Un milliard de dollars en cryptomonnaies liées à l’Iran pourrait bientôt passer sous contrôle américain. Cette semaine encore, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a affirmé que les autorités savent exactement où se trouvent ces actifs numériques et qu’elles se préparent à les saisir. Derrière cette annonce se cache une stratégie bien plus large : une campagne d’isolation financière totale visant à asphyxier les circuits de financement de Téhéran.
Une Saisie Massive Qui Change La Donne
Lors d’une intervention au sommet NPolicy de Newsmax à Washington, Scott Bessent a été particulièrement clair. Les États-Unis ont localisé environ un milliard de dollars en cryptomonnaies associées à l’Iran. Ces fonds, selon lui, pourraient être saisis dans les jours qui viennent. L’objectif n’est plus seulement de geler des comptes. Il s’agit désormais de les confisquer définitivement.
Cette déclaration intervient dans un contexte de pression croissante. Depuis plusieurs mois, le Trésor américain multiplie les actions contre les réseaux qui permettent à l’Iran de convertir les revenus pétroliers en actifs numériques. Les autorités estiment que ces flux représentent un levier stratégique pour contourner les sanctions traditionnelles.
Nous allons probablement saisir un milliard de dollars de crypto cette semaine.
Scott Bessent
Bessent a insisté sur le caractère global de l’approche américaine. Il a parlé d’une campagne d’isolation absolue qui combine restrictions financières, contrôles maritimes et limitations sur les déplacements internationaux. Le message est limpide : chaque canal utilisé par Téhéran pour faire circuler de l’argent doit être fermé.
Ce Que L’On Sait Sur Ces Actifs
Les détails précis sur la localisation exacte de ces fonds restent confidentiels. Bessent n’a pas précisé s’il s’agissait d’adresses déjà signalées ou de nouveaux portefeuilles identifiés récemment. Il n’a pas non plus confirmé si cette saisie s’ajouterait aux montants déjà annoncés par le passé. Ce qui est certain, c’est que les autorités américaines affirment connaître l’emplacement de ces actifs et travailler activement à les isoler.
Dans le monde des cryptomonnaies, une saisie de cette ampleur n’est pas anodine. Elle nécessite une coordination entre plusieurs agences, des analyses blockchain poussées et souvent la coopération d’émetteurs de stablecoins. Les précédents montrent que Tether, en particulier, a déjà collaboré étroitement avec le Trésor et l’OFAC pour geler des fonds liés à l’Iran.
Points clés à retenir sur la saisie annoncée
- Montant visé : environ un milliard de dollars
- Timing : possible cette semaine selon Bessent
- Nature : actifs crypto liés à l’Iran
- Objectif : isolation financière totale de Téhéran
Les Précédents Qui Ont Préparé Le Terrain
Cette annonce ne sort pas de nulle part. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs actions ont déjà ciblé les circuits iraniens. Tether a déclaré avoir gelé environ 550 millions de dollars en USDT liés à l’Iran. Ces opérations se sont déroulées en plusieurs phases et ont impliqué une coopération directe avec le Trésor américain.
En avril, plus de 344 millions de dollars ont été bloqués sur deux adresses. Le lendemain, l’OFAC a inscrit ces adresses dans la désignation de la Banque centrale iranienne. En juillet, plus de 130 millions supplémentaires ont été gelés sur quatre portefeuilles TRON. À chaque fois, le même schéma : identification, gel, puis inscription sur les listes de sanctions.
Plus récemment, des documents judiciaires de septembre ont révélé une procédure de confiscation visant 61,2 millions de dollars en USDT répartis sur dix adresses TRON. Ces fonds avaient déjà été gelés en 2025. Un mandat a autorisé le FBI à en prendre possession, tandis qu’une plainte civile demandait le transfert de propriété au gouvernement américain. Les procureurs lient ces sommes à des revenus pétroliers iraniens.
Une Stratégie Qui S’Étend Bien Au-Delà Des Portefeuilles
Le Trésor ne se contente plus de cibler des adresses isolées. En août, l’opération Economic Outcast a élargi les pouvoirs de sanctions à l’ensemble du secteur des actifs numériques iraniens. Cette initiative permet de frapper non seulement les acteurs iraniens, mais aussi les personnes et entreprises étrangères qui opèrent dans ces secteurs ou les soutiennent.
Dans ce cadre, un ressortissant russe nommé Yuri Obukhov a été accusé d’avoir traité plus de 100 millions de dollars en cryptomonnaies liées aux ventes de pétrole iranien depuis 2023. Les autorités affirment qu’il travaillait avec un réseau lié aux Gardiens de la révolution pour convertir ces revenus en actifs numériques.
