Et si un protocole DeFi montrait enfin qu’il peut générer des revenus solides tout en brûlant ses propres tokens et en attirant les géants de la finance traditionnelle ? C’est exactement ce que vient de démontrer Sky avec ses derniers résultats de septembre. Le protocole affiche 30,8 millions de dollars de revenus bruts, tandis que Galaxy Digital place 100 millions de dollars en sUSDS et que le tout premier burn de tokens SKY a été réalisé. Ces annonces, publiées le 23 octobre 2026, dessinent un tournant net pour l’écosystème.
Un mois de septembre qui change la donne pour Sky
Les chiffres sortis par la Sky Frontier Foundation le 23 octobre 2026 donnent le ton. En septembre, le protocole a généré 30,8 millions de dollars de revenus bruts, soit une hausse de 49,7 % par rapport à septembre 2025. Dans le même temps, l’offre totale de stablecoins a grimpé de 27,6 % pour atteindre 9,70 milliards de dollars, tandis que le collatéral global progressait de 25,3 % à 11,41 milliards de dollars au 30 septembre.
Ces performances ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un cadre plus large où Sky active pleinement sa phase 2, lance ses premiers burns et séduit des acteurs institutionnels de premier plan. Galaxy Digital, société cotée au Nasdaq, a officialisé une allocation de 100 millions de dollars en sUSDS, tout en validant ce token comme collatéral pour ses prêts institutionnels.
Des revenus nets qui passent dans le vert
Au-delà du chiffre brut, le revenu net du protocole a atteint 12,32 millions de dollars en septembre. Un an plus tôt, Sky affichait une perte de 5,41 millions de dollars. La Fondation rappelle toutefois que la comparaison doit être nuancée : septembre 2025 incluait encore 14,40 millions de dollars de charges d’exploitation héritées, aujourd’hui largement désactivées.
Après dépenses et allocations, le protocole a versé 7,15 millions de dollars aux réserves Sky. L’année précédente, le montant correspondant était négatif de 17,26 millions de dollars. Septembre marque donc le premier mois complet de la phase 2, avec une allocation de revenus de 5,08 millions de dollars destinée aux rachats de SKY et aux paiements en USDS aux stakers. En août, cette allocation n’était que de 2,48 millions de dollars.
Les chiffres clés de septembre 2026 en un coup d’œil
- Revenus bruts : 30,8 millions de dollars (+49,7 % sur un an)
- Revenus nets : 12,32 millions de dollars
- Versement aux réserves : 7,15 millions de dollars
- Allocation phase 2 : 5,08 millions de dollars
- Offre de stablecoins : 9,70 milliards de dollars
- Collatéral total : 11,41 milliards de dollars
Les réserves progressent mais restent sous l’objectif
À la fin septembre, les réserves Sky s’élevaient à 85,08 millions de dollars. L’objectif de réserve de solvabilité est fixé à 150 millions de dollars. Les réserves représentent donc 56,7 % de la cible, avec encore 64,92 millions de dollars à accumuler. Par rapport à fin août, où les réserves s’établissaient à 76,99 millions de dollars, la progression atteint 8,09 millions de dollars, soit environ 10,5 %.
La Fondation ne fournit pas de réconciliation précise entre le versement mensuel de 7,15 millions de dollars et l’évolution du solde des réserves. Ce point reste donc ouvert, mais la tendance est clairement positive. Pour un protocole qui vise la solidité de long terme, cette accumulation régulière constitue un signal fort.
Galaxy injecte 100 millions de dollars en sUSDS
L’annonce la plus retentissante concerne Galaxy Digital. Le 23 septembre, la société avait déjà révélé un accord portant sur une position de 100 millions de dollars en sUSDS. Ce token d’épargne permet aux clients de Galaxy de le mettre en collatéral tout en continuant à percevoir le taux d’épargne Sky pendant toute la durée du prêt.
Galaxy est décrite comme une entreprise cotée au Nasdaq, basée à New York, qui sert plus de 1 600 contreparties de trading et gère un livre de prêts moyen de 1,4 milliard de dollars. Sur son site, Galaxy indique même plus de 1 700 contreparties dans d’autres contextes. L’accord inclut également un achat de tokens SKY dont le montant exact n’a pas été précisé.
L’allocation de 100 millions de dollars en sUSDS par Galaxy marque une étape importante dans l’adoption institutionnelle des produits d’épargne Sky.
