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    Bitcoin Bull Market : Arthur Hayes Voit Le Début

    Steven SoarezDe Steven Soarez25/08/2026Aucun commentaire14 Mins de Lecture
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    Et si le signal tant attendu venait d’un simple ajustement technique du Trésor américain ? Alors que le Bitcoin franchissait la barre des 80 000 dollars le 25 août 2026, Arthur Hayes, co-fondateur de BitMEX et dirigeant de Maelstrom, a publié un essai au titre évocateur : Same Same But Different. Dans ce texte, il affirme sans détour que le bull market a déjà commencé. La raison ? L’annonce d’un doublement des plafonds de rachats d’obligations à long terme. Une décision qui, selon lui, injecte de la liquidité en dollars et change la donne pour les actifs risqués.

    Pourquoi Arthur Hayes annonce le début du bull market Bitcoin

    Le 19 août 2026, le Trésor américain a confirmé qu’il allait au moins doubler la taille maximale de certaines opérations de rachat sur le segment long de la courbe. À partir du 9 septembre et jusqu’au 4 novembre, le plafond passera de 2 milliards à au moins 4 milliards de dollars par opération. Pour Hayes, ce n’est pas un détail administratif. C’est un levier de liquidité qui réduit la pression sur les taux longs et rend le Bitcoin plus attractif.

    Dans son essai, le financier compare cette approche à celle de Janet Yellen fin 2023, lorsqu’elle avait multiplié les émissions de billets de trésorerie. À l’époque, cela avait permis de vider une partie des liquidités bloquées dans la facilité de pension inverse de la Réserve fédérale. Aujourd’hui, selon lui, Scott Bessent agit dans le même esprit, mais en ciblant les maturités longues. Résultat : les prix des anciennes obligations montent, les rendements baissent, et le capital cherche de nouveaux refuges.

    Le prochain bull market… vient juste de commencer.

    Arthur Hayes, dans Same Same But Different

    Cette déclaration a résonné dans tout l’écosystème. D’autant plus que le timing coïncide avec une forte hausse du Bitcoin. Avant l’annonce, le prix évoluait sous les 65 000 dollars. Le 25 août, il dépassait les 80 000, avec un pic intraday au-delà de 81 000. Une progression hebdomadaire parmi les plus marquées des derniers mois.

    Le lien entre rachats de Treasuries et liquidité en dollars

    Hayes insiste sur un mécanisme simple. En rachetant des titres anciens à longue maturité, le Trésor fait monter leurs cours. Les rendements baissent. Les actifs risqués deviennent relativement plus intéressants. Le Bitcoin, souvent présenté comme une réserve de valeur numérique, en profite particulièrement.

    Le Trésor, de son côté, présente ces opérations comme un outil de gestion de la liquidité du marché et de sa position de trésorerie. Dans son communiqué de remboursement du 5 août, il a autorisé jusqu’à 38 milliards de dollars d’achats de soutien à la liquidité sur le trimestre, plus 25 milliards pour des opérations de gestion de trésorerie à court terme. Rien de comparable à un assouplissement quantitatif de la Fed. Pourtant, pour Hayes, l’effet net reste le même : plus de liquidité en circulation.

    Ce que l’on sait précisément des rachats élargis

    • Plafond doublé à au moins 4 milliards de dollars par opération à partir du 9 septembre 2026
    • Période concernée : du 9 septembre au 4 novembre 2026
    • Objectif officiel : soutenir la liquidité des titres plus anciens
    • Aucune opération sous le nouveau plafond n’avait encore eu lieu au moment de l’essai de Hayes

    Parallèlement, la Fed de New York mène de son côté environ 10 milliards de dollars d’achats de gestion des réserves sur la période mensuelle en cours. Ces opérations visent à maintenir des réserves bancaires amples. Elles ne font pas partie du programme de rachat du Trésor, mais elles s’ajoutent au contexte de liquidité globale.

    Le rallye du Bitcoin : timing, causes et nuances

    Le 25 août 2026, le Bitcoin cotait autour de 80 720 dollars, en hausse de près de 4,8 % sur la journée et d’environ 25,7 % sur sept jours. Le volume des 24 heures dépassait 56 milliards de dollars. Ces chiffres impressionnent, mais ils ne prouvent pas une causalité exclusive avec l’annonce du Trésor.

