Quand un investisseur aussi visible que Jason Calacanis qualifie d’un seul trait tout un pan du marché de giant scam, le message ne passe pas inaperçu. Ce 27 septembre 2026, l’homme d’affaires a martelé qu’il n’avait rien à voir avec les meme coins, qu’il n’en lancerait jamais, et qu’il ne demanderait jamais en privé d’acheter, de vendre ou d’échanger un actif. Derrière la formule brutale, il y a une mise en garde contre l’usurpation d’identité, les jetons créés à la va-vite sous un nom célèbre, et une industrie où l’attention vaut parfois plus qu’un bilan. Le secteur des memecoins pèse encore des dizaines de milliards de dollars. La contradiction est là, nette, et elle mérite d’être déroulée sans slogans.
Ce Que Révèle La Sortie De Calacanis
Le propos n’est pas une analyse technique d’un protocole. C’est une prise de position publique, datée, formulée pour fermer une porte. Calacanis a précisé qu’il suivait parfois Bitcoin et le jeton TAO de Bittensor, et rien d’autre dans la galaxie des tokens humoristiques. Il a ajouté que si des opérateurs de projets lui envoyaient des fonds sur des comptes qu’il contrôle, cet argent irait à une bonne cause. Aucun projet nommé. Aucune preuve, dans son message, qu’un jeton à son nom circulait déjà. Juste une ligne rouge tracée avant que le malentendu ne s’installe.
Cette manière de parler n’est pas anodine. Depuis des mois, des comptes piratés, des images volées et des homonymes numériques ont servi à pousser des jetons éphémères. Les traders cliquent vite. Les courbes s’envolent. Puis le tapis se dérobe. Calacanis a choisi de parler avant d’être collé à une étiquette qu’il refuse.
Une déclaration datée et volontairement sèche
Le 27 septembre, le message circule. La formulation est volontairement définitive. I have nothing to do with any meme coins and never will, a-t-il écrit, avant de traduire l’idée dans un registre plus large : les memecoins seraient une vaste arnaque. Ce n’est pas un jugement judiciaire. C’est une opinion d’investisseur, assortie d’une consigne pratique : méfiez-vous de tout message privé qui prétend venir de lui pour vous faire trader.
Je n’ai rien à voir avec aucun memecoin et je n’en aurai jamais. Je m’intéresse à Bitcoin et à Bittensor. Les memecoins sont une vaste arnaque, et si leurs opérateurs parviennent à envoyer de l’argent sur mes comptes, je le donnerai à une bonne cause.
Jason Calacanis
Le ton sert deux objectifs. Le premier est réputationnel : éviter qu’un jeton portant son nom soit lu comme un produit sponsorisé. Le second est pédagogique, même s’il est rude : rappeler qu’un influenceur, un investisseur ou une marque n’est pas nécessairement derrière le ticker qui lui ressemble.
Ce qu’il dit aimer, et ce qu’il refuse
Calacanis se décrit comme un fan de Bitcoin et de TAO. Il discute parfois de ces deux projets en public. Il refuse en bloc la catégorie des tokens nés d’un mème, d’une blague, d’un visage ou d’un mot d’esprit. La distinction n’est pas seulement esthétique. Elle oppose, dans son discours, des réseaux qu’il juge digne d’un suivi et des actifs dont la valeur reposerait surtout sur l’attention collective.
Ce que le message isole clairement.
- Aucune participation aux projets de memecoins, aujourd’hui comme demain.
- Aucun ordre privé d’acheter, de vendre ou d’échanger un actif.
- Un intérêt public limité à Bitcoin et à TAO.
- Une promesse de don si des fonds liés à ces jetons lui parviennent.
Il n’a pas dressé la liste des tokens à éviter. Il n’a pas non plus accusé un fondateur en particulier. La cible est la catégorie. C’est plus commode pour un communiqué. C’est aussi plus contestable, car le marché des mèmes n’est pas un bloc unique. Des communautés y voient un jeu social. D’autres y perdent des sommes qu’elles ne pouvaient pas perdre.
