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    Analyses

    Pi Network Sous 0,08 Dollar : Octobre Peut-Il Tenir

    Steven SoarezDe Steven Soarez08/10/2026Aucun commentaire37 Mins de Lecture
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    Le 8 octobre 2026, le jeton de Pi Network a quitté la zone où les échanges se concentraient depuis plusieurs séances. Autour de 0,0785 dollar, le cours se trouve désormais sous le seuil de 0,0800 dollar, après une journée en baisse d’environ 3 % et une semaine qui cède plus de 10 %. Ce n’est pas un chiffre isolé : c’est le moment où une figure technique encore hypothétique cesse d’être un dessin et devient un test. Le double creux évoqué quelques jours plus tôt ne tient plus que par une bande étroite, entre 0,075 et 0,080 dollar. Octobre n’a pas fini. La question n’est plus de savoir si le graphique « sonne l’alarme ». Elle est de savoir si le mois peut encore éviter de la confirmer.

    Sur le graphique journalier de la paire PI/USDT proposée par OKX via TradingView, la séance du 8 octobre s’est ouverte dans un climat déjà lourd. Le jeton a touché 0,08300 dollar avant de retomber jusqu’à 0,07713 dollar, pour clôturer la lecture autour de 0,07856 dollar, soit un repli de 2,96 % sur la séance. La semaine, elle, partait de 0,08731 dollar. À 0,07845 dollar, la baisse hebdomadaire atteignait 10,14 %, avec un plus haut de semaine à 0,08834 dollar. Deux unités de temps racontent la même histoire : le token a glissé vers le bas de sa fourchette récente, et le rebond de septembre vers 0,1000 dollar s’est défait.

    Pourquoi le seuil de 0,08 dollar change la lecture d’octobre

    Un niveau rond n’a rien de magique. Il devient important quand les opérateurs s’en servent comme repère, et que les indicateurs confirment le même endroit. Ici, 0,0800 dollar n’est pas seulement un chiffre facile à retenir. C’est le bord supérieur d’une zone de soutien que plusieurs rebonds de juillet et d’août avaient déjà défendue. Tant que le cours oscillait au-dessus, on pouvait parler d’une consolidation. Dès qu’il passe dessous, la consolidation se transforme en pression.

    Le mois de septembre avait laissé une impression de respiration. Le jeton s’était rapproché de 0,1000 dollar, assez pour faire croire à un retour vers la ligne médiane des bandes hebdomadaires. Cette respiration s’est arrêtée. Les creux de l’été sont revenus dans le champ. Ce n’est pas un effondrement spectaculaire au sens des krachs de 2018 ou de 2022 sur les grandes capitalisations. C’est une érosion : séance après séance, le prix rend ce qu’il avait repris, et les outils de tendance restent au-dessus de lui.

    Pour un lecteur qui suit Pi Network depuis la phase de minage mobile, ce genre de glissement rappelle une tension ancienne. Le projet a longtemps vécu sur une promesse de réseau et sur une base d’utilisateurs très large, sans que le marché secondaire ne dispose d’une liquidité comparable à celle des jetons déjà installés sur les grandes places. Quand la liquidité est fine, un passage sous un niveau rond pèse plus lourd qu’il n’y paraît. Les ordres d’achat se retirent, les stops se déclenchent, et le graphique semble « accélérer » alors qu’il ne fait que traverser un vide.

    Ce que les deux graphiques disent déjà, le 8 octobre.

    • Lecture journalière proche de 0,07856 dollar, en repli de 2,96 %, après un plus bas de séance à 0,07713 dollar.
    • Lecture hebdomadaire proche de 0,07845 dollar, soit environ 10,14 % sous l’ouverture de semaine à 0,08731 dollar.
    • Le rebond de septembre vers 0,1000 dollar a cédé la place à un retour vers les creux de juillet et d’août.
    • Le cours se trouve à l’intérieur de la bande 0,075–0,080 dollar, et non plus au-dessus.

    Une séance qui n’est pas un accident isolé

    Il serait tentant de réduire le mouvement du 8 octobre à une mauvaise séance. Les chiffres hebdomadaires empêchent ce raccourci. Partir de 0,08731 dollar pour se retrouver sous 0,079 dollar en quelques jours, c’est perdre plus d’un dixième de la valeur de référence de la semaine. Le plus haut hebdomadaire, à 0,08834 dollar, montre que les acheteurs ont bien tenté de pousser au-dessus de l’ouverture. Ils n’ont pas tenu. Le rejet est net, même s’il reste contenu dans une fourchette étroite en valeur absolue.

    Cette étroitesse trompe. Sur un jeton qui cote sous dix centimes, un centime représente une variation à deux chiffres. Passer de 0,088 à 0,078 dollar, c’est déjà une autre lecture du risque. Les portefeuilles qui avaient anticipé un maintien au-dessus de 0,080 dollar se retrouvent en territoire de stop. Ceux qui attendaient un second creux « propre » voient ce second creux se former plus bas que prévu, ou se déformer avant même d’être validé.

    Le calendrier ajoute une couche. Nous sommes au début du mois. Il reste des séances avant la mi-octobre, et surtout avant deux dates que le projet lui-même a placées dans le calendrier des nœuds. Un graphique sous pression et un calendrier technique qui se resserre ne produisent pas automatiquement une cassure. Ils produisent une fenêtre où chaque clôture compte davantage.

    Ce que « sous 0,0800 » change pour un lecteur non technique

    On peut lire ce passage sans ouvrir un terminal. Au-dessus de 0,0800 dollar, le marché discutait encore d’une zone de travail. En dessous, il discute d’une zone à défendre. La différence est psychologique autant que statistique. Les commentateurs qui parlaient de consolidation doivent maintenant parler de soutien. Les scénarios haussiers, qui exigeaient déjà une remontée vers 0,105 dollar, exigent en plus de reconquérir un niveau qui vient d’être perdu.

