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    Brad Garlinghouse Reste Optimiste Sur La Crypto Us

    Steven SoarezDe Steven Soarez18/09/2026Aucun commentaire17 Mins de Lecture
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    Quand un projet de loi censé clarifier le statut des actifs numériques échoue au Sénat, la tentation est grande de crier à la catastrophe. Le 15 septembre 2026, la motion de clôture du Clarity Act n’a obtenu que 49 voix sur les 60 requises. Quelques heures plus tard, Brad Garlinghouse a publié un message d’une sobriété presque déconcertante. Il n’a pas menacé de quitter le pays. Il n’a pas parlé d’exil. Il a simplement rappelé qu’il restait des raisons d’être optimiste pour la crypto aux États-Unis. Ce n’est pas un slogan neuf. C’est le même fil qu’il tenait déjà en décembre 2020, lorsque la SEC réclamait près de deux milliards de dollars à Ripple et que le siège social semblait à un cheveu de partir vers Londres, Dubaï ou Singapour.

    Un Optimisme Forgé Dans Le Feu Du Procès

    Pour comprendre pourquoi cette déclaration pèse plus qu’un communiqué de circonstance, il faut remonter cinq ans en arrière. En décembre 2020, le gendarme boursier américain attaquait Ripple pour une vente présumée de titres non enregistrés, portant sur environ 1,3 milliard de dollars de XRP. Le dossier n’était pas qu’une affaire de paperasse. Il condamnait toute une génération d’altcoins à l’incertitude juridique. Garlinghouse a alors multiplié les interventions publiques pour dénoncer ce qu’il appelait une régulation par la sanction. Il a aussi laissé entendre que l’entreprise pourrait déplacer son centre de gravité hors des États-Unis.

    Le retournement n’est pas venu d’un miracle législatif. Il est venu d’une décision judiciaire. En juillet 2023, la juge Analisa Torres a tranché de façon nuancée. Les ventes de XRP sur les plateformes destinées au grand public n’étaient pas des offres de titres. Celles destinées aux investisseurs institutionnels l’étaient. L’amende finale s’est établie à 125 millions de dollars, soit environ six pour cent de la somme initialement réclamée. Les deux camps ont ensuite retiré leurs appels. Le dossier s’est refermé. Pour un actif numérique, c’était une denrée rare : un précédent américain opposable.

    Il y a encore des raisons d’être optimiste pour la crypto aux États-Unis. La SEC, présidée par Paul Atkins, et la CFTC, présidée par Michael Selig, vont continuer à travailler pour combler ce vide législatif par la réglementation, et nous resterons pleinement engagés dans ce processus.

    Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, 15 septembre 2026

    Cette phrase, publiée au lendemain de l’échec sénatorial, résume une stratégie plus qu’un état d’âme. Ripple ne parie plus seulement sur un vote du Congrès. L’entreprise parie sur les régulateurs eux-mêmes, sur les chartes, sur les comptes maîtres et sur une présence institutionnelle trop lourde pour être ignorée.

    Ce Que Le Verdict Torres A Vraiment Changé

    Le marché a mis du temps à intégrer la portée de cette décision. Puis les gestionnaires d’actifs se sont engouffrés. Une première vague d’ETF XRP au comptant a débarqué à Wall Street dès l’automne 2025. Canary Capital a ouvert la voie. Bitwise, Franklin Templeton et Grayscale ont suivi. Le token n’était plus seulement un instrument de règlement interbancaire. Il devenait un sous-jacent négociable dans des enveloppes familières aux fonds de pension, aux family offices et aux courtiers traditionnels.

    Cette bascule a une conséquence rarement dite à voix haute. Tant que XRP restait dans le flou, chaque rachat, chaque partenariat bancaire, chaque lancement de produit pouvait être interprété comme une provocation. Après Torres, le même geste devient une preuve de conformité. Ripple a compris plus vite que d’autres que le vrai levier n’était plus seulement le cours du token, mais la capacité à s’asseoir à la table des institutions fédérales.

    Du Tribunal Aux Guichets De Washington

    Le contraste est presque théâtral. Hier, les équipes juridiques déposaient des conclusions en défense à Manhattan. Aujourd’hui, elles déposent des demandes d’agrément à Washington. Deux dossiers structurants sont sur la table. Une charte bancaire nationale auprès de l’OCC, l’Office of the Comptroller of the Currency. Un accès à un compte maître à la Réserve fédérale via la filiale Standard Custody. Ce n’est plus une start-up crypto qui quémande une reconnaissance. C’est une entreprise qui veut le statut d’un établissement supervisé.

