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    Glamsterdam : Curve Espère Moins De Congestion Defi

    Steven SoarezDe Steven Soarez08/10/2026Aucun commentaire16 Mins de Lecture
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    Imaginez un pont à une seule voie, un soir de tempête, où les voitures légères passent encore, mais où les camions chargés restent coincés au péage. Sur Ethereum, ce pont s’appelle le blockspace. Le 8 octobre 2026, Curve Finance a indiqué que la mise à jour Glamsterdam pourrait justement donner aux opérations DeFi les plus lourdes un accès plus fiable à cette voie, à condition que la capacité supplémentaire se traduise par des inclusions plus rapides et des frais plus prévisibles lorsque la demande explose. Ce n’est pas une promesse de gaz bon marché pour tout le monde. C’est un pari sur le comportement du réseau sous pression.

    Ce Que Curve Attend Vraiment De Glamsterdam

    Le protocole, connu pour ses pools de stablecoins et pour le stablecoin crvUSD, ne juge pas l’upgrade à l’aune d’un chiffre unique. Dans des commentaires transmis à crypto.news, l’équipe place le curseur sur deux mesures concrètes : le délai d’inclusion des transactions et le prix réellement payé par l’utilisateur pendant les pics. Une limite de gaz plus haute ne vaut, selon elle, que si les opérations complexes cessent d’être les premières sacrifiées quand les blocs se remplissent.

    Cette lecture tranche avec le réflexe habituel du marché, qui retient surtout le plafond. Ici, le plafond n’est qu’un outil. Le test utile est celui d’un soir de volatilité, quand emprunteurs, arbitragistes, oracles et liquidateurs se disputent les mêmes secondes. Curve ajoute une condition non négociable : la validation doit rester praticable. Un réseau plus large qui ne peut plus être vérifié de façon indépendante ne serait pas, à ses yeux, un réseau mieux dimensionné.

    Les chiffres avancés viennent de contrôles réalisés sur le mainnet. Un emprunt à levier a consommé environ 1,84 million de gaz. Un échange direct de stablecoins s’est contenté d’environ 125 000 gaz. L’écart est d’environ 14,7 fois. Ce n’est pas une anecdote de laboratoire. C’est le portrait d’une opération qui occupe une part disproportionnée d’un bloc déjà disputé.

    Ce que nous pensons devoir observer de plus près, c’est l’exécution sous charge réelle.

    Équipe de Curve Finance, commentaires relayés le 8 octobre 2026

    La phrase résume l’angle. Un plafond théorique qui ne change rien aux files d’attente n’améliore pas le marché du crédit décentralisé. À l’inverse, une capacité qui se traduit par des blocs encore validables, et par des transactions complexes qui entrent sans attendre la fin de l’embouteillage, change le calcul des emprunteurs comme celui des liquidateurs.

    Pourquoi un emprunt pèse autant plus qu’un swap

    Un échange direct de stablecoins suit un chemin relativement court. Le contrat lit des soldes, applique une courbe, met à jour quelques écritures et rend la main. L’emprunt à levier empile des étapes. Il faut déposer ou mobiliser un collatéral, ouvrir une dette, parfois acheter l’actif de garantie dans la même séquence, puis laisser le système de liquidation enregistrer la position. Chaque appel interne ajoute des lectures, des écritures et des contrôles.

    Curve souligne que, lorsqu’emprunt et achat de collatéral sont combinés, la congestion ne frappe pas un seul point. Elle peut retarder plusieurs maillons du même geste. L’utilisateur ne subit pas seulement un prix du gaz plus élevé. Il subit un risque de timing. Le collatéral peut bouger entre l’intention et l’inclusion. Le taux peut se décaler. La position peut s’ouvrir dans de moins bonnes conditions que celles affichées au moment de la signature.

    D’où l’insistance sur un accès prévisible au blockspace. La prévisibilité ne signifie pas un tarif fixe. Elle signifie que l’opération lourde a une chance raisonnable d’entrer dans un bloc proche, même quand le réseau est sollicité. Pour un protocole de prêt, cette qualité compte autant que le coût unitaire du gaz.

