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    Prévision Bitcoin Octobre 2026 : Hausse, Range Ou Chute

    Steven SoarezDe Steven Soarez05/10/2026Aucun commentaire21 Mins de Lecture
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    Le 5 octobre 2026, le bitcoin s’échangeait autour de 85 360 dollars, après avoir franchi brièvement 87 000 dollars le 2 octobre, au lendemain d’un rapport sur l’emploi américain bien plus mou que ne l’espéraient les partisans d’un nouveau tour de vis. Cette séquence a l’air simple. Elle ne l’est pas. Un chiffre d’embauches faible n’achète pas à lui seul une clôture mensuelle dans les hauts 90 000. Il change seulement la question posée à la Réserve fédérale, pas la réponse. Entre le 14 et le 30 octobre, inflation, guidance monétaire, créations de parts de fonds et expiration d’options vont se succéder. Chacun peut confirmer le rebond, l’effacer, ou le laisser en suspens jusqu’au 31.

    L’enjeu n’est donc pas de deviner un cours magique. Il est de savoir quelles observations rendraient crédible une fin de mois entre 95 000 et 100 000 dollars, lesquelles ramèneraient le bitcoin vers 76 000 à 80 000 dollars, et lesquelles le laisseraient osciller dans une bande intermédiaire, bruyante mais sans verdict. Les pourcentages ci-dessous partent du cliché du 5 octobre. Le marché bouge en continu. Si le point de départ glisse, les écarts doivent être recalculés. Le raisonnement, lui, reste le même.

    Ce que le mois d’octobre doit vraiment trancher

    Une prévision de clôture n’est pas une promesse de trajectoire. Le bitcoin peut visiter 90 000 dollars en séance, reculer après l’indice des prix à la consommation, puis terminer le mois dans une zone médiane. Il peut aussi effleurer 82 000 dollars sans jamais installer une cassure mensuelle. Ce qui compte, c’est la clôture du 31 octobre, lue avec les flux et les données qui l’auront précédée. Historiquement, octobre a produit des mois très forts et des mois très faibles. Une moyenne saisonnière ne remplace pas la séquence précise de 2026.

    Le cliché CoinGecko du 5 octobre place le bitcoin près de 85 360 dollars, pour une capitalisation circulante d’environ 1 720 milliards de dollars et un volume déclaré sur vingt-quatre heures proche de 14,4 milliards. Ces deux derniers chiffres ne mesurent pas l’argent neuf. Le volume est un échange brut de pièces déjà existantes. La capitalisation multiplie le dernier cours par l’offre suivie. Une transaction marginale reprend l’ensemble du stock. C’est pour cela qu’un mouvement de 10 % peut survenir sans qu’une somme équivalente change de mains.

    Trois bandes de clôture, ancrées au cours du 5 octobre.

    • Zone haute, 95 000 à 100 000 dollars : environ 11,3 % à 17,2 % au-dessus de 85 360 dollars.
    • Zone médiane, 80 000 à 95 000 dollars : de 6,3 % en dessous à 11,3 % au-dessus.
    • Zone basse, 76 000 à 80 000 dollars : environ 6,3 % à 11,0 % de baisse.

    Ces bornes sont des marqueurs conditionnels, pas des probabilités. Elles s’appuient sur un sommet de 2026 déjà visité autour de 97 867 dollars, sur une zone de septembre située vers 75 000 à 76 000 dollars, et sur le seuil de 82 000 dollars que plusieurs lectures de marché traitaient comme la frontière entre consolidation et rechute. Aucun de ces niveaux n’est un ordre qui arrête une vente. Ce sont des régions où le marché a déjà échangé, et où les acheteurs devront se montrer s’ils veulent changer le récit.

    Le rapport sur l’emploi a déplacé la question, pas le verdict

    Le 2 octobre, le Bureau of Labor Statistics a indiqué que les emplois non agricoles avaient progressé de 29 000 en septembre, avec un taux de chômage à 4,2 %. Le rythme d’embauche a nettement ralenti. Un marché du travail moins tendu retire un argument à ceux qui voulaient une hausse de taux immédiate. Il ne fait pas disparaître une inflation encore au-dessus de l’objectif. Les investisseurs pesaient déjà la suite : pause après le resserrement de septembre, ou nouveau tour de vis plus tard dans l’année.