Sky Frontier Foundation
Cette opération ne survient pas dans le vide. Dès août, Mantle avait déjà lancé un coffre-fort de stablecoins offrant une exposition au rendement sUSDS via une stratégie construite avec CIAN, Grove et Fluxion. Le taux d’épargne sous-jacent reste fixé par la gouvernance et peut évoluer.
Le premier burn de SKY est officiellement lancé
Le 13 septembre, Sky a réalisé son premier burn de phase 2. Exactement 2,86 millions de tokens SKY achetés sur le marché ouvert ont été définitivement retirés de la circulation. Ces rachats ont été financés par l’allocation de 5 % du surplus net mensuel du protocole.
Le cadre de la phase 2 prévoit une répartition précise : 5 % pour les burns permanents, 22,5 % pour les rachats destinés aux récompenses de staking en SKY, 22,5 % pour les récompenses en USDS, et jusqu’à 50 % vers le buffer de surplus. Seule la tranche de 5 % finance la destruction définitive de tokens. Les SKY acquis pour le staking suivent un chemin différent et ne doivent pas être confondus avec un burn.
La gouvernance avait ratifié la phase 2 le 13 août. Le burn de septembre constitue donc la première application concrète de ce nouveau cadre, sur le premier mois civil complet de son fonctionnement. Le coût total des tokens brûlés et le prix moyen d’exécution n’ont pas été communiqués.
Grove et Galaxy financent déjà 375 millions de dollars de prêts
Depuis son lancement le 15 juillet, la facilité d’entrepôt de 500 millions de dollars entre Grove et Galaxy a financé 375 millions de dollars de prêts institutionnels senior sécurisés et surcollatéralisés. Le taux d’utilisation atteint donc 75 %. Le dernier prêt enregistré s’élève à 71 millions de dollars.
Dans ce modèle, Grove engage des USDS via un véhicule de prêt dédié, tandis que Galaxy assure la souscription, l’origination et le service des prêts. Les emprunteurs apportent du Bitcoin ou de l’Ethereum en collatéral, avec Anchorage Digital et BitGo en charge de la conservation.
Fonctionnement de la facilité Grove-Galaxy
- Montant total de la facilité : 500 millions de dollars
- Montant déjà financé : 375 millions de dollars
- Taux d’utilisation : 75 %
- Dernier prêt : 71 millions de dollars
- Collatéral accepté : Bitcoin et Ethereum
- Custodiens : Anchorage Digital et BitGo
Spark continue de monter en puissance
Parallèlement, le Stablecoin FX Layer de Spark a traité plus de 12 milliards de dollars de volume cumulé depuis le 25 juin. Le système utilise l’USDS comme base de liquidité commune pour relier PYUSD, USDT, RLUSD et USDC. Les prêts actifs sur Spark ont atteint 2,9 milliards de dollars, soit une croissance d’environ 190 % sur 180 jours, selon Token Terminal.
Les emprunts en USDS sur SparkLend ont quant à eux dépassé les 800 millions de dollars après une hausse de 64 % en trente jours. Ces chiffres illustrent la capacité de l’écosystème Sky à générer de l’activité réelle au-delà des seuls revenus protocolaires.
Ce que révèle réellement la phase 2
La phase 2 ne se limite pas à un simple mécanisme de burn. Elle formalise une politique de capital claire : une partie des surplus finance la destruction de tokens, une autre rémunère les stakers, et le reste renforce le buffer de sécurité. Cette approche vise à aligner les intérêts des détenteurs de SKY avec la santé financière du protocole.
En rendant le premier burn effectif dès septembre, Sky montre qu’elle passe de la théorie à la pratique. Le fait que ce burn intervienne dans un contexte de revenus en forte croissance et d’arrivées institutionnelles renforce le signal. Les marchés observent désormais si ce rythme pourra être maintenu sur plusieurs trimestres.
L’attrait institutionnel se confirme
L’entrée de Galaxy dans l’écosystème sUSDS n’est pas anodine. En validant le token comme collatéral pour ses prêts, Galaxy ouvre la porte à une utilisation plus large par ses clients institutionnels. Ces derniers peuvent désormais emprunter tout en continuant à générer du rendement sur leur collatéral, un avantage concurrentiel clair par rapport à d’autres solutions de stablecoins classiques.