    Ce que les contrôles de Curve mettent en regard

    • Emprunt à levier observé : environ 1,84 million de gaz.
    • Swap direct de stablecoins : environ 125 000 gaz.
    • Rapport approximatif : 14,7 fois plus de gaz pour l’emprunt.
    • Conséquence recherchée : un blockspace plus fiable pour les gestes composés, pas un rabais uniforme.

    Le plafond de gaz n’est pas le verdict

    Les développeurs d’Ethereum ont préparé un essai à 200 millions de gaz par bloc. Les comptes rendus du 6 octobre décrivaient des préparatifs sur Sepolia, à partir d’une zone habituelle proche de 60 millions. Ce réglage de test ne devient pas automatiquement la limite du mainnet. La distinction est essentielle. Un réseau d’essai peut explorer une enveloppe que les clients, les constructeurs de blocs et les validateurs ne sont pas encore prêts à tenir en production.

    Les notes de version de Prysm, datées du 5 octobre, précisent le mécanisme côté client. La version 7.2.1 ajoute le calendrier Sepolia afin que les validateurs basculent par défaut vers 200 millions de gaz après le fork de test. La version précédente prenait en charge la mise à jour, mais conservait le réglage de 60 millions sauf modification manuelle. Autrement dit, le plafond testé dépend aussi de la configuration réelle des opérateurs, pas seulement du code annoncé.

    Curve s’arrête avant de conclure que chaque action utilisateur deviendra moins chère. Le protocole pointe le repricing des opérations d’état. Certaines écritures et certaines lectures peuvent coûter davantage, même si le bloc offre plus de place. Le gain espéré est donc sélectif. Il concerne d’abord les transactions qui, aujourd’hui, perdent la course à l’inclusion parce qu’elles sont trop volumineuses pour un bloc saturé.

    Arbitrage, routes longues et prix des pools

    Une exécution moins coûteuse, ou simplement plus certaine, peut rendre rentables des arbitrages aujourd’hui trop petits. L’équipe s’attend à ce que des routes de swap plus longues redeviennent économiques. Dans un agrégateur ou dans un pool à plusieurs sauts, chaque étape ajoute du gaz. Si le seuil de rentabilité baisse, des écarts modestes entre pools peuvent être refermés au lieu d’être laissés ouverts.

    Pour l’utilisateur final, l’effet n’est pas abstrait. Des prix plus serrés dans les pools signifient un slippage moindre au moment d’entrer ou de sortir. Ouvrir une position, la réduire ou la dénouer devient moins pénalisant. Curve relie donc la capacité du réseau à la qualité d’exécution de ses propres marchés, et pas seulement au confort des développeurs.

    Cet effet a une limite claire. Il suppose que la hausse de capacité ne soit pas entièrement absorbée par une nouvelle vague de demande. Si chaque gain de place est immédiatement rempli par des stratégies plus agressives, l’utilisateur ordinaire peut ne voir qu’une file d’attente différente. C’est précisément pour cela que l’équipe refuse de mesurer le succès au seul plafond.

    Qui est censé profiter en période de tension

    Trois profils reviennent dans l’évaluation. Les emprunteurs, d’abord, parce que leurs transactions sont lourdes et souvent liées à un prix de collatéral qui bouge. Les arbitragistes, ensuite, parce qu’ils referment les écarts et, ce faisant, aident les pools à refléter le marché. Les liquidateurs, enfin, parce que leur retard se transforme en perte pour le protocole et parfois pour le stablecoin qui en dépend.

    Ces trois groupes ne sont pas alliés en permanence. En marché calme, ils se partagent le bloc sans drame. En marché brusque, ils deviennent concurrents. L’oracle qui doit publier, le liquidateur qui doit solder, l’emprunteur qui veut ajouter du collatéral : tous visent les mêmes créneaux. Une enveloppe plus large ne supprime pas la concurrence. Elle peut seulement éviter que les opérations les plus utiles au maintien des prix soient systématiquement repoussées.

