Close Menu
    What's Hot

    FedNow Prépare Le Support Transfrontalier Bancaire

    24/09/2026

    Marchés Prédictifs Visent 10 000 Milliards En 2035

    24/09/2026

    Marchés Prédictifs : Audience Exigée Par Onze Sénateurs

    23/09/2026
    InfoCrypto.fr
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    InfoCrypto.fr
    Accueil»Analyses»Marchés Prédictifs Visent 10 000 Milliards En 2035
    Analyses

    Marchés Prédictifs Visent 10 000 Milliards En 2035

    Steven SoarezDe Steven Soarez24/09/2026Aucun commentaire17 Mins de Lecture
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Et si le prochain géant de la finance n’était ni une bourse classique, ni un bookmaker, ni même un exchange crypto au sens habituel du terme ? Une étude relayée cette semaine avance un chiffre qui a de quoi faire tousser : les marchés prédictifs pourraient atteindre 10 000 milliards de dollars de volumes annuels en 2035. Pas un slogan marketing. Une projection d’équipe, menée par Gautam Chhugani chez Bernstein, qui part d’environ 410 milliards attendus dès 2026. Derrière le titre tapageur se cache une bascule plus intéressante encore. Le sport, longtemps roi de ces plateformes, céderait progressivement la première place aux contrats liés aux actifs financiers. Bitcoin, actions, matières premières, indicateurs d’entreprise : le pari n’est plus seulement un divertissement. Il devient un instrument de prix du risque.

    Une projection à 10 000 milliards qui change la nature du jeu

    Le mouvement n’est pas né cette année. Il s’est simplement accéléré. En 2025, l’ensemble du secteur tournait encore autour de 50 milliards de dollars échangés. À la fin août 2026, on approchait déjà les 300 milliards. Kalshi concentrait près de 60 % de cette activité, contre 35 % un an plus tôt. Polymarket restait le visage le plus visible à l’international, avec une mécanique on-chain en USDC sur Polygon. Deux modèles, deux cultures, un même format de base : le contrat binaire.

    Dans ce format, l’acheteur reçoit généralement un dollar si l’événement se réalise, et rien dans le cas contraire. Un contrat coté 0,70 dollar traduit une probabilité implicite de 70 %. Simple à comprendre, facile à coter, redoutable à scaler. C’est précisément cette simplicité qui permet d’empiler des marchés sur la politique, le sport, la météo, les indicateurs macro et désormais le prix du bitcoin à quinze minutes.

    Les actifs financiers représenteraient alors 49 % des échanges, contre 12 % en 2025. La part du sport reculerait de 61 % à 38 %, mais ses volumes seraient malgré tout multipliés par plus de cent en valeur absolue.

    Lecture des scénarios Bernstein

    La croissance moyenne retenue par l’équipe tourne autour de 70 % par an. Ce rythme paraît extravagant jusqu’à ce que l’on replace le dénominateur. Bernstein part d’un marché adressable de transactions financières d’environ 700 000 milliards de dollars en 2025, puis 900 000 milliards en 2035. Une pénétration de seulement 0,5 % sur ce bassin donnerait déjà près de 4 700 milliards de volumes annuels pour les seuls contrats liés aux actifs financiers. Le reste du chemin vers 10 000 milliards viendrait du sport, de la politique, des événements divers et de la crypto elle-même.

    Ce que change vraiment le contrat de quinze minutes

    Le détail le plus sous-estimé de 2026 n’est pas l’élection, ni même le Super Bowl. C’est la granularité. Des contrats de très courte durée permettent désormais de parier toutes les quinze minutes sur la direction du cours du bitcoin. Ce n’est plus un marché d’opinion sur un événement lointain. C’est un carnet d’ordres de micro-horizon, collé au flux spot.