Galaxy gère un livre de prêts moyen de 1,4 milliard de dollars. Même une fraction de cette activité orientée vers sUSDS pourrait générer des volumes significatifs pour Sky. L’accord inclut également un achat de SKY, ce qui crée un lien direct entre la performance du protocole et la participation d’un acteur coté.
Les réserves, un enjeu de crédibilité
Atteindre 150 millions de dollars de réserves de solvabilité reste un objectif majeur. Avec 85,08 millions de dollars à fin septembre, Sky a parcouru un peu plus de la moitié du chemin. La progression mensuelle de plus de 8 millions de dollars montre que le rythme est soutenu, mais il faudra encore plusieurs mois pour combler l’écart.
Dans un environnement où les stablecoins sont scrutés de près par les régulateurs et les investisseurs, la solidité des réserves devient un argument commercial autant que prudentiel. Sky semble en avoir pleinement conscience en affichant régulièrement ces chiffres.
Une communication transparente mais encore perfectible
La Fondation publie des mises à jour mensuelles détaillées, ce qui est appréciable. Les chiffres de revenus, d’offre de stablecoins, de collatéral et de réserves sont clairement présentés. Cependant, l’absence de réconciliation entre le versement aux réserves et l’évolution du solde, ou encore le manque d’information sur le coût des tokens brûlés, laisse quelques zones d’ombre.
Les prochains rapports trimestriels et l’appel aux insights prévu pour la fin octobre devraient permettre d’approfondir ces points. Les questions pouvaient être soumises jusqu’au 28 octobre, signe que la Fondation souhaite maintenir un dialogue avec sa communauté.
Pourquoi ces résultats comptent pour tout l’écosystème DeFi
Sky n’est pas un protocole isolé. Ses performances illustrent une tendance plus large : la capacité de certains projets DeFi à générer des revenus récurrents, à attirer des acteurs institutionnels et à mettre en place des mécanismes de gestion de capital proches de ceux de la finance traditionnelle. Le burn de tokens, le renforcement des réserves et l’ouverture aux prêts institutionnels en sont des exemples concrets.
Dans un marché où beaucoup de projets peinent encore à démontrer une économie viable, Sky apporte des preuves tangibles. Les 30,8 millions de dollars de revenus bruts, les 12,32 millions de dollars de revenus nets et les 375 millions de dollars de prêts financés constituent autant de données difficiles à ignorer.
Les prochaines étapes à surveiller
Plusieurs éléments seront à suivre de près dans les semaines et mois à venir. Le rythme des burns, l’évolution des réserves vers l’objectif de 150 millions de dollars, le taux d’utilisation de la facilité Grove-Galaxy et l’adoption croissante de sUSDS par d’autres acteurs institutionnels. Le rapport trimestriel annoncé pour octobre apportera également un éclairage plus large sur la trajectoire du protocole.
La gouvernance continue de jouer un rôle central. Le taux d’épargne sUSDS, les paramètres de la phase 2 et les éventuels ajustements futurs restent entre les mains des détenteurs de SKY. Cette dimension démocratique reste une caractéristique forte de l’écosystème.
Un modèle qui inspire déjà d’autres projets
L’approche de Sky, combinant génération de revenus, burns ciblés et ouverture institutionnelle, commence à inspirer d’autres protocoles. La possibilité de mettre un token d’épargne en collatéral tout en continuant à générer du rendement répond à une demande réelle des acteurs professionnels. Grove, Spark et les intégrations avec Mantle montrent que l’écosystème s’étend progressivement.
Si le modèle continue de prouver sa solidité, il pourrait accélérer la convergence entre DeFi et finance traditionnelle. Galaxy, avec son livre de prêts de 1,4 milliard de dollars et ses milliers de contreparties, représente précisément ce type de pont que beaucoup de projets recherchent.
Les risques qui restent présents
Malgré les bons chiffres, plusieurs risques subsistent. La dépendance à la gouvernance pour le taux d’épargne peut créer de la volatilité. Les prêts institutionnels, même surcollatéralisés, restent exposés aux mouvements de marché du Bitcoin et de l’Ethereum. Enfin, la capacité à maintenir le rythme de constitution des réserves dépendra de la continuité des revenus.
Le marché des stablecoins est également soumis à une pression réglementaire croissante. Sky devra continuer à démontrer la transparence et la solidité de ses réserves pour conserver la confiance des utilisateurs institutionnels et particuliers.