    Ce que Ripple a concrètement mis sur la table depuis la fin du litige.

    • Une demande de charte bancaire fédérale auprès de l’OCC.
    • Une demande d’accès direct à la Fed via Standard Custody.
    • Un stablecoin RLUSD déjà passé au-delà du milliard de dollars en circulation.
    • Plus de quatre milliards de dollars de rachats depuis 2023.

    Ces démarches ne sont pas décoratives. Une charte nationale ouvre des droits, mais surtout des devoirs : fonds propres, contrôles internes, reporting, surveillance prudentielle. Un compte maître à la Fed réduit la dépendance aux banques correspondantes et raccourcit le circuit de règlement. Pour une société qui vend des rails de paiement internationaux, ce n’est pas un accessoire. C’est le cœur du métier.

    Le Chéquier Qui A Suivi La Sortie De Crise

    La fin du contentieux a débloqué autre chose que la communication. Elle a débloqué le capital. Ripple a déboursé 1,25 milliard de dollars pour le courtier institutionnel Hidden Road. Un milliard de plus pour GTreasury, éditeur de logiciels de trésorerie. Deux cents millions pour Rail, spécialisée dans les paiements en stablecoins. Palisade, spécialiste de la conservation, est venu s’ajouter à la liste. En sept mois, ces quatre opérations ont dépassé 2,4 milliards de dollars. Depuis 2023, l’ensemble des rachats approche les quatre milliards.

    Le financement de cette offensive n’est pas resté dans l’ombre. Un tour de table de 500 millions de dollars a été bouclé sur une valorisation de 40 milliards. Autrement dit, le marché privé a accepté de payer un multiple de société mature pour une entreprise qui, cinq ans plus tôt, était encore collée au banc des accusés. Ce n’est pas seulement de l’optimisme. C’est une relecture du risque américain.

    RLUSD, Le Jeton Qui Parle Le Langage Des Régulateurs

    Le stablecoin maison RLUSD a franchi le milliard de dollars en circulation moins d’un an après son lancement. Il n’opère pas dans un angle mort. Il est sous charte du NYDFS, le régulateur financier de l’État de New York, l’un des plus exigeants du pays. Cette ancre new-yorkaise n’est pas un détail marketing. Elle dit que Ripple a choisi la voie la plus lourde plutôt que la plus rapide.

    Le cadre fédéral a ensuite rattrapé le produit. Le GENIUS Act, promulgué à l’été 2025, impose aux émetteurs de stablecoins de paiement une réserve intégrale en actifs liquides, des audits réguliers et une supervision clairement identifiée, fédérale ou étatique. RLUSD se trouve ainsi dans une catégorie que Washington commence à reconnaître, alors même que le chantier plus vaste de la structure de marché reste bloqué au Sénat.

    Pourquoi Le Clarity Act A Calé, Et Pourquoi Ce N’est Pas La Fin

    Le Clarity Act visait précisément ce que le procès Ripple avait mis en lumière : qui supervise quoi. SEC ou CFTC. Titre ou marchandise. Plateforme d’échange ou intermédiaire de marché. La motion de clôture à 49 voix montre qu’une minorité déterminée suffit encore à figer le texte. Mais l’échec d’une clôture n’est pas un enterrement. C’est un report. Plusieurs démocrates ont d’ailleurs laissé entendre qu’ils pourraient relancer le dossier après avoir voté contre cette étape procédurale.

    Garlinghouse le sait. C’est pourquoi il insiste sur Paul Atkins à la SEC et Michael Selig à la CFTC. Tant que le Congrès hésite, les agences peuvent combler une partie du vide par la voie réglementaire. Ce n’est pas aussi propre qu’une loi. C’est plus lent, plus fragmenté, plus contestable devant les tribunaux. Mais c’est exactement le terrain sur lequel Ripple a déjà appris à se battre.