    Sur Kalshi, la part de la crypto est passée de moins de 5 % des volumes en janvier à environ 20 % en août. Les matières premières ont suivi une courbe encore plus brutale : moins de 2 millions de dollars échangés en 2025, près de 590 millions depuis le début de 2026, dont 410 millions sur le seul mois d’août. Quand un marché passe de l’anecdote au flux, les market makers arrivent, les spreads se resserrent, et le produit commence à ressembler à un dérivé.

    Ce que les chiffres disent déjà, sans attendre 2035.

    • Environ 410 milliards de volumes attendus en 2026 pour l’ensemble du secteur.
    • Près de 300 milliards déjà observés à fin août 2026, contre 50 milliards en 2025.
    • Kalshi autour de 60 % de l’activité récente, contre 35 % un an plus tôt.
    • Crypto à environ 20 % des volumes de Kalshi et 21 % de ceux de Polymarket.
    • Matières premières : 410 millions de dollars échangés en août 2026 sur Kalshi.

    Cette bascule a une conséquence psychologique. L’utilisateur n’arrive plus seulement pour “avoir raison sur Trump” ou “prendre le Real”. Il vient chercher une exposition courte, lisible, parfois plus simple qu’un future perpétuel. Le contrat binaire ne remplace pas le dérivé classique. Il le traduit dans un langage que le grand public comprend immédiatement : une cote, une issue, un dollar.

    Kalshi, Polymarket et la guerre des modèles

    Kalshi a choisi la voie réglementée. La plateforme opère comme marché sous supervision de la CFTC, le régulateur américain des produits dérivés. Cet ancrage fédéral lui a permis d’absorber une part croissante des flux, surtout dès que les contrats quittent le terrain du spectacle pour celui de la finance. Polymarket conserve un autre visage. Sur sa plateforme internationale, les contrats sportifs représentaient environ 52 % des volumes depuis janvier, contre 39 % en 2025. La politique est passée de 32 % à 22 %. La crypto gravitait autour de 21 %.

    Deux lectures possibles. Première lecture : Polymarket reste le théâtre de l’attention, celui où l’on vient commenter une élection ou un match. Seconde lecture : même là, la crypto a déjà rattrapé la politique. Le centre de gravité se déplace. Ce n’est plus uniquement un baromètre social. C’est un marché de flux.

    La différence de rails n’est pas cosmétique. Polymarket règle encore en USDC sur Polygon. Kalshi s’inscrit dans un cadre de chambre de compensation et de surveillance des dérivés. L’un parle au monde crypto-natif. L’autre parle aux institutions qui exigent un superviseur identifiable. À 300 milliards de volumes cumulés sur quelques mois, cette dualité n’est plus une curiosité. Elle devient une architecture de marché.

    Le sport reste énorme, mais il empoisonne le dossier juridique

    Le paradoxe du sport est cruel. Sa part relative baisserait de 61 % à 38 % dans le scénario 2035, tout en multipliant ses volumes par plus de cent. Autrement dit, le sport ne disparaît pas. Il devient un océan plus grand, simplement moins dominant face à la finance. Or c’est précisément ce segment qui nourrit le conflit américain le plus durable.

    Kalshi considère ses contrats sportifs comme des produits dérivés relevant de la compétence fédérale de la CFTC. Plusieurs États les assimilent à des paris sportifs soumis à leurs propres licences. Les décisions rendues jusqu’ici divergent selon les juridictions. Bernstein n’attend pas de clarification définitive avant 2027 ou 2028. En attendant, le brouillard juridique pèse davantage sur le football et le basket que sur un contrat “bitcoin up or down”.

    Les contrats liés au bitcoin, aux actions ou aux matières premières sont moins exposés à ce conflit avec les autorités étatiques chargées des jeux. Ils restent néanmoins soumis au cadre fédéral des produits dérivés.

