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    Goldman Sachs Décale La Seconde Hausse Fed À Décembre

    Steven SoarezDe Steven Soarez01/10/2026Aucun commentaire16 Mins de Lecture
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    Et si la deuxième hausse de taux de l’année n’arrivait pas aussi vite que les salles de marché le croyaient encore hier soir ? Après la publication de l’inflation PCE d’août, Goldman Sachs a reculé son scénario d’un second resserrement d’octobre à décembre. Le chiffre est tombé près de 3 %, en dessous des attentes. D’un coup, le calendrier de la Réserve fédérale a cessé d’être une évidence. Pour le bitcoin, les ETF américains et les investisseurs qui suivent chaque virgule du communiqué du FOMC, ce glissement de deux mois n’est pas un détail technique. C’est une fenêtre d’air, ou un piège. Tout dépendra des emplois de septembre, publiés dès vendredi.

    Pourquoi Goldman Sachs Change De Calendrier

    La banque d’affaires ne renonce pas à une hausse supplémentaire. Elle la décale. Après le rapport d’inflation du 30 septembre et les propos de John Williams, président de la Fed de New York, les économistes de Goldman ont réécrit leur feuille de route. Décembre reste dans le scénario de base. Mais la probabilité qu’aucun nouveau relèvement ne soit finalement nécessaire a nettement augmenté. C’est cette nuance, plus que le mot « hausse », qui agite désormais les desks de trading.

    Il y a quinze jours à peine, la même maison poussait plutôt vers septembre. L’indice des prix à la consommation d’août n’avait, selon elle, presque rien changé à son diagnostic sous-jacent. Les contrats à terme donnaient alors 87 % de chances à un relèvement. Aujourd’hui, le curseur a basculé. Le marché, lui, n’a pas attendu le communiqué officiel pour ajuster ses paris.

    Un PCE Cœur Plus Soft Que Prévu

    En août, l’inflation PCE cœur a progressé de 0,25 % sur un mois et de 3,01 % sur un an. Les deux lectures sont passées sous le consensus. Pour le quatrième trimestre, Goldman vise désormais 3 % de PCE cœur par rapport au même trimestre de 2025. C’est 0,4 point sous la médiane des projections des gouverneurs, établie à 3,4 %. Cette écart n’est pas cosmétique. Il suffit parfois d’un tiers de point pour faire basculer un vote au FOMC.

    Une partie du recul annuel viendrait de changements méthodologiques, notamment une révision du poste gestion de portefeuille. Autrement dit, le thermomètre a un peu changé, pas seulement la température. Les banquiers centraux le savent. Les marchés, eux, retiennent d’abord le chiffre brut : 3 %, plus bas que ce que beaucoup avaient gravé dans leurs tableurs.

    Ce que retient Goldman après le PCE d’août

    • PCE cœur mensuel à 0,25 %, annuel à 3,01 %, sous les attentes.
    • Prévision de quatrième trimestre ramenée à 3 %, contre 3,4 % côté Fed.
    • Décembre maintenu, mais forte chance qu’aucune hausse supplémentaire ne soit jugée nécessaire.
    • Croissance du deuxième trimestre révisée en hausse à 2,2 % annualisés.

    Parallèlement, la croissance américaine du deuxième trimestre a été revue de 0,7 point, à 2,2 % en rythme annualisé, grâce à une consommation et un investissement plus vigoureux. Le suivi du troisième trimestre, lui, a été raboté de 0,1 point, à 3,3 %, après un déficit commercial de biens plus large que prévu. L’économie tient. Elle n’explose pas. C’est exactement le type de paysage où une banque centrale peut se permettre d’attendre une statistique de plus.

    Williams Veut Attendre, Barr Veut Serrer

    Avant même la publication du PCE, John Williams avait déjà semé le doute. Selon les comptes rendus repris par les agences, il ne voyait « aucune urgence » à enchaîner dès octobre sur le geste de septembre. Une hausse supplémentaire cette année restait son scénario central. Mais le timing, lui, devait dépendre des données, pas d’un calendrier figé.

    Dans mon scénario de base, d’autres ajustements de politique seront probablement nécessaires pour ramener l’inflation vers la cible en temps utile.

    Michael Barr

    Michael Barr, de son côté, a tenu un discours plus tendu au Detroit Economic Club. Les risques d’inflation, a-t-il dit, ont augmenté, tandis que ceux pesant sur l’emploi se sont atténués. Il a cité le coût de l’énergie, l’incertitude au Moyen-Orient et la demande liée aux investissements en intelligence artificielle. Sur vingt mois, seulement deux