    Cela ne signifie pas que le jeton est « mort », ni que le projet s’arrête. Cela signifie que le fardeau de la preuve a changé de camp. Jusqu’ici, les vendeurs devaient montrer qu’ils pouvaient enfoncer l’été. Désormais, les acheteurs doivent montrer qu’ils peuvent reprendre 0,0800 dollar, puis 0,08300 dollar, le plus haut de la dernière séance, avant même de reparler des résistances de septembre.

    Le double creux n’est plus une idée, c’est un examen

    Le 5 octobre, un commentateur publié sous le nom Crypto With Gopal décrivait une structure potentielle de double creux sur l’unité journalière. Le cours évoluait alors autour de 0,0868 dollar. Le soutien était placé entre 0,075 et 0,080 dollar. La ligne de cou, celle qu’il faudrait franchir pour valider le retournement, se situait entre 0,105 et 0,110 dollar. Les objectifs évoqués, 0,14 dollar puis une zone plus haute vers 0,21–0,22 dollar, restaient conditionnels.

    Le double creux n’existe pas tant que le second creux n’a pas été défendu. Avant la cassure de la ligne de cou, ce n’est qu’une hypothèse de travail, et une hypothèse se mesure à l’endroit précis où elle peut échouer.

    Lecture de marché, octobre 2026

    Trois jours plus tard, le prix n’est plus à 0,0868 dollar. Il est à l’intérieur de la bande de soutien. Le plus bas du 8 octobre, 0,07713 dollar, laisse une marge mince au-dessus de 0,075 dollar. Le bord supérieur de la zone, 0,080 dollar, est passé au-dessus du cours. Autrement dit, le scénario haussier est entré dans sa phase de vérification avant d’avoir la moindre confirmation de cassure. C’est l’ordre inverse de ce que les manuels décrivent comme confortable.

    Un double creux, dans sa version classique, suppose deux planchers de hauteur comparable, séparés par un rebond, puis une sortie au-dessus du sommet intermédiaire. Ici, les planchers de juillet et d’août ont bien interrompu des vagues de vente. Le rebond de septembre a existé. Mais le second test arrive alors que le momentum journalier est négatif, et que le cours a déjà perdu le haut de la zone. La figure n’est pas invalidée. Elle est fragilisée. La nuance compte, parce que les objectifs à 0,14 dollar ne deviennent discutables qu’après un passage net au-dessus de 0,105–0,110 dollar.

    La distance à parcourir éclaire le décalage. Depuis 0,07856 dollar, rejoindre le bas de la ligne de cou à 0,105 dollar demanderait un gain d’environ 34 %. Rejoindre 0,110 dollar demanderait environ 40 %. Ces pourcentages ne sont pas des promesses. Ils mesurent l’écart entre le test en cours et le déclencheur du scénario. Tant que cet écart n’est pas comblé, parler de 0,14 dollar ou de 0,21 dollar relève du conditionnel lointain, pas du plan de route.

    Juillet et août, mémoire courte d’un marché étroit

    Les creux d’été ne sont pas des mythes. Ils correspondent à des moments où des acheteurs ont effectivement ralenti la vente. Sur un carnet d’ordres peu profond, ce ralentissement peut suffire à dessiner un plancher visible. Il ne garantit pas que les mêmes acheteurs seront là en octobre, ni au même prix, ni avec la même taille. Un soutien historique est une référence, pas un contrat.

    C’est pourquoi la zone 0,075–0,080 dollar mérite d’être lue comme une bande, et non comme un trait. À l’intérieur de la bande, le cours peut encore osciller sans « casser » au sens strict. Sous 0,075 dollar, l’interprétation du commentateur perdrait son point d’appui. Au-dessus de 0,080 dollar, elle retrouverait un peu d’air. Entre les deux, octobre se joue sur des millièmes de dollar, ce qui est inconfortable pour quiconque raisonne en pourcentages larges.

    Le plus bas à 0,07713 dollar est, à cet égard, un détail qui n’en est pas un. Il montre que le marché a déjà visité le bas de la bande sans la traverser. Une mèche n’est pas une clôture. Une clôture sous 0,075 dollar serait un autre message. D’ici là, la structure reste en examen, pas en échec.

    Le Supertrend journalier reste rouge au-dessus du prix

    Le Supertrend journalier, tel qu’il apparaissait sur TradingView le 8 octobre, se tenait à 0,09267 dollar, en territoire rouge, donc au-dessus du cours. L’indicateur n’a pas basculé pendant la consolidation récente. Il est resté overhead pendant le repli d’octobre. Pour le rejoindre depuis 0,07856 dollar, il faudrait une hausse d’environ 18 %. Ce n’est pas insurmontable sur un jeton volatile. Ce n’est pas non plus un détail que l’on peut ignorer si l’on cherche un premier signe de détente.

    Ce niveau de 0,09267 dollar tombe dans la zone plus large de 0,090 à 0,100 dollar, là où plusieurs tentatives de reprise se sont arrêtées. Le marché a donc deux façons de raconter le même obstacle. L’une est mécanique : le Supertrend n’a pas été repris. L’autre est visuelle : les reprises butent avant le dollar à dix centimes. Quand deux lectures se superposent, le seuil gagne en crédibilité, sans devenir pour autant une muraille éternelle.

    Un rebond vers 0,08300 dollar, le plus haut de la séance du 8 octobre, ne suffirait pas à changer la couleur de l’indicateur. Il remettrait seulement le cours au contact de niveaux proches. Le véritable changement de régime, sur cet outil, demanderait de dépasser 0,09267 dollar et de s’y maintenir. Avant cela, toute hausse reste un rebond sous résistance, même si elle soulage les comptes qui ont acheté trop bas dans la semaine.