    Logique réglementaire du dossier américain

    Ce point explique une partie de la stratégie observée en 2026. Plus une plateforme pousse les contrats financiers, plus elle s’éloigne du champ de mines des licences sportives locales. Plus elle reste accrochée au score du dimanche soir, plus elle s’expose à une mosaïque d’États, de procureurs et de régulateurs du jeu. Le sport reste un moteur d’acquisition. La finance devient un moteur de survie.

    Bitcoin n’est plus un thème parmi d’autres

    Dire que la crypto “monte” sur ces plateformes est trop faible. Elle change la temporalité du produit. Un marché politique se dénoue en novembre. Un marché sportif se dénoue le soir même. Un marché bitcoin de quinze minutes se dénoue en continu, jour et nuit, week-end compris. Cette récurrence fabrique de la liquidité. La liquidité attire les professionnels. Les professionnels resserrent les prix. Les prix plus serrés attirent encore plus de flux.

    Il ne s’agit pas seulement de parier sur un halving ou sur un ETF. Il s’agit de transformer la volatilité quotidienne en une série de questions binaires. Hausse ou baisse. Au-dessus ou en dessous d’un seuil. Avant ou après une publication. Le bitcoin, par sa volatilité et sa cotation permanente, est un carburant presque trop parfait pour ce format.

    On comprend alors pourquoi Bernstein insiste sur les actifs financiers comme futur centre de gravité. Le bitcoin a ouvert la porte. Les actions et les matières premières s’engouffrent derrière. Une fois que l’utilisateur a compris qu’il peut exprimer une vue courte sans ouvrir un compte futures complexe, le réflexe se généralise.

    Des contrats d’entreprise plus fins que l’action elle-même

    L’une des pistes les plus stimulantes de l’étude n’est pas le volume global. C’est la granularité corporative. Les équipes de Bernstein envisagent des contrats centrés sur un indicateur précis d’une entreprise : livraisons de véhicules, nombre d’abonnés, volumes de production. Le trader ne miserait plus directement sur l’action. Il miserait sur la publication d’une donnée opérationnelle.

    Cette idée paraît anecdotique. Elle ne l’est pas. Une action agrège trop de choses à la fois : taux, multiple, guidance, rumeur, buybacks, géopolitique. Un contrat sur les livraisons isole une variable. Pour un hedge fund, c’est un outil d’expression. Pour un employé du secteur, c’est parfois une information mieux comprise que le PER. Pour la plateforme, c’est une nouvelle famille de marchés, indéfiniment reproductible.

    Imaginez une saison de publications. Chaque trimestre, chaque vertical, chaque métrique devient un sous-jacent. Le marché prédictif n’est plus seulement un livre ouvert sur le monde. Il devient un livre ouvert sur le reporting des entreprises. À ce stade, la frontière avec le dérivé événementiel traditionnel s’amincit jusqu’à presque disparaître.

    Pourquoi 0,5 % du marché financier suffirait à tout changer

    Les 10 000 milliards impressionnent. Le 0,5 % devrait impressionner davantage. Parce qu’il dit que la thèse n’a pas besoin d’un raz-de-marée culturel. Elle a besoin d’une fuite lente de flux depuis les salles de marché vers des contrats plus simples. Une part minuscule d’un océan déjà titanesque.

    700 000 milliards de transactions financières en 2025. 900 000 milliards en 2035. Ces ordres de grandeur englobent bien plus que les actions de détail. Ils parlent de la circulation permanente du risque. Si une fraction de cette circulation trouve plus commode de s’exprimer en oui/non qu’en delta/gamma, le volume suit. Ce n’est pas de la magie. C’est de l’interface.

    La mécanique derrière le scénario Bernstein.

    • Un marché adressable financier de 700 000 à 900 000 milliards de dollars.
    • Une hypothèse de pénétration très faible, autour de 0,5 %.
    • Près de 4 700 milliards de volumes potentiels rien que sur les actifs financiers.
    • Le sport et la politique restent massifs en valeur absolue, même s’ils perdent en part relative.
    • Une croissance annuelle moyenne proche de 70 % jusqu’en 2035.