    Le bitcoin a réagi. Un compte rendu du mouvement le plaçait au-dessus de 87 000 dollars en séance, avec des liquidations de positions courtes. Cette chronologie établit une réponse de marché. Elle ne dresse pas l’inventaire des acheteurs. Couverture de dérivés baissiers, achats au comptant et créations de parts de fonds peuvent se succéder à des heures différentes. Un événement peut lancer une jambe de hausse sans fournir la demande nécessaire pour la tenir quatre semaines.

    Un chiffre d’emploi déjà publié appartient aux conditions de départ. Le répéter fin octobre, ce serait prendre une information ancienne pour un catalyseur neuf.

    Le calendrier de la Fed liste une réunion de deux jours les 27 et 28 octobre, décision et conférence de presse le second jour. Ce rendez-vous est une date, pas une pause promise. Les responsables peuvent laisser les taux inchangés et signaler malgré tout une inquiétude sur l’inflation ultérieure. À l’inverse, une hausse surprise resserrerait les conditions financières même si les opérateurs tablaient sur l’immobilité. Le taux directeur est une entrée parmi d’autres. Il n’existe pas de formule qui convertisse un statu quo en cours du bitcoin.

    Une trajectoire de taux plus basse peut rendre le cash et les obligations moins attractifs face à certains actifs risqués. Une remontée des rendements du Trésor ou du pétrole peut jouer dans l’autre sens. Le bitcoin ne verse aucun coupon contractuel. Les anticipations de politique monétaire passent par le positionnement, la liquidité et l’appétit pour le risque. L’effet se constate dans les prix et les flux. Il ne se décrète pas à partir d’un seul imprimé emploi.

    Deux tests d’inflation, et un décalage d’un jour qui change tout

    Le prochain examen des prix arrive avant la banque centrale. Le calendrier du BLS place l’indice des prix à la consommation de septembre au 14 octobre, et les prix à la production au 15. La Fed disposera de ces publications, et d’autres données, avant de trancher. En août, le Bureau of Economic Analysis avait rapporté une hausse mensuelle de 0,3 % pour le PCE global et de 0,2 % pour le PCE sous-jacent. Le chiffre de septembre n’était pas publié au 5 octobre.

    Le point le plus mal lu du mois tient à l’ordre des publications. Le BEA a calendé le rapport de septembre sur le revenu et les dépenses des ménages, qui contient l’indice PCE privilégié par la Fed, au 29 octobre. La décision du FOMC tombe le 28. Affirmer que le comité intégrera le PCE de septembre comme un chiffre déjà connu est chronologiquement faux. Les responsables ont d’autres mesures de prix et leurs propres informations. Ils n’ont pas cette publication programmée.

    Ce décalage scinde le meilleur cas en deux. Une pause accompagnée d’un communiqué rassurant peut soutenir les actifs risqués le 28. Si le PCE du lendemain matin indique une inflation persistante, les opérateurs peuvent repricer décembre sans que le taux d’octobre ait bougé. Un PCE bénin renforcerait la pause en réduisant la crainte d’un resserrement rapide. Aucune de ces directions n’est garantie par le calendrier seul.

    Le pire cas se dédouble aussi. Un ton restrictif le 28 peut peser sur le bitcoin, puis un PCE plus doux peut partiellement effacer le mouvement. Ou bien une réunion calme peut précéder une inflation plus chaude et des rendements plus hauts. Une prévision d’octobre fondée uniquement sur le fait de monter ou de maintenir les taux oublie le dernier choc de données avant la fin du mois.

    Ordre des rendez-vous utiles, pas une liste de promesses.

    • 14 octobre : prix à la consommation de septembre, à comparer aux attentes et à la réaction des rendements.
    • 15 octobre : prix à la production, souvent moins suivi mais capable de colorer le récit inflationniste.
    • 27 et 28 octobre : réunion, puis décision et conférence, à séparer de la guidance sur les réunions suivantes.
    • 29 octobre : PCE de septembre, lu après la décision, pas comme une information déjà dans la poche du comité.
    • 30 octobre : échéance d’options, à réexaminer sur les strikes plutôt que sur un stock nominal du début de mois.
    • 6 novembre : prochain rapport emploi, donc hors champ des catalyseurs d’octobre.

