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    Bitcoin Et Fed Embauches Us Au Plus Bas Depuis 2011

    Steven SoarezDe Steven Soarez12/10/2026Aucun commentaire14 Mins de Lecture
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    Des citrouilles s’empilent déjà dans les allées des grandes surfaces américaines, prêtes pour Halloween et les fêtes de fin d’année. Pourtant, cette saison, quelque chose cloche. Les enseignes qui recrutent d’habitude par dizaines de milliers de saisonniers restent étrangement silencieuses. Le cabinet Challenger, Gray & Christmas vient de publier un chiffre qui fait tiquer : seulement 90 787 intentions d’embauche annoncées en septembre. Aucun mois de septembre n’avait été aussi faible depuis 2011. Ce signal arrive deux semaines après la première hausse de taux de la Réserve fédérale depuis 2023. Et pour le bitcoin, qui évolue autour de 83 500 dollars ce 12 octobre, chaque indication sur le coût de l’argent compte double.

    Un mois de septembre historiquement calme sur le front des embauches

    Le rapport du cabinet de reclassement sorti le 1er octobre ne laisse guère de place à l’interprétation. Les 90 787 postes annoncés en septembre marquent un recul de 23 % par rapport aux 117 313 du même mois en 2025. Sur les neuf premiers mois de l’année, le commerce de détail concentre presque toute l’activité : 65 150 intentions d’embauche pour le seul mois de septembre et à peine 66 557 depuis janvier. Autrement dit, les distributeurs n’avaient quasiment rien recruté avant l’automne.

    Seules deux enseignes ont officiellement lancé leur campagne saisonnière. Spirit Halloween a affiché un record historique de 52 000 postes. Michaels a suivi avec un peu plus de 10 000. Total : 62 000 embauches saisonnières, loin des 100 800 annoncées en septembre 2025. Les poids lourds restent muets. Amazon, qui avait recruté 250 000 saisonniers chacune des trois dernières années, dévoile d’ordinaire son objectif à la mi-octobre. Target, autour de 100 000 postes habituellement, et Kohl’s, près de 90 000, n’avaient rien communiqué au 23 septembre.

    Les entreprises sont en période d’attentisme. On ne voit pas venir l’afflux d’intentions d’embauche qui accompagne d’habitude la saison des fêtes. C’est le signe d’une approche très prudente.

    Andy Challenger, directeur commercial du cabinet Challenger, Gray & Christmas

    Les freins qui freinent les employeurs

    Andy Challenger liste lui-même les obstacles. Les coûts de l’énergie restent élevés. La guerre en Iran maintient une incertitude géopolitique. La hausse des taux renchérit le coût de l’embauche. S’ajoute la perspective d’une flambée des dépenses de santé. Beaucoup de vent contraire pour un seul trimestre.

    Le mouvement ne date pas d’hier. Au quatrième trimestre 2025, les distributeurs américains n’avaient ajouté que 461 500 emplois, soit 15 % de moins qu’un an plus tôt et le plus faible gain saisonnier depuis 2008. Pour 2026, le cabinet table sur environ 450 000 postes. Les machines y sont pour quelque chose. Les enseignes s’appuient de plus en plus sur l’automatisation, sur les salariés déjà en place et sur des viviers de travailleurs à la demande avant de signer de nouveaux contrats.

    Ce que montrent les chiffres de Challenger en septembre

    • 90 787 intentions d’embauche, plus bas niveau pour un mois de septembre depuis 2011
    • Recul de 23 % par rapport à septembre 2025
    • Commerce de détail : 65 150 postes annoncés sur le mois
    • Licenciements annoncés : 43 281, plus bas niveau pour un septembre depuis 2022
    • Intelligence artificielle : premier motif de suppressions de postes depuis janvier avec 120 136 départs, soit 21 % du total

    Un marché du travail qui se fige plus qu’il ne s’effondre

    Les annonces de licenciements tombent à 43 281 en septembre, leur plus bas niveau pour ce mois depuis 2022. Les entreprises gardent leurs troupes et ferment la porte aux nouveaux venus. L’intelligence artificielle reste le premier motif de suppressions de postes depuis le début de l’année. Pourtant le consommateur n’a pas encore jeté l’éponge. Les ventes au détail ont progressé de 1,2 % en août. Andy Challenger le décrit comme « sous tension, mais toujours au rendez-vous ».