    Le MACD confirme une impulsion qui n’a pas tourné

    Le MACD journalier ajoutait une lecture négative le même jour. La ligne se situait autour de moins 0,00200, sous la ligne de signal proche de moins 0,00102. L’histogramme affichait environ moins 0,00098, avec de nouvelles barres rouges accompagnant la baisse. Le momentum positif de septembre s’était déjà dissipé. La ligne a replongé alors que le prix revenait vers 0,080 dollar.

    Ces valeurs sont petites en apparence, parce que le prix lui-même est petit. Leur signe, en revanche, est clair. Un MACD sous zéro, une ligne sous son signal, un histogramme qui se creuse : trois éléments pointent dans le même sens. Ils ne prédisent pas la séance de demain. Ils décrivent l’inertie d’aujourd’hui. Sur les marchés étroits, cette inertie dure parfois plus longtemps que les nouvelles, simplement parce qu’il n’y a pas assez d’acheteurs contrariens pour la casser.

    On peut imaginer un croisement haussier du MACD sans reprise du Supertrend. Ce serait un signal précoce, pas une validation. L’historique récent de ce jeton montre que les améliorations d’oscillateur ont besoin d’un prix qui suit. En septembre, le momentum s’était amélioré, puis s’est éteint avant de transformer l’essai au-dessus de 0,1000 dollar. Rien n’interdit une seconde tentative. Rien ne l’oblige non plus.

    Trois lectures journalières, un seul climat.

    • Supertrend rouge à 0,09267 dollar : environ 18 % au-dessus du cours du 8 octobre.
    • MACD sous zéro, ligne sous le signal, histogramme négatif autour de moins 0,00098.
    • Prochains seuils proches : 0,0800 dollar, puis 0,08300 dollar, avant la zone 0,090–0,093 dollar.

    Les bandes de Bollinger hebdomadaires ouvrent un autre étage

    Sur l’unité hebdomadaire, les bandes de Bollinger plaçaient le 8 octobre leur milieu à 0,10151 dollar, leur bande haute à 0,14272 dollar et leur bande basse à 0,06030 dollar. Le cours, à 0,07845 dollar, restait sous la ligne centrale. Le trading latéral observé entre 0,080 et 0,100 dollar n’avait pas suffi à reconquérir cette médiane descendante. Le graphique hebdomadaire raconte donc une tendance de fond plus lourde que le simple bruit des séances.

    La bande basse à 0,06030 dollar n’est pas une prévision d’octobre. Les bandes se recalculent avec les nouvelles données. Elle est une référence actuelle. Depuis 0,07845 dollar, l’écart jusqu’à cette bande représente environ 23 % de baisse si le prix allait la chercher. Ce n’est pas le scénario central tant que 0,075 dollar tient. C’est le scénario qui devient visible si la bande de soutien du double creux cède. Les deux idées se tiennent : défendre 0,075–0,080 dollar, c’est aussi éloigner 0,06030 dollar du champ immédiat.

    Dans l’autre sens, rejoindre le milieu de bande à 0,10151 dollar demanderait environ 29 % depuis 0,07845 dollar. On retombe sur la même région que le plafond de septembre, proche de 0,1000 dollar. Le hebdomadaire propose donc deux examens distincts. Le premier : les plus bas récents tiennent-ils ? Le second : un rebond éventuel peut-il reprendre la ligne centrale ? Réussir le premier ne garantit pas le second. Échouer le premier rend le second beaucoup plus lointain.

    La bande haute à 0,14272 dollar coïncide, à peu de chose près, avec le premier objectif conditionnel évoqué par l’analyste du double creux, autour de 0,14 dollar. Cette coïncidence n’est pas une validation. Elle rappelle que 0,14 dollar est aussi un extrême statistique de la volatilité hebdomadaire actuelle, pas un aimant. Les extrêmes de Bollinger sont souvent visités dans les tendances fortes, et souvent refusés dans les ranges. Pi Network n’a pas montré, ces dernières semaines, la tendance forte qui justifierait d’y aller tout droit.

    Un tableau pour remettre les distances à leur place

    Les pourcentages circulent vite dans les fils de discussion. Les remettre côte à côte évite de mélanger un rebond technique et un scénario de retournement. Les chiffres ci-dessous partent des lectures du 8 octobre. Ils ne sont pas des objectifs officiels du projet. Ils mesurent des écarts.

    Depuis environ 0,0785 dollar, que représente chaque seuil. Reprendre 0,0800 dollar est un geste de quelques pourcents, presque un retour au point de bascule psychologique. Rejoindre 0,08300 dollar, plus haut de la séance, reste un mouvement local. Atteindre le Supertrend à 0,09267 dollar demande près de 18 %. La zone de 0,1000 à 0,10151 dollar, plafond de septembre et milieu de Bollinger, exige autour de 27 à 29 %. La ligne de cou basse à 0,105 dollar approche 34 %. Le haut de cette ligne, 0,110 dollar, approche 40 %. L’objectif conditionnel de 0,14 dollar dépasse 78 %. La zone 0,21–0,22 dollar dépasse 160 %. À l’inverse, 0,075 dollar n’est qu’à quelques pourcents sous le cours, et 0,06030 dollar à environ 23 %.

    Cette asymétrie explique le ton des graphiques. Le risque de cassure du soutien est proche en prix. La récompense du scénario haussier est lointaine en prix. Les marchés n’aiment pas cette asymétrie quand le momentum est négatif : ils exigent des preuves rapprochées avant de payer les objectifs lointains. Octobre, pour l’instant, n’a fourni que le test, pas la preuve.