    Cinq Ans Pour Passer De La Menace D’Exil À La Demande De Licence

    En 2020, l’hypothèse d’un départ vers l’Asie ou l’Europe n’était pas une figure de style. Singapour, Dubaï et Londres offraient des calendriers plus lisibles. Beaucoup d’acteurs ont d’ailleurs choisi cette route. Ripple, elle, est restée assez longtemps pour transformer le risque politique en actif de réputation. Rester aux États-Unis pendant le procès a coûté cher. Cela a aussi créé un récit que peu de concurrents peuvent copier : celui d’une société qui a tenu face à l’État fédéral, puis a demandé à être supervisée par lui.

    Ce récit a une valeur commerciale. Les banques correspondantes n’aiment pas les partenaires dont le statut juridique varie selon le communiqué du jour. Les trésoriers d’entreprise non plus. Hidden Road, GTreasury et Rail ne sont pas des trophées. Ce sont des portes d’entrée vers des clients qui exigent de la continuité réglementaire. Palisade, de son côté, répond à une question simple : qui garde les clés quand les volumes institutionnels montent.

    Ce Que Les ETF Ont Fait Au Récit Autour De XRP

    Un ETF au comptant ne transforme pas un token en obligation d’État. Il change toutefois le public qui peut le détenir sans friction opérationnelle. Les premières arrivées de Canary Capital, puis de Bitwise, Franklin Templeton et Grayscale, ont envoyé un signal aux desks actions autant qu’aux desks crypto. XRP n’était plus seulement l’affaire des communautés en ligne. Il entrait dans des prospectus, des rapports de risque, des comités d’investissement.

    Cette normalisation a un effet en retour sur Ripple. Plus le token est détenu dans des véhicules régulés, plus l’émetteur historique a intérêt à se présenter lui-même comme un acteur régulé. D’où la charte OCC. D’où le compte Fed. D’où RLUSD sous supervision new-yorkaise. L’entreprise aligne son bilan, ses produits et son statut juridique sur le même axe : devenir lisible pour Washington et pour Wall Street en même temps.

    Le Vide Législatif N’Est Pas Un Vide Réglementaire

    Beaucoup d’observateurs confondent absence de loi et absence de règles. Les États-Unis n’ont pas encore tranché définitivement la frontière SEC-CFTC pour des dizaines d’actifs numériques, XRP compris. Ils ont pourtant déjà une jurisprudence, un texte sur les stablecoins de paiement, des superviseurs bancaires, des régulateurs d’État et des pratiques d’enregistrement qui évoluent dossier par dossier. Garlinghouse joue précisément cette distinction. Il ne nie pas le trou législatif. Il affirme que les agences peuvent encore avancer.

    C’est un pari risqué. Une agence peut durcir sa doctrine aussi vite qu’elle l’assouplit. Un changement de majorité, un scandale de marché, une panique bancaire peuvent inverser le climat. Mais Ripple n’attend plus une loi parfaite pour investir. Elle investit pour rendre le statu quo plus favorable qu’un départ. Quatre milliards de rachats, ce n’est pas une option de liquidité. C’est un ancrage.

    Les Banques, Les Stablecoins Et La Course Au Compte Maître

    Derrière le vocabulaire technique se cache une bataille très concrète. Qui a le droit de déposer des réserves auprès de la Fed. Qui peut régler en dollars sans passer par une banque intermédiaire. Qui peut émettre un instrument de paiement tout en restant dans le périmètre prudentiel américain. Les fintechs l’ont compris. Les émetteurs de stablecoins aussi. Ripple arrive tard par rapport à certaines banques crypto-natives, mais elle arrive avec un bilan, un réseau de paiement et un token déjà testé devant un tribunal fédéral.

    Le GENIUS Act a fixé un standard de réserve. Il n’a pas réglé la question de savoir si un émetteur de stablecoin doit aussi être une banque. La demande de charte nationale de Ripple est une réponse possible à cette zone grise. Si elle aboutit, l’entreprise ne vendra plus seulement des logiciels et des liquidités. Elle vendra un statut.

    Ce Que L’Échec Sénatorial Dit Du Calendrier Politique

    Un texte de structure de marché touche à trop de territoires. Protection des épargnants, pouvoirs des agences, lobbying des places de marché, rivalités entre New York et Chicago, mémoire encore vive des affaires de 2022. Obtenir 60 voix, c’est obtenir davantage qu’une majorité simple. C’est obtenir une trêve partisane sur un sujet que beaucoup d’élus comprennent encore mal. Le 15 septembre 2026 n’a donc pas seulement sanctionné un projet. Il a rappelé que la crypto reste un dossier de second rang dès que la procédure sénatoriale se tend.