    • Emprunteurs : besoin d’une inclusion fiable quand le collatéral et la dette bougent ensemble.
    • Arbitragistes : intérêt à des routes plus longues si le coût marginal redescend.
    • Liquidateurs : course contre le prix, pas seulement contre les autres transactions.
    • Mises à jour d’oracles : elles entrent dans la même dispute de blockspace lors des à-coups.

    LLAMMA, le mécanisme que Curve met en avant

    Pour le système de prêt, le bénéfice attendu passe par LLAMMA, le dispositif de liquidation du protocole. L’idée, telle que l’équipe la présente, est simple à formuler et exigeante à exécuter. Le collatéral ne bascule pas d’un seul coup d’un état sain à une vente forcée. Il traverse une bande de liquidation où des arbitrages successifs ajustent l’exposition. Plus ces arbitrages sont rapides et abordables, plus la bande suit le prix de marché de près.

    Si les transactions traînent, le prix peut traverser la bande avant que les ajustements ne soient inclus. L’écart entre le prix théorique et le prix réellement traité se transforme alors en perte. Curve estime qu’en réduisant ces délais, la mise à jour pourrait limiter les dégâts liés au décalage entre mouvement de marché et exécution. Le lien est ensuite tiré jusqu’à la stabilité de crvUSD. Des liquidations qui se font au bon moment soutiennent le dispositif qui adosse le stablecoin. Des liquidations en retard l’affaiblissent.

    Il ne s’agit pas d’un automatisme. Des blocs plus grands restent soumis à la demande. Un pic assez violent peut encore saturer une enveloppe élargie. L’argument de Curve est relatif. Mieux vaut une file moins cruelle qu’une file qui expulse d’abord les opérations de maintien. Le protocole place d’ailleurs l’essentiel de son attention sur les phases de volatilité, moments où l’utilisateur doit agir sur une position au lieu d’attendre que l’encombrement se dissipe.

    Lecture pratique pour un prêteur ou un emprunteur

    • Le geste utile n’est pas le swap le moins cher, c’est l’ajustement qui arrive à temps.
    • LLAMMA dépend d’arbitrages capables de suivre le collatéral dans sa bande.
    • Un retard d’inclusion peut coûter plus cher qu’une hausse modérée du prix du gaz.
    • crvUSD est présenté comme bénéficiaire indirect de liquidations plus ponctuelles.

    Le repricing de l’état, l’autre face de l’upgrade

    À côté des gains d’exécution, Curve prévient que Glamsterdam revoit le prix des opérations d’état. Certaines actions demanderont davantage de gaz. Le sujet avait déjà été soulevé dans un rapport du 26 août sur les risques de compatibilité des contrats. La Fondation Ethereum, selon la couverture de cet avertissement, indiquait que la plupart des contrats n’étaient pas affectés lors de rejeux de transactions. Beaucoup d’échecs signalés pouvaient être corrigés en fournissant une limite de gaz plus haute.

    Les facteurs de risque nommés sont précis. Allocations de gaz figées dans le code. Plafonds d’appel écrits en dur. Logique interne sensible à la quantité de gaz restante. L’avertissement visait aussi les portefeuilles, les fournisseurs d’infrastructure et les outils d’estimation qui s’appuient sur des hypothèses mises en cache. Un estimateur qui croit encore au barème ancien peut proposer une limite trop basse, et faire échouer une transaction qui aurait abouti avec une marge supplémentaire.

    Deux propositions structurent le changement décrit dans ce rapport. EIP-8037 modifie le coût de création d’état, notamment les comptes et le stockage de contrat. EIP-8038 revoit les frais d’accès à l’état déjà existant. Les développeurs étaient invités à tester leurs applications avant l’activation sur le mainnet. Pour un protocole aussi chargé en lectures et écritures que Curve, ce travail n’est pas cosmétique.

    Le message à retenir est double. D’un côté, l’enveloppe de bloc peut s’élargir. De l’autre, le prix unitaire de certaines briques peut monter. Une transaction qui crée beaucoup de nouvel état peut payer plus, même dans un réseau moins congestionné. Une transaction qui ne fait que lire et ajuster un état déjà chaud peut voir un barème différent de celui auquel les intégrateurs se sont habitués. D’où l’appel à retester les chemins critiques, pas seulement les chemins heureux.