Ce que les investisseurs doivent retenir
Pour les détenteurs de SKY et les utilisateurs de l’écosystème, septembre 2026 apporte plusieurs messages clairs. Les revenus progressent fortement, le premier burn a bien eu lieu, un acteur institutionnel majeur s’engage, et les réserves continuent de se renforcer. Ces éléments constituent une base solide, même s’il reste du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 150 millions de dollars de réserves.
La transparence de la communication, avec des mises à jour mensuelles détaillées, permet de suivre l’évolution en temps réel. Les prochains rapports et l’appel aux insights de fin octobre devraient apporter des précisions supplémentaires sur la trajectoire du protocole.
Une dynamique qui s’installe dans la durée
Au-delà des chiffres d’un seul mois, c’est la cohérence de la stratégie qui impressionne. Sky combine croissance des revenus, discipline de capital via les burns, attractivité institutionnelle et renforcement des réserves. Cette combinaison n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un cadre de gouvernance activé en août et pleinement opérationnel en septembre.
Les 2,86 millions de SKY brûlés le 13 septembre constituent un symbole fort. Ils montrent que le protocole est prêt à détruire une partie de ses propres tokens pour soutenir la valeur à long terme. Dans un univers crypto souvent critiqué pour l’inflation monétaire, ce geste a du poids.
L’impact sur la perception du marché
Les annonces de Sky interviennent dans un contexte où les investisseurs cherchent des projets capables de générer des cash-flows réels. Les 30,8 millions de dollars de revenus bruts et les 12,32 millions de dollars de revenus nets placent le protocole dans une catégorie encore rare. L’arrivée de Galaxy renforce encore cette perception de maturité.
Les volumes traités par Spark, les prêts institutionnels de Grove et l’adoption progressive de sUSDS dessinent un écosystème qui dépasse le simple protocole de stablecoin. Sky devient progressivement une infrastructure de liquidité et de crédit pour une partie de la finance crypto.
Vers un nouveau standard pour les protocoles DeFi
Si Sky parvient à maintenir ce rythme sur plusieurs trimestres, le protocole pourrait devenir une référence. La combinaison d’un stablecoin à grande échelle, d’un mécanisme de burn transparent, d’une politique de réserves claire et d’une ouverture institutionnelle réussie est encore peu fréquente. D’autres projets observeront attentivement cette trajectoire.
La phase 2, avec sa répartition précise des surplus, offre un modèle reproductible. En affichant clairement que seuls 5 % du surplus net servent aux burns, Sky évite les confusions et renforce la crédibilité de sa communication. Cette précision est précieuse dans un secteur parfois accusé de manquer de clarté.
Les chiffres qui resteront dans les mémoires
Parmi toutes les données publiées, certaines marquent particulièrement. Les 30,8 millions de dollars de revenus bruts, en hausse de presque 50 % sur un an. Les 12,32 millions de dollars de revenus nets, contre une perte un an plus tôt. Les 100 millions de dollars alloués par Galaxy. Les 2,86 millions de SKY brûlés. Les 375 millions de dollars de prêts déjà financés. Et les 85,08 millions de dollars de réserves, en progression constante.
Ces chiffres, pris ensemble, racontent une histoire cohérente : celle d’un protocole qui sort de sa phase de construction pour entrer dans une phase de démonstration de force économique. Septembre 2026 restera probablement comme le mois où cette transition est devenue visible pour tous.
Une suite qui s’annonce chargée
La Fondation a déjà annoncé que son rapport trimestriel et l’appel aux insights suivraient plus tard en octobre. Les participants ont pu soumettre leurs questions jusqu’au 28 octobre. Ces rendez-vous permettront d’approfondir les premiers résultats de la phase 2 et de préciser les perspectives pour les mois à venir.
Entre-temps, le marché continuera d’observer l’évolution des revenus, le rythme des burns, le taux d’utilisation de la facilité Grove-Galaxy et l’adoption de sUSDS. Chaque nouvelle donnée viendra confirmer ou nuancer le tableau positif dessiné par les chiffres de septembre.
Sky a franchi une étape importante. Les prochains mois diront si le protocole parvient à transformer cette dynamique en trajectoire durable. Pour l’instant, les signaux sont clairement orientés dans le bon sens, et l’écosystème crypto dans son ensemble a de bonnes raisons de suivre cette évolution de près.

