Et si le moment le plus inconfortable du marché était précisément celui où les chances de reprise s’améliorent ? Ces derniers jours, Bitcoin évolue autour des 79 500 dollars après avoir brièvement glissé sous la barre symbolique des 80 000. Les liquidations se multiplient, les ETF américains enregistrent des sorties nettes sur plusieurs séances, et l’attention se tourne vers la décision de la Réserve fédérale prévue le 28 octobre. Pourtant, derrière ce tableau un peu sombre, une lecture on-chain change la perspective. Selon Glassnode, la part des bitcoins détenus par les investisseurs à court terme qui se trouvent encore en profit est tombée à environ 70 %, contre près de 100 % fin septembre. Ce simple chiffre, rarement commenté hors des cercles spécialisés, mérite qu’on s’y attarde. Il raconte une histoire de pression vendeuse qui s’essouffle, d’entrées potentiellement plus saines, et d’un marché qui pourrait être en train de digérer sa dernière vague de prises de bénéfices.
Pourquoi La Baisse De Profitabilité Des Détenteurs À Court Terme Change La Donne
Les investisseurs dits short-term holders sont ceux qui détiennent leurs bitcoins depuis moins de 155 jours. Ce groupe réagit généralement plus vite aux mouvements de prix. Quand presque la totalité de leur stock est en profit, l’envie de réaliser des gains devient presque mécanique. Fin septembre, cette situation prévalait. Près de 100 % de l’offre détenue par ces acheteurs récents flottait au-dessus de leur prix d’acquisition. Le marché s’est alors retrouvé avec une masse de liquidité prête à être vendue dès que Bitcoin a tenté de franchir de nouveaux seuils.
Aujourd’hui, ce ratio est redescendu autour de 70 %. Glassnode souligne que ce niveau place le marché dans une zone historiquement moins propice aux ventes agressives. Pour un acheteur convaincu que la tendance de fond reste haussière, le point d’entrée apparaît nettement plus confortable qu’il y a un mois. Moins de profits latents significatifs signifie moins d’incitation immédiate à liquider. La pression vendeuse ne disparaît pas, mais elle perd de son intensité.
Les acheteurs récents de Bitcoin ont quitté la zone de vente forte. Fin septembre, presque toute l’offre des détenteurs à court terme était en profit. Elle s’est depuis refroidie autour de 70 %. Pour ceux qui anticipent la poursuite de la tendance haussière, cela constitue un point d’entrée nettement meilleur qu’il y a un mois.
Glassnode, mise à jour de marché du 26 octobre 2026
Cette observation ne constitue pas une prédiction de rebond immédiat. Elle indique simplement que la structure du marché s’est assainie. Les vagues de prises de bénéfices les plus violentes ont déjà eu lieu. Les vendeurs qui restaient encore largement gagnants ont largement agi. Ceux qui restent détiennent désormais des positions moins confortables, ce qui réduit l’urgence de sortir.
Le ralentissement mesurable des prises de bénéfices
Les données on-chain ne se limitent pas au simple ratio de profitabilité. Glassnode a également suivi le volume de profits réalisés. Au début du mois, lors de la tentative de Bitcoin de se maintenir au-dessus de 85 000 dollars, les détenteurs à court terme représentaient près de 86 % de tous les bitcoins envoyés vers les exchanges. C’était le plus haut niveau observé depuis un an. La tentation de sécuriser des gains après plusieurs mois d’attente s’était matérialisée de façon spectaculaire.
Depuis, le rythme a nettement ralenti. Dans son rapport hebdomadaire du 21 octobre, la société d’analyse a constaté que les profits réalisés étaient retombés à peu près à la moitié du niveau enregistré autour du sommet de septembre. Les pertes réalisées, de leur côté, sont restées relativement stables. Les plus importantes sont apparues lorsque le prix s’est approché des 80 000 dollars le 15 octobre. Même les investisseurs qui détiennent leurs pièces depuis un à deux ans ont fortement ralenti leurs ventes. Leur volume quotidien est tombé à moins d’un tiers du pic observé début octobre.
