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    Elizabeth Warren Interroge l’OCC sur World Liberty

    Steven SoarezDe Steven Soarez27/02/2026Aucun commentaire8 Mins de Lecture
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    Imaginez une sénatrice démocrate connue pour sa fermeté légendaire face à un haut responsable bancaire américain, dans une salle où flotte déjà l’odeur d’un affrontement politique majeur. Le 27 février 2026, ce scénario n’était pas une fiction : Elizabeth Warren a littéralement mis le feu à une audition du Comité bancaire du Sénat en interrogeant sans détour le Comptroller of the Currency Jonathan Gould sur un dossier explosif : la demande de charte bancaire nationale déposée par World Liberty Financial, la société crypto associée à Donald Trump.

    Ce face-à-face n’est pas seulement une passe d’armes entre une sénatrice progressiste et l’administration Trump 2.0. Il cristallise des enjeux bien plus larges : la régulation des cryptomonnaies aux États-Unis, les conflits d’intérêts liés à un président d’active, et surtout la question sensible de l’influence étrangère dans le secteur bancaire américain. Accrochez-vous, car cette histoire ne fait que commencer.

    Un affrontement sous haute tension au Sénat

    La scène se déroule dans une salle du Capitole où chaque mot est pesé, chaque silence scruté. Elizabeth Warren, fidèle à son style incisif, ne perd pas de temps. Elle brandit un article du Wall Street Journal publié peu avant l’audition : selon ce média, un haut responsable émirati aurait discrètement acquis 49 % du capital de World Liberty Financial juste avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

    La question qu’elle pose est directe et lourde de conséquences : cette participation massive a-t-elle été correctement déclarée dans le dossier déposé auprès de l’OCC (Office of the Comptroller of the Currency) ? Car si la réponse est non, cela pourrait suffire à faire rejeter purement et simplement la demande de charte bancaire nationale.

    « A-t-on bien indiqué que la société contrôlée par cet officiel émirati était actionnaire à 49 % ? »

    Elizabeth Warren, Sénatrice des États-Unis

    Jonathan Gould, visiblement mal à l’aise, botte en touche. Il rappelle la règle d’or de son administration : ne jamais commenter publiquement une application en cours de traitement. Mais Warren ne lâche pas l’affaire. Elle martèle que les règles de l’OCC exigent une transparence totale sur tout actionnaire détenant 10 % ou plus du capital. Un silence de 49 % serait donc inacceptable.

    Ce que Warren exige concrètement :

    • La communication d’une version non caviardée du dossier World Liberty
    • Une vérification publique que toutes les participations supérieures à 10 % ont été déclarées
    • Des garanties que l’approbation ne sera pas influencée par des considérations politiques

    Le ton monte. Warren va plus loin : elle parle ouvertement de risques pour la sécurité nationale et de conflits d’intérêts majeurs quand une entreprise crypto liée au président des États-Unis cherche à devenir une banque nationale avec un actionnariat étranger aussi important.

    World Liberty Financial : le projet crypto de Trump sous les projecteurs

    Pour bien comprendre pourquoi cette audition fait autant de bruit, il faut revenir sur ce qu’est réellement World Liberty Financial. Lancée en grande pompe pendant la campagne de 2024, la société se présente comme une plateforme DeFi « made in USA » visant à démocratiser l’accès aux services financiers décentralisés tout en respectant les régulations américaines.

    Mais derrière cette belle promesse se cache une structure actionnariale complexe et très politisée. Donald Trump et plusieurs membres de sa famille y sont associés, ce qui pose déjà problème en soi dans un pays où la séparation entre intérêts privés et fonctions publiques est théoriquement stricte.

    L’ajout d’un actionnaire émirati à hauteur de 49 % change complètement la donne. Les Émirats arabes unis ont investi massivement dans les cryptomonnaies et la blockchain ces dernières années. Abu Dhabi et Dubaï accueillent des conférences géantes, des fonds souverains et des licornes crypto. Mais posséder presque la moitié d’une future banque nationale américaine liée au président en exercice, c’est une autre dimension.

    L’OCC au cœur d’un débat explosif

    L’Office of the Comptroller of the Currency n’est pas n’importe quelle agence. Créée en 1863, elle supervise toutes les banques nationales américaines et délivre les chartes bancaires les plus prestigieuses du pays. Obtenir une charte OCC, c’est accéder à un label de confiance maximal et pouvoir opérer sur tout le territoire américain.

    Depuis plusieurs années, l’OCC tente de se positionner comme un régulateur « pro-innovation » dans le domaine crypto. Sous l’administration Trump 1.0 déjà, elle avait publié des interprétations favorables aux stablecoins et aux custody services crypto. Avec le retour de Trump, beaucoup pensaient que cette ligne pro-crypto allait s’accélérer.

