Close Menu
    What's Hot

    Hyperliquid Plaide Contre Un Nouveau Régime Pour Les Perps

    02/10/2026

    Le Fmi Débloque 138 Millions Au Salvador Malgré Bitcoin

    02/10/2026

    Qnt Obtient Futures Okx À 50x Après Rally De 178%

    02/10/2026
    InfoCrypto.fr
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    InfoCrypto.fr
    Accueil»Actualités»La SEC Propose Une Self-Custody Conditionnelle En Crypto
    Actualités

    La SEC Propose Une Self-Custody Conditionnelle En Crypto

    Steven SoarezDe Steven Soarez02/10/2026Aucun commentaire19 Mins de Lecture
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Que se passe-t-il quand un conseiller doit protéger les cryptomonnaies d’un client, alors qu’aucune institution habilitée n’accepte encore de les garder ? Pendant des années, cette question a bloqué des mandats, retardé des allocations et laissé des équipes juridiques dans un flou coûteux. Le 1er octobre 2026, la SEC a proposé un cadre dédié à la garde des crypto-actifs. Pour la première fois, les conseillers en investissement pourraient conserver eux-mêmes les cryptomonnaies de leurs clients, mais seulement si aucun dépositaire agréé n’est disponible pour l’actif concerné. Ce n’est pas une libéralisation générale. C’est une dérogation étroite, révisable, et pensée comme une solution de dernier recours.

    Un Cadre Pour Sortir Du Flou, Pas Pour Tout Autoriser

    Le projet modifie les règles de garde issues de l’Investment Advisers Act de 1940 et de l’Investment Company Act de 1940. Ces textes ont été écrits pour des titres, des liquidités et des actifs dont la conservation passait déjà par des circuits bancaires ou de courtage. Les crypto-actifs n’entraient pas dans cette grammaire. Résultat : les conseillers devaient recourir à un qualified custodian, sans que l’on sache toujours quelles solutions crypto remplissaient réellement la définition.

    Cette ambiguïté n’était pas un détail de doctrine. Elle maintenait de nombreuses sociétés à l’écart de stratégies en crypto-actifs, non pas parce que le risque de marché était jugé excessif, mais parce que le risque de non-conformité restait impossible à borner. Un jeton récent, un réseau encore peu intégré, une conservation technique possible mais juridiquement incertaine : autant de cas où le conseil s’arrêtait avant même l’analyse financière.

    Le président de la SEC, Paul S. Atkins, a justifié le texte en expliquant que le projet fournirait un cadre réglementaire clair pour la garde des crypto-actifs, offrant aux conseillers et aux fonds une voie conforme là où aucune n’existait auparavant. La formule est politique autant que technique. Elle reconnaît un vide, puis propose de le combler sans abandonner l’idée centrale de la garde : quelqu’un doit pouvoir rendre des comptes si les avoirs disparaissent.

    Notre projet fournirait un cadre réglementaire clair pour la garde des crypto-actifs, offrant aux conseillers et aux fonds une voie conforme là où aucune n’existait auparavant.

    Paul S. Atkins, président de la SEC

    La commissaire Hester Peirce a, de son côté, comparé l’incertitude passée à des montagnes russes réglementaires, que les conseillers traversaient les dents serrées. L’image dit mieux que bien des notes de bas de page ce que vivaient les équipes conformité : une règle ancienne, un actif nouveau, et aucune rampe stable entre les deux.

    Pourquoi la règle historique coinçait les conseillers

    Dans le monde des titres classiques, la conservation est un métier séparé de la gestion. Le conseiller décide, le dépositaire conserve, le client peut vérifier. Cette séparation limite les conflits d’intérêts et réduit le risque qu’un gestionnaire utilise les avoirs qu’il est censé seulement allouer. Appliquée aux crypto-actifs, la même logique se heurte à une réalité plus rugueuse : tous les jetons ne sont pas pris en charge, toutes les blockchains ne sont pas intégrées, et la frontière entre portefeuille, exchange et dépositaire reste souvent mal lue par les textes anciens.

    Jusqu’ici, l’obligation de passer par un dépositaire qualifié répondant à des exigences strictes de conservation laissait une zone grise. Certaines plateformes se présentaient comme aptes à garder des actifs numériques. D’autres offraient une conservation technique sans le statut attendu. Les conseillers, eux, devaient choisir entre renoncer à l’actif ou accepter une interprétation que le régulateur pourrait contester plus tard. Beaucoup ont choisi la première option. Le marché n’a donc pas seulement manqué de produits. Il a manqué de chemins conformes.