Ce que montrent les données Glassnode en résumé
- Part de l’offre short-term holders en profit : environ 70 % contre près de 100 % fin septembre
- Profits réalisés mi-octobre : environ la moitié du niveau atteint autour du sommet de septembre
- Ventes des détenteurs de 1 à 2 ans : moins d’un tiers du volume quotidien de début octobre
- Pertes réalisées : relativement stables, concentrées autour de la zone des 80 000 dollars
Ces chiffres dessinent un marché qui digère progressivement sa phase de distribution. Les vendeurs les plus pressés ont déjà agi. Ceux qui restent semblent moins motivés ou plus patients. Dans un contexte où le prix a retracé une partie de ses gains, cette diminution de l’offre disponible à la vente crée un terrain plus favorable pour un éventuel retournement, à condition que la demande se manifeste à nouveau.
Les zones de résistance qui restent à franchir
Même si la pression vendeuse s’allège, le chemin vers le haut n’est pas dégagé. Glassnode a identifié une zone de résistance majeure située entre 85 000 et 87 500 dollars. Plusieurs indicateurs s’y concentrent. Le prix d’acquisition moyen des investisseurs qui ont acheté il y a six à douze mois se situe autour de 86 700 dollars. Les ordres de vente sur les exchanges s’accumulent entre 86 500 et 87 500 dollars. Des clusters de liquidations sont également visibles près de 85 000 et 87 000 dollars.
Ces niveaux agissent comme des aimants. Chaque tentative de rebond risque de se heurter à des vendeurs qui attendent précisément ces zones pour sortir. Les liquidations de positions à effet de levier peuvent amplifier la volatilité dans les deux sens. Un franchissement net de cette bande de prix nécessiterait probablement un catalyseur externe suffisamment puissant, qu’il s’agisse d’un flux institutionnel soutenu ou d’un changement de ton de la politique monétaire.
Du côté des supports, la zone des 80 000 dollars avait retenu l’attention. Elle correspondait approximativement au prix d’acquisition moyen estimé des investisseurs en ETF spot américains et des trésoreries d’entreprises. Glassnode situait la True Market Mean, qui estime le coût d’acquisition moyen de l’offre économiquement active, autour de 77 600 dollars dans son évaluation du 21 octobre. Bitcoin a toutefois glissé sous les 80 000 dollars le 26 octobre, touchant un plus bas intraday près de 79 332 dollars. La solidité de ce support est donc actuellement testée.
Les flux des ETF spot : une demande encore irrégulière
La demande institutionnelle via les ETF reste l’un des moteurs les plus suivis. Après une phase d’entrées solides plus tôt en octobre, le mouvement s’est révélé irrégulier. Les fonds ont enregistré 524,8 millions de dollars d’entrées le 21 octobre. Dès le lendemain, 635,6 millions de dollars sont sortis. Le 23 octobre, 137,9 millions de dollars supplémentaires ont quitté les produits, portant le total des sorties sur deux séances à 773,5 millions de dollars.
Sur l’ensemble de la période de cinq séances, le bilan restait toutefois positif d’environ 301,2 millions de dollars. Ce contraste illustre bien le caractère encore hésitant de la demande institutionnelle. Les acheteurs institutionnels ne se sont pas complètement retirés, mais ils n’affichent plus la même constance qu’au plus fort de la phase d’accumulation. Les sorties nettes des 22 et 23 octobre ont coïncidé avec la faiblesse du prix et ont probablement amplifié la pression baissière à court terme.
Cette irrégularité des flux ETF constitue un point de vigilance. Tant que les entrées nettes ne redeviennent pas structurellement positives sur plusieurs séances consécutives, il sera difficile pour Bitcoin de s’affranchir durablement des résistances techniques identifiées plus haut. Les investisseurs institutionnels restent sensibles aux signaux macroéconomiques, et le calendrier de la fin octobre concentre plusieurs événements susceptibles d’influencer leur comportement.
Le rendez-vous de la Réserve fédérale sous haute surveillance
Le 28 octobre, la Réserve fédérale annoncera sa décision de politique monétaire à l’issue d’une réunion de deux jours. Les marchés crypto, comme les marchés traditionnels, scrutent chaque mot du communiqué et de la conférence de presse. Une orientation plus accommodante, ou même simplement l’absence de ton plus restrictif, pourrait soutenir les actifs risqués. À l’inverse, un message plus ferme sur l’inflation ou sur la nécessité de maintenir des taux élevés plus longtemps pourrait prolonger la phase de consolidation, voire d’accentuer la pression baissière.