    On peut contester le rythme. On peut juger 70 % par an trop linéaire, trop lisse, trop indifférent aux crises. On ne peut pas écarter l’idée que le format binaire a trouvé un product-market fit plus large que le cercle des geeks politiques. 2026 a déjà fourni la preuve de concept : crypto et matières premières ont cessé d’être des niches décoratives.

    La politique recule en part, pas en influence

    Sur Polymarket, la politique est passée de 32 % à 22 % des volumes depuis janvier. Ce recul relatif ne signifie pas que les élections cessent d’intéresser. Il signifie que d’autres verticales ont grandi plus vite. Un marché politique reste un objet médiatique extraordinaire. Il crée des récits, des captures d’écran, des débats sans fin. Mais un marché politique est rare. Un marché bitcoin de quinze minutes est fréquent.

    La rareté nourrit le prestige. La fréquence nourrit le volume. Les plateformes qui veulent durer devront tenir les deux. Garder l’événement qui fait la une. Industrialiser le contrat qui tourne toute la journée. C’est exactement le basculement décrit par Bernstein : moins de dépendance au calendrier électoral, plus de dépendance au calendrier financier.

    Ce que les traders voient, et ce que les régulateurs redoutent

    Du point de vue du trader, le marché prédictif offre trois choses. Une probabilité lisible. Une perte maximale connue. Une question clairement formulée. Du point de vue du régulateur, il offre trois risques. La confusion avec le jeu. La manipulation d’événements. L’ouverture trop large au public non professionnel.

    Aux États-Unis, cette tension est déjà concrète. Dérivé fédéral ou pari d’État ? La réponse change tout : fiscalité, publicité, accès, intermédiation, obligations de connaissance client. Tant que le sport reste au cœur du récit, le dossier sent le casino. Dès que le bitcoin, le cuivre ou les livraisons d’une entreprise deviennent le centre, le dossier sent davantage la salle des marchés.

    D’où l’intérêt stratégique des verticales financières. Elles ne sont pas seulement plus scalables. Elles sont plus défendables. Un contrat sur la direction du bitcoin ressemble moins à un ticket de PMU qu’un contrat sur le vainqueur d’un match. La sémantique compte. En régulation, la sémantique est souvent le champ de bataille entier.

    Une lecture plus froide des 10 000 milliards

    Il faut résister à deux tentations. La première consiste à prendre le chiffre comme une prophétie. La seconde consiste à le moquer parce qu’il est rond et spectaculaire. Un scénario à dix ans n’est pas un cours de clôture. C’est une carte des forces. Ici, les forces sont claires : format simple, appétit pour le risque express, explosion des sous-jacents crypto et commodity, recherche d’un statut de dérivé plutôt que de jeu.

    Les obstacles le sont aussi. Clarification juridique tardive. Risque de fragmentation géographique. Fatigue de l’utilisateur si trop de marchés deviennent du bruit. Qualité de l’oracle et de la résolution. Tentation de multiplier les contrats au point de diluer la liquidité. Un marché prédictif sans liquidité n’est qu’un sondage payant.

    La vraie question n’est donc pas “10 000 milliards, vrai ou faux ?”. Elle est : quelle part de la découverte des prix basculera vers des questions binaires ? Si la réponse est “une part petite mais persistante”, le secteur n’a pas besoin d’être le nouvel Empire State Building de la finance. Il lui suffit de devenir une couche d’expression du risque, collée à tout le reste.

    Comment le bitcoin sert de cheval de Troie

    Le bitcoin a un avantage que le sport n’aura jamais : il ne dépend pas d’une fédération, d’une saison, ni d’une commission d’État du jeu. Il a un autre avantage que la politique n’aura jamais : il produit un tick presque sans interruption. Enfin, il parle déjà la langue des plateformes crypto, des stablecoins, des wallets, des market makers on-chain.

