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    UK Ferme Zedxion : Liens avec l’Iran Dévoilés

    Steven SoarezDe Steven Soarez20/03/2026Aucun commentaire8 Mins de Lecture
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    Imaginez une plateforme d’échange de cryptomonnaies qui, en apparence, semble tout à fait classique : interface moderne, promesses de frais réduits, support 24/7… Et pourtant, derrière ce vernis numérique, circulent des centaines de millions de dollars destinés à financer l’une des organisations les plus surveillées au monde. C’est exactement ce qui vient de se produire avec Zedxion, une plateforme aujourd’hui dissoute par les autorités britanniques.

    Le 20 mars 2026, Companies House, le registre officiel des sociétés au Royaume-Uni, a publié un avis de dissolution visant Zedxion Exchange Ltd. La raison officielle ? Des informations « trompeuses, fausses ou trompeuses » fournies lors de l’enregistrement de la société. Mais la réalité est bien plus sombre et soulève des questions majeures sur la porosité persistante du secteur crypto face aux sanctions internationales.

    Une fermeture qui n’a rien d’anodine

    La dissolution de Zedxion n’est pas une simple formalité administrative. Elle intervient après des mois d’investigations croisées impliquant des organismes de renseignement financier, des chercheurs en blockchain et les services de sanctions américains. Ce n’est donc pas seulement une coquille vide que l’on raye des registres : c’est une structure activement utilisée pour contourner l’un des régimes de sanctions les plus stricts de la planète.

    Pour bien comprendre l’ampleur du scandale, il faut remonter à la genèse de la plateforme et aux profils très particuliers de ceux qui l’ont dirigée… du moins sur le papier.

    Des dirigeants fantômes et des identités recyclées

    Lors de sa création en mai 2021, Zedxion Exchange Ltd déclare un certain Babak Morteza comme directeur et personne exerçant un contrôle significatif. Problème : les informations personnelles associées à ce nom correspondent trait pour trait à celles de Babak Zanjani, un sulfureux homme d’affaires iranien condamné en 2016 pour détournement massif de fonds publics et déjà sanctionné depuis 2013 par les États-Unis et l’Union européenne.

    Babak Zanjani avait notamment blanchi des milliards de dollars issus de la vente de pétrole iranien pour le compte d’entités étatiques, dont les Gardiens de la Révolution (IRGC). Sa condamnation à mort a finalement été commuée en 2024 après remboursement partiel des fonds détournés. Mais son ombre plane toujours sur certaines opérations financières opaques.

    Quand un nom sanctionné réapparaît sous une légère variation orthographique à la tête d’une plateforme crypto enregistrée en Occident, ce n’est généralement pas une coïncidence.

    chercheur en blockchain anonyme cité par OCCRP

    En août 2022, Babak Morteza disparaît des registres et laisse sa place à une certaine Elizabeth Newman. Là encore, l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a démontré que cette personne n’existait probablement pas : photo volée sur une banque d’images, absence totale de traces numériques cohérentes, curriculum vitae introuvable. Du théâtre administratif pur et simple.

    Un milliard de dollars liés aux Gardiens de la Révolution

    L’enquête la plus accablante provient de TRM Labs, une société spécialisée dans l’analyse de la blockchain. Selon leurs données :

    • Zedxion et sa plateforme sœur Zedcex ont traité environ 1 milliard de dollars de flux liés à l’IRGC depuis leur création.
    • En 2024 uniquement, ces flux ont représenté 619,1 millions de dollars, soit 87 % du volume total traité par les deux plateformes cette année-là.
    • Le pourcentage d’exposition aux entités sanctionnées est passé de 56 % (moyenne globale) à 87 % en une seule année.

    Ces chiffres sont proprement astronomiques pour une plateforme qui n’a jamais vraiment percé dans le grand public occidental. Ils démontrent une spécialisation claire : servir de pont financier discret pour des acteurs que le système bancaire traditionnel refuse catégoriquement.

    Ce qu’il faut retenir des chiffres de TRM Labs

    • Volume total IRGC : ~1 milliard $
    • Part IRGC en 2024 : 87 %
    • Montant IRGC 2024 : 619,1 M$
    • Pourcentage global IRGC : 56 %

    Cette concentration extrême n’est pas le fruit du hasard. Elle traduit une stratégie délibérée de contournement des sanctions, rendue possible par l’absence (relative) de contrôles KYC/AML sur certaines plateformes crypto enregistrées dans des juridictions permissives.

    Sanctions américaines avant la fermeture britannique

    Avant même l’intervention de Companies House, l’OFAC (Office of Foreign Assets Control) du Département du Trésor américain avait déjà désigné Zedxion et Zedcex comme entités sanctionnées. Les deux plateformes étaient accusées d’avoir sciemment aidé l’Iran à contourner les restrictions financières internationales et d’être liées à Babak Zanjani.

    Cette désignation OFAC rendait de facto illégale toute interaction commerciale avec ces entités pour les personnes et sociétés américaines, et dissuadait fortement le reste du monde de s’y risquer. Mais la fermeture définitive par le Royaume-Uni marque une étape supplémentaire : l’effacement administratif pur et simple de la société.