Le 29 octobre, les marchés recevront également le rapport sur les dépenses de consommation personnelle de septembre, l’indicateur d’inflation préféré de la Fed. Le 30 octobre, une importante expiration d’options sur Bitcoin est attendue. Ce triple rendez-vous concentre le risque d’une volatilité accrue. Les positions à effet de levier restent importantes, et toute surprise macroéconomique peut rapidement se traduire par des cascades de liquidations.
Dans ce contexte, la diminution de la pression vendeuse des short-term holders apparaît comme un facteur de stabilisation relatif. Elle ne garantit pas un rebond, mais elle réduit l’amplitude potentielle d’une nouvelle vague de ventes purement liées à la réalisation de profits latents. Le marché semble plus dépendant désormais des flux institutionnels et des signaux monétaires que des comportements impulsifs des acheteurs récents.
Comprendre le comportement des short-term holders
Pourquoi ce segment d’investisseurs attire-t-il autant l’attention des analystes on-chain ? Parce qu’il représente la partie la plus émotionnelle et la plus réactive du marché. Ces acheteurs ont souvent acquis leurs bitcoins dans un contexte de hausse récente. Leur seuil de douleur est plus bas. Dès que le prix s’éloigne trop de leur prix d’entrée, la tentation de couper les pertes apparaît. À l’inverse, dès que le prix s’éloigne trop au-dessus de leur coût d’acquisition, la tentation de sécuriser des gains devient forte.
Lorsque presque 100 % de leur offre est en profit, le marché dispose d’une masse importante de liquidité prête à être vendue. Cette situation a historiquement coïncidé avec des phases de distribution ou de consolidation. Lorsque ce ratio redescend significativement, les vendeurs potentiels deviennent moins nombreux. Le marché peut alors plus facilement absorber de nouvelles entrées sans provoquer de corrections trop violentes.
Bien sûr, d’autres acteurs comptent. Les long-term holders, les trésoreries d’entreprises, les ETF et les mineurs jouent chacun un rôle. Mais le comportement des short-term holders reste un excellent thermomètre de la pression vendeuse immédiate. Leur refroidissement actuel est donc un signal technique et comportemental qui mérite d’être pris en compte dans toute analyse de court et moyen terme.
Les leçons des précédents cycles de profitabilité
L’histoire on-chain de Bitcoin montre que les phases où la profitabilité des short-term holders s’effondre trop brutalement coïncident souvent avec des moments de capitulation. À l’inverse, les phases où ce ratio reste trop élevé pendant longtemps annoncent fréquemment des corrections. La zone actuelle, autour de 70 %, se situe dans un entre-deux intéressant. Elle n’indique pas encore une capitulation massive, mais elle s’éloigne clairement de la zone de surchauffe observée fin septembre.
Dans les cycles précédents, des baisses similaires du ratio de profitabilité ont parfois précédé des phases de stabilisation puis de reprise, à condition que la demande structurelle reste présente. Aujourd’hui, cette demande structurelle repose largement sur les ETF et, plus largement, sur l’appétit institutionnel. Si les flux redeviennent positifs de façon soutenue après la décision de la Fed, le scénario d’une reprise progressive gagnerait en crédibilité. Dans le cas contraire, le marché pourrait prolonger sa phase de digestion autour des niveaux actuels.
Le rôle des liquidations et de l’effet de levier
La chute sous les 80 000 dollars a été accompagnée de liquidations de positions à effet de levier. Ces mécanismes amplifient les mouvements dans les deux directions. Lorsque le prix s’approche de clusters de liquidations, les algorithmes de trading forcent la clôture de positions, ce qui accélère le mouvement initial. Les zones identifiées par Glassnode autour de 85 000 et 87 000 dollars contiennent précisément ce type de concentrations.