    Le projet ne prétend pas que cette tension a disparu. Il admet qu’elle existe, puis dessine une exception. L’exception n’efface pas la règle. Elle dit dans quelles conditions, et pour combien de temps, un conseiller pourrait faire lui-même ce qu’un dépositaire ne fait pas encore.

    Ce que le projet change, et ce qu’il ne change pas.

    • Il ouvre une self-custody conditionnelle, pas un droit général à conserver les cryptos clients.
    • Il maintient le dépositaire agréé comme solution normale dès qu’il existe.
    • Il exige une démonstration actif par actif, puis une revue trimestrielle.
    • Il impose des garde-fous sur les clés, la cybersécurité et la séparation des avoirs.
    • Il reste un projet, soumis à consultation, et non une règle déjà en vigueur.

    Une dérogation qui se prouve, actif par actif

    La self-custody ne serait pas un blanc-seing. Le conseiller devrait établir, actif par actif, qu’aucun dépositaire autorisé n’existe. Cette précision compte. Une société ne pourrait pas invoquer une difficulté générale du marché crypto pour garder l’ensemble d’un portefeuille. Elle devrait documenter, pour le jeton concerné, l’absence de solution habilitée. Bitcoin d’un côté, jeton fraîchement émis de l’autre : le raisonnement ne serait pas le même.

    Cette logique évite le contournement le plus évident. Si un grand actif est déjà pris en charge par plusieurs dépositaires, l’exception ne s’ouvre pas. Si un jeton de niche ne l’est par personne, l’exception peut être examinée. Le régulateur ne crée donc pas un régime parallèle pour toute la classe d’actifs. Il crée une soupape pour les cas où le circuit normal n’a pas encore de tuyau.

    Selon un responsable de la SEC cité par la presse américaine, cette situation resterait exceptionnelle. Elle pourrait viser un jeton récemment lancé qu’aucun dépositaire ne prend encore en charge. L’exemple est parlant. Le lancement d’un actif et la capacité industrielle à le conserver ne vont pas toujours à la même vitesse. Le projet tente de couvrir cet écart sans le transformer en habitude.

    Le trimestre comme horloge de conformité

    La conclusion selon laquelle aucun dépositaire n’existe devrait être réexaminée chaque trimestre. Ce rythme n’est pas anodin. Le marché de la conservation crypto bouge vite : un prestataire ajoute une blockchain, une banque obtient un agrément, une société fiduciaire élargit sa liste d’actifs. Une exception valable en janvier peut devenir indéfendable en avril.

    Si un dépositaire devient disponible, les actifs devront lui être transférés dès que possible. La formule laisse une marge opérationnelle, mais elle ferme la porte à l’attentisme. Le conseiller ne pourrait pas conserver indéfiniment un actif au motif que le transfert est inconfortable, coûteux ou politiquement sensible en interne. L’exception a une date de péremption implicite : celle de l’apparition d’une solution autorisée.

    Pour les équipes, cela implique un calendrier. Il faudra une veille sur les dépositaires, une piste d’audit de la recherche effectuée, et une procédure de bascule. La self-custody conditionnelle n’est donc pas seulement une question de clés. C’est une question de dossier. Celui qui ne peut pas prouver l’absence de dépositaire ne pourra pas invoquer l’exception, même si l’absence était réelle.

    Clés, cybersécurité et séparation des avoirs

    Le projet impose aussi des garanties sur les clés privées, la cybersécurité et la séparation des avoirs de chaque client. Ces trois exigences répondent aux trois façons les plus classiques de perdre des crypto-actifs : une clé compromise, un système mal protégé, ou des soldes mélangés au point que l’on ne sait plus à qui appartient quoi.

    La séparation des avoirs est le point le plus lisible pour un client. Ses cryptomonnaies ne doivent pas se fondre dans la trésorerie du conseiller, ni dans un pot commun impossible à démêler en cas de faillite ou de litige. Sur une blockchain, la séparation peut prendre la forme d’adresses distinctes, de structures de comptes documentées, ou de dispositifs techniques équivalents. Le texte, long de plusieurs centaines de pages selon les comptes rendus, précisera le niveau d’exigence. L’intention, elle, est déjà claire : l’exception de conservation ne doit pas devenir une exception de traçabilité.