Deux plateformes d’échange, Shelbit et Aban Tether, ont également été sanctionnées, ainsi que le ressortissant iranien Siavash Kayvanpour et des sociétés qui lui sont associées. Selon l’OFAC, des portefeuilles liés aux Gardiens de la révolution ont envoyé plus d’un million de dollars vers des adresses Shelbit, tandis que des portefeuilles liés à Shelbit ont transféré plus de deux millions vers des adresses contrôlées par les Gardiens. Des portefeuilles liés à Kayvanpour auraient quant à eux envoyé plus de deux millions vers Nobitex.
Les Sanctions Maritimes Renforcent La Pression
Le même jour où Bessent a évoqué la saisie crypto, le Trésor a annoncé des sanctions contre 17 navires accusés de transporter des millions de barils de pétrole brut, de produits pétroliers et pétrochimiques iraniens vers des marchés d’Asie du Sud et de l’Est. Ces navires utilisaient des immatriculations dans plus d’une douzaine de juridictions et des sociétés-écrans internationales pour masquer leurs opérations.
Ces désignations s’appuient sur un décret exécutif qui couvre notamment le secteur pétrolier iranien. Le message adressé aux entreprises étrangères est sans ambiguïté : faciliter le blanchiment d’argent iranien ou le contournement des sanctions peut entraîner une exclusion du système financier américain.
Cette coordination entre actions sur les actifs numériques et sur le transport maritime montre une volonté d’attaquer le problème à la source. Sans capacité à vendre du pétrole et à convertir les revenus, les circuits de financement se tarissent.
Ce Que Révèlent Les Analyses Blockchain
Les cabinets spécialisés ont publié des chiffres qui donnent une idée de l’ampleur du phénomène. Chainalysis estime que l’écosystème crypto iranien a traité plus de 7,78 milliards de dollars d’activité en 2025. Les adresses associées aux Gardiens de la révolution auraient représenté plus de la moitié de la valeur reçue au quatrième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, ces adresses auraient reçu plus de 3 milliards de dollars, contre un peu plus de 2 milliards en 2024.
Ces estimations sont présentées comme des minima. Elles reposent uniquement sur les adresses identifiées et n’incluent pas les portefeuilles potentiellement liés ni les intermédiaires non attribués. La réalité pourrait donc être encore plus importante.
De son côté, TRM Labs a tracé plus de 3,84 milliards de dollars de flux entre CoinEx et des entités iraniennes sur plus de sept ans. Environ 6,2 millions de transferts représentant 2,7 milliards de dollars ont été identifiés entre CoinEx et Nobitex. Entre juin 2025 et juin 2026, environ 67 millions de dollars provenant de la Banque centrale iranienne auraient été envoyés vers des adresses CoinEx sur plusieurs blockchains.
CoinEx a répondu en niant tout lien avec l’État iranien. La plateforme affirme n’avoir aucun rapport commercial avec des entités gouvernementales iraniennes, des échanges locaux, les Gardiens de la révolution ou des parties sanctionnées. Elle indique avoir renforcé ses contrôles sur les utilisateurs iraniens, bloqué les inscriptions provenant de régions iraniennes et mis en place un processus de sortie pour les comptes identifiés. Des contrôles géographiques, un filtrage des sanctions et une surveillance des transactions ont également été étendus.
Pourquoi Les Cryptomonnaies Sont Devenues Un Enjeu Central
Pour un pays soumis à un régime de sanctions aussi strict que l’Iran, les actifs numériques offrent une alternative aux circuits bancaires traditionnels. Ils permettent de déplacer de la valeur sans passer par le système financier occidental. Cette caractéristique en a fait un outil privilégié pour monétiser les exportations pétrolières et financer certaines activités.
Les autorités américaines ont compris que les sanctions classiques ne suffisaient plus. Elles ont donc étendu leur arsenal aux plateformes d’échange, aux émetteurs de stablecoins et aux intermédiaires qui facilitent ces flux. L’objectif est de rendre l’utilisation des cryptomonnaies de plus en plus risquée et coûteuse pour les acteurs iraniens.
Cette approche s’inscrit dans une logique plus large. En septembre, Bessent avait déjà indiqué que les actifs numériques figuraient parmi les cibles possibles de nouvelles restrictions, au même titre que les compagnies aériennes et les entreprises maritimes. L’idée est de couvrir l’ensemble des leviers économiques utilisables par Téhéran.
Les Implications Pour Le Marché Crypto
Une saisie d’un milliard de dollars n’est pas anodine pour le marché. Même si le montant reste limité par rapport à la capitalisation totale, il envoie un signal fort. Les émetteurs de stablecoins, les plateformes d’échange et les intermédiaires sont rappelés à leurs obligations de conformité. Les acteurs qui traitent avec des adresses à risque s’exposent à des sanctions secondaires.