    Les chiffres officiels du Bureau of Labor Statistics publiés le 2 octobre confirment la tendance. L’économie américaine n’a créé que 29 000 emplois en septembre. Le taux de chômage est remonté à 4,2 %. Les révisions piquent davantage. Juillet bascule en territoire négatif avec 10 000 postes effacés. Août passe de 162 000 à 133 000. Au total, 60 000 emplois disparaissent des comptes sur deux mois.

    La Fed face à un vrai casse-tête

    La banque centrale a relevé ses taux de 25 points de base le 16 septembre, les portant dans la fourchette 3,75-4 %. Elle justifie ce mouvement par une inflation sous-jacente qu’elle projette encore à 3,4 % pour 2026 selon l’indice PCE, sa mesure de référence. La grande majorité des membres du comité anticipent au moins une hausse supplémentaire d’ici la fin de l’année. Après le rapport sur l’emploi, les traders ne voyaient plus guère de chances d’un nouveau tour de vis dès la réunion du 28 octobre.

    Pour le bitcoin, l’équation a deux faces. Un emploi qui ralentit éloigne la menace d’une nouvelle hausse de taux. Cela soulage d’ordinaire les actifs risqués. Un consommateur qui décroche pour de bon ressemblerait en revanche à un début de récession. Dans ce scénario, les investisseurs vendent souvent en premier ce qui bouge le plus. Le bitcoin, autour de 83 500 dollars ce 12 octobre, se retrouve donc coincé entre ces deux lectures possibles.

    Pourquoi le commerce de détail concentre toute l’attention

    Chaque automne, les enseignes américaines recrutent massivement avant Halloween pour tenir le rush des fêtes. Cette année les stocks sont là, mais les contrats d’embauche ne suivent pas. Le commerce de détail porte presque tout l’édifice des annonces de septembre. Sur les neuf premiers mois, le secteur totalise à peine 66 557 intentions d’embauche. La distribution n’avait quasiment rien recruté avant septembre.

    Les grandes enseignes préfèrent désormais s’appuyer sur l’automatisation et sur leurs salariés déjà formés. Les viviers de travailleurs à la demande permettent aussi de flexibilité sans engager de contrats longs. Cette prudence se lit dans les chiffres du quatrième trimestre 2025 : seulement 461 500 emplois ajoutés, le plus faible gain saisonnier depuis 2008. Pour 2026, Challenger table sur environ 450 000 postes. La tendance est claire.

    Les prochains signaux à surveiller de près

    Amazon dévoile d’ordinaire son objectif de saisonniers à la mi-octobre. Target et Kohl’s n’avaient rien communiqué au 23 septembre. La Fed se réunira le 28 octobre face à un marché de l’emploi qui a déjà vu fondre les 162 000 créations de postes d’août, annoncées le 4 septembre, ramenées à 133 000. Ces éléments pèseront lourd dans les anticipations des marchés.

    Le bitcoin vit au rythme du coût de l’argent. Chaque indication sur la trajectoire des taux influence son comportement. Un ralentissement de l’emploi qui éloigne une nouvelle hausse de taux peut soutenir les actifs risqués. Un ralentissement trop marqué qui ferait craindre une récession aurait l’effet inverse. Les investisseurs surveillent donc ces prochains signaux avec une attention particulière.

    L’automatisation change la donne dans le retail

    Les enseignes américaines n’attendent plus uniquement les renforts saisonniers. Elles investissent dans des solutions automatisées pour gérer les pics d’activité. Les salariés déjà en place sont sollicités davantage. Les plateformes de travailleurs à la demande offrent une flexibilité supplémentaire. Cette triple approche explique en partie pourquoi les intentions d’embauche restent aussi faibles.

    L’intelligence artificielle joue un rôle croissant dans les suppressions de postes. Depuis janvier, elle est citée comme motif principal pour 120 136 départs, soit 21 % du total des licenciements annoncés. Les entreprises gardent leurs équipes existantes tout en limitant les nouvelles embauches. Le marché du travail se fige progressivement.

    Le consommateur américain reste présent, pour l’instant

    Les ventes au détail ont progressé de 1,2 % en août. Andy Challenger décrit le consommateur comme « sous tension, mais toujours au rendez-vous ». Cette résilience relative empêche pour le moment un scénario de freinage brutal. Pourtant la prudence des employeurs sur les embauches saisonnières montre que les entreprises anticipent un environnement plus difficile.