    La cybersécurité, dans ce contexte, n’est pas un slogan. Un conseiller qui garde lui-même des actifs devient une cible. Il faudra des contrôles d’accès, une gestion des habilitations, une surveillance des transferts et une capacité à expliquer, après coup, qui a fait quoi. La promesse réglementaire ne remplace pas la réalité d’une intrusion. Elle oblige seulement à ne pas traiter la conservation comme un fichier Excel et une phrase de passe partagée.

    Deux personnes pour valider un transfert

    Le projet exige que deux personnes habilitées au minimum approuvent tout transfert d’un actif conservé en self-custody. C’est l’un des garde-fous les plus concrets du texte. Il vise le scénario du collaborateur isolé, de l’erreur de destinataire, ou du détournement interne qui ne rencontre aucune seconde paire d’yeux.

    Dans la conservation crypto, un transfert irréversible ne se rappelle pas comme un virement bancaire contesté. La double approbation ne supprime pas ce risque, mais elle le ralentit et le répartit. Elle force aussi les sociétés à nommer des personnes habilitées, à définir ce qu’est une habilitation, et à conserver la preuve de l’accord. Une politique écrite sans journal d’approbation ne suffira probablement pas.

    Cette règle a un coût. Les petites équipes devront organiser des remplacements, des astreintes, et une séparation des rôles. Les grandes devront éviter que la seconde signature devienne automatique. Le régulateur ne demande pas seulement deux noms sur un organigramme. Il demande que le transfert ne dépende pas d’une seule volonté.

    • Preuve d’absence de dépositaire, actif par actif.
    • Réexamen trimestriel de cette preuve.
    • Transfert dès qu’un dépositaire autorisé apparaît.
    • Contrôles sur les clés et la cybersécurité.
    • Séparation des avoirs de chaque client.
    • Double approbation de tout mouvement.

    Les fonds enregistrés ne sont pas laissés de côté

    Les fonds réguliers, comme les sociétés d’investissement enregistrées, pourraient également conserver leurs crypto-actifs eux-mêmes via leur conseiller. La condition est double : le conseiller doit remplir les exigences de la dérogation, et le conseil d’administration du fonds doit superviser le dispositif. L’exception ne reste donc pas dans le seul bureau de la gestion. Elle remonte à l’organe qui doit veiller à l’intérêt des porteurs.

    Cette supervision change la nature du débat interne. Un conseil ne pourra pas se contenter d’une note vague sur l’innovation. Il devra comprendre pourquoi aucun dépositaire n’est disponible, comment les clés sont protégées, qui approuve les transferts, et à quel moment la bascule vers un conservateur externe devra avoir lieu. La crypto cesse alors d’être un sujet technique relégué à une équipe produit. Elle devient un sujet de gouvernance.

    Pour les porteurs de parts, l’enjeu est simple à formuler. Si le fonds garde lui-même un actif rare, le risque opérationnel ne disparaît pas parce que le texte l’autorise. Il est encadré. La différence est importante, mais elle n’est pas magique. Un cadre clair réduit l’incertitude juridique. Il ne réduit pas, à lui seul, le risque de perte de clés.

    La seconde porte : les sociétés fiduciaires d’État

    Le projet ouvre une seconde porte, distincte de la self-custody. Les sociétés fiduciaires créées par un État américain pourraient servir de dépositaires, à condition d’être autorisées par leur autorité locale à offrir la garde de crypto-actifs. Cet élargissement dépasse le cercle des banques et des courtiers habituellement admis. Il ne s’agit pas d’abaisser toute barrière. Il s’agit d’admettre des acteurs déjà constitués sous un régime fiduciaire étatique, s’ils remplissent des conditions précises.

    Ces conditions sont lourdes. Il faut des procédures contre la perte, le vol ou le détournement. Il faut publier des comptes audités, avec des rapports de contrôle interne. Il faut séparer les avoirs des clients des actifs propres de la société. Autrement dit, le statut local ne suffit pas. La capacité à garder des crypto-actifs doit être autorisée, documentée, auditée et séparée du bilan de l’intermédiaire.

    Cette voie peut réduire le besoin de self-custody. Si davantage d’entités deviennent des dépositaires admissibles, l’exception du conseiller se rétrécit. Les deux portes du projet ne racontent donc pas la même histoire. L’une dit : à défaut de dépositaire, le conseiller peut garder, sous contrôle. L’autre dit : le vivier de dépositaires peut s’élargir, si les fiduciaires d’État tiennent leurs engagements.