Pourquoi cette prise de parole tombe maintenant
Le calendrier n’est pas abstrait. L’été et le début d’automne ont multiplié les affaires de comptes compromis et de tokens collés à des identités connues. Un dirigeant de courtier, un trader devenu icône, un commentateur suivi par des centaines de milliers de personnes : les mêmes recettes reviennent. Un post. Un contrat. Une courbe. Une sortie.
Calacanis n’a pas dit que son compte avait été piraté. Il n’a pas annoncé qu’un jeton à son nom existait déjà. Il a parlé comme quelqu’un qui a vu le schéma assez de fois pour vouloir s’en extraire par avance. Dans un écosystème où la notoriété se monétise en quelques minutes, le démenti préventif devient un réflexe de survie médiatique.
Le poids réel du marché qu’il attaque
Traiter une catégorie de giant scam n’efface pas les chiffres. Les données compilées par CoinGecko placent la capitalisation combinée des memecoins suivis autour de 35,9 milliards de dollars, pour un volume d’environ 3,55 milliards sur vingt-quatre heures au moment du reportage. Dogecoin reste le mastodonte, près de quinze milliards. Shiba Inu tourne autour de 3,4 milliards. MemeCore approche 2,8 milliards. Pepe et PUMP gravitent chacun vers 1,8 milliard. PENGU et le jeton associé à Donald Trump figurent aussi parmi les noms les plus échangés.
Ces montants ne prouvent ni la qualité d’un projet ni sa fraude. Ils disent seulement que l’attention se paie encore très cher. Un marché peut être à la fois liquide, bruyant, parfois drôle, et profondément asymétrique pour le dernier acheteur.
Comment la valeur d’un memecoin se fabrique
CoinGecko décrit ces jetons comme des actifs qui existent d’abord par le mème et par la communauté. Pas de chiffre d’affaires au sens classique. Pas de droit sur une entreprise. Une histoire, un dessin, un slogan, un flux de messages, puis un carnet d’ordres. Quand la conversation s’arrête, le prix n’a souvent plus de plancher autre que le prochain vendeur.
Calacanis avait déjà dit, avant cette sortie, qu’il ne fallait acheter ces jetons, ni d’ailleurs investir dans une jeune pousse, que si l’on acceptait de tout perdre. Le mot scam va plus loin. Il bascule de la mise en garde patrimoniale vers une accusation morale. L’opinion n’établit pas que chaque projet est une fraude organisée. Elle dit que, pour lui, le modèle dans son ensemble relève de l’escroquerie de masse.
Les précédents qui expliquent la paranoïa
En juillet, l’enquêteur ZachXBT avait raconté que plusieurs jetons avaient été créés avec son identité, sans son accord. Il avait vendu ce qui arrivait sur une adresse de dons et orienté environ 41 000 dollars vers des associations. Le geste ressemble, en plus concret, à la promesse de Calacanis : si l’argent arrive, il ne restera pas dans la poche de la personne usurpée.
Le compte du directeur général de Robinhood, Vlad Tenev, a été compromis. Un jeton baptisé Vladhood a été poussé. La capitalisation a frôlé dix millions de dollars le temps d’un éclair, avant que la société ne confirme le piratage et ne fasse retirer la promotion. Le trader Keith Gill, connu comme Roaring Kitty, a vu son compte vérifié servir à vanter un token Solana baptisé Red Kitten Crew. La capitalisation a approché douze millions. Le développeur aurait accumulé près de 39,5 % de l’offre via plusieurs portefeuilles, puis vendu pour environ 611 000 dollars. Des traders ont perdu des millions.
Le commentateur Ansem a, lui, vu fleurir des tokens à son nom sans qu’il les ait créés. Il en a désavoué plusieurs. L’usurpation n’exige même pas toujours un hack. Il suffit d’un ticker, d’une photo et d’un récit assez court pour que le doute profite à celui qui vend le premier.