    C’est pourquoi sa montée à 20 % des volumes chez Kalshi et 21 % chez Polymarket n’est pas un épiphénomène de bull market. C’est une démonstration d’architecture. Quand le sous-jacent est mondial, liquide et controversé, le contrat binaire trouve immédiatement un public. Le pétrole, l’or, certains indices peuvent emprunter le même chemin. Les actions individuelles viendront ensuite, plus lentement, plus surveillées.

    On touche là au cœur du récit. Les marchés prédictifs n’ont pas “découvert” le bitcoin. Ils ont trouvé en lui le premier actif capable de les faire sortir du salon politique sans les enfermer dans le stade.

    Ce que cela change pour l’investisseur crypto

    Pour un investisseur bitcoin, ces plateformes ne sont pas qu’un casino parallèle. Elles deviennent un thermomètre d’opinion à très court terme, parfois plus réactif qu’un funding rate. Elles offrent aussi un outil de couverture primitive : exprimer une vue directionnelle sans toucher au spot. Elles créent enfin un nouveau lieu de formation des anticipations, visible par tous.

    Attention toutefois à la confusion des genres. Un contrat à 0,70 n’est pas une vérité. C’est un prix. Il agrège des paris, des couvertures, du divertissement, de l’information privée, du bruit. Traiter cette cote comme un oracle infaillible serait aussi naïf que d’ignorer complètement sa capacité à condenser une foule.

    Le bon usage ressemble à celui d’un carnet d’ordres supplémentaire. On le consulte. On le compare au marché classique. On y cherche les divergences. On n’y voit pas une machine à certitudes.

    Le risque d’une finance devenue trop ludique

    Plus le produit est simple, plus il attire des flux qui n’ont rien d’institutionnel. C’est une force commerciale. C’est aussi une fragilité sociale. Si le grand public traite un contrat sur les livraisons d’une entreprise comme un ticket de loto, le régulateur reviendra avec de plus gros sabots. Si les plateformes n’éduquent pas, le succès de 2026 préparera la correction politique de 2028.

    Il existe une ligne mince entre démocratiser l’accès au risque et gamifier la perte. Les meilleures salles le savent. Les moins bonnes le découvriront. Dans un secteur qui vise des milliers de milliards, la qualité de la conception des marchés vaudra autant que le marketing de l’accroche.

    Une industrie qui n’a plus besoin d’attendre la prochaine élection

    Le récit ancien des marchés prédictifs tenait en une phrase : on vient pour savoir qui gagne. Le récit nouveau tient en une autre : on vient pour mettre un prix sur presque tout ce qui peut se résoudre. Élection, match, météo, publication, breakout du bitcoin, livraisons, décision de banque centrale. La liste n’a pas de fin naturelle.

    C’est précisément ce qui rend le chiffre de Bernstein à la fois spectaculaire et cohérent. Pas parce que tout le monde se mettrait soudain à parier. Parce qu’une interface unique peut absorber des familles de risque très différentes, à condition que la résolution soit nette et la liquidité au rendez-vous.

    Kalshi montre qu’un cadre régulé peut capter la majorité des flux dès que le produit s’institutionnalise. Polymarket montre qu’une base internationale et crypto-native reste puissante dès que l’attention mondiale se polarise. Entre les deux, le secteur n’a plus l’allure d’un jouet de cycle électoral. Il a l’allure d’une couche de marché en construction.

    Ce qu’il faudra surveiller d’ici 2027 et 2028

    Trois horloges tournent en même temps. La première est juridique : sport contre dérivé, États contre CFTC. La deuxième est produit : capacité à créer des contrats financiers assez liquides pour convaincre au-delà des early adopters. La troisième est culturelle : acceptation du fait qu’une cote publique puisse devenir un outil banal de gestion du risque.