Pour les investisseurs, ces événements rappellent que les actifs numériques ne sont pas isolés de la géopolitique. Les décisions politiques peuvent avoir des conséquences directes sur la liquidité de certains tokens et sur la disponibilité de certaines plateformes. La collaboration entre Tether et les autorités américaines montre également que les stablecoins centralisés restent soumis à un contrôle important.
À plus long terme, cette pression pourrait accélérer le développement de solutions plus décentralisées ou de circuits alternatifs. Elle pourrait aussi renforcer les exigences de conformité partout dans le monde, y compris dans des juridictions qui se présentent comme crypto-friendly.
Le Contexte Politique Américain
Ces annonces interviennent dans un climat politique particulier. Le même jour, le président Donald Trump a déclaré que Washington n’attaquerait pas l’Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Il a évoqué des discussions productives avec Téhéran. Cette posture montre une distinction entre la pression économique et l’action militaire.
La campagne d’isolation financière apparaît comme un outil privilégié pour maintenir la pression sans escalade militaire. Elle permet de cibler les ressources de l’Iran tout en évitant une confrontation directe. Les cryptomonnaies, en tant que canal de contournement, sont devenues un point d’attention majeur dans cette stratégie.
Comment Fonctionne Une Saisie De Crypto
Saisir des actifs numériques n’est pas aussi simple que de bloquer un compte bancaire. Il faut d’abord identifier les adresses concernées, souvent grâce à des analyses de chaînes de blocs. Ensuite, selon la nature des actifs, différentes méthodes sont utilisées.
Pour les stablecoins comme l’USDT, l’émetteur peut geler les tokens sur instruction des autorités. Une fois gelés, ils ne peuvent plus être déplacés. Une procédure judiciaire peut ensuite permettre de transférer la propriété au gouvernement. Pour d’autres actifs, les autorités peuvent obtenir des mandats pour prendre le contrôle des clés privées ou forcer la coopération des plateformes d’échange.
Dans le cas des fonds iraniens, les précédents montrent un enchaînement typique : identification des adresses, gel par l’émetteur, inscription sur les listes de sanctions, puis procédure de confiscation. La saisie annoncée par Bessent pourrait suivre un schéma similaire, à une échelle beaucoup plus importante.
Les Limites De Cette Approche
Malgré les efforts américains, l’écosystème crypto iranien continue de fonctionner. Les estimations de Chainalysis montrent une activité encore significative en 2025. Les réseaux s’adaptent, utilisent de nouveaux intermédiaires, changent de plateformes et multiplient les couches de complexité.
Les analyses blockchain ont aussi leurs limites. Elles reposent sur des attributions d’adresses qui ne sont jamais exhaustives. Des portefeuilles non identifiés, des mixeurs ou des solutions de confidentialité peuvent masquer une partie des flux. Les chiffres publiés doivent donc être lus comme des estimations basses.
Enfin, la coopération des acteurs privés n’est pas toujours garantie. Certaines plateformes situées hors de la juridiction américaine peuvent résister ou ralentir les demandes. D’autres peuvent simplement fermer les comptes concernés sans restituer les fonds. La coordination internationale reste un défi permanent.
Ce Qui Pourrait Se Passer Dans Les Prochains Jours
Si les autorités américaines confirment la saisie, elle pourrait constituer l’une des plus importantes opérations de ce type liées à l’Iran. Le montant d’un milliard de dollars dépasse largement les gels précédents. Il enverrait un signal fort aux intermédiaires et aux plateformes qui continuent de traiter avec des acteurs à risque.
Il est aussi possible que cette annonce serve de levier diplomatique. En montrant sa capacité à localiser et saisir des fonds, Washington renforce sa position dans les discussions avec Téhéran. La pression économique devient plus concrète et plus immédiate.
Pour le marché crypto, l’attention se portera sur la réaction des stablecoins et des plateformes d’échange. Toute nouvelle vague de gels ou de sanctions pourrait affecter temporairement la liquidité de certains tokens et renforcer les exigences de conformité.
Une Campagne Qui S’Inscrit Dans La Durée
L’annonce de Bessent n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actions menées depuis plusieurs mois. De l’opération Economic Outcast aux sanctions contre des navires, en passant par les gels de Tether et les procédures de confiscation, la pression s’accumule progressivement.
Cette approche par couches permet de cibler différents maillons de la chaîne : les producteurs de pétrole, les transporteurs, les convertisseurs de devises, les plateformes d’échange et les intermédiaires financiers. Chaque maillon affaibli rend l’ensemble plus fragile.
Pour l’Iran, le défi consiste à maintenir des circuits de financement malgré cette pression. Pour les États-Unis, l’objectif est de rendre ces circuits de plus en plus coûteux et risqués. Les cryptomonnaies, autrefois perçues comme un outil de contournement idéal, deviennent elles-mêmes une cible prioritaire.