    Dans ce climat, le message de Garlinghouse a une fonction interne autant qu’externe. En interne, il dit aux équipes que les dossiers OCC et Fed ne sont pas gelés. En externe, il dit aux investisseurs que Ripple n’indexera pas sa stratégie sur le prochain vote. C’est une manière de découpler le cours du récit politique immédiat.

    Une Valorisation À Onze Chiffres Et Ce Qu’Elle Implique

    Quarante milliards de dollars de valorisation, ce n’est plus le multiple d’une société en survie judiciaire. C’est le multiple d’une plateforme qui veut relier trésorerie d’entreprise, courtage institutionnel, conservation et stablecoin. Le marché privé a accepté cette lecture. Il faudra maintenant que les revenus suivent. Les rachats de Hidden Road et de GTreasury n’ont de sens que s’ils convertissent des relations bancaires en flux récurrents. Rail n’a de sens que si RLUSD trouve des corridors de paiement au-delà du cercle crypto.

    Autrement dit, l’optimisme affiché n’est pas gratuit. Il engage l’entreprise à prouver que le marché américain, même incomplet sur le plan législatif, reste assez profond pour absorber une machine de cette taille. Si les licences n’arrivent pas, le récit se fissure. Si elles arrivent, Ripple bascule dans une autre catégorie : celle des infrastructures financières, plus seulement celle des émetteurs de tokens.

    Le Précédent XRP Vu Par Les Autres Actifs

    Les avocats d’autres projets ont lu le jugement Torres comme une carte à jouer. Tous n’ont pas le même historique de ventes institutionnelles. Tous n’ont pas la même liquidité. Tous n’ont pas un émetteur encore aux commandes. Le précédent n’est donc pas un sésame universel. Il reste néanmoins une boussole. Il montre qu’un tribunal fédéral peut distinguer canaux de distribution au lieu de condamner un actif en bloc.

    Cette distinction explique en partie l’appétit pour les ETF. Si le grand public n’achetait pas un titre lors des ventes sur plateformes, alors un produit indiciel au comptant devient plus défendable. Les déposants de dossiers l’ont compris. Les régulateurs aussi, à leur rythme. Le calendrier 2025-2026 des premiers ETF XRP s’inscrit dans cette logique plus que dans une soudaine conversion idéologique de Washington.

    Ce Que Garlinghouse Ne Dit Pas

    Le PDG ne dit pas que le Congrès a fait son travail. Il ne dit pas que le risque politique a disparu. Il ne dit pas que XRP est désormais à l’abri de toute requalification dans d’autres contextes. Il dit qu’il reste des raisons d’avancer. La nuance compte. L’optimisme de 2026 n’est plus celui de 2017, quand tout semblait possible. C’est un optimisme de survivant institutionnel. Plus froid. Plus administratif. Plus ancré dans des dossiers déposés que dans des promesses de disruption.

    Cette retenue est probablement ce qui rend le propos crédible. Après cinq ans de procédure, les formules grandiloquentes sonneraient faux. Mieux vaut parler d’Atkins, de Selig, de chartes et de comptes. Le vocabulaire a changé parce que l’entreprise a changé de champ de bataille.

    Les Acquisitions Comme Police D’Assurance

    Hidden Road donne un accès au courtage et au financement institutionnel. GTreasury parle aux directions financières qui gèrent cash, devises et risques. Rail installe Ripple dans le règlement en monnaie électronique. Palisade sécurise la conservation. Prises une par une, ces cibles relèvent de métiers différents. Prises ensemble, elles dessinent une pile complète : exécution, trésorerie, paiement, garde. C’est la réponse industrielle à un environnement juridique encore incomplet.

    Une entreprise qui ne possède que son token reste exposée au prochain communiqué. Une entreprise qui possède des logiciels de trésorerie, un courtier et un canal de stablecoin peut continuer à facturer même si le débat SEC-CFTC s’éternise. Les quatre milliards dépensés depuis 2023 ressemblent donc moins à une frénésie qu’à une couverture.