    Les flux de fonds doivent survivre au lundi d’après

    Les fonds au comptant américains ont été une source de demande importante pendant des pans de septembre. Le tableau quotidien de Farside enregistre une sortie nette de 148,7 millions de dollars le 30 septembre, puis une entrée de 102,7 millions le 1er octobre. La somme de ces deux lignes réglées donne une sortie nette de 46 millions sur la paire. C’est une fenêtre étroite, pas un verdict sur tout le mois.

    Certains agrégateurs en direct affichaient, lors de la relecture du 5 octobre, des totaux du 2 octobre différents. L’un montrait une entrée du vendredi d’environ 190 millions, tandis que la ligne visible chez Farside présentait un sous-total plus modeste, une grande ligne de fonds n’étant pas encore reportée au moment du contrôle. Une composante manquante ne doit pas être traitée comme zéro. Des clichés incompatibles ne doivent pas être additionnés en un chiffre unique et précis. La comparaison défendable s’arrête aux lignes confirmées du 30 septembre et du 1er octobre.

    Le flux d’un fonds n’est pas le turnover d’une plateforme. On peut échanger des parts existantes sans création ni rachat de l’exposition sous-jacente. Une entrée nette pointe en général vers des parts supplémentaires et une activité correspondante dans le processus de création. Le timing des couvertures des teneurs de marché n’a pas à coïncider avec la minute du mouvement au comptant. Les flux quotidiens servent mieux à tester si les investisseurs ont continué d’ajouter de l’exposition après un rallye qu’à nommer l’acheteur de la première heure après le rapport emploi.

    L’arithmétique donne une échelle, pas un inventaire. À 85 360 dollars l’unité, 102,7 millions correspondent à environ 1 203 bitcoins. 148,7 millions correspondent à environ 1 742 bitcoins. Traiter les deux totaux comme une vente nette de 539 bitcoins resterait approximatif : le cours n’était pas le même les deux jours, et les fonds ont leurs propres coupures. Une semaine de fin septembre avait été rapportée à 2,39 milliards de dollars d’entrées nettes. La date compte. Elle montre que des acheteurs de fonds avaient récemment engagé un capital substantiel. Elle ne prouve pas qu’ils ont acheté le mouvement du 2 octobre.

    Pourquoi 100 000 dollars ne demandent pas 482 milliards de dépenses

    Diviser 1 720 milliards par 85 360 dollars implique environ 20,1 millions de bitcoins en circulation, sous réserve d’arrondis et de la définition d’offre retenue par la plateforme. Appliquer ce stock constant aux extrémités donne à peu près 2 010 milliards à 100 000 dollars et 1 530 milliards à 76 000 dollars. L’écart entre ces deux capitalisations tourne autour de 482 milliards de valeur cotée.

    Personne n’a besoin de dépenser 482 milliards pour que le bitcoin passe d’un prix à l’autre. La capitalisation multiplie le dernier cours par l’offre. Le dernier échange reprend des pièces qui n’ont pas changé de mains ce jour-là. Une hausse de 100 milliards des actifs sous gestion d’un fonds ne représente pas non plus 100 milliards d’achats neufs : les bitcoins déjà détenus prennent de la valeur quand le comptant monte. À 100 000 dollars, le même stock circulant vaudrait environ 17 % de plus qu’à 85 360 dollars, ce qui colle au pourcentage par pièce.

    Si un intervenant affirme que le cas à 100 000 dollars exige précisément 290 milliards d’achats via les ETF, il confond la reprise de valorisation d’un actif avec les flux nets. Inversement, une entrée modeste ne garantit pas à elle seule un mouvement de 17 %, tant qu’on ignore les ordres de vente disponibles, les couvertures et la demande sur les autres places. Flux de fonds et offre minière avancent sur des horloges séparées. Les mineurs reçoivent de nouveaux bitcoins selon le calendrier programmé et peuvent vendre, conserver ou couvrir. Les ETF américains publient créations et rachats par jour de bourse. Les comparer exige une période définie, une émission observée et une série de fonds à jour.