    Mais l’affaire World Liberty met cette stratégie en danger. Si l’OCC approuve une demande entachée d’opacité sur l’actionnariat ou de soupçons de favoritisme politique, elle risque de perdre toute crédibilité. À l’inverse, si elle rejette le dossier, elle s’expose aux foudres de la Maison Blanche.

    « La seule pression que je ressens vient de vous, sénatrice. »

    Jonathan Gould, Comptroller of the Currency

    La réplique de Gould est cinglante. Il refuse catégoriquement toute accusation de partialité et assure que le dossier sera traité « comme n’importe quel autre ». Mais dans le climat politique actuel, très peu d’observateurs croient à une parfaite neutralité.

    Conflits d’intérêts et sécurité nationale : les deux arguments massue de Warren

    Elizabeth Warren ne se contente pas de parler technique. Elle élève le débat à un niveau stratégique et sécuritaire. Deux grands thèmes reviennent sans cesse dans son argumentation :

    • Conflit d’intérêts présidentiel : un président en exercice ne devrait pas pouvoir bénéficier indirectement d’une entreprise qui cherche à obtenir une licence bancaire de la part d’une agence fédérale.
    • Risque d’influence étrangère : un actionnaire à 49 % issu d’un État étranger, surtout dans une région géopolitiquement sensible, pourrait théoriquement exercer une influence sur les décisions d’une banque nationale américaine.

    Elle va même jusqu’à évoquer le spectre de la corruption : selon elle, approuver cette charte reviendrait à légitimer un mélange dangereux entre pouvoir politique, intérêts privés et capitaux étrangers.

    Questions que tout le monde se pose :

    • Qui contrôle réellement World Liberty Financial aujourd’hui ?
    • L’actionnariat émirati a-t-il été masqué intentionnellement ?
    • L’OCC peut-elle vraiment rester indépendante dans ce dossier ?
    • Quel précédent cela créerait-il pour d’autres projets crypto ?

    Le contexte plus large : Trump 2.0 et la crypto

    Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a multiplié les signaux pro-crypto. Promesses de faire des États-Unis la « capitale mondiale du Bitcoin », création d’une réserve stratégique de BTC, nomination de figures favorables à l’industrie… Le message est clair : la crypto doit être un levier de puissance économique.

    Mais cette volonté affichée se heurte à plusieurs réalités. D’une part, le Congrès reste profondément divisé sur le sujet. D’autre part, les agences fédérales (SEC, CFTC, OCC, Fed…) gardent une grande autonomie. Et enfin, l’opinion publique américaine reste méfiante vis-à-vis des cryptomonnaies, surtout quand elles sont associées à des figures politiques clivantes.

    Dans ce contexte, le dossier World Liberty devient un test grandeur nature. Approuver la charte serait perçu comme une victoire symbolique majeure pour l’écosystème crypto trumpiste. Le rejeter serait une gifle retentissante et renforcerait les arguments des sceptiques.

    Que va décider l’OCC ? Scénarios possibles

    Plusieurs issues sont envisageables dans les prochains mois :

    • Approbation rapide : peu probable au vu de la polémique actuelle, sauf si les documents sont irréprochables.
    • Rejet pur et simple : possible si des manquements graves à la transparence sont avérés.
    • Demande de compléments d’information : scénario le plus réaliste à court terme, permettant de gagner du temps.
    • Retrait volontaire du dossier : World Liberty pourrait décider de se retirer pour éviter une humiliation publique.

    Quelle que soit l’issue, l’audition du 27 février 2026 restera dans les annales comme un moment clé de la régulation crypto sous Trump 2.0.

    Et la communauté crypto dans tout ça ?

    Du côté des acteurs du marché, les réactions sont contrastées. Certains y voient une nouvelle attaque politicienne contre l’innovation. D’autres estiment que la transparence est non négociable, surtout quand on parle de devenir une banque nationale.

    Ce qui est certain, c’est que l’affaire renforce la polarisation déjà extrême autour de la question crypto aux États-Unis. Entre ceux qui rêvent d’une dérégulation totale et ceux qui veulent un cadre ultra-strict, le fossé ne cesse de se creuser.

    En attendant la décision de l’OCC, une chose est sûre : World Liberty Financial est devenu bien plus qu’un simple projet DeFi. C’est désormais un symbole politique, un test de force et un miroir grossissant des contradictions de l’ère Trump 2.0 dans le monde des cryptomonnaies.

    Et vous, que pensez-vous de ce dossier ? L’OCC doit-elle approuver, rejeter ou temporiser ? La discussion est ouverte.

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    Steven Soarez
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    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

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