Les Répercussions Sur Les Acteurs Du Secteur
Les plateformes d’échange, les émetteurs de stablecoins et les prestataires de services liés aux actifs numériques sont directement concernés. Ils doivent renforcer leurs outils de détection, leurs procédures de gel et leur coopération avec les autorités. Les manquements peuvent entraîner des sanctions secondaires, des amendes ou des restrictions d’accès au système financier américain.
Cette pression pousse le secteur vers une plus grande professionnalisation des fonctions de conformité. Les analyses blockchain, autrefois réservées à quelques spécialistes, deviennent un outil standard. Les listes de sanctions sont intégrées dans les systèmes de surveillance en temps réel. Les procédures de sortie pour les utilisateurs à risque se généralisent.
À moyen terme, cette évolution pourrait créer un fossé entre les acteurs qui investissent dans la conformité et ceux qui tentent de rester dans les zones grises. Les premiers gagneront en crédibilité et en accès aux marchés réglementés. Les seconds s’exposeront à des risques croissants.
Un Signal Fort Pour La Communauté Internationale
Au-delà de l’Iran, cette campagne envoie un message à d’autres pays soumis à des sanctions. Elle montre que les États-Unis sont prêts à poursuivre les actifs numériques avec la même détermination que les comptes bancaires traditionnels. Les outils d’analyse blockchain ont progressé et permettent désormais de retracer des flux complexes sur de longues périodes.
Cette capacité de traçabilité change la donne. Les acteurs qui pensaient pouvoir opérer dans l’ombre des blockchains publiques découvrent que la transparence de ces registres peut aussi servir les autorités. Les techniques d’obfuscation existent, mais elles ne sont pas infaillibles et deviennent de plus en plus sophistiquées pour être efficaces.
Pour les régulateurs d’autres pays, l’exemple américain offre un modèle d’action. Il combine analyses techniques, coopération avec le secteur privé et procédures judiciaires. Cette combinaison pourrait inspirer d’autres initiatives similaires dans les mois et années à venir.
Ce Qu’Il Faut Surveiller Maintenant
Plusieurs éléments méritent une attention particulière dans les jours et semaines à venir. D’abord, la confirmation effective de la saisie annoncée par Bessent. Ensuite, l’identité précise des adresses et des actifs concernés. Enfin, la réaction des plateformes et des émetteurs de stablecoins face à d’éventuelles nouvelles demandes de gel.
Il sera aussi intéressant d’observer si d’autres pays emboîtent le pas ou si de nouvelles sanctions ciblent d’autres intermédiaires. La dynamique d’isolation financière pourrait s’étendre à d’autres secteurs ou à d’autres acteurs encore non désignés.
Sur le plan diplomatique, l’évolution des discussions entre Washington et Téhéran restera un facteur clé. Une éventuelle détente pourrait ralentir le rythme des annonces. À l’inverse, un durcissement pourrait accélérer de nouvelles actions.
Éléments à suivre de près
- Confirmation officielle de la saisie d’un milliard de dollars
- Nouvelles désignations de portefeuilles ou de plateformes
- Réactions des émetteurs de stablecoins
- Évolution des discussions diplomatiques
Une Nouvelle Étape Dans La Guerre Économique
La possible saisie d’un milliard de dollars en cryptomonnaies liées à l’Iran marque une étape supplémentaire dans la confrontation économique entre Washington et Téhéran. Elle montre que les actifs numériques sont désormais pleinement intégrés dans l’arsenal des sanctions.
Cette évolution transforme le paysage. Les cryptomonnaies ne sont plus seulement un outil de liberté financière ou d’innovation. Elles sont aussi devenues un terrain de lutte géopolitique. Les acteurs du secteur, qu’ils le veuillent ou non, se retrouvent au cœur de ces tensions.
Pour les observateurs, l’enjeu est de comprendre comment cette pression va se traduire concrètement. Une saisie réussie de cette ampleur renforcerait la crédibilité de la stratégie américaine. Un échec ou un report montrerait au contraire les limites de l’approche actuelle.
Dans tous les cas, le signal est clair. Les autorités américaines considèrent les circuits crypto liés à l’Iran comme une priorité. Elles disposent d’outils techniques et juridiques pour agir. Et elles n’hésitent plus à annoncer leurs intentions de manière publique. Cette transparence elle-même fait partie de la pression. Elle vise à dissuader les intermédiaires et à isoler encore davantage les acteurs iraniens du système financier mondial.
Les prochaines heures et les prochains jours diront si l’annonce de Scott Bessent se concrétise. En attendant, le simple fait qu’elle ait été formulée change déjà la perception du risque associé aux flux crypto liés à l’Iran. Dans un marché où la confiance et la conformité jouent un rôle croissant, ce type de déclaration a des effets bien au-delà des montants directement concernés.