    Le cas haut : tenir le rebond, puis le financer

    Pour la bande haute, le bitcoin doit d’abord conserver le mouvement post-emploi et reprendre les hauts 80 000. Le seuil rond de 90 000 dollars est un marqueur de trading, pas un interrupteur qui force des achats. La zone de 95 000 à 100 000 dollars est une clôture illustrative si les créations de fonds vérifiées continuent, si les rapports d’inflation apaisent la crainte d’une hausse proche, et si les acheteurs au comptant restent après que la couverture de shorts s’est essoufflée.

    Le test en pourcentage rend la revendication concrète. Depuis 85 360 dollars, 95 000 dollars sont 9 640 dollars plus haut, soit 11,3 %. 100 000 dollars sont 14 640 dollars plus haut, soit 17,2 %. Le bitcoin a déjà négocié près d’un sommet de 2026 autour de 97 867 dollars. La bande haute demande donc un retest d’une région connue, puis éventuellement un dépassement. Les impressions historiques ne rendent pas le mouvement probable. Elles disent au lecteur ce qu’il faudrait regagner.

    Le niveau de prix n’est qu’une partie de la validation. Plusieurs séances consécutives au-dessus de 90 000 dollars, avec des flux de fonds positifs et complets, diffèrent d’un pic intraday suivi d’un repli. Le volume au comptant sur les grandes places et la composition de l’intérêt ouvert à terme aident à voir si le mouvement s’accompagne d’une exposition qui demeure après le premier squeeze. Une baisse de l’intérêt ouvert en dollars pendant une hausse peut signaler des clôtures de contrats, mais il faut les positions en bitcoins et les registres de liquidation pour l’interpréter. Une hausse de l’intérêt ouvert n’est pas une preuve de demande longue nette : chaque contrat a un côté court.

    Un objectif à douze mois n’est pas une cible d’octobre. Il donne une raison de tester si la demande de fonds revient ce mois-ci, rien de plus.

    Citi a récemment relevé son objectif bitcoin à douze mois de 82 000 à 113 000 dollars, selon les comptes rendus de cette révision, et porté celui de l’ether à 3 028 dollars. La banque évoquait un regain de travaux réglementaires, des entrées dans les fonds et des rachats de bons du Trésor. On ne peut pas importer cette prévision bancaire comme cible d’octobre. Son dossier, fondé en partie sur des flux attendus, est une raison crédible de vérifier si la demande de fonds revient. Des rachats en octobre, ou l’incapacité à tenir la cassure du 2, affaibliraient cet argument même si la vue à plus long terme restait intacte.

    De son côté, Jurrien Timmer, chez Fidelity, estimait fin septembre que le bitcoin était entré dans un nouveau marché haussier après avoir défendu 60 000 dollars, avec un modèle de long terme pointant vers 300 000 dollars à l’horizon 2029. Un modèle pluriannuel ne dit rien du 31 octobre. Il rappelle seulement que des allocataires institutionnels raisonnent sur des horizons très différents de ceux d’un échéancier d’options de fin de mois. Un autre signal, plus ancien, faisait état d’achats de clients Fidelity pour 15,50 millions de dollars début août. L’ordre de grandeur est modeste face au stock. Il illustre une demande de détail ou de conseil, pas un plancher.

    Strategy, la société associée à Michael Saylor, continuait d’être lue par le marché comme un acheteur potentiel de taille, au gré des indications de trésorerie. Une intention d’achat n’est pas un achat exécuté, et un achat exécuté n’est pas une clôture mensuelle. Il peut toutefois absorber une offre à un moment où les fonds hésitent. Le cas haut est le plus net si une pause du 28 ne s’accompagne pas d’une remontée des rendements, et si le PCE du 29 ne ranime pas l’attente d’un resserrement. Un bitcoin plus haut avec des flux nets plus faibles et un levier renouvelé serait une confirmation moins convaincante qu’un bitcoin plus haut avec une demande cash persistante.

    Ce scénario est invalidé, comme clôture d’octobre, si le mois se termine sous 95 000 dollars. Son mécanisme devient moins crédible plus tôt si 90 000 dollars rejette le prix à répétition, ou si les flux s’inversent après l’avance liée à l’emploi. Une impression intraday à 100 000 dollars suivie d’une clôture sous 95 000 dollars ne satisferait pas le point d’arrivée proposé, même si le marché a visité la cible. Le glissement durable sous 82 000 dollars, surtout s’il coïncide avec des rachats de fonds, invalide aussi la lecture haussière.