    Pour être admis comme dépositaire, un fiduciaire d’État devrait notamment :

    • être autorisé par son autorité locale à garder des crypto-actifs ;
    • disposer de procédures contre la perte, le vol ou le détournement ;
    • publier des comptes audités et des rapports de contrôle interne ;
    • séparer les avoirs clients de ses propres actifs.

    Ce que « dès que possible » veut dire en pratique

    La bascule vers un dépositaire nouvellement disponible est l’un des points que la consultation devrait éclairer. Dès que possible n’est pas une date. Entre l’annonce qu’un conservateur prend en charge un jeton et le transfert effectif, il peut y avoir des tests, des contrats, des délais de whitelisting et des fenêtres de marché. Un transfert précipité peut lui-même créer un risque opérationnel.

    Les conseillers auront intérêt à décrire, dans leurs procédures, ce qu’ils considèrent comme un délai raisonnable, et à le justifier. Le régulateur, de son côté, voudra éviter qu’un délai raisonnable devienne un prétexte pour rester en self-custody. L’équilibre est classique en supervision : assez de souplesse pour ne pas forcer une mauvaise exécution, assez de fermeté pour que l’exception ne s’installe pas.

    Pour le client, la question utile est autre. Qui décide que le transfert est prêt ? Qui supporte les frais ? Que se passe-t-il si le nouveau dépositaire n’accepte qu’une partie des réseaux sur lesquels l’actif circule ? Le projet pose le principe. Les réponses fines viendront des commentaires, puis, s’il est adopté, des politiques internes.

    Un texte massif, encore au stade de projet

    Le document, décrit comme long de plusieurs centaines de pages, n’est qu’un projet. La période de consultation publique durera 60 jours à compter de la publication au Federal Register, dont la date n’est pas fixée. Tant que cette publication n’a pas lieu, le compte à rebours n’a pas commencé. Tant que la règle finale n’est pas adoptée, rien ne change dans l’obligation actuelle de s’appuyer sur un dépositaire qualifié.

    Cette distinction est souvent perdue dans les reprises rapides. Une proposition de la SEC oriente le débat. Elle ne crée pas, à elle seule, un droit nouveau pour les conseillers. Les sociétés qui anticiperaient en mettant dès maintenant des cryptos clients en conservation directe s’exposeraient au cadre existant, pas au cadre envisagé. La prudence juridique reste donc la lecture correcte, même si le signal politique est net.

    La consultation sera aussi le moment où les détails techniques peuvent bouger. Définition du dépositaire disponible, niveau de preuve exigé, modalités de la double approbation, périmètre exact des fiduciaires d’État : autant de points sur lesquels les commentaires peuvent resserrer ou assouplir le texte. Lire la proposition comme un résultat final serait une erreur de calendrier.

    Ce que les clients devraient demander à leur conseiller

    Si la règle était adoptée dans son esprit actuel, un client n’aurait pas à devenir expert en conservation pour poser les bonnes questions. La première est simple : cet actif a-t-il un dépositaire autorisé ? Si la réponse est oui, la self-custody ne devrait pas être le chemin. Si la réponse est non, la deuxième question suit : où est la preuve, et quand sera-t-elle revue ?

    Viennent ensuite les questions de dispositif. Qui détient les habilitations ? Comment les deux approbations sont-elles enregistrées ? Les avoirs du client sont-ils séparés, et sous quelle forme ? Que se passe-t-il en cas d’indisponibilité d’une des deux personnes habilitées ? Un bon dossier de conformité répond à ces points avant qu’un incident ne les rende urgents.

    Il reste une question de mandat. Le client a-t-il accepté que son conseiller puisse, dans un cas limité, conserver directement un actif ? L’autorisation réglementaire ne remplace pas l’autorisation contractuelle. Un cadre de la SEC ne réécrit pas, à lui seul, la convention de gestion.

    Le cas du jeton trop récent pour être gardé

    L’exemple donné par un responsable de la SEC est le plus utile pour comprendre l’esprit du texte. Un jeton vient d’être lancé. Aucun dépositaire ne le prend encore en charge. Un conseiller qui voudrait l’inclure dans une stratégie se trouve face à un mur : la règle exige un conservateur, le marché n’en offre pas. Sans exception, le choix est binaire. Renoncer, ou avancer dans le flou.