    Le calendrier du protocole 28 tombe dans la même fenêtre

    Le graphique ne vit pas dans le vide. Pi Network a indiqué que son testnet était passé au protocole 28. Le projet a fixé au 13 octobre la date limite de mise à jour des nœuds, avant une mise à niveau prévue du réseau principal le 16 octobre. Selon l’annonce, cette version améliore le traitement des données de transactions retardées et permet aux développeurs de mettre à jour des groupes de contrats intelligents et de données d’applications stockées de façon plus sûre.

    Ces dates tombent dans la deuxième quinzaine d’octobre, donc dans la fenêtre où le cours teste déjà son soutien. Une mise à jour de protocole n’est pas un catalyseur de prix par nature. Elle peut rassurer si elle se passe sans incident. Elle peut inquiéter si des nœuds traînent, si des transactions restent en suspens, ou si la communication reste floue. Le marché des petits jetons réagit souvent moins au contenu technique qu’à l’absence de friction visible.

    Le protocole 28 touche un point sensible pour un réseau encore jeune : les transactions qui arrivent en retard, et la mise à jour groupée de contrats. Ce sont des sujets de robustesse, pas de marketing. Pour un détenteur, la question pratique est simple. Le 16 octobre, le réseau principal absorbe-t-il le changement sans file d’attente anormale ? Si oui, le calendrier technique cesse d’être un risque additionnel. Si non, il s’ajoute à une structure de prix déjà fragile.

    Une mise à jour réussie ne rachète pas un support cassé. Une mise à jour ratée peut, en revanche, accélérer une cassure que le graphique avait déjà préparée.

    Principe de lecture, marchés étroits

    Il faut aussi séparer le testnet et le réseau principal. Le passage du testnet au protocole 28 est une étape. La date limite du 13 octobre concerne les nœuds. Le 16 octobre concerne le principal. Entre ces jalons, le cours continuera d’imprimer des bougies. Confondre « annonce faite » et « risque technique soldé » est une erreur classique sur les projets qui communiquent beaucoup leur feuille de route.

    Vérification et migrations : l’autre chantier d’octobre

    En parallèle des graphiques, le projet a évoqué des ajustements de vérification en septembre. Plus de 417 000 utilisateurs auparavant signalés pour de possibles comptes en double auraient pu avancer dans le parcours de connaissance client. Le projet a aussi annoncé un correctif prévu pour 497 000 utilisateurs dont les demandes de migration étaient bloquées par des soldes insuffisants pour couvrir les frais de transaction.

    Ces volumes ne sont pas anodins. Ils parlent d’une base qui n’est pas encore entièrement « arrivée » sur le marché transférable. Chaque vague de comptes débloqués peut, en théorie, augmenter l’offre potentielle si ces utilisateurs vendent une fois la migration possible. Elle peut aussi, en théorie, élargir l’usage si ces comptes restent inactifs ou utilisent le réseau. Le graphique du 8 octobre ne tranche pas. Il rappelle seulement que l’offre latente reste un sujet, au moment où le prix teste un plancher.

    Le blocage par frais insuffisants est un détail opérationnel qui a des effets de marché. Un utilisateur qui ne peut pas migrer ne peut pas vendre. Un correctif qui débloque des centaines de milliers de dossiers peut donc modifier, avec retard, le stock disponible. Personne ne peut chiffrer à l’avance la part qui sera vendue. On peut seulement noter que le calendrier de ces correctifs croise le calendrier du protocole et le calendrier du support technique. Trois horloges, un même mois.

    Ce qu’un scénario haussier exigerait vraiment

    Pour qu’octobre bascule du côté décrit par le double creux, la liste est exigeante. D’abord, tenir 0,075 dollar, idéalement en reconquérant 0,0800 dollar avec une clôture, pas seulement une mèche. Ensuite, dépasser 0,08300 dollar, puis la zone 0,090–0,093 dollar où le Supertrend réside. Ensuite seulement, reparler de 0,1000 dollar et de la ligne de cou 0,105–0,110 dollar. Chaque étape peut échouer sans invalider la suivante de façon définitive, mais chaque échec rallonge le chemin.

    Le MACD devrait au minimum cesser de creuser, puis croiser. Le Supertrend devrait passer du rouge au vert, ce qui implique un prix au-dessus de 0,09267 dollar dans la configuration du 8 octobre, sachant que l’indicateur se déplace. Les bandes hebdomadaires devraient voir le cours se rapprocher de 0,10151 dollar. Rien de tout cela n’est visible le 8 octobre. Le scénario haussier est donc un scénario de conditions, pas un scénario en cours.

    Les objectifs de 0,14 dollar et de 0,21–0,22 dollar restent des extrapolations de figure. Ils supposent une cassure confirmée, un suivi de volume, et l’absence de rejet immédiat sous la ligne de cou. Sur les jetons à faible profondeur, les cassures avortées sont fréquentes : le prix pique au-dessus d’un seuil, les vendeurs latents se réveillent, et la bougie rend l’essentiel du terrain. Attendre une clôture, puis une seconde, est moins spectaculaire. C’est souvent plus honnête.

    Ce qu’un scénario baissier rendrait visible

    Le scénario inverse est plus court en étapes. Une clôture journalière sous 0,075 dollar affaiblirait la lecture de double creux. Une extension sous les creux d’été ouvrirait la référence hebdomadaire de 0,06030 dollar, sans que cette bande soit une cible obligatoire. Entre les deux, le marché pourrait simplement dériver, ce qui est souvent le cas le plus usant : ni panique, ni rebond, une pente douce qui érode les récits.

    La pente douce est sous-estimée. Elle ne produit pas de titres alarmistes chaque jour. Elle produit, à la fin du mois, un cours plus bas et des indicateurs toujours rouges. Si octobre se contente de rester sous 0,080 dollar sans casser 0,075 dollar, le double creux ne meurt pas, mais il vieillit. Une figure qui vieillit sans se déclencher finit par être réinterprétée comme un range, puis comme une distribution.