Quand les grandes marques deviennent des affiches
Des comptes liés à SpaceX et Starlink ont été utilisés pour promouvoir un jeton nommé SCATMAN. L’attaquant s’est appuyé sur la confiance attachée à ces identités, a drainé l’attention, puis a cédé des positions pour environ 135 000 dollars. Le protocole n’était pas forcément cassé. C’est la confiance sociale qui l’était.
D’autres pièges se nichent hors des réseaux. Des pages liées à des listings ont affiché de faux écrans de vérification Cloudflare, puis demandé d’exécuter des commandes. Un trader a rapporté une perte proche de 600 000 dollars. Calacanis n’évoque pas ces sites. Mais son refus des consignes privées s’inscrit dans la même famille de risques : dès qu’une voix familière semble donner un ordre, le réflexe de suivre peut coûter très cher.
Bitcoin, fan déclaré et critique récurrent
Se dire fan de Bitcoin n’empêche pas Calacanis d’être sévère. Le 18 septembre, il a parlé d’un rebond en dead cat bounce et s’est demandé ce que le réseau avait vraiment accompli en dix-sept ans. Il a jugé l’usage quotidien encore trop difficile pour le grand public et regretté la faiblesse des contrats intelligents natifs. En août, même musique : autre rebond suspect, selon lui, et l’idée que particuliers comme institutions auraient mieux à détenir.
Le marché n’a pas toujours suivi son scepticisme. Bitcoin a ensuite été vu près de 85 000 dollars, après un plus haut de huit mois au-dessus de 86 000, en approchant une performance annuelle positive. Calacanis publie aussi des messages plus cléments quand le prix monte. Sa sortie de septembre ne jette donc pas toute la crypto. Elle isole les memecoins, tout en laissant Bitcoin et TAO dans un périmètre qu’il accepte de commenter.
Aimer un actif n’interdit pas d’en critiquer l’usage, la lenteur perçue ou le récit trop généreux. La nuance disparaît seulement quand le mot arnaque recouvre une catégorie entière.
Lecture du débat public
Ce que le mot scam recouvre, et ce qu’il ne recouvre pas
En français courant, scam désigne une arnaque. Dans le jargon crypto, le mot recouvre des réalités très différentes : contrat piégé, liquidité retirée, mensonge sur l’équipe, pompe organisée, simple token sans utilité qui s’effondre. Tout mettre dans le même sac est efficace à l’oral. C’est moins précis pour un lecteur qui doit décider s’il laisse un ordre.
Certains memecoins naissent comme des blagues collectives et restent des blagues collectives. D’autres sont conçus dès le premier bloc pour extraire de la liquidité. Entre les deux, il y a la zone grise du marketing agressif, des allocations opaques et des influenceurs payés pour un tweet. Calacanis tranche. Le marché, lui, continue de coter.
Le rôle trouble de la célébrité
Un nom connu accélère la découverte d’un jeton. Il accélère aussi la confusion. Le public confond proximité médiatique et implication réelle. Les créateurs de tokens le savent. Les pirates aussi. D’où ces communiqués qui ressemblent à des clauses de non-responsabilité plus qu’à des analyses de marché.
Calacanis insiste sur un point simple : il ne demandera jamais, via un réseau social ou un message direct, d’acheter quoi que ce soit. La phrase devrait être banale. Elle ne l’est plus. Trop de comptes vérifiés ont déjà servi de vitrine le temps d’une session de trading.
Une industrie où l’attention se monétise plus vite que le code
Lancer un memecoin ne demande plus des semaines d’ingénierie. Des plateformes industrialisent la création, la liquidité initiale, le récit. Pump.fun, souvent cité dans les classements, incarne cette accélération. Le ticker PUMP lui-même pèse des milliards dans les agrégateurs. Plus le délai entre l’idée et le listing se réduit, plus le temps laissé à la vérification se réduit aussi.
Le résultat est un marché de l’attention à l’état brut. Celui qui capte le fil d’actualité gagne les premières bougies. Celui qui arrive après le pic finance la sortie des autres. Ce n’est pas une loi physique. C’est une statistique trop souvent observée pour être ignorée.