    Le cas bas : une route visible, pas un gouffre automatique

    La bande basse s’ancre dans la zone de négociation de septembre. Des analyses antérieures surveillaient 82 000 dollars comme niveau capable de séparer une consolidation d’une rechute. Une lecture ultérieure identifiait 80 000 dollars, puis la base de septembre vers 75 000 à 76 000 dollars. Ce sont des marqueurs d’analystes et des échanges passés, pas des ordres garantis d’arrêter une vente.

    Depuis 85 360 dollars, une clôture à 80 000 dollars représente 5 360 dollars de baisse, soit 6,3 %. Une clôture à 76 000 dollars représente 9 360 dollars de baisse, soit 11,0 %. Le scénario exige une perte durable de 82 000 dollars, puis l’échec à reprendre 80 000 dollars. Des sorties de fonds, des rendements plus hauts, un dollar plus fort ou des ventes à effet de levier peuvent le renforcer. Chacun est observable séparément. Le récit ne doit pas affirmer que tous ont causé une baisse sans coller leur timing au mouvement.

    Il existe une lecture baissière plus forte que la simple déception face à la Fed. Le rapport emploi peut signaler une croissance plus lente qui réduit la prise de risque, même s’il baisse la probabilité d’une hausse de taux. Dans le même temps, l’inflation peut rester assez haute pour empêcher un cycle d’assouplissement. Un marché confronté à une croissance molle et à des prix collants a moins de raisons de supposer qu’une pause apportera vite de l’argent moins cher. Le CPI du 14 et le PCE du 29 testent cette tension plus directement que l’emploi seul.

    La borne basse est illustrative, pas une perte maximale. Un choc de liquidité peut emmener le bitcoin sous une base antérieure. Le cas baissier s’affaiblit si le cours reprend 87 000 à 90 000 dollars et s’y maintient avec une demande au comptant renouvelée et des créations de fonds confirmées. Il n’est pas invalidé parce qu’une bougie volatile touche 82 000 dollars et se retourne. Le test, c’est l’échange durable, les données de fonds et la réponse macroéconomique. Comme clôture, la bande basse échoue si octobre finit au-dessus de 80 000 dollars.

    La zone grise : volatile sans sortir du cadre

    Une bande de clôture de 80 000 à 95 000 dollars couvre un écart significatif autour de la référence du 5 octobre. Son bord bas est 6,3 % sous 85 360 dollars, son bord haut 11,3 % au-dessus. Le bitcoin peut franchir 90 000 dollars en séance, reculer après le CPI et clôturer quand même dans cette bande. Un bref passage sous 82 000 dollars n’établirait pas non plus une clôture baissière mensuelle si les acheteurs reviennent avant le 31.

    Le cas médian suppose des embauches assez lentes pour garder une pause plausible, une inflation non tranchée, et une demande de fonds qui fluctue sans série décisive. C’est une lecture de preuves encore mêlées, pas une estimation tirée d’une distribution de probabilités. Une reprise durable au-dessus de 95 000 dollars, appuyée par plusieurs entrées de fonds vérifiées, plaiderait contre. Des clôtures répétées sous 80 000 dollars plaideraient contre dans l’autre sens.

    Cette approche évite d’attribuer une bande de prix au calendrier lui-même. L’ordre et le contenu des publications d’octobre sont observables. Une étiquette saisonnière n’en est pas un substitut. Le mois peut être agité à l’intérieur du cadre sans que l’agitation constitue un signal. C’est souvent là que les récits se trompent : ils prennent une mèche pour une cassure, et une séance pour un régime.

    L’échéance du 30 octobre n’est pas un aimant automatique

    Le marché d’options de fin de mois ajoute une mesure datée. Un calendrier d’échéance issu de Deribit, relevé tôt le 5 octobre, affichait environ 10,63 milliards de dollars d’intérêt ouvert sur les options inverses bitcoin du 30 octobre, dont environ 7,60 milliards d’appels et 3,03 milliards de puts. L’écart de 4,57 milliards n’est pas 4,57 milliards d’achats nets. Des contrats peuvent être des spreads, des couvertures ou des morceaux d’autres positions. Leur valeur en dollars change avec le cours. Le cliché concerne un jeu de produits sur une place, pas l’ensemble des options bitcoin mondiales.