    Le mot « alarme » utilisé dans certaines lectures de graphique décrit ce risque de vieillissement autant que le risque de cassure. Une alarme qui sonne trop longtemps sans événement perd de sa force. Une alarme confirmée par une clôture sous le soutien change de nature. Le lecteur a intérêt à distinguer les deux, plutôt qu’à traiter chaque bougie rouge comme une confirmation.

    Liquidité, carnet et fausses cassures

    Pi Network ne se négocie pas comme un bitcoin ou un ether. La profondeur autour de 0,078 dollar peut être modeste. Dans ce contexte, une mèche sous 0,075 dollar suivie d’un retour rapide n’aurait pas le même sens qu’une clôture. Les chasseurs de stops exploitent précisément ces bandes étroites. Ils poussent le prix sous un niveau commenté, déclenchent des ventes automatiques, puis rachètent plus bas. Le graphique du 8 octobre, avec un plus bas à 0,07713 dollar, montre déjà que le bas de la zone est visité.

    Inversement, un pic isolé au-dessus de 0,083 dollar ne prouverait pas un retournement. Il prouverait que des acheteurs ponctuels existent. La différence entre une mèche et une acceptance — le fait que le prix reste au-dessus d’un niveau pendant plusieurs clôtures — est la différence entre un bruit et un régime. Sur octobre, c’est probablement le critère le plus utile, plus utile que les objectifs à deux décimales publiés sur les réseaux.

    Les places qui listent la paire contribuent aussi à la lecture. Une cotation sur un carnet donné n’est pas le marché tout entier. Des écarts entre plateformes peuvent apparaître quand la liquidité se fragmente. La référence utilisée ici est la paire PI/USDT vue sur OKX via TradingView. D’autres carnets peuvent imprimer des plus hauts ou des plus bas légèrement différents. L’ordre de grandeur, lui, reste le même : sous huit centimes, semaine en baisse de l’ordre de 10 %.

    Comment lire les prochains jours sans se raconter d’histoire

    Une méthode simple suffit. Chaque clôture journalière se compare à trois lignes : 0,075 dollar, 0,080 dollar, 0,083 dollar. Au-dessus de la troisième, le très court terme respire. Entre la première et la deuxième, l’examen continue. Sous la première, la figure commentée le 5 octobre perd son soutien déclaré. Cette grille ne remplace pas une analyse de flux. Elle empêche de mélanger un objectif à 0,21 dollar avec une bougie qui n’a pas encore repris huit centimes.

    La semaine, elle, se compare à 0,08731 dollar, l’ouverture, et à 0,06030 dollar, la bande basse du moment. Une clôture hebdomadaire sous l’ouverture est déjà acquise dans la dynamique du 8 octobre si rien ne change. Une clôture hebdomadaire qui reconquiert 0,087 dollar changerait le ton, sans effacer le Supertrend. Il faut des unités de temps cohérentes : ne pas valider un retournement journalier avec une mèche horaire, ni invalider un soutien hebdomadaire avec une seule séance.

    Le calendrier du 13 et du 16 octobre peut servir de bornes, pas de prophéties. Avant le 13, observer si les discussions de nœuds produisent des incidents publics. Entre le 13 et le 16, observer si le prix tient sa bande. Après le 16, observer si le réseau principal digère le protocole 28 sans friction visible. Trois observations factuelles valent mieux qu’un récit unique qui voudrait que la mise à jour « sauve » ou « tue » le graphique.

    Grille de lecture pour la deuxième semaine d’octobre.

    • Tenue ou perte de 0,075 dollar en clôture, pas seulement en mèche.
    • Reconquête ou non de 0,0800 puis de 0,08300 dollar.
    • Distance restante jusqu’au Supertrend, repéré à 0,09267 dollar le 8 octobre.
    • Déroulement des jalons du 13 et du 16 octobre sur les nœuds et le réseau principal.

    Le poids des récits face au poids des clôtures

    Pi Network transporte un récit plus lourd que beaucoup d’altcoins de taille comparable. Des années de minage sur téléphone, une communauté nombreuse, des débats récurrents sur la cotation, la migration, la vérification d’identité. Ce récit ne disparaît pas parce qu’une bougie passe sous 0,080 dollar. Il ne le contredit pas non plus. Les récits expliquent pourquoi des gens regardent le graphique. Les clôtures expliquent ce que le graphique fait.

    En octobre 2026, le récit technique du projet parle de protocole 28, de transactions retardées, de mises à jour groupées de contrats, de centaines de milliers de dossiers de vérification et de migration. Le récit de marché parle de double creux, de Supertrend rouge, de MACD sous zéro, de bande basse à 0,06030 dollar. Les deux peuvent coexister. Le danger commence quand l’un est utilisé pour nier l’autre. Une amélioration de protocole n’efface pas un histogramme rouge. Un histogramme rouge n’annule pas une mise à jour menée à terme.

    Les lecteurs qui veulent un seul camp — « tout va casser » ou « le double creux est acquis » — seront déçus par les séances intermédiaires. Le marché peut très bien tenir 0,076 dollar pendant dix jours, rater le Supertrend, et laisser le protocole se déployer sans incident. Ce scénario gris est souvent le plus probable quand les catalyseurs sont réels mais modestes, et que la tendance de fond n’a pas tourné.

    Septembre comme précédent, pas comme modèle

    Le rapprochement vers 0,1000 dollar en septembre sert de précédent utile. Il montre que le jeton peut remonter de plusieurs dizaines de pourcents sans changer de régime hebdomadaire. Il montre aussi que cette remontée peut s’éteindre avant la ligne médiane des bandes. Utiliser septembre comme preuve qu’octobre « doit » rebondir serait une symétrie abusive. Utiliser septembre comme preuve que les rebonds s’arrêtent vers 0,090–0,100 dollar est plus fidèle aux faits récents.