    Contrats, portefeuilles et outils à revoir

    Un contrat qui fixe à l’avance le gaz transmis à un appel interne peut casser sans que sa logique métier ait changé. Le sous-appel, autrefois couvert, échoue parce que le barème a bougé. L’échec remonte, la transaction entière revert, et l’utilisateur voit un message opaque. Le correctif le plus fréquent, selon l’avertissement relayé, consiste à laisser passer une limite plus généreuse. Encore faut-il que le contrat le permette.

    Les portefeuilles sont dans une position similaire. Beaucoup appliquent une marge au-dessus de l’estimation. Si l’estimation elle-même est biaisée par un cache, la marge ne suffit plus. Les infrastructures qui préparent des lots de transactions, ou qui simulent avant d’envoyer, doivent elles aussi recalibrer. Curve ne détaille pas son plan interne dans les commentaires publics, mais le cadrage est net. Le bénéfice d’exécution coexiste avec un chantier de compatibilité.

    Pour l’utilisateur non technique, la conséquence visible sera rarement le numéro d’EIP. Ce sera un échec inattendu, une estimation qui sous-évalue, ou au contraire une transaction qui passe alors qu’elle aurait été écartée auparavant. La période de transition est celle où les outils grand public et les contrats spécialisés ne racontent pas encore la même histoire sur le prix du gaz.

    Valider sans demander la permission

    Sur la validation, Curve formule une ligne rouge. Ethereum doit conserver la possibilité de vérifier son registre sans autorisation. Si la capacité ajoutée rendait la vérification indépendante impraticable, le scaling compromettrait le principe qu’il est censé servir. Le propos n’est pas technique dans le détail des clients. Il est politique au sens du protocole. Un grand livre que seuls quelques opérateurs peuvent rejouer n’est plus le même grand livre.

    Cette réserve explique pourquoi l’équipe parle de capacité bienvenue lorsque Ethereum peut la fournir sans durcir la validation. Le « lorsque » n’est pas une formule de politesse. Il conditionne l’adhésion. Un test à 200 millions sur Sepolia informe. Il ne tranche pas la question de savoir jusqu’où le mainnet peut aller sans exclure les vérificateurs modestes.

    On peut lire ici une tension classique. Les applications DeFi réclament de la place pour des transactions composées. Les exigences de décentralisation réclament des blocs que des machines ordinaires, ou du moins diversifiées, peuvent encore traiter dans le temps d’un slot. Glamsterdam se joue entre ces deux pressions. Curve choisit de ne pas dissoudre l’une dans l’autre.

    Ce que les réseaux de test ont déjà montré

    Le 18 septembre, une couverture des risques liés aux builders sur testnet rapportait un avertissement des développeurs. De l’éther de test gratuit pourrait permettre à des builders malveillants de remporter des enchères de blocs puis de retenir les charges utiles de transactions. La discussion traitait le scénario comme un problème de disponibilité sur réseau public d’essai, pas comme un moyen de dérober de l’ether sur le mainnet.

    Le même récit indiquait que le Devnet-11 avait mobilisé 84 000 validateurs sur plusieurs clients, mais que sa répétition contrôlée excluait les attaques délibérées. Le chiffre impressionne. Il ne couvre pas le cas hostile. Entre un essai de charge et un essai d’adversaire, il reste une marche. Les commentaires de Curve sur la charge réelle trouvent ici un écho. La charge honnête et la charge stratégique ne stressent pas les mêmes pièces.

    Pour le public, la nuance évite deux erreurs. La première serait de prendre un incident de testnet pour une faille monétaire immédiate. La seconde serait de croire qu’un devnet large suffit à certifier le comportement des enchères de blocs une fois que des incitations réelles apparaissent. Glamsterdam avance avec ces deux réserves ouvertes.