    L’échéance du 30 suit à la fois la décision de la Fed et le PCE programmé. Les opérateurs peuvent ajuster protection ou exposition directionnelle autour de ces événements. L’intérêt ouvert par strike, les variations de positions et le règlement effectif sont nécessaires avant de dire qu’une échéance épinglera le bitcoin ou forcera des achats. Un stock nominal important n’est pas la même chose que du cash qui change de mains au settlement. Relire les concentrations de strikes dans les derniers jours du mois vaut mieux que figer le chiffre du 5.

    Comment lire les prochains jours sans confondre bruit et preuve

    Le 14 octobre, le bon réflexe n’est pas de célébrer ou de condamner un chiffre d’inflation isolé. Il faut comparer les lectures globale et sous-jacente aux attentes, puis regarder les rendements du Trésor. Un CPI plus doux qui ne fait pas baisser les taux longs raconte une autre histoire qu’un CPI mou accompagné d’un apaisement des conditions financières. Le 15, les prix à la production peuvent confirmer ou contredire le récit, sans avoir le même poids médiatique.

    Sur les fonds, la discipline consiste à n’utiliser qu’un tableau quotidien complet et horodaté. La question utile est simple : les entrées persistent-elles après la réaction du 2 octobre, ou le marché a-t-il seulement couvert des shorts avant de rendre l’exposition. Une ligne manquante ne vaut pas zéro. Deux fournisseurs qui ne couvrent pas les mêmes émetteurs ne s’additionnent pas.

    Les 27 et 28 octobre, il faut séparer la décision de taux du langage sur les réunions suivantes, puis de la réaction du marché obligataire. Une pause hawkish n’est pas une pause dovish. Le 29, le PCE se lit comme un second test, pas comme une redite. Le 30, on revient aux strikes et à l’évolution de l’intérêt ouvert, pas au stock du début de mois. Le rapport emploi suivant, prévu le 6 novembre, ne peut pas servir de catalyseur d’octobre.

    Ce qui invalide chaque lecture avant même le 31.

    • Cas haut fragilisé si 90 000 dollars rejette le prix plusieurs fois, ou si les rachats de fonds suivent l’avance post-emploi.
    • Cas bas fragilisé si le CPI et le PCE se calment, si les rendements se détendent, et si le bitcoin tient 87 000 à 90 000 dollars avec des créations confirmées.
    • Cas médian fragilisé par une série d’entrées vérifiées au-dessus de 95 000 dollars, ou par des clôtures répétées sous 80 000 dollars.
    • Une mèche isolée ne vaut pas une cassure mensuelle, dans un sens comme dans l’autre.

    Ce que ces scénarios ne sont pas

    Aucun de ces intervalles n’est un conseil d’achat, de vente ou de conservation. Chacun est une illustration conditionnelle, avec des tests de prix et d’événements capables de l’invalider. Le point d’arrivée retenu est la clôture du 31 octobre. Un cours est un cliché daté. Les totaux de fonds peuvent être révisés quand les fournisseurs ajoutent des données d’émetteurs en retard. Les positions d’options ne révèlent pas la couverture complète du détenteur. Une nouvelle macroéconomique peut coïncider avec un mouvement sans en être la cause unique.

    Les entrées dans les ETF ne prouvent pas que le bitcoin va monter. Elles mesurent une demande nette de fonds selon les conventions d’un fournisseur, tandis que des ventes ailleurs peuvent l’absorber. Un total quotidien peut rester incomplet tant que toutes les lignes ne sont pas reportées. Prix, flux, dérivés et publications macroéconomiques peuvent ensemble soutenir un scénario conditionnel. Aucun, seul, n’identifie l’acheteur marginal ni ne garantit une clôture dans une bande donnée.

    Le mois d’octobre 2026 se jouera donc moins sur le souvenir du 2 que sur la capacité du marché à financer, ou à rendre, le rebond avant le PCE du 29 et l’échéance du 30. Entre 76 000 et 100 000 dollars, l’écart est large. Il est aussi lisible, à condition de ne pas confondre une pause espérée avec une demande déjà prouvée.

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    Steven Soarez
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