    Plusieurs facteurs se sont superposés. Les ETF spot Bitcoin ont enregistré environ 517 millions de dollars d’entrées nettes le 19 août, leur plus fort flux quotidien depuis début mai. Les liquidations de positions courtes ont ensuite amplifié le mouvement. Le dollar s’est affaibli. Les rendements à 10 ans ont d’abord glissé vers 4,65 %, ceux à 30 ans vers 5,20 %, avant de reprendre une partie du terrain perdu.

    Hayes reconnaît que le lien n’est pas mécanique. Il parle d’attentes de conditions financières plus souples. Le marché a anticipé. Les investisseurs ont positionné leurs portefeuilles. Le résultat s’est vu dans le prix. Mais rien ne garantit que la dynamique se poursuive de la même manière une fois les rachats effectivement réalisés.

    Le compte général du Trésor : une carte encore non jouée

    Dans son analyse, Hayes évoque aussi le Treasury General Account, ou TGA. Ce compte détenait environ 940 milliards de dollars selon des informations relayées par des responsables. Bessent a indiqué que le Trésor pouvait utiliser une partie de cette trésorerie pour des rachats d’obligations sans modifier le calendrier des émissions à long terme.

    Hayes qualifie un déploiement massif de la TGA de « voie médiane ». Mais aucun engagement de 1 000 milliards de dollars n’a été pris. Les projections officielles tablent sur un solde de 950 milliards à fin septembre et 850 milliards en fin d’année. Le Trésor prévoit d’emprunter 739 milliards de dollars nets au troisième trimestre et 628 milliards au trimestre suivant.

    Utiliser massivement le TGA placerait temporairement davantage de cash dans le système bancaire privé. L’effet durable dépendrait ensuite de la vitesse à laquelle le Trésor reconstituerait le compte via de nouvelles émissions. Pour l’instant, tout cela reste spéculatif.

    Maelstrom passe en mode risque maximal

    Arthur Hayes n’est pas resté dans la théorie. Il a indiqué que Maelstrom avait porté son exposition au maximum de risque. Les positions majeures concernent le Bitcoin, l’Ether, Ethena et Ether.fi. Aucun détail sur les tailles n’a été communiqué, et aucun relevé indépendant ne permet de vérifier ces affirmations.

    Ce positionnement agressif s’accompagne d’un avertissement. Hayes s’attend à une volatilité élevée. Même dans un marché haussier, des corrections profondes restent possibles. Son message est clair : le bull market est là, mais il ne sera pas un escalator tranquille.

    Un avancée continue n’empêchera pas des corrections sévères.

    Arthur Hayes

    Cette prudence relative contraste avec l’enthousiasme de la déclaration principale. Elle rappelle que les prévisions de marché restent des opinions, pas des certitudes. Les opérations annoncées par le Trésor restent modestes face à la taille globale du marché obligataire américain.

    Ce que disent les chiffres officiels du Trésor

    Le programme de rachat élargi s’inscrit dans un cadre plus large. Le Trésor projette un besoin d’emprunt important. Les 739 milliards de dollars du troisième trimestre et les 628 milliards du suivant montrent l’ampleur de la dette à financer. Dans ce contexte, les rachats de liquidité servent aussi à fluidifier le marché secondaire.

    Les responsables insistent : ces opérations ne constituent pas une politique monétaire. Elles ne visent pas à stimuler l’économie. Elles gèrent la liquidité des titres et la position de cash du gouvernement. La distinction est importante. Hayes la reconnaît, tout en soulignant que l’effet sur les prix des actifs risqués peut être similaire.

    Le prochain point de contrôle se situe le 9 septembre 2026. C’est à cette date que les nouveaux plafonds entreront en vigueur. Le 4 novembre, lors du prochain remboursement trimestriel, le Trésor réexaminera les tailles futures. Les investisseurs pourront alors confronter les volumes réellement achetés, l’évolution des rendements, le solde du TGA et la performance du Bitcoin.

    Les autres facteurs qui ont soutenu le mouvement

    Réduire le rallye à la seule annonce du Trésor serait trop simpliste. Les flux vers les ETF ont joué un rôle majeur. Le 19 août, 517 millions de dollars d’entrées nettes ont marqué un regain d’appétit institutionnel. Les short squeezes ont ensuite accéléré la hausse au-delà de 71 000 dollars.

    Le contexte macroéconomique global a aussi compté. Un dollar plus faible favorise traditionnellement les actifs cotés en dollars comme le Bitcoin. Les anticipations autour de la politique monétaire, même si elles restent prudentes, ont créé un environnement plus favorable au risque.