    Les creux de juillet et d’août servent de l’autre précédent. Ils montrent que des acheteurs ont existé dans cette zone. Ils ne montrent pas leur taille restante. Un précédent de soutien est une hypothèse de liquidité, testée à chaque retour. Le retour d’octobre est ce test. Le résultat n’est pas encore écrit le 8 du mois, précisément parce que le prix est dans la zone et non sous elle.

    Entre ces deux précédents, le chemin du milieu consiste à traiter 0,080 dollar comme une frontière de travail. Au-dessus, septembre reste un analogue plausible. En dessous, les creux d’été deviennent le seul filet avant la bande hebdomadaire. Cette frontière est exactement celle que la séance du 8 octobre a franchie à la baisse, sans encore trancher le filet.

    Volatilité implicite d’un prix sous dix centimes

    Un jeton à 0,078 dollar a une volatilité optique élevée. Un mouvement de 0,004 dollar représente environ 5 %. Les commentaires qui parlent de « chute » ou de « explosion » pour des variations de cet ordre mélangent l’échelle absolue et l’échelle relative. Pour un portefeuille, le relatif compte. Pour la lisibilité médiatique, l’absolu rassure ou effraie à tort. Garder les deux échelles évite les titres qui dramatisent un centime et les analyses qui minimisent un pourcent à deux chiffres.

    Les bandes de Bollinger hebdomadaires encadrent cette volatilité. Entre 0,06030 et 0,14272 dollar, l’écart est large en pourcentage, étroit en dollars. Un détenteur qui pense en « je veux 0,20 dollar » raisonne hors de la bande haute actuelle. Ce n’est pas impossible sur plusieurs mois. Ce n’est pas le régime que les bandes décrivent pour les semaines en cours. Le régime en cours est un prix sous la médiane, avec une bande basse encore distante d’environ un cinquième.

    Cette distance d’un cinquième est à la fois un coussin et un avertissement. Coussin, parce que 0,06030 dollar n’est pas le prochain tick. Avertissement, parce qu’une tendance hebdomadaire sous la médiane peut combler un coussin de 23 % sans avoir besoin d’un choc extérieur. Les chocs, lorsqu’ils arrivent, ne font qu’accélérer un chemin déjà ouvert par la pente.

    Le rôle des frais, des soldes et de l’offre différée

    Le correctif annoncé pour 497 000 utilisateurs bloqués par des frais insuffisants mérite une lecture d’offre, pas seulement une lecture de support client. Tant que la migration est impossible, ces soldes sont hors marché. Quand elle devient possible, une fraction inconnue peut chercher une sortie. Sur un carnet fin, une fraction même modeste se voit. Le timing de ce correctif, s’il coïncide avec un prix sous 0,080 dollar, peut ajouter des vendeurs au moment où le soutien est le plus commenté.

    Les 417 000 utilisateurs avancés dans la vérification racontent une autre étape du même entonnoir. Vérifier n’est pas migrer. Migrer n’est pas vendre. Vendre n’est pas effondrer. La chaîne est longue. Elle est aussi réelle. Ignorer des centaines de milliers de dossiers au nom du « seul graphique » serait incomplet. Leur prêter un effet mécanique immédiat serait excessif. La position mesurée consiste à les compter parmi les facteurs d’offre différée, à surveiller quand le différé devient disponible.

    Pi Network a construit une partie de son identité sur cette base massive et encore partiellement en transit. C’est un avantage narratif quand le prix monte : « les utilisateurs arrivent ». C’est un risque narratif quand le prix baisse : « les utilisateurs vont vendre ». Les deux phrases sont des raccourcis. Les chiffres de septembre rappellent que le transit n’est pas terminé. Octobre en hérite.

    Indicateurs : ce qu’ils ne disent pas

    Le Supertrend ne connaît pas le protocole 28. Le MACD ne connaît pas les dossiers de migration. Les bandes de Bollinger ne connaissent pas la date du 16 octobre. Ces outils compressent le prix passé en une ligne. Ils sont utiles parce qu’ils sont bornés, et trompeurs si on leur demande une opinion sur le projet. Une opinion sur le projet demande d’autres sources : notes techniques, statut des nœuds, délais de migration, profondeur du carnet.

    Inversement, une note technique réussie ne renverse pas un Supertrend. Les deux familles d’information répondent à des questions différentes. « Le réseau se met-il à jour ? » n’est pas « le prix a-t-il repris sa résistance ? ». Les confondre produit les déceptions les plus coûteuses : acheter une mise à jour dans un momentum négatif, ou vendre une mise à jour alors que le soutien tient et que le momentum tourne.

    Le 8 octobre, la première question reste ouverte jusqu’au 16. La seconde a une réponse provisoire : non, le prix n’a pas repris sa résistance, et il a perdu 0,080 dollar. Provisoire, parce que quinze séances peuvent encore modifier le mois. Assez nette, cependant, pour que le fardeau de la preuve soit du côté des acheteurs.

    Une comparaison interne, sans mirage de grands jetons

    Comparer Pi Network à bitcoin pendant cette séquence apprend peu. Les régimes de liquidité ne sont pas les mêmes, les calendriers non plus, les bases d’acheteurs non plus. Une comparaison plus utile est interne : octobre contre septembre, octobre contre les creux d’été, unité journalière contre unité hebdomadaire. Cette comparaison interne dit que septembre a échoué sous 0,100 dollar, que l’été a défendu une bande proche de l’actuelle, et que le hebdomadaire n’a pas retrouvé sa médiane.

    Elle dit aussi que la baisse hebdomadaire d’environ 10 % n’est pas un événement extrême pour ce jeton, mais qu’elle arrive au mauvais endroit : sur le bord du soutien commenté. Une baisse de 10 % au milieu d’un range est du bruit. Une baisse de 10 % qui livre le prix à l’intérieur d’une zone de double creux est une information. L’emplacement fait la différence, pas seulement l’amplitude.