    Avec l’exception, un troisième chemin apparaît, mais il est étroit. Le conseiller documente l’absence de dépositaire. Il met en place les contrôles de clés, la séparation et la double validation. Il prévient que la situation sera revue dans trois mois. Si, entre-temps, un conservateur autorisé ajoute l’actif, le transfert doit être organisé. Le jeton n’a pas gagné un régime privilégié. Il a gagné un sursis encadré.

    Ce scénario éclaire aussi la limite du projet. Il ne règle pas la qualité de l’actif, sa liquidité, ni le bien-fondé de l’allocation. Il règle un obstacle de conservation. Confondre les deux serait lire une règle de garde comme un avis d’investissement. Ce n’est pas ce que le texte fait.

    Banques, courtiers, et le cercle qui s’élargit

    En admettant, sous conditions, les sociétés fiduciaires d’État, le projet reconnaît que le cercle historique des banques et des courtiers ne couvre pas toute la conservation crypto. Cet élargissement peut augmenter l’offre. Il peut aussi fragmenter la supervision, puisque l’autorisation de départ vient d’une autorité locale, tandis que l’usage par un conseiller relève du cadre fédéral.

    Les exigences d’audit et de séparation sont là pour limiter cette fragmentation. Un fiduciaire qui ne publie pas de comptes audités, ou qui mélange les avoirs, ne devrait pas devenir un dépositaire admissible simplement parce qu’il existe sous le droit d’un État. Le projet tente ainsi d’ajouter des acteurs sans ajouter des angles morts. Savoir si les conditions seront assez précises pour tenir cette promesse fera partie du débat de consultation.

    Pour les conseillers, l’effet pratique pourrait être double. D’un côté, plus de dépositaires potentiels, donc moins de recours à la self-custody. De l’autre, un travail de due diligence plus large : il ne suffira pas de constater qu’une entité se dit fiduciaire. Il faudra vérifier l’autorisation locale de garde crypto, les procédures, les audits et la séparation des actifs.

    Ce que le marché peut lire, sans surinterpréter

    Le signal politique est lisible. La SEC, sous la présidence de Paul S. Atkins, propose une voie conforme là où les conseillers disaient n’en avoir aucune. Hester Peirce décrit l’ancienne incertitude comme une suite de secousses. Le texte ne dit pas que la crypto devient un actif comme un autre. Il dit que la garde ne peut plus rester dans un angle mort si l’on veut que des professionnels régulés puissent l’utiliser.

    Il serait excessif d’en déduire une ouverture générale à la conservation directe. Le cœur du projet est conditionnel. L’absence de dépositaire est le déclencheur. La revue trimestrielle est le verrou. Le transfert ultérieur est la sortie. Les sociétés qui présenteraient cette proposition comme un feu vert permanent liraient le contraire du mécanisme.

    Il serait tout aussi excessif d’y voir un statu quo. Le simple fait de nommer la self-custody, de fixer des contrôles et d’élargir le périmètre possible des dépositaires change la conversation. Les équipes qui avaient mis le sujet de côté par impossibilité juridique ont désormais un texte à commenter, puis, éventuellement, un régime à appliquer.

    Les risques qui restent sur la table

    Aucun cadre de garde n’annule les risques propres aux crypto-actifs. Une clé peut être perdue. Une adresse peut être trompée. Un prestataire peut être compromis. Une blockchain peut connaître un incident. Le projet s’attaque au vide réglementaire, pas à la physique des réseaux. Les clients et les conseils d’administration qui l’oublieraient prendraient une autorisation pour une garantie.

    Le risque de mauvaise qualification reste lui aussi présent. Déclarer qu’aucun dépositaire n’existe alors qu’une recherche incomplète a été menée exposerait le conseiller. À l’inverse, refuser systématiquement l’exception par peur du dossier pourrait maintenir l’ancien blocage. Le texte demande un jugement documenté, pas un réflexe.

    Enfin, le risque de calendrier est réel. Tant que la publication au registre fédéral n’est pas intervenue, les 60 jours n’ont pas commencé. Tant que la règle finale n’est pas là, les procédures internes ne peuvent pas s’appuyer sur un droit qui n’existe pas encore. Anticiper la conformité est sain. Anticiper l’autorisation ne l’est pas.