Ce que les communautés répondent, sans que Calacanis les cite
Les défenseurs des memecoins avancent que Dogecoin a survécu à plus d’un cycle, que certaines collections liées à des personnages deviennent des marques, que l’humour est aussi une forme de coordination. Ils ajoutent que traiter tout le monde d’escroc méprise des millions de transactions et des années de culture internet.
Les critiques répondent que la survie de quelques noms ne lave pas la file des tokens morts en quarante-huit heures. Ils parlent de détenteurs concentrés, de bots, de relais payants, de promesses jamais tenues. Les deux lectures peuvent coexister. Elles ne se valent pas pour un épargnant qui n’a pas de marge d’erreur.
Le risque spécifique des messages privés
Calacanis insiste sur les messages privés. C’est le canal le plus facile à falsifier. Un faux profil. Une imitation de photo. Un ton familier. Une urgence feinte. Puis un lien, un contrat, un seed phrase à “vérifier”. La consigne qu’il donne est sèche : il ne demandera jamais d’agir sur un actif par ce biais. Toute demande contraire doit être traitée comme hostile.
Réflexes utiles quand un nom connu parle d’un jeton.
- Vérifier si la personne a publié le même avertissement sur son compte principal.
- Ne jamais suivre une instruction reçue uniquement en message privé.
- Comparer le contrat avec plusieurs sources indépendantes.
- Supposer, jusqu’à preuve contraire, qu’un token homonyme n’est pas officiel.
La frontière entre opinion et accusation
Dire qu’une catégorie est une arnaque n’est pas la même chose que démontrer une infraction. Calacanis assume le premier registre. Les rédactions qui relaient ses propos doivent garder le second. Rien dans sa déclaration n’établit qu’un projet précis a utilisé son identité. Rien n’établit non plus que tous les émetteurs de memecoins agissent de mauvaise foi.
Cette frontière compte pour le lecteur. Une opinion d’investisseur oriente un débat. Une preuve oriente une plainte. Mélanger les deux nourrit le bruit, pas la compréhension.
Pourquoi TAO apparaît dans la même phrase que Bitcoin
En citant Bittensor, Calacanis refuse d’être rangé parmi les contempteurs de toute altcoin. Il désigne un réseau qu’il juge assez sérieux pour en parler, tout en fermant la porte aux jetons humoristiques. Le contraste est stratégique. Il lui permet de rester dans la conversation crypto sans valider la partie la plus spectaculaire du marché.
TAO n’est pas un mème de chien. C’est, dans le récit qu’il en fait, un projet dont on peut discuter l’architecture. Que l’on partage ou non cet avis, la séparation qu’il opère dit quelque chose du moment : même les voix critiques du grand public crypto cherchent encore un ou deux actifs “présentables” à côté de Bitcoin.
Le souvenir des cycles précédents
Chaque vague de memecoins recycle les mêmes scènes. Un animal. Un politicien. Une phrase sortie d’une interview. Une capitalisation qui multiplie, puis une chute verticale. Les outils changent. Les chaînes aussi. Le ressort psychologique, beaucoup moins. On achète une appartenance autant qu’un token. On vend une déception autant qu’un bag.
Calacanis parle depuis le bord du terrain, pas depuis un laboratoire. Son autorité vient de l’investissement technologique et d’une présence médiatique ancienne. Elle ne vient pas d’un audit de smart contracts. Le public peut l’écouter pour le signal de réputation. Il aurait tort d’y voir une due diligence.
Ce que change, concrètement, un démenti public
Un post ne retire pas un contrat de la chaîne. Il ne rembourse personne. Il crée toutefois une trace. Journalistes, plateformes et enquêteurs peuvent s’y référer. Les équipes marketing d’un jeton ont plus de mal à prétendre à un partenariat. Les victimes d’une usurpation ont un point d’appui pour dire que l’endorsement était faux.
C’est peu. C’est déjà plus que le silence. Dans un marché où le doute profite au vendeur informé, la clarté brutale a une utilité même imparfaite.
