cette demande massive et croissante, le Trésor pourrait décider d’augmenter très significativement la part des émissions à court terme dans le mix global de la dette publique. Cela reviendrait à raccourcir la duration moyenne de la dette américaine, une décision qui n’est pas sans risques macroéconomiques.

    Options envisagées par les analystes :

    • Augmenter fortement les enchères de T-bills de 4 semaines, 8 semaines, 13 semaines et 26 semaines
    • Réduire temporairement voire suspendre certaines émissions d’obligations à 10 ans et 30 ans
    • Créer de nouvelles maturités ultra-courtes (1 semaine, 2 semaines) pour capter davantage de flux
    • Reporter certaines émissions longues au profit d’un roll-over massif sur le court terme

    Dans le scénario le plus extrême évoqué par Standard Chartered, le Trésor pourrait carrément suspendre les enchères d’obligations à 30 ans pendant deux à trois ans consécutifs. Une telle décision serait historique et marquerait un tournant majeur dans la gestion de la dette souveraine américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Le GENIUS Act : le catalyseur réglementaire décisif

    Ce basculement n’aurait pas été possible sans un cadre réglementaire clair et favorable. Adopté en juillet 2025 après de longs débats au Congrès, le GENIUS Act (Global Efficient Network for Innovative US Stablecoins) a apporté trois éléments essentiels :

    • Une définition légale précise du « stablecoin de paiement »
    • Des exigences strictes de réserves 1:1 en actifs de haute qualité (cash + T-bills + dépôts Fed)
    • Un régime de supervision partagé entre l’OCC, la Fed et les États

    En clair : pour opérer légalement aux États-Unis et cibler le marché domestique, les émetteurs doivent détenir l’essentiel de leurs réserves en titres émis par le Trésor américain ou en dépôts auprès de la Réserve fédérale. Ce faisant, le législateur a créé un canal direct et massif entre l’univers crypto et le marché primaire de la dette publique.

    Le secrétaire au Trésor Scott Bessent l’a d’ailleurs reconnu publiquement en janvier 2026 : « Le cadre du GENIUS Act est devenu une caractéristique structurelle importante du financement du gouvernement fédéral. » Une déclaration qui, il y a encore cinq ans, aurait paru totalement impensable.

    Les risques macroéconomiques d’une dette raccourcie

    Si cette évolution offre une source de financement nouvelle et relativement stable à Washington, elle expose aussi le budget fédéral à de nouveaux risques. Le principal danger réside dans le risque de refinancement :

    • Une part beaucoup plus importante de la dette devra être refinancée chaque mois ou chaque trimestre
    • Le Trésor deviendra plus sensible aux hausses soudaines de taux courts
    • En cas de stress sur les marchés monétaires, le coût du refinancement pourrait grimper très rapidement

    On se souvient encore de la crise de septembre 2019 sur le marché des repo, quand les taux overnight avaient brièvement dépassé 10 %. Une dette beaucoup plus concentrée sur le très court terme amplifierait mécaniquement ce type de vulnérabilité.

    « Plus la duration moyenne de la dette est courte, plus le budget est exposé aux chocs de taux. C’est un levier puissant… mais à double tranchant. »

    Économiste senior chez Standard Chartered

    À cela s’ajoute un second risque systémique : la migration massive de dépôts bancaires vers les stablecoins. Selon les projections les plus prudentes, ce sont entre 300 et 500 milliards de dollars de dépôts qui pourraient quitter le système bancaire traditionnel américain d’ici 2028 pour atterrir directement ou indirectement sur le marché des T-bills via les émetteurs de stablecoins.

    Une désintermédiation bancaire historique

    Ce transfert représente bien plus qu’un simple arbitrage de rendement. Il s’agit d’une transformation profonde du modèle de création monétaire et de distribution du crédit aux États-Unis.

    Traditionnellement :

    • Les ménages et entreprises déposent leur argent en banque
    • Les banques utilisent ces dépôts pour accorder des crédits
    • Une partie des dépôts est placée en réserves ou en titres de dette publique

    Avec les stablecoins :

    • Les utilisateurs transfèrent directement leurs dollars vers un émetteur de stablecoin
    • L’émetteur achète des T-bills
    • Le Trésor reçoit le financement… mais les banques perdent le dépôt
    • Et donc une partie de leur capacité à prêter

    On assiste donc à une forme de « désintermédiation » très puissante : le financement public court-circuite en partie le système bancaire classique pour passer par des entités régulées mais non bancaires.