    Calendrier encore ouvert, marché déjà nerveux

    Selon la couverture du 6 octobre, la Fondation Ethereum n’avait pas fixé de dates d’activation pour Hoodi ni pour le mainnet. Des annonces séparées devaient suivre un accord entre équipes de clients. L’absence de date n’empêche pas les protocoles de se positionner. Elle empêche en revanche de transformer un essai Sepolia en échéance commerciale.

    Le contexte de marché autour de l’ether n’était pas neutre. Un rapport du 19 septembre sur les retraits des fonds ether cotés aux États-Unis enregistrait environ 140,6 millions de dollars de sorties nettes entre le 14 et le 18 septembre, d’après les données Farside. L’ether y apparaissait comme le plus faible des quatre catégories de fonds crypto couvertes. Ce flux ne dit rien de la qualité technique de Glamsterdam. Il rappelle que l’upgrade arrive dans une fenêtre où une partie des véhicules cotés réduisait son exposition.

    Confondre les deux plans serait une faute de lecture. Les sorties de fonds mesurent une allocation. Les commentaires de Curve mesurent une contrainte d’exécution. Ils peuvent coexister sans se causer. Un investisseur peut alléger une ligne ether tout en ayant intérêt, s’il utilise le DeFi, à ce que les liquidations passent plus proprement.

    Ce qu’il faut surveiller quand le réseau sera chargé

    Curve hiérarchise les indicateurs. Le premier est le temps qui sépare la diffusion d’une transaction complexe de son entrée dans un bloc, pendant un pic. Le deuxième est le prix payé à ce moment-là, pas le prix médian d’une semaine calme. Le troisième est la capacité des clients à valider sans élargir le cercle des opérateurs de façon artificielle. Un plafond plus haut qui allonge les files n’est pas un succès. Un plafond plus haut qui fait entrer les emprunts et les liquidations dans des délais stables en est un, même si certains swaps simples ne deviennent pas spectaculairement moins chers.

    On peut ajouter, sans sortir du cadre donné par l’équipe, le comportement des outils d’estimation après le repricing. Si les portefeuilles sous-estiment massivement, une partie du gain d’inclusion sera annulée par des échecs évitables. Si les contrats à gaz figé ne sont pas patchés, des stratégies de levier tomberont pour une raison de barème, pas de marché. Le test grandeur nature n’est donc pas seulement celui des validateurs. Il est aussi celui des intégrations.

    Enfin, LLAMMA offre un observatoire naturel. Si, lors d’un mouvement vif du collatéral, les arbitrages suivent la bande sans retard visible, l’argument de Curve se vérifie sur son propre terrain. Si la bande est traversée avant que les transactions n’entrent, l’enveloppe supplémentaire n’aura pas suffi, ou n’aura pas été allouée aux bons gestes. C’est un critère plus parlant qu’un graphique de limite de gaz.

    Une capacité utile, pas une baguette magique

    La position publique de Curve tient en une ligne de crête. Glamsterdam peut rendre le blockspace plus accessible aux transactions qui combinent emprunt, achat de collatéral et ajustement de liquidation. Ce gain n’est ni automatique, ni universel, ni indépendant du prix futur des opérations d’état. Il reste conditionné à une validation qui ne demande pas la permission, et à des mesures prises quand le réseau est vraiment sollicité.

    Le chiffre de 1,84 million de gaz face à 125 000 donne une échelle. Il ne donne pas un calendrier. Le test à 200 millions donne une enveloppe d’essai. Il ne donne pas la limite du mainnet. Les notes Prysm montrent que le défaut côté client, sur Sepolia, peut basculer avec la bonne version, et rester à 60 millions sinon. Tout le dossier se lit ainsi. Des leviers existent. Aucun ne se substitue à l’observation sous charge.

    Pour qui utilise le crédit décentralisé, la question utile n’est pas de savoir si le bloc sera « plus grand » dans une capture d’écran. Elle est de savoir si, le jour où le collatéral décroche, l’ajustement entre encore dans le bloc suivant. Curve dit que c’est là, et pas ailleurs, qu’il faudra juger Glamsterdam.

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    Steven Soarez
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