    C’est le sens de l’alarme. Non pas que le mois soit déjà perdu. Mais que l’endroit où le mois se joue est étroit, déjà visité, et surplombé par des résistances qui n’ont pas cédé en septembre. Les alarmes utiles sont celles qui désignent un endroit, pas celles qui annoncent une fatalité.

    Scénarios chiffrés, sans les habiller en certitudes

    Scénario de tenue. Le cours défend 0,075 dollar, reprend 0,080 dollar, puis 0,083 dollar, et stabilise au-dessus de la bande. Le MACD cesse de se creuser. Le Supertrend reste rouge encore un temps. Octobre finit tendu mais sans invalidation. La mise à jour du 16 octobre se déroule sans incident majeur. Le double creux survit comme hypothèse, toujours non confirmée. C’est le scénario le moins spectaculaire, et il reste compatible avec tous les faits du 8 octobre.

    Scénario de reprise partielle. Après la tenue, le prix vise 0,090–0,093 dollar et teste le Supertrend. Échec ou réussite, cette zone redevient le débat, comme en septembre. Une réussite ouvrirait la discussion vers 0,100–0,101 dollar. Elle n’ouvrirait pas encore 0,14 dollar. Il manquerait la ligne de cou et le suivi. Beaucoup de lectures trop rapides sautent cette étape. Le graphique, lui, ne la saute pas.

    Scénario de rupture. Une clôture sous 0,075 dollar, puis une incapacité à réintégrer la bande, déplace l’attention vers 0,06030 dollar comme référence, non comme obligation. Le double creux est alors affaibli au sens où son auteur l’avait cadré. Le protocole 28 peut très bien réussir dans ce scénario : la réussite technique et la rupture de support ne s’excluent pas. Elles se juxtaposent, et le prix arbitre.

    Scénario de cassure avortée. Le prix pique sous 0,075 dollar, déclenche des stops, et réintègre 0,080 dollar dans la foulée. La figure reste vivante, voire renforcée si le volume de rachat est visible. Ce scénario est fréquent sur les zones trop commentées. Il suppose des acheteurs prêts à défendre, ce que juillet et août suggèrent sans le garantir. Le plus bas à 0,07713 dollar est un début de visite, pas encore ce scénario.

    Ce que les objectifs 0,14 et 0,21 exigent encore

    L’objectif proche de 0,14 dollar suppose une sortie au-dessus de 0,105–0,110 dollar, puis un report d’amplitude à peu près égal à la hauteur de la figure. C’est la logique scolaire du double creux. Elle ne s’applique pas à un prix qui teste encore le plancher. L’objectif 0,21–0,22 dollar suppose en plus une extension, un marché qui accepte de payer bien au-delà de la bande haute hebdomadaire actuelle. Rien dans la séance du 8 octobre ne prépare ce paiement.

    Ces chiffres gardent une utilité : ils montrent le potentiel conditionnel, et donc le coût de l’erreur si l’on les traite comme proches. Acheter 0,078 dollar « pour 0,21 dollar » sans plan si 0,075 dollar cède, c’est confondre une option lointaine et une position. La différence se paie quand la bande basse hebdomadaire cesse d’être théorique.

    Une façon plus sobre de les ranger consiste à les attacher à des déclencheurs écrits à l’avance. Pas de discussion de 0,14 dollar sans clôtures au-dessus de 0,110 dollar. Pas de discussion de 0,21 dollar sans acceptance au-dessus de la bande haute, qui évoluera d’ici là. Cette discipline n’enlève rien au projet. Elle enlève le flou entre le test de soutien et le rêve de retournement.

    Le 13 octobre, une date de nœuds plus que de prix

    La date limite de mise à jour des nœuds, fixée au 13 octobre, intéresse d’abord les opérateurs d’infrastructure. Un nœud non à jour peut décrocher, ralentir la propagation, ou créer des écarts de vision sur l’état du réseau. Pour le prix, l’effet passe par la perception de fiabilité. Si la communauté technique signale une adoption large avant l’échéance, le sujet sort du risque. Si une part notable traîne, le 16 octobre démarre avec un doute.

    Le contenu annoncé — meilleur traitement des données de transactions retardées, mises à jour plus sûres de groupes de contrats et de données applicatives — répond à des besoins de réseaux qui grandissent par à-coups. Les transactions retardées sont précisément le genre de friction qui énerve les utilisateurs au moment où on leur demande de migrer. Améliorer ce point est cohérent avec les chantiers de vérification. Le lien avec le cours reste indirect, mais il n’est pas imaginaire : moins de friction, c’est parfois moins de vente de dépit, parfois plus de vente tout court parce que l’opération devient possible.

    Le 16 octobre, journée prévue pour le réseau principal, sera lu à travers ce prisme. Une journée sans file anormale sera une non-nouvelle, et les non-nouvelles laissent le graphique décider. Une journée avec incidents remettra le protocole au centre, et le support technique devra tenir en même temps qu’un sujet opérationnel. Les marchés étroits détestent les coïncidences de stress.

    Psychologie de seuil : pourquoi 0,0800 concentre les ordres

    Les seuils ronds concentrent les ordres parce que les humains les utilisent pour décider. Vendre « si on perd 0,08 », acheter « si on reprend 0,08 » : ces phrases produisent de la liquidité au même endroit. Le 8 octobre, cette liquidité a été traversée. Le cours a coté en dessous. Cela ne veut pas dire que tous les ordres ont été exécutés. Cela veut dire que le niveau n’a pas tenu comme plafond de la baisse du jour.