    Conséquences possibles pour les banques américaines :

    • Réduction structurelle de la base de dépôts
    • Pression à la hausse sur les coûts de financement (hausse des betas de dépôts)
    • Diminution de la profitabilité du métier de collecte et transformation
    • Accélération de la concentration bancaire
    • Nécessité de développer de nouveaux produits (comptes à rendement, tokenisation de dépôts…)

    Au-delà des États-Unis : l’adoption mondiale des stablecoins

    Si les projections se concentrent sur le marché américain, la réalité est que la croissance la plus rapide des stablecoins se produit ailleurs. Dans de nombreux pays émergents et économies en hyperinflation ou sous embargo, les stablecoins sont devenus la principale porte d’entrée vers le dollar numérique.

    Quelques exemples concrets observés en 2025-2026 :

    • Argentine : l’USDT représente parfois plus de 40 % du volume quotidien sur les exchanges locaux
    • Nigeria : malgré les restrictions successives, l’USDT reste la cryptomonnaie la plus échangée
    • Turquie : forte hausse des volumes USDT/USDC après chaque nouvelle vague d’inflation
    • Venezuela : les paiements en stablecoins ont dépassé ceux en bolivars sur plusieurs plateformes

    Cette adoption massive hors États-Unis alimente indirectement la demande de T-bills : chaque nouveau dollar converti en stablecoin finit, via l’émetteur, par acheter de la dette publique américaine à court terme.

    Les stablecoins comme outil de politique monétaire indirecte

    Nous touchons ici à un point fondamental : les stablecoins, en particulier ceux adossés au dollar, sont en train de devenir un vecteur décentralisé mais extrêmement puissant de la politique monétaire américaine à l’international.

    Contrairement aux sanctions traditionnelles qui ciblent les banques correspondantes, il est beaucoup plus difficile d’empêcher l’usage de stablecoins déjà émis. Une fois les tokens sur un wallet non-custodial, ils circulent sans intermédiaire bancaire traditionnel.

    « Les stablecoins dollarisés constituent aujourd’hui la forme la plus aboutie et la plus résiliente d’exportation de la souveraineté monétaire américaine depuis l’invention de l’eurodollar. »

    Analyste macro senior, fonds souverain asiatique

    Cette observation est capitale. Là où les États-Unis perdent parfois du terrain sur le plan des accords commerciaux ou des réserves de change officielles, ils gagnent massivement sur le terrain des paiements quotidiens et de l’épargne informelle dans le monde entier grâce aux stablecoins.

    Quel avenir pour le couple dette US – stablecoins ?

    À l’horizon 2028-2030, plusieurs trajectoires sont possibles. La plus optimiste voit les stablecoins devenir un stabilisateur structurel de la dette américaine : une demande captive, prévisible et croissante pour les T-bills, permettant de financer des déficits chroniques à des coûts relativement maîtrisés malgré une dette totale dépassant très probablement les 40 000 milliards de dollars.

    La trajectoire intermédiaire anticipe des ajustements douloureux mais gérables : hausse des rendements courts, duration moyenne raccourcie, marges bancaires comprimées, mais pas de crise systémique.

    Enfin, le scénario pessimiste met en avant le risque de vulnérabilité cumulative : dépendance excessive à une classe d’actifs (les stablecoins) qui reste jeune, un cadre réglementaire encore perfectible, et la possibilité d’un « bank run digital » sur un ou plusieurs émetteurs majeurs en cas de perte de confiance.

    Quelle que soit la trajectoire retenue, une chose est déjà certaine : les stablecoins ne sont plus une anecdote technologique ou un gadget pour traders crypto. Ils sont devenus un maillon stratégique de la chaîne de financement de la première économie mondiale.

    Et lorsque l’on sait que la dette publique américaine constitue le socle de l’ensemble du système financier global, on mesure mieux l’importance historique de ce qui est en train de se jouer sous nos yeux.

    Les années 2026-2028 pourraient bien être celles où la blockchain, discrètement mais sûrement, s’est invitée au cœur même du financement souverain américain.

    Et vous, comment voyez-vous l’évolution de ce couple improbable entre stablecoins et dette publique ?

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    Steven Soarez
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    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

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