Pour les investisseurs qui n’utilisent pas d’effet de levier, ces mouvements apparaissent souvent excessifs. Ils créent cependant des opportunités pour ceux qui disposent de liquidités et d’une vision plus longue. La réduction de la pression vendeuse des short-term holders limite le risque d’une cascade purement liée à la réalisation de profits. Le risque principal reste désormais celui d’une déception macroéconomique ou d’une poursuite des sorties ETF.
Que regarder dans les prochains jours
Plusieurs indicateurs méritent une attention particulière. Le premier reste le ratio de profitabilité des short-term holders. Une stabilisation autour de 70 % ou une nouvelle baisse progressive sans panique serait un signal de solidité relative. Une remontée rapide vers 85 ou 90 % sans progression significative du prix indiquerait en revanche un retour de la pression vendeuse potentielle.
Le deuxième indicateur concerne les flux nets des ETF spot américains. Des entrées nettes positives sur plusieurs séances après la décision de la Fed constitueraient un soutien important. Des sorties prolongées affaibliraient le scénario de reprise. Le troisième point de vigilance porte sur le comportement du prix autour de la zone 79 000-80 000 dollars. Une consolidation au-dessus de ce seuil avec des volumes décroissants côté vendeur serait constructive. Une rupture nette vers la True Market Mean autour de 77 600 dollars ouvrirait un nouveau chapitre plus défensif.
Points de vigilance à court terme
- Évolution du ratio de profitabilité des short-term holders
- Flux nets quotidiens des ETF spot Bitcoin américains
- Réaction du marché à la décision et au ton de la Réserve fédérale
- Tenue ou rupture de la zone de support 79 000-80 000 dollars
- Volume des liquidations autour des clusters identifiés entre 85 000 et 87 500 dollars
Une lecture plus large du cycle actuel
Au-delà des chiffres de la semaine, il est utile de replacer ces mouvements dans une perspective plus large. Bitcoin a connu une phase de forte progression qui a placé de nombreux acheteurs récents en situation de gains importants. La correction actuelle apparaît comme une digestion classique de ces gains. Le fait que les profits réalisés aient déjà sensiblement diminué suggère que la phase la plus intense de distribution pourrait être derrière nous.
Cela ne signifie pas que le marché ne peut plus baisser. Les facteurs macroéconomiques, les flux institutionnels et le sentiment global restent déterminants. En revanche, le profil de risque lié purement à la réalisation de profits latents par les short-term holders s’est allégé. C’est une information précieuse pour ceux qui construisent leurs positions sur le moyen terme plutôt que sur le très court terme.
Les investisseurs qui anticipent une poursuite de la tendance de fond trouvent aujourd’hui un contexte de profitabilité moins extrême qu’il y a quelques semaines. Ceux qui restent prudents face aux incertitudes monétaires disposent d’arguments tout aussi valables. Le marché se trouve à un carrefour où les données on-chain offrent un éclairage utile, mais où les catalyseurs externes auront probablement le dernier mot dans les jours qui viennent.
L’importance de la patience dans un marché en digestion
Les phases de digestion sont souvent les plus difficiles à vivre pour les participants. Les mouvements deviennent plus erratiques, les narratifs se multiplient, et la tentation d’agir impulsivement augmente. Les données actuelles invitent plutôt à la mesure. La pression vendeuse liée aux profits latents s’est réduite. Les supports techniques et fondamentaux autour de 80 000 dollars ont été testés. Les flux institutionnels restent irréguliers mais pas encore structurellement négatifs sur l’ensemble de la période récente.
Dans un tel environnement, les décisions prises dans la précipitation ont statistiquement moins de chances d’être optimales. Attendre les signaux de la Fed, observer la réaction des ETF et suivre l’évolution du ratio de profitabilité constitue une approche plus disciplinée. Le marché a déjà accompli une partie du travail d’assainissement. La suite dépendra largement de la capacité de la demande à se manifester à nouveau de façon convaincante.
Ce que révèle vraiment le niveau de 70 %
Le chiffre de 70 % n’est pas magique. Il n’annonce ni un rebond automatique ni une poursuite de la baisse. Il indique simplement que le marché a quitté une zone de surchauffe côté offre. Les short-term holders ne disposent plus de la même marge de manœuvre pour vendre massivement sans subir eux-mêmes des pertes ou des gains fortement réduits. Cette modification de l’incitation change la dynamique de court terme.
