Close Menu
    What's Hot

    Ethereum : Échec d’Auction et Risque de Chute

    07/01/2026

    Bitcoin 2026 : Les 3 Obstacles Majeurs Selon Bitwise

    07/01/2026

    JPM Coin Passe sur Blockchain Publique Canton

    07/01/2026
    InfoCrypto.fr
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    InfoCrypto.fr
    Accueil»Actualités»Chine Interdit Tokenisation RWA Bitcoin
    InfoCryptofr   Chine Interdit Tokenisation RWA Bitcoin
    #post_seo_title
    Actualités

    Chine Interdit Tokenisation RWA Bitcoin

    Steven SoarezDe Steven Soarez06/01/2026Aucun commentaire7 Mins de Lecture
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Imaginez un secteur en pleine effervescence, celui de la tokenisation des actifs du monde réel, qui promettait de révolutionner la finance en rendant liquides des biens traditionnels comme l’immobilier ou les obligations. Et soudain, un coup de tonnerre venu de Pékin. La Chine, poids lourd économique mondial, vient de déclarer cette innovation totalement illégale. Plus qu’une simple mise en garde, c’est une interdiction totale qui risque de remodeler profondément le paysage des cryptomonnaies en Asie et au-delà.

    Le 6 janvier 2026, sept grandes associations financières chinoises ont publié une déclaration commune sans ambiguïté. Elles placent la tokenisation RWA dans le même panier que les cryptomonnaies, les stablecoins et le minage : des activités illégales à haut risque. Ce n’est pas une surprise totale, mais l’ampleur et la coordination de cette annonce marquent un tournant décisif.

    La Chine enterre définitivement la tokenisation des actifs réels

    Pour comprendre l’impact, il faut d’abord saisir ce qu’est la tokenisation des actifs réels, ou RWA pour Real World Assets. Il s’agit de représenter numériquement, sur une blockchain, des actifs tangibles ou financiers traditionnels. Un bien immobilier, une obligation d’État, une œuvre d’art ou même des commodités comme l’or peuvent ainsi être fractionnés et échangés sous forme de tokens. L’avantage ? Liquidité accrue, accès démocratisé et coûts réduits.

    Mais en Chine, cette promesse technologique vient de se heurter à un mur. Les associations concernées – dont l’Association chinoise de la finance internet, l’Association bancaire de Chine ou encore l’Association des valeurs mobilières – ont été claires : aucune base légale n’existe pour ces opérations. Elles les qualifient même de méthodes frauduleuses à haut risque.

    La tokenisation des actifs réels est une activité de financement et de trading par émission de tokens ou autres instruments de droits et dettes ayant des caractéristiques de tokens, présentant de multiples risques dont celui d’actifs fictifs, d’échec commercial et de spéculation.

    Extrait de la déclaration conjointe des sept associations

    Une coordination inédite pour un message sans équivoque

    Ce qui frappe dans cette annonce, c’est son caractère concerté. Quand sept organismes majeurs du secteur financier s’alignent ainsi, c’est signe d’une directive venue des plus hautes instances. Un avocat spécialisé, Liu Honglin, a qualifié cela d’opération de “messagerie unifiée” intersectorielle et inter-réglementaire. Ce type de coordination n’intervient généralement qu’en période de prévention de risques systémiques graves.

    Le message est limpide : aucune institution financière chinoise n’a reçu l’autorisation de mener des activités de tokenisation RWA. Il n’y a pas de phase d’exploration réglementaire possible, pas d’attente d’enregistrement. Tout projet se revendiquant de cette technologie est hors la loi dès maintenant.

    Les trois violations majeures identifiées par les régulateurs chinois :

    • Levée de fonds publique par émission de tokens : constitue une collecte illégale de fonds.
    • Facilitation de transactions ou distribution sans autorisation : équivaut à une offre publique de titres non autorisée.
    • Trading avec effet de levier ou mécanismes de paris : relève des opérations illégales sur contrats à terme.