    • Le sort des contrats sportifs américains, encore ballottés entre licences locales et cadre fédéral.
    • La part persistante de la crypto après les phases de forte volatilité, pas seulement pendant.
    • L’émergence de marchés d’indicateurs d’entreprise, plus fins que le simple sous-jacent action.
    • La concentration autour de Kalshi et la capacité de Polymarket à conserver une identité distincte.
    • La qualité de résolution des événements, sans laquelle aucun volume durable n’existe.

    Si ces cinq points avancent dans le même sens, le scénario de croissance rapide cesse d’être une affiche. Il devient une trajectoire. S’ils divergent, le secteur peut rester immense sans jamais atteindre le mythe des 10 000 milliards. Dans les deux cas, 2026 aura déjà marqué un avant et un après : le moment où le sport a cessé d’être l’unique moteur, et où le bitcoin a cessé d’être un simple thème de conversation.

    Une conclusion provisoire, donc plus honnête

    Les marchés prédictifs ne sont pas en train de “remplacer” la Bourse. Ils sont en train de proposer une autre grammaire pour dire la même chose : ceci a X chances d’arriver, et je suis prêt à payer ce prix pour le porter. Cette grammaire séduit parce qu’elle est brutale, courte, visuelle. Elle séduit aussi parce qu’elle s’adapte aussi bien à une présidentielle qu’à un chandelier de quinze minutes sur bitcoin.

    Bernstein a jeté un chiffre énorme au milieu de la pièce. Le plus intéressant n’est pas le zéro qui s’aligne. C’est la composition du gâteau. Moins de sport en part relative. Beaucoup plus de finance. Une crypto déjà installée autour d’un cinquième des volumes sur les deux grandes places. Une régulation américaine qui traîne derrière la réalité des flux. Une industrie qui, pour la première fois, n’a plus besoin d’attendre le prochain scrutin pour exister.

    Le pari n’est plus seulement sur le ballon rond. Il n’est plus seulement sur le bulletin de vote. Il porte désormais sur une hypothèse plus vaste : et si une partie du risque mondial préférait s’écrire en oui ou non ? Si cette hypothèse est seulement à moitié juste, le secteur n’aura pas besoin de convaincre toute la planète. Il lui suffira de rester collé au bitcoin, aux matières premières et aux données d’entreprise. Le reste, les volumes s’en chargeront.

    contrats binaires marchés prédictifs Prévisions Bernstein régulation CFTC volumes Kalshi
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Steven Soarez
    • Website

    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

    D'autres Articles

    Marchés Prédictifs : Audience Exigée Par Onze Sénateurs

    23/09/2026

    Bitcoin Tient 85 000 $ : Le Test Décisif Du Marché Haussier

    23/09/2026

    Bitcoin Teste Le Support Supertrend Pres De 83600 Dollars

    23/09/2026

    Dogecoin Tient Le Seuil De 0,10 Dollar Après Rallye

    23/09/2026
    Ajouter un Commentaire
    Laisser une réponse Cancel Reply

    Sujets Populaires

    Airsoft 950 Millions : L Arnaque Qui Inspire La Crypto

    17/09/2026

    Ethereum : Objectif 3200$ malgré la résistance

    10/07/2024

    Tom Lee Prévoit Douze Mois Haussiers Pour La Crypto

    17/09/2026
    Advertisement

    Restez à la pointe de l'actualité crypto avec nos analyses et mises à jour quotidiennes. Découvrez les dernières tendances et évolutions du monde des cryptomonnaies !

    Facebook X (Twitter)
    Derniers Sujets

    FedNow Prépare Le Support Transfrontalier Bancaire

    24/09/2026

    Marchés Prédictifs Visent 10 000 Milliards En 2035

    24/09/2026

    Marchés Prédictifs : Audience Exigée Par Onze Sénateurs

    23/09/2026
    Liens Utiles
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    • Nous Contacter
    © 2026 InfoCrypto.fr - Tous Droits Réservés

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Echap pour annuler.