    New York, Washington, Wall Street : Trois Capitales Pour Une Seule Stratégie

    Le NYDFS encadre RLUSD. L’OCC et la Fed incarnent le projet bancaire. Wall Street accueille les ETF. Ripple a cessé de traiter les États-Unis comme un bloc unique. Elle les traite comme un archipel d’institutions. Chaque île a ses règles. Chaque dossier avance à son rythme. Cette géographie institutionnelle explique pourquoi un échec au Sénat n’arrête pas la machine. Le Sénat n’est qu’une île parmi d’autres.

    C’est aussi pour cela que le discours de Garlinghouse sonne moins militant qu’autrefois. Il ne s’agit plus de convaincre une opinion publique. Il s’agit de tenir plusieurs files d’attente administratives en même temps. L’optimisme devient alors une ressource de gestion de projet autant qu’un argument de marché.

    Leçon Pour Le Reste Du Secteur

    Beaucoup d’acteurs crypto ont réagi à la régulation américaine par la fuite, le contentieux ou le silence. Ripple a testé les trois, puis a choisi une quatrième voie : l’intégration. Payer l’amende. Retirer les appels. Acheter des sociétés déjà parlantes pour les trésoriers. Déposer des dossiers là où presque personne n’osait frapper il y a cinq ans. Ce n’est pas un modèle exportable tel quel. Toutes les entreprises n’ont pas 40 milliards de valorisation ni un token déjà passé au crible d’une cour fédérale.

    La leçon n’en demeure pas moins claire. Aux États-Unis, l’accès au marché profond passe de moins en moins par la seule innovation technique. Il passe par la capacité à supporter le coût de la conformité assez longtemps pour que le régulateur finisse par vous classer, même imparfaitement. Garlinghouse mise sur cette usure féconde. Le Sénat peut attendre. Les dossiers, eux, sont déjà dans les bureaux.

    Ce Qu’il Faudra Surveiller Maintenant

    Plusieurs indicateurs diront si l’optimisme affiché se traduit dans les faits. L’instruction de la charte OCC. La réponse de la Fed sur le compte maître. La trajectoire de RLUSD au-delà du premier milliard. L’intégration réelle de Hidden Road et de GTreasury. Un éventuel retour du Clarity Act sous une autre majorité procédurale. Chacun de ces points peut infirmer ou confirmer le récit.

    Les signaux qui compteront davantage que les déclarations.

    • Décision de l’OCC sur la demande de charte nationale.
    • Accès ou refus d’un compte maître à la Réserve fédérale.
    • Croissance effective de RLUSD hors de la sphère spéculative.
    • Reprise éventuelle du texte de structure de marché au Sénat.

    En attendant, le message du 15 septembre 2026 restera comme une photographie. Pas celle d’un dirigeant naïf. Celle d’un dirigeant qui a déjà perdu des années au tribunal et qui refuse de perdre encore le marché le plus profond de la planète pour un vote manqué. L’optimisme, ici, n’est plus une humeur. C’est une méthode.

    Une Histoire Américaine Plus Large Que Ripple

    Le dossier Ripple raconte aussi autre chose que le destin d’une société. Il raconte la manière dont les États-Unis absorbent une innovation financière : d’abord par le contentieux, ensuite par la jurisprudence, enfin par l’encadrement prudentiel. Bitcoin a suivi un chemin. Les stablecoins en suivent un autre. XRP a suivi le sien, plus judiciaire, plus clivant, plus personnel aussi, parce qu’un PDG identifiable a porté le combat.

    Que le Clarity Act finisse par passer ou non, cette séquence restera. Elle montre qu’un acteur peut sortir d’un procès fédéral non seulement debout, mais en position de demander les clés du système bancaire. C’est rare. C’est précisément pour cela que le message de Garlinghouse a circulé bien au-delà des cercles XRP. Il dit que le chapitre américain n’est pas refermé. Il dit surtout que Ripple a décidé de l’écrire depuis Washington, et plus depuis le banc des accusés.

    Cinq ans après l’assignation de la SEC, le même homme parle encore d’avenir aux États-Unis. La phrase a changé de décor. Elle n’a pas changé de direction. Entre les deux, il y a eu une juge à Manhattan, une amende de 125 millions, des ETF à Wall Street, un stablecoin sous charte new-yorkaise, quatre milliards de rachats et deux dossiers posés sur le bureau d’institutions fédérales. L’optimisme, cette fois, a des pièces jointes.

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    Steven Soarez
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