    Les coûts de l’énergie, l’incertitude géopolitique liée à la guerre en Iran, la hausse des taux et la perspective de dépenses de santé plus élevées pèsent sur les décisions. Beaucoup de vent contraire concentré sur un même trimestre. Les entreprises choisissent l’attentisme.

    Ce que cela signifie pour le bitcoin à court terme

    Le bitcoin évolue autour de 83 500 dollars ce 12 octobre. Son destin reste lié au coût de l’argent. Un emploi qui ralentit éloigne la perspective d’une nouvelle hausse de taux dès le 28 octobre. Cela peut soulager les actifs risqués. À l’inverse, un ralentissement trop marqué qui ferait craindre une récession pousserait les investisseurs à réduire leur exposition aux actifs les plus volatils.

    Les traders ont déjà ajusté leurs anticipations après le rapport sur l’emploi du 2 octobre. Les chances d’une nouvelle hausse de 25 points de base lors de la réunion de fin octobre sont devenues très faibles selon les marchés. La Fed reste toutefois attentive à l’inflation sous-jacente projetée à 3,4 % pour 2026. Le dilemme entre croissance de l’emploi et maîtrise des prix n’est pas résolu.

    Retour sur les chiffres clés du Bureau of Labor Statistics

    Le 2 octobre, le Bureau of Labor Statistics a confirmé la tendance observée par Challenger. Seulement 29 000 emplois créés en septembre. Taux de chômage remonté à 4,2 %. Révisions à la baisse pour juillet et août : 60 000 emplois effacés sur deux mois. Juillet passe en territoire négatif. Août est ramené de 162 000 à 133 000.

    Ces révisions renforcent l’idée d’un marché du travail qui ralentit progressivement. Les entreprises n’annoncent plus de vagues de licenciements massifs, mais elles freinent nettement sur les nouvelles embauches. Cette dynamique de gel plutôt que d’effondrement caractérise la période actuelle.

    La saison des fêtes 2026 sous le signe de la prudence

    Challenger table sur environ 450 000 postes saisonniers pour 2026, après les 461 500 du quatrième trimestre 2025. Ces niveaux restent nettement inférieurs aux années précédentes. Les enseignes misent sur l’efficacité opérationnelle plutôt que sur l’augmentation des effectifs. L’automatisation et la flexibilité des contrats courts deviennent des leviers prioritaires.

    Spirit Halloween et Michaels ont déjà communiqué. Les géants comme Amazon, Target et Kohl’s se font attendre. Leur silence alimente les interrogations sur l’ampleur réelle du recrutement saisonnier cette année. Les prochaines semaines diront si les annonces finissent par arriver ou si la prudence l’emporte jusqu’au bout.

    Entre hausse de taux et ralentissement de l’emploi

    La Fed a relevé ses taux le 16 septembre pour la première fois depuis 2023. Elle justifie ce choix par une inflation encore trop élevée selon ses projections. Pourtant les chiffres de l’emploi de septembre et les révisions d’août et juillet complexifient la lecture. Les marchés ont déjà réduit leurs anticipations d’une nouvelle hausse dès le 28 octobre.

    Pour les actifs risqués, dont le bitcoin, ce changement d’anticipation peut apporter un certain soulagement à court terme. Mais la vigilance reste de mise. Un ralentissement trop accentué de l’emploi pourrait faire basculer le sentiment vers une crainte de récession. Dans ce cas, la réaction des marchés serait probablement négative pour les actifs les plus sensibles aux cycles économiques.

    Les enseignes face à des coûts structurels élevés

    Les coûts de l’énergie pèsent sur les marges. La guerre en Iran maintient une incertitude qui se répercute sur les chaînes d’approvisionnement et sur les anticipations. La hausse des taux renchérit le financement des stocks et des opérations. Les dépenses de santé sont attendues en hausse. Ces éléments se cumulent et poussent les directions à la prudence sur les embauches.

    Dans ce contexte, garder les équipes existantes tout en limitant les nouveaux contrats apparaît comme une stratégie rationnelle. L’automatisation offre des gains de productivité sans les coûts fixes liés aux embauches permanentes. Les plateformes de travail à la demande permettent de répondre aux pics d’activité sans engagement long terme.