    Comment les sociétés peuvent se préparer sans brûler les étapes

    La préparation utile, à ce stade, est documentaire. Cartographier les actifs pour lesquels un dépositaire qualifié existe déjà. Identifier ceux pour lesquels la réponse est incertaine. Lister les contrôles qui manqueraient si une exception devenait possible : séparation des avoirs, gestion des habilitations, journal des transferts, revue trimestrielle. Ce travail a de la valeur même si le texte final diffère, parce qu’il force à regarder la conservation comme un processus.

    La préparation inutile serait opérationnelle et prématurée. Mettre des avoirs clients en conservation directe au motif que la SEC « va autoriser » mélangerait une proposition et une règle. Les commentaires publics, eux, sont le bon canal pour signaler une impossibilité pratique : délai de transfert, définition d’un dépositaire disponible, charge de la double approbation dans une petite structure.

    Les fonds enregistrés ont un chantier supplémentaire. Si leur conseil doit superviser le dispositif, il faut que les administrateurs comprennent le mécanisme avant d’avoir à voter. Une session de formation interne, fondée sur le texte et non sur des résumés trop lisses, évitera les approbations aveugles le jour où la règle, éventuellement adoptée, deviendra applicable.

    Une lecture pour les épargnants, pas seulement pour les juristes

    Derrière le vocabulaire de 1940, la question est concrète. Qui tient les actifs ? Peut-on les distinguer des biens de l’intermédiaire ? Qui peut les déplacer, et avec quel contrôle ? Pendant des années, les réponses étaient instables dès que l’on sortait des grands actifs déjà intégrés par des conservateurs. Le projet tente de rendre ces réponses exigibles, y compris dans le cas rare où le conseiller serait lui-même le conservateur temporaire.

    Pour un épargnant, le bon réflexe n’est pas de conclure que « la SEC autorise la self-custody ». Le bon réflexe est de retenir la condition. Pas de dépositaire, alors seulement une conservation directe encadrée. Dépositaire disponible, alors transfert. Deux personnes pour bouger les fonds. Avoirs séparés. Revue tous les trimestres. Ces cinq idées suffisent à ne pas se perdre dans un texte de plusieurs centaines de pages.

    Le reste appartient au temps réglementaire. Publication au Federal Register, soixante jours de commentaires, puis une règle finale qui pourra confirmer, ajuster ou abandonner des pans du projet. D’ici là, la nouvelle n’est pas qu’un droit est né. La nouvelle est qu’un chemin conforme a été dessiné, étroit, conditionnel, et enfin écrit noir sur blanc.

    auto-garde crypto bitcoin self custody clés privées ethereum dépositaire agréé ex-commissaire SEC Paul Atkins
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Steven Soarez
    • Website

    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

    D'autres Articles

    Hyperliquid Plaide Contre Un Nouveau Régime Pour Les Perps

    02/10/2026

    Le Fmi Débloque 138 Millions Au Salvador Malgré Bitcoin

    02/10/2026

    Qnt Obtient Futures Okx À 50x Après Rally De 178%

    02/10/2026

    Bruxelles Épingle Les Monnaies Virtuelles, Pas La Crypto

    02/10/2026
    Ajouter un Commentaire
    Laisser une réponse Cancel Reply

    Sujets Populaires

    Japon : 3 Mégabanques Lancent Réseau Stablecoin

    06/03/2026

    Marchés crypto en ébullition : ETF, régulations et tendances

    09/06/2024

    MERGE 2026 : Leaders Crypto à São Paulo

    20/01/2026
    Advertisement

    Restez à la pointe de l'actualité crypto avec nos analyses et mises à jour quotidiennes. Découvrez les dernières tendances et évolutions du monde des cryptomonnaies !

    Facebook X (Twitter)
    Derniers Sujets

    Hyperliquid Plaide Contre Un Nouveau Régime Pour Les Perps

    02/10/2026

    Le Fmi Débloque 138 Millions Au Salvador Malgré Bitcoin

    02/10/2026

    Qnt Obtient Futures Okx À 50x Après Rally De 178%

    02/10/2026
    Liens Utiles
    • Accueil
    • Actualités
    • Analyses
    • Cryptomonnaies
    • Formations
    • Nous Contacter
    • Nous Contacter
    © 2026 InfoCrypto.fr - Tous Droits Réservés

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Echap pour annuler.