    Un symptôme plus large du secteur crypto

    L’affaire Zedxion n’est malheureusement pas isolée. Le secteur des cryptomonnaies reste l’un des derniers refuges pour les flux financiers que les banques traditionnelles refusent de toucher. Parmi les autres cas récents :

    • Les enquêtes américaines visant Binance pour plus d’un milliard de dollars de transactions potentiellement liées à des entités sanctionnées.
    • Les multiples stablecoins et mixers utilisés par des groupes étatiques ou para-étatiques pour masquer l’origine des fonds.
    • L’émergence de plateformes enregistrées dans des paradis fiscaux ou des juridictions peu regardantes sur le KYC.

    Face à ces dérives, les régulateurs durcissent progressivement leur ton. L’Union européenne avec MiCA, les États-Unis avec l’OFAC et désormais le Royaume-Uni avec des dissolutions directes montrent que l’époque du « Far West » crypto touche peut-être à sa fin.

    Les cryptomonnaies ne sont pas intrinsèquement criminelles, mais elles restent un outil de choix pour ceux qui veulent échapper aux radars.

    rapport TRM Labs 2025

    Le cas Zedxion illustre parfaitement cette dualité : une technologie révolutionnaire détournée à des fins géopolitiques et criminelles par des acteurs étatiques ou para-étatiques.

    Que reste-t-il des utilisateurs de Zedxion ?

    Pour les rares traders qui utilisaient réellement la plateforme (car elle n’a jamais vraiment décollé en Occident), la situation est pour le moins inconfortable. Les fonds sont-ils perdus ? Peuvent-ils être récupérés ? Aucune communication officielle n’a été publiée par Zedxion depuis plusieurs mois, et le site semble hors ligne ou inaccessible depuis la décision de dissolution.

    Dans la plupart des cas similaires (Mt. Gox, QuadrigaCX, FTX…), les utilisateurs se retrouvent lancés dans de longues batailles judiciaires avec des chances de récupération très faibles. Ici, la dimension sanctions internationales complique encore davantage la situation : même prouver qu’on était un utilisateur légitime peut devenir problématique.

    L’Iran et les cryptos : une longue histoire d’amour contrainte

    L’Iran figure parmi les pays les plus actifs dans l’adoption des cryptomonnaies… par nécessité. Face à l’asphyxie financière imposée par les sanctions américaines et européennes, Téhéran a développé plusieurs stratégies parallèles :

    • Mining nationalisé de Bitcoin pour générer des devises étrangères.
    • Utilisation de stablecoins pour importer des biens stratégiques.
    • Création de plateformes d’échange locales sous contrôle étatique.
    • Partenariats exploratoires avec les BRICS pour un système financier alternatif.

    Dans ce contexte, des plateformes comme Zedxion jouent un rôle d’intermédiaire discret entre l’économie iranienne sanctionnée et le reste du monde crypto. Leur disparition complique un peu plus la tâche des autorités iraniennes, mais ne règle pas le problème de fond : tant qu’il existera une demande forte de contournement des sanctions, de nouvelles structures verront le jour.

    Vers une régulation mondiale plus stricte ?

    L’affaire Zedxion pourrait accélérer plusieurs chantiers réglementaires déjà en cours :

    • Renforcement des obligations de traçabilité des flux (Travel Rule).
    • Contrôles accrus sur les entités enregistrées dans des juridictions offshore mais opérant en Occident.
    • Coopération renforcée entre OFAC, FCA, et autres régulateurs nationaux.
    • Utilisation accrue de l’analyse blockchain par les autorités publiques.

    Paradoxalement, plus les régulateurs serrent la vis, plus les acteurs malveillants migrent vers des solutions décentralisées, des mixers ou des blockchains privacy. La lutte contre le contournement des sanctions via crypto ressemble donc à un éternel jeu du chat et de la souris.

    Conclusion : un signal fort, mais pas une victoire définitive

    La fermeture de Zedxion par les autorités britanniques envoie un message clair : même enregistrée au Royaume-Uni, une plateforme soupçonnée de liens avec des entités sanctionnées peut être rayée de la carte en quelques mois. C’est une victoire symbolique pour la conformité internationale.

    Mais le problème est systémique. Tant que des États entiers chercheront à échapper aux sanctions par tous les moyens, et tant que la technologie crypto offrira des outils puissants et difficilement traçables, d’autres Zedxion apparaîtront. Sous d’autres noms, dans d’autres juridictions, avec d’autres identités fictives.

    Le secteur crypto arrive donc à un tournant : soit il parvient à se discipliner et à devenir compatible avec les exigences géopolitiques actuelles, soit il risque de voir se multiplier les interventions brutales des États. L’histoire de Zedxion n’est probablement que le premier chapitre d’une saga beaucoup plus longue.

    Et vous, que pensez-vous de cette affaire ? Le durcissement réglementaire est-il la solution, ou risque-t-il au contraire de pousser les flux vers des canaux encore plus opaques ?

    Companies House évasion sanctions IRGC crypto sanctions Iran Zedxion Exchange
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    Steven Soarez
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    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

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