Les limites du don annoncé
Promettre de donner les fonds reçus est un geste de communication autant qu’une mesure. Encore faut-il que l’argent arrive, qu’il soit identifiable, qu’il ne soit pas mêlé à d’autres flux, et que la “bonne cause” soit ensuite nommée. ZachXBT avait documenté des montants et des destinataires. Calacanis, à ce stade, reste au conditionnel.
Le public aura raison de juger sur pièces si un jour des tokens lui sont bel et bien envoyés. Jusque-là, la phrase sert surtout à couper l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient le présenter comme bénéficiaire silencieux.
Une leçon plus large sur la vérification
Le vrai sujet dépasse Calacanis. C’est la facilité avec laquelle une identité devient un argument de vente. Les explorateurs de blocs montrent un contrat. Ils ne montrent pas l’intention. Les réseaux montrent un visage. Ils ne montrent pas le contrôle du compte. Entre les deux, le trader doit inventer sa propre discipline, souvent trop tard.
Les plateformes peuvent mieux étiqueter les jetons non officiels. Les réseaux peuvent mieux protéger les comptes à fort suivi. Les médias peuvent refuser de relayer un ticker collé à une personne sans vérification. Rien de tout cela n’annule le risque. Tout cela le réduit.
Ce que le lecteur prudent peut retenir
La sortie de septembre ne dit pas d’acheter Bitcoin. Elle ne dit pas que TAO est un placement sûr. Elle dit qu’un investisseur médiatique refuse d’être associé aux memecoins et considère cette catégorie comme une arnaque de grande ampleur. Elle dit aussi que les messages privés d’investissement doivent être traités comme des leurres jusqu’à preuve du contraire.
- La catégorie n’est pas morte : des dizaines de milliards de dollars y circulent encore.
- Le nom d’une célébrité n’est pas une garantie : il peut être volé, imité ou simplement collé.
- Le volume n’est pas une preuve de qualité : il mesure l’agitation, pas la solidité.
- L’opinion n’est pas un verdict : elle oriente, elle n’instruit pas un dossier.
Le marché continuera sans lui, et avec d’autres voix
Les memecoins n’ont pas besoin de Calacanis pour exister. Ils ont besoin d’un fil d’actualité, d’une liquidité minimale et d’une histoire assez courte pour tenir dans un écran. Tant que ces trois ingrédients seront là, de nouveaux tickers naîtront. Certains feront rire. D’autres feront des dégâts. Quelques-uns dureront assez pour devenir des habitudes de marché.
La phrase giant scam restera, elle, comme un marqueur de 2026. Pas parce qu’elle clôt le débat. Parce qu’elle résume une fatigue. Fatigue des homonymes. Fatigue des comptes volés. Fatigue des courbes qui montent trop vite pour être honnêtes. On peut juger le mot excessif. On ne peut pas dire qu’il arrive dans le vide.
Une actualité qui parle autant des réseaux que des jetons
Au fond, l’épisode n’est pas seulement une querelle sur Dogecoin, Pepe ou PUMP. C’est une actualité sur la manière dont la confiance circule en ligne. Un investisseur pose une frontière. Des fraudeurs testeront la prochaine. Des traders choisiront d’ignorer l’avertissement. D’autres y verront enfin une raison de ralentir avant de signer une transaction.
Le marché des mèmes restera spectaculaire. Il restera aussi inégal. Entre les deux, la seule discipline qui ne coûte rien est celle que Calacanis met en avant sans la nommer ainsi : ne pas confondre une présence publique et un conseil privé, un visage célèbre et un contrat audité, un volume élevé et une promesse tenue.
Voilà pourquoi cette déclaration, brutale, incomplète, discutable, mérite pourtant d’être lue jusqu’au bout. Elle ne liquidifie aucun carnet d’ordres. Elle rappelle qu’en 2026, dans la crypto comme ailleurs, le premier actif attaqué n’est pas toujours le token. C’est le nom que l’on croit reconnaître.