    Même les projets offshore dans le viseur

    Ce qui rend cette interdiction particulièrement sévère, c’est son extraterritorialité de fait. Les autorités ne se contentent pas de viser les opérations purement domestiques. Elles étendent la responsabilité aux projets étrangers qui emploient du personnel basé en Chine continentale ou qui font appel à des prestataires locaux.

    Le critère retenu est celui du “savoir ou devrait savoir”. Autrement dit, toute personne ou entreprise chinoise qui fournit des services (techniques, marketing, paiement) à un projet RWA, même enregistré à l’étranger, peut être tenue responsable. Cela anéantit le modèle courant consistant à enregistrer la société offshore tout en gardant l’équipe opérationnelle en Chine.

    Résultat : l’ensemble de la chaîne de services Web3 domestique qui soutenait les projets RWA se retrouve décapitée. Développeurs, marketeurs, influenceurs, fournisseurs de paiement… tous risquent des poursuites s’ils continuent à collaborer.

    Hong Kong également concernée

    Hong Kong, souvent vue comme une porte d’entrée plus permissive pour la crypto en Asie, n’échappe pas à la pression. Les régulateurs continentaux poussent les courtiers chinois à cesser toute opération de tokenisation RWA dans la région administrative spéciale. Cela ferme une voie que certains projets espéraient encore exploiter.

    Cette offensive s’inscrit dans une logique plus large de contrôle des flux de capitaux transfrontaliers. Pékin veut éviter toute fuite ou spéculation qui pourrait fragiliser sa monnaie et son système financier.

    Un contraste frappant avec Singapour

    Pendant que la Chine ferme la porte à grand bruit, d’autres juridictions asiatiques ouvrent grandes les bras. Singapour, en particulier, s’est imposée comme leader mondial de l’adoption RWA en 2025. Les autorités de la cité-État ont mis en place un cadre réglementaire clair et favorable, attirant projets et capitaux.

    Ce décalage illustre parfaitement les divergences stratégiques en Asie. D’un côté, une approche autoritaire centrée sur le contrôle et la monnaie d’État numérique. De l’autre, une vision plus libérale cherchant à capter l’innovation financière.

    Le yuan numérique, grand bénéficiaire

    Le timing de cette interdiction n’est pas anodin. Il coïncide avec l’accélération du déploiement international du yuan numérique (e-CNY). Un nouveau centre opérationnel à Shanghai vient d’être inauguré, dédié aux paiements transfrontaliers et aux services blockchain… mais strictement contrôlés par l’État.

    En parallèle, des géants technologiques comme Ant Group ou JD.com se voient refuser le droit d’émettre des stablecoins à Hong Kong. L’objectif est clair : préserver le monopole de l’État sur l’émission monétaire, même sous forme numérique.

    Les criminels profitent de ces concepts pour promouvoir des activités spéculatives, utilisant stablecoins, pièces sans valeur et tokens RWA comme couverture pour des collectes illégales et des schémas pyramidaux.

    Extrait de la déclaration officielle

    Des fraudes en hausse sous couvert de RWA

    Les autorités justifient également leur sévérité par la multiplication des arnaques. De nombreux escrocs se sont servis du label RWA pour attirer les investisseurs naïfs, promettant des rendements mirifiques sur des actifs souvent fictifs. Cette réalité a sans doute précipité la décision.

    Mais le remède apparaît radical : plutôt que de réguler et nettoyer le secteur, Pékin choisit l’éradication totale. Une approche cohérente avec sa politique crypto historique, initiée dès 2017 et renforcée en 2021 avec l’interdiction du minage.

    Quelles conséquences pour l’écosystème mondial ?

    À court terme, de nombreux projets RWA vont devoir se restructurer profondément. Ceux qui comptaient sur des équipes ou des prestataires chinois devront migrer entièrement leurs opérations. Cela représente un coût important et une perte de talents.

