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    Royaume-Uni teste stablecoins pound avec Revolut

    Steven SoarezDe Steven Soarez26/02/2026Aucun commentaire8 Mins de Lecture
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    Imaginez un monde où la livre sterling, cette monnaie ancestrale qui a traversé des siècles, se retrouve soudain propulsée dans l’univers ultra-moderne de la blockchain. Et si le Royaume-Uni, souvent perçu comme prudent en matière d’innovation financière, devenait l’un des premiers grands pays à encadrer sérieusement les stablecoins adossés à sa propre devise ? C’est précisément ce qui est en train de se passer en ce début d’année 2026.

    Alors que le débat sur les cryptomonnaies continue de faire rage entre innovation débridée et protection des consommateurs, la Financial Conduct Authority (FCA) vient de franchir une étape concrète et symbolique. Elle a sélectionné quatre entreprises, dont la très médiatique néo-banque Revolut, pour participer à un programme de tests grandeur nature. L’objectif ? Expérimenter l’émission et l’utilisation de stablecoins libellés en livres sterling dans un environnement réglementé et sécurisé.

    Un pas historique vers la maturité des stablecoins britanniques

    Depuis plusieurs années, le Royaume-Uni observe attentivement l’essor des stablecoins à travers le monde. USDT, USDC, DAI, et bien d’autres dominent le paysage, mais aucun n’est directement lié à la livre sterling de manière significative. Ce vide pourrait bientôt être comblé.

    Le 25 février 2026, la FCA a publié un communiqué qui a fait l’effet d’une petite bombe dans l’écosystème crypto britannique. Quatre acteurs ont été retenus pour rejoindre le célèbre sandbox réglementaire, cet espace protégé où les entreprises peuvent tester des produits innovants sans risquer immédiatement la foudre du régulateur.

    Les quatre entreprises sélectionnées sont :

    • Revolut – la néo-banque qui ne cesse de s’étendre dans la crypto
    • Monee Financial Technologies – spécialiste de la tokenisation d’actifs
    • ReStabilise – plateforme dédiée à l’émission de stablecoins
    • VVTX – blockchain Layer-1 qui développe déjà le stablecoin GBPV

    Ces acteurs n’ont pas été choisis au hasard. Tous sont basés au Royaume-Uni ou y possèdent une présence significative, ce qui correspond parfaitement à la volonté affichée par la FCA de soutenir les initiatives locales plutôt que de laisser le champ libre aux géants américains ou asiatiques.

    Pourquoi la FCA privilégie-t-elle les acteurs britanniques ?

    Matthew Long, directeur des paiements et des actifs numériques à la FCA, l’a expliqué sans détour : il s’agit de construire un écosystème fiable, qui profite directement aux consommateurs et aux entreprises du pays. En favorisant des acteurs locaux, le régulateur espère garder un contrôle plus étroit sur la technologie, les réserves et les flux financiers.

    « Nous soutenons les émetteurs de stablecoins britanniques afin de garantir leur fiabilité en matière de paiements, de règlements et de transactions. Cela profitera aux consommateurs et contribuera à la vision nationale du gouvernement en matière de paiements. »

    Matthew Long – Directeur des paiements et actifs numériques, FCA

    Cette citation résume parfaitement l’état d’esprit actuel des autorités britanniques : innovation oui, mais avec un filet de sécurité très solide.

    Que vont réellement tester ces quatre entreprises ?

    Le programme ne se limite pas à émettre un token et à vérifier qu’il reste à 1 £. Les cas d’usage explorés sont beaucoup plus concrets et ambitieux :

    • Paiements du quotidien (commerces physiques et en ligne)
    • Règlement interbancaire et de gros
    • Trading de cryptomonnaies sur des plateformes régulées
    • Transferts transfrontaliers rapides et peu coûteux
    • Potentiellement : intégration dans des applications DeFi locales

    Chaque entreprise apporte sa propre expertise. Revolut, par exemple, dispose déjà d’une base utilisateurs massive et d’une infrastructure de paiement très avancée. Elle pourrait donc tester des usages très grand public. De son côté, VVTX arrive avec un stablecoin déjà conçu (GBPV) et une blockchain Layer-1 maison, ce qui ouvre la porte à des expérimentations plus techniques.

    Revolut : le choix logique mais audacieux

    Parmi les quatre heureux élus, Revolut est sans conteste celui qui attire le plus l’attention. La néo-banque a connu une croissance fulgurante ces dernières années et propose déjà l’achat, la vente et le stockage de nombreuses cryptomonnaies à ses clients.

    Mais passer du statut de courtier crypto à celui d’émetteur potentiel de stablecoin est un saut considérable. Cela signifie gérer des réserves en livres sterling, respecter des exigences de transparence extrêmes, et potentiellement devenir un acteur systémique dans l’économie britannique.