    Après un passage, le seuil change de fonction. Ancien plancher informel, il devient résistance informelle. Revenir au-dessus demande souvent plus d’effort que de l’avoir perdu, parce que les vendeurs qui ont raté la sortie s’en servent pour alléger. C’est une des raisons pour lesquelles 0,0800 dollar, désormais au-dessus du prix, importe autant que 0,075 dollar, encore en dessous. L’un est à reprendre. L’autre est à ne pas perdre.

    Entre les deux, 0,07713 dollar est le souvenir de la séance. S’il est retesté et tient, les acheteurs de courte terme gagnent un argument. S’il est enfoncé sans rachat, la bande se réduit à son bord inférieur. Ces micro-niveaux n’intéressent pas le récit de long terme du projet. Ils intéressent quiconque regarde octobre comme un mois, et non comme une thèse.

    Une lecture honnête du mot « alarme »

    Dire que les graphiques sonnent l’alarme ne veut pas dire annoncer un effondrement. Cela veut dire que plusieurs outils indépendants — prix sous un seuil rond, Supertrend overhead, MACD négatif, médiane hebdomadaire loin au-dessus, soutien de figure en cours de test — pointent vers la prudence plutôt que vers l’anticipation d’un retournement acquis. L’alarme est un état. Elle s’éteint si 0,080 dollar est repris et si 0,093 dollar cède. Elle s’aggrave si 0,075 dollar cède.

    Octobre peut donc « empirer » sans krach, par simple prolongation de l’état actuel. Il peut aussi s’apaiser sans rallye, par une stabilisation dans la bande. Les deux issues déçoivent les titres les plus tranchés. Elles sont pourtant les plus compatibles avec un jeton qui consolide sous sa médiane hebdomadaire depuis un moment, et qui approche une mise à jour de protocole sans l’avoir encore livrée.

    Le pire service à rendre au lecteur serait de transformer 0,06030 dollar en destin ou 0,21 dollar en rendez-vous. Ni l’un ni l’autre n’est inscrit dans la séance du 8 octobre. Ce qui est inscrit, c’est un prix à 0,0785 dollar, une semaine à moins 10 %, un soutien commenté qui est désormais le terrain de jeu, et deux dates, le 13 et le 16, qui tomberont quoi qu’il arrive sur ce terrain.

    Ce que l’on surveillera après la mise à jour

    Une fois le 16 octobre passé, la question technique changera de nature. On ne demandera plus si la mise à jour est annoncée, mais si elle est absorbée. Transactions en retard : diminuent-elles ? Mises à jour de contrats groupées : produisent-elles des erreurs visibles ? Nœuds : quelle part a suivi le calendrier du 13 ? Ces questions sont binaires ou presque. Elles se répondent par l’observation, pas par le graphique.

    Le graphique, lui, aura ses propres réponses. Si le soutien a tenu pendant la fenêtre, le double creux gagne du temps. S’il a cédé pendant la fenêtre, la mise à jour aura eu lieu dans un régime de prix plus bas, et les objectifs conditionnels s’éloigneront d’autant. La coïncidence des calendriers est le vrai sujet d’octobre, plus que chaque calendrier pris seul.

    Les dossiers de migration débloqués ajouteront une troisième réponse, plus lente. On ne verra pas 497 000 utilisateurs agir le même jour. On pourra voir, sur plusieurs séances, si l’offre augmente quand les frais cessent de bloquer. Cette lenteur est une raison de ne pas surinterpréter la première bougie après le correctif, et de ne pas l’ignorer non plus si elle s’aligne avec une perte de 0,075 dollar.

    Synthèse pour qui suit le jeton sans vivre dans le carnet

    Le cours de Pi Network a quitté 0,0800 dollar par le bas le 8 octobre 2026, autour de 0,0785 dollar, après une semaine en repli d’environ 10 %. Le double creux évoqué le 5 octobre est entré dans sa zone de soutien, entre 0,075 et 0,080 dollar, sans avoir validé sa ligne de cou. Le Supertrend journalier reste au-dessus, vers 0,09267 dollar. Le MACD reste négatif. Les bandes hebdomadaires laissent le milieu près de 0,10151 dollar et le bas près de 0,06030 dollar. Le protocole 28 a une échéance de nœuds le 13 octobre et une étape de réseau principal le 16. Des centaines de milliers de dossiers de vérification et de migration restent dans le décor.

    Rien dans cet ensemble n’oblige octobre à empirer. Tout dans cet ensemble empêche de le traiter comme un mois déjà stabilisé. La tenue de 0,075 dollar préserverait l’hypothèse. Sa perte l’affaiblirait et rapprocherait la bande basse hebdomadaire du champ de vision. La reprise de 0,080 dollar, puis de 0,093 dollar, serait le premier démenti sérieux de l’alarme. Entre les deux, le mois a encore des séances, et ces séances vaudront plus que les objectifs écrits trop tôt.

    Les graphiques n’annoncent pas l’avenir d’un réseau. Ils annoncent l’état d’un prix. Le 8 octobre, cet état est celui d’un test, pas d’une confirmation, ni haussière ni baissière. Octobre peut encore tenir. Il peut aussi, sans drama inutile, rendre le soutien un peu plus mince chaque jour. C’est cette minceur, plus que n’importe quel titre, qui justifie de regarder les clôtures jusqu’au 16, et un peu après.

    Cet article décrit des niveaux observés et des annonces publiques. Il ne constitue pas un conseil d’investissement, ni une invitation à acheter ou à vendre. Les indicateurs se recalculent, les carnets changent, et les dates de protocole peuvent glisser. La seule discipline qui survit à ces glissements reste la même : séparer le soutien à défendre, la résistance à reprendre, et les objectifs qui n’existent pas tant que la ligne de cou n’a pas été franchie.

    bandes Bollinger cours PI double creux protocole 28 Supertrend journalier
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    Steven Soarez
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