Historiquement, les marchés qui passent d’une situation où presque tous les acheteurs récents sont en profit à une situation où une part significative se retrouve à l’équilibre ou en légère perte tendent à devenir plus stables. Les ventes impulsives diminuent. Les acheteurs patient peuvent progressivement reconstruire des positions sans se heurter immédiatement à une vague de distribution. C’est précisément ce scénario que Glassnode met en avant lorsqu’elle qualifie le niveau actuel de meilleur point d’entrée relatif pour ceux qui croient à la poursuite de la tendance.
Bien entendu, cette lecture reste conditionnelle. Elle suppose que la demande ne s’effondre pas et que les facteurs macroéconomiques ne deviennent pas franchement hostiles. Dans le contexte actuel, le rendez-vous de la Fed apparaît comme le prochain grand test. Une communication neutre ou légèrement accommodante pourrait permettre au marché de tester à nouveau les résistances. Un ton plus restrictif pourrait prolonger la phase de consolidation, voire pousser le prix à retester des supports plus bas.
Les implications pour les différentes catégories d’investisseurs
Pour les investisseurs de long terme qui accumulent régulièrement, la baisse de la pression vendeuse et le niveau de prix actuel peuvent apparaître comme une opportunité relative. Les short-term holders ayant déjà réalisé une partie importante de leurs profits, le risque d’une nouvelle vague de distribution purement liée à la réalisation de gains s’est réduit. Cela ne supprime pas le risque de baisse, mais cela en modifie la nature.
Pour les traders de court terme, la situation reste plus complexe. Les résistances entre 85 000 et 87 500 dollars restent solides. Les clusters de liquidations peuvent générer de la volatilité dans les deux sens. Les flux ETF irréguliers et le calendrier macroéconomique ajoutent de l’incertitude. Dans ce contexte, une approche plus prudente, avec des tailles de position réduites et des stops clairement définis, semble préférable.
Pour ceux qui utilisent l’effet de levier, la prudence s’impose encore davantage. Les mouvements récents sous les 80 000 dollars ont rappelé la rapidité avec laquelle les liquidations peuvent s’enchaîner. Même si la pression vendeuse structurelle s’allège, le levier reste un amplificateur de risque qui ne tient pas compte des analyses on-chain.
Une perspective plus nuancée sur la suite
Le marché Bitcoin se trouve dans une phase de transition. La phase de distribution liée aux profits importants des short-term holders semble en grande partie derrière nous. La phase de reconstruction de la demande institutionnelle n’est pas encore pleinement confirmée. Entre les deux, le prix évolue dans une zone de support testée, en attendant des catalyseurs plus clairs.
Les données de Glassnode apportent un éclairage précieux sur le premier volet de cette transition. Elles montrent que le marché a accompli une partie du travail d’assainissement nécessaire. Elles ne disent pas encore si la demande sera au rendez-vous pour enclencher la phase suivante. C’est précisément pourquoi les prochains jours, centrés sur la décision de la Fed et la réaction des flux ETF, revêtent une importance particulière.
Dans cet intervalle, la meilleure attitude consiste probablement à observer avec discipline plutôt qu’à anticiper avec certitude. Les signaux on-chain sont encourageants sur le plan de l’offre. Les signaux de demande restent à confirmer. Le prix, quant à lui, se situe à un niveau où les deux forces peuvent encore s’équilibrer. La suite dépendra de laquelle prendra le dessus dans les séances qui viennent.
En définitive, le message principal des données récentes est celui d’un allègement de la pression vendeuse. Ce n’est pas une garantie de reprise immédiate. C’est cependant un changement de contexte significatif par rapport à la situation de fin septembre. Pour les investisseurs qui construisent leur stratégie sur des horizons de plusieurs mois plutôt que de quelques jours, cette évolution mérite d’être intégrée dans l’analyse. Le marché a digéré une partie de ses excès. Reste à voir s’il trouvera la demande nécessaire pour transformer cette digestion en un nouveau mouvement de hausse durable.