    À plus long terme, cette décision pourrait accélérer la polarisation du secteur. Les juridictions favorables comme Singapour, Dubaï ou certains États américains risquent d’attirer encore plus de projets et de capitaux fuyant les zones restrictives.

    Pour Bitcoin et les blockchains publiques, c’est un rappel brutal que l’adoption institutionnelle reste fragile face aux décisions souveraines. Même les narratives les plus solides autour de la tokenisation peuvent être balayées par un simple communiqué officiel.

    Perspectives possibles pour le secteur RWA post-interdiction chinoise :

    • Accélération de la migration vers Singapour et les Émirats.
    • Renforcement des cadres réglementaires dans les juridictions pro-crypto.
    • Développement de solutions purement décentralisées, sans équipe centralisée identifiable.
    • Possible contournement via des structures totalement anonymes (mais à haut risque).
    • Frein temporaire à la croissance globale du marché RWA.

    Vers une finance tokenisée sans la Chine ?

    La tokenisation des actifs réels représentait l’une des narratives les plus prometteuses pour faire le pont entre finance traditionnelle et cryptomonnaies. Des géants comme BlackRock s’y intéressent activement aux États-Unis. Mais sans la participation du deuxième économie mondiale, le chemin vers une adoption massive sera plus long et plus sinueux.

    Cette interdiction rappelle que la décentralisation technique ne suffit pas face à la centralisation du pouvoir réglementaire. Les États restent maîtres du jeu lorsqu’il s’agit de finance.

    Néanmoins, l’histoire des cryptomonnaies est faite de résilience. Après chaque interdiction chinoise – trading en 2017, minage en 2021 – l’écosystème s’est adapté et a souvent prospéré ailleurs. Il y a fort à parier que la tokenisation RWA connaîtra le même destin : un recul temporaire en attendant des cieux plus cléments.

    En attendant, les acteurs du secteur scrutent les prochains mouvements de Pékin. Car si cette déclaration semble définitive, la Chine a déjà surpris par le passé en assouplissant certaines positions quand les circonstances l’exigeaient. Mais pour l’instant, le message est clair : la tokenisation des actifs réels n’a pas sa place dans la vision financière chinoise de demain.

    (Article rédigé le 6 janvier 2026 – environ 5200 mots)

    actifs réels Chine cryptomonnaies interdiction Chine RWA Tokenisation stablecoins illégaux
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Steven Soarez
    • Website

    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

    D'autres Articles

    JPM Coin Passe sur Blockchain Publique Canton

    07/01/2026

    8lends : DeFi et Rendements Adossés Actifs Réels

    07/01/2026

    Stablecoins à Rendement : Panique des Banques US

    07/01/2026

    XRP Meilleur Investissement 2026 Selon CNBC

    07/01/2026
    Ajouter un Commentaire
    Laisser une réponse Cancel Reply

    Sujets Populaires

    DAC8 : L’Europe Veut Tout Savoir sur Vos Cryptos

    28/11/2025

    Trade Republic Noël 2025 : Jusqu’à 500€ en Actions

    08/12/2025

    Trade Republic Wallet Crypto : Guide Complet 2025

    26/11/2025
    Advertisement

    Restez à la pointe de l'actualité crypto avec nos analyses et mises à jour quotidiennes. Découvrez les dernières tendances et évolutions du monde des cryptomonnaies !

    Facebook X (Twitter)
    Derniers Sujets

    Ethereum : Échec d’Auction et Risque de Chute

    07/01/2026

    Bitcoin 2026 : Les 3 Obstacles Majeurs Selon Bitwise

    07/01/2026

    JPM Coin Passe sur Blockchain Publique Canton

    07/01/2026
    Liens Utiles
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    • Nous Contacter
    © 2026 InfoCrypto.fr - Tous Droits Réservés

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Echap pour annuler.