    Hayes lui-même a déjà évoqué d’autres mécanismes potentiels. Il a parlé d’une éventuelle expansion d’une facilité de la Réserve fédérale destinée aux autorités monétaires étrangères. Une telle mesure pourrait, selon lui, augmenter temporairement la liquidité en dollars et soutenir le Bitcoin. Là encore, rien de concret n’a été annoncé.

    Les limites de l’argument de liquidité

    Il faut rester lucide. Les rachats annoncés restent limités par rapport à l’encours total des Treasuries. Leur impact sur les rendements a déjà montré ses limites : après une baisse initiale, les taux ont partiellement rebondi. Le marché continue de s’inquiéter de l’offre de dette et des besoins de financement.

    De plus, le Trésor a clairement indiqué que ces opérations ne constituent pas un stimulus monétaire. Elles n’équivalent pas à un quantitative easing de la Fed. La distinction entre gestion de dette et politique monétaire reste centrale. Hayes le sait, mais il choisit de se concentrer sur l’effet de transmission vers les actifs risqués.

    Enfin, le Bitcoin reste un actif extrêmement volatil. Même si un bull market s’installe, les corrections de 20 à 30 % ou plus font partie du paysage historique. Hayes le rappelle. Les investisseurs qui suivent sa vision doivent intégrer cette réalité dans leur gestion du risque.

    Ce que cela change pour les investisseurs

    Pour ceux qui suivent de près les signaux de liquidité, le message de Hayes offre une grille de lecture claire. Les rachats de Treasuries à long terme, même modestes, modifient les attentes. Le marché anticipe. Les prix s’ajustent. Le Bitcoin, sensible aux flux de liquidité mondiale, réagit souvent de manière amplifiée.

    Cependant, aucune garantie n’existe. Le 9 septembre marquera le début réel des opérations élargies. Les données de volumes, de rendement et de flux vers les ETF permettront de tester l’hypothèse. Jusqu’à présent, le mouvement s’appuie sur des anticipations plus que sur des faits consommés.

    Maelstrom a choisi de maximiser le risque. D’autres acteurs préféreront une approche plus progressive. Dans tous les cas, la volatilité annoncée invite à la prudence. Un bull market n’efface pas les risques de drawdown importants.

    Points de vigilance à surveiller dans les prochaines semaines

    • Volumes réels de rachats à partir du 9 septembre 2026
    • Évolution des rendements à 10 et 30 ans
    • Solde du Treasury General Account
    • Flux nets vers les ETF spot Bitcoin
    • Comportement du dollar et des liquidations sur le marché dérivé

    Une dynamique qui dépasse le seul Bitcoin

    Si l’hypothèse de Hayes se confirme, d’autres actifs risqués pourraient en profiter. L’Ether figure déjà dans les positions maximales de Maelstrom. Ethena et Ether.fi également. Le marché altcoin dans son ensemble tend à réagir avec un décalage aux mouvements du Bitcoin en phase de bull market.

    Historiquement, les périodes de liquidité abondante ont favorisé les actifs numériques. Le parallèle avec 2020-2021 ou avec d’autres phases d’assouplissement reste tentant, même si le contexte institutionnel et réglementaire a beaucoup évolué. Aujourd’hui, les ETF, les acteurs traditionnels et les flux institutionnels jouent un rôle bien plus important.

    Hayes insiste sur le fait que le mécanisme actuel n’est pas identique au quantitative easing classique. D’où le titre de son essai : Same Same But Different. Même effet recherché, instruments différents. La distinction mérite d’être gardée à l’esprit.

    Le contexte plus large de la dette américaine

    Derrière ces opérations techniques se cache une réalité plus profonde : le besoin permanent de refinancement d’une dette publique massive. Les projections d’emprunt de plusieurs centaines de milliards par trimestre illustrent la pression. Dans ce cadre, toute mesure qui fluidifie le marché secondaire ou gère la position de cash du Trésor prend une importance particulière.

    Certains analystes parlent déjà d’un « fiscal fear trade », où le Bitcoin profite des inquiétudes liées à la trajectoire de la dette américaine. Hayes n’utilise pas exactement cette expression, mais son raisonnement s’en rapproche. Plus de liquidité, moins de pression sur les taux longs, plus d’appétit pour les actifs alternatifs.