    Pour beaucoup d’observateurs, la présence de Revolut dans ce programme est le signal le plus fort envoyé par la FCA : Londres veut rester une place financière mondiale, et elle compte bien le faire aussi avec la blockchain.

    Un contexte réglementaire déjà très avancé

    Il ne faut pas voir cette annonce comme un coup de théâtre isolé. Depuis 2023, le gouvernement britannique et la FCA travaillent méthodiquement sur un cadre complet pour les stablecoins. Plusieurs consultations publiques ont déjà eu lieu, et les grandes lignes du futur régime sont connues :

    • Obligation d’avoir des réserves 1:1 en actifs de haute qualité
    • Publication régulière et indépendante des audits
    • Exigences strictes en matière de cybersécurité
    • Séparation claire entre les fonds clients et les fonds propres de l’émetteur
    • Mécanismes de remboursement rapide en cas de problème

    Ces règles sont largement inspirées de ce qui se fait déjà pour les institutions monétaires électroniques classiques, mais elles sont adaptées aux spécificités de la blockchain.

    Et la Banque d’Angleterre dans tout ça ?

    La FCA n’agit pas seule. La Banque d’Angleterre (BoE) suit de très près ces développements, car elle travaille en parallèle sur une potentielle livre numérique de banque centrale (CBDC). Les stablecoins privés pourraient donc coexister avec – ou même préparer le terrain pour – une version numérique officielle de la livre sterling.

    Certains analystes estiment même que les résultats des tests actuels pourraient influencer la décision finale de la BoE concernant le lancement ou non d’une CBDC retail dans les prochaines années.

    Quels sont les principaux défis à relever ?

    Malgré l’enthousiasme, plusieurs obstacles subsistent :

    • Gestion des réserves : où et comment stocker des milliards de livres sterling de manière sécurisée ?
    • Interopérabilité : les stablecoins doivent pouvoir circuler facilement entre différentes blockchains
    • Prévention du blanchiment : les exigences KYC/AML seront très strictes
    • Concurrence internationale : les stablecoins USD dominent déjà largement
    • Adoption réelle : les Britanniques seront-ils prêts à utiliser un stablecoin au quotidien ?

    Chacun de ces points sera scruté pendant la phase de sandbox.

    Comparaison avec l’Europe et les États-Unis

    Le Royaume-Uni adopte ici une approche différente de celle de l’Union européenne. Avec MiCA, l’Europe a opté pour un cadre unique et très détaillé applicable à tous les émetteurs de stablecoins dans les 27 pays membres. Londres, en revanche, préfère une méthode progressive, basée sur des expérimentations concrètes avant de figer les règles définitives.

    Aux États-Unis, la situation reste chaotique : absence de cadre fédéral clair, guerre entre la SEC et la CFTC, multiples projets de loi en suspens au Congrès. Dans ce contexte, le Royaume-Uni pourrait bien prendre une longueur d’avance sur les deux géants.

    Quel impact pour le grand public britannique ?

    Si tout se passe bien, les citoyens britanniques pourraient bientôt disposer de plusieurs options de stablecoins fiables et régulés pour :

    • Payer en ligne sans frais exorbitants
    • Recevoir leur salaire en crypto sans conversion immédiate
    • Effectuer des transferts internationaux quasi instantanés
    • Participer à des protocoles DeFi tout en restant dans une monnaie stable

    Cela représenterait un changement majeur dans les habitudes financières quotidiennes.

    Vers une livre sterling tokenisée généralisée ?

    Certains observateurs vont encore plus loin. Ils imaginent un futur où la majorité des dépôts bancaires britanniques seraient progressivement tokenisés sur blockchain, offrant une traçabilité totale, une programmabilité et une instantanéité des transactions que les systèmes actuels ne peuvent pas égaler.

    Bien sûr, ce scénario reste futuriste et dépendra des résultats des tests actuels, mais la simple existence du programme sandbox montre que les autorités prennent cette possibilité très au sérieux.

    Que retenir de cette annonce ?

    Le Royaume-Uni ne se contente plus de parler de crypto : il passe aux actes. En sélectionnant Revolut et trois autres acteurs innovants pour tester des stablecoins adossés à la livre sterling, la FCA envoie un message clair : le pays veut être leader en Europe sur la prochaine génération de monnaie numérique.

    Reste maintenant à suivre les résultats concrets de ces expérimentations. Ils façonneront non seulement le cadre réglementaire britannique, mais pourraient aussi influencer de nombreux autres pays qui hésitent encore sur la meilleure façon d’intégrer les stablecoins à leur système financier.

    Une chose est sûre : en 2026, la livre sterling n’est plus seulement une devise fiduciaire du passé. Elle commence à écrire son avenir numérique. Et Revolut, avec les autres pionniers sélectionnés, est aux premières loges.

    A suivre de très près.

    régulation UK crypto Revolut FCA sandbox FCA stablecoin GBPV stablecoins pound
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    Steven Soarez
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    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

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