    Ce que le silence des grands retailers révèle

    Amazon a recruté 250 000 saisonniers chacune des trois dernières années. Target et Kohl’s annoncent d’habitude des volumes importants. Leur absence de communication à ce stade de l’année est inhabituelle. Andy Challenger y voit un signe clair d’attentisme. Les entreprises attendent d’y voir plus clair avant de s’engager sur des volumes élevés.

    Ce silence contraste avec les annonces précoces de Spirit Halloween et Michaels. Les plus petites structures ou celles très liées à la saison Halloween ont déjà bougé. Les poids lourds du e-commerce et de la grande distribution semblent préférer attendre. Cette différence de comportement mérite d’être suivie dans les semaines à venir.

    L’impact potentiel sur la consommation de fin d’année

    Si les embauches saisonnières restent limitées, cela peut se traduire par une pression sur les salaires horaires dans le retail et par une moindre injection de revenus dans les économies locales. Le consommateur américain a jusqu’ici tenu le coup, avec des ventes au détail en progression en août. Mais une prudence prolongée des employeurs pourrait finir par peser sur la demande.

    Les marchés surveillent cette boucle de rétroaction. Un ralentissement de l’emploi qui se prolonge peut finir par affecter la consommation. Une consommation qui ralentit peut à son tour justifier la prudence des entreprises sur les embauches. Pour l’instant, les ventes tiennent. La question est de savoir combien de temps cette résilience peut durer.

    Le bitcoin entre deux lectures du même chiffre

    D’un côté, un marché de l’emploi plus mou éloigne le scénario d’une Fed très agressive sur les taux. Cela peut soutenir les actifs risqués. De l’autre, un ralentissement trop marqué fait craindre un freinage de la croissance. Dans ce second cas, les investisseurs réduisent souvent leur exposition aux actifs volatils en premier. Le bitcoin se trouve précisément à l’intersection de ces deux interprétations.

    Les prochaines publications, notamment les intentions d’embauche d’Amazon et les données qui précéderont la réunion de la Fed du 28 octobre, seront donc scrutées avec attention. Chaque nouveau chiffre peut faire basculer le sentiment d’un côté ou de l’autre.

    Une tendance qui s’inscrit dans la durée

    Le quatrième trimestre 2025 avait déjà montré un gain saisonnier historiquement faible. 2026 s’annonce dans la même lignée selon les projections de Challenger. L’automatisation, la flexibilité des contrats et la prudence face aux coûts structurels redessinent le marché de l’emploi dans le commerce de détail américain. Les volumes d’embauche d’autrefois semblent de plus en plus difficiles à retrouver.

    Cette évolution a des implications au-delà du seul secteur retail. Elle influence les anticipations de politique monétaire. Elle pèse sur la perception du cycle économique. Et elle alimente les débats sur la trajectoire des actifs risqués, bitcoin compris.

    Les éléments à suivre dans les jours qui viennent

    La mi-octobre devrait apporter les premières indications sur les intentions d’Amazon. Les autres enseignes suivront probablement. La réunion de la Fed du 28 octobre permettra de mesurer jusqu’où la banque centrale intègre le ralentissement de l’emploi dans sa décision. Entre-temps, les données de consommation et les indicateurs avancés continueront d’alimenter le débat.

    Pour le bitcoin, chaque signal compte. Un environnement de taux moins agressif peut offrir un soutien. Un scénario de freinage économique trop marqué ferait l’inverse. La période qui s’ouvre est donc particulièrement sensible pour les actifs sensibles au cycle monétaire et à la croissance.

    Les 90 787 intentions d’embauche de septembre ne sont pas un simple chiffre isolé. Elles s’inscrivent dans une série de signaux qui montrent un marché du travail américain en train de se figer. Les entreprises gardent leurs équipes, limitent les nouveaux contrats et misent sur l’automatisation. La Fed doit concilier inflation encore élevée et emploi qui ralentit. Le bitcoin, lui, attend de voir de quel côté penche finalement la balance.

    Dans les allées des magasins américains, les citrouilles sont bien là. Les contrats d’embauche, beaucoup moins. Ce décalage, rare pour un mois de septembre, résume à lui seul le moment économique actuel. Un moment que les marchés, et particulièrement ceux des cryptomonnaies, observent avec une attention soutenue en cette mi-octobre 2026.

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    Steven Soarez
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