    Cette lecture n’est pas unanime. D’autres observateurs soulignent que les rachats restent trop limités pour modifier durablement la dynamique des rendements. Les chiffres des prochains mois trancheront en partie le débat.

    Ce que l’histoire récente nous apprend

    Les phases de liquidité abondante ont souvent coïncidé avec des hausses marquées du Bitcoin. Fin 2023, le glissement vers les billets de trésorerie sous Yellen avait déjà été commenté par Hayes comme un facteur favorable. Aujourd’hui, il voit une continuité sous une forme différente.

    Pourtant, chaque cycle possède ses spécificités. L’arrivée des ETF spot a changé la structure de la demande. Les régulations progressent. Les acteurs institutionnels sont plus présents. Un bull market en 2026-2027 ne ressemblera pas forcément à celui de 2020-2021 ou de 2017.

    Hayes le sait. Son essai ne prétend pas que l’histoire se répète à l’identique. Il affirme seulement que le signal de liquidité est là et que le marché a commencé à le pricer. Le reste dépendra de l’exécution et de l’environnement macroéconomique global.

    Les risques que Hayes lui-même reconnaît

    Malgré son positionnement agressif, Hayes n’ignore pas les dangers. Il parle explicitement de corrections sévères possibles. Un bull market n’efface pas la nature cyclique et parfois brutale du Bitcoin. Les investisseurs qui suivent sa vision doivent rester préparés à des mouvements violents dans les deux sens.

    Le risque de déception existe aussi. Si les volumes de rachats se révèlent modestes, ou si les rendements restent sous pression à cause de l’offre de dette, l’effet liquidité pourrait s’essouffler. Le marché a déjà anticipé une partie du mouvement. La réalisation des opérations devra confirmer ou infirmer ces anticipations.

    Enfin, le Bitcoin reste sensible à des facteurs externes : décisions de la Fed, géopolitique, régulation, flux institutionnels. Un seul catalyseur ne suffit rarement à expliquer l’ensemble d’un cycle.

    Comment suivre la thèse dans les mois à venir

    À partir du 9 septembre 2026, les données concrètes commenceront à arriver. Les volumes de rachats seront publiés. Les rendements évolueront. Le solde du TGA sera suivi de près. Les flux vers les ETF continueront d’être analysés jour après jour.

    Ces indicateurs permettront de tester la thèse de Hayes. Si les rachats se déroulent comme annoncé et si les conditions de liquidité s’améliorent, le Bitcoin pourrait prolonger sa dynamique. Dans le cas contraire, le marché devra trouver d’autres moteurs.

    En attendant, le message principal reste celui d’un tournant. Pour Arthur Hayes, le bull market n’est plus une hypothèse lointaine. Il a commencé. Le reste de l’année 2026 et le début 2027 diront si cette lecture était juste.

    Une vision qui divise et qui intrigue

    Comme souvent avec Hayes, l’analyse mélange conviction forte et conscience des limites. Il ne prétend pas que le Trésor mène une politique monétaire expansionniste. Il affirme seulement que l’effet net sur la liquidité et sur les prix des actifs risqués peut être significatif.

    Cette nuance est importante. Elle évite de confondre gestion de dette et quantitative easing. Elle permet aussi de rester attentif aux données réelles plutôt qu’aux seuls récits. Dans un marché aussi sensible aux narratifs que celui des cryptomonnaies, cette distinction a de la valeur.

    Le 25 août 2026, le Bitcoin a franchi un seuil symbolique. Arthur Hayes a posé un jalon intellectuel. Les semaines et les mois qui viennent permettront de juger si le bull market annoncé s’installe durablement ou s’il s’agissait d’un rebond temporaire alimenté par des anticipations.

    En tout état de cause, le débat est lancé. Les investisseurs, les analystes et les institutions suivront de près les prochains mouvements du Trésor et la réaction du marché. Pour l’instant, le signal de liquidité a été entendu. Le prix a répondu. La suite reste à écrire.

    Le Bitcoin évolue dans un environnement où les décisions techniques de gestion de dette peuvent avoir des répercussions bien au-delà de Wall Street. L’essai de Hayes rappelle que, dans le monde des actifs numériques, la liquidité reste souvent le facteur dominant. Comprendre ses sources, même indirectes, devient un avantage.

    Que l’on partage ou non sa conclusion, le raisonnement mérite attention. Le 9 septembre approche. Les rachats élargis commenceront. Les données parleront. Et le marché, comme toujours, tranchera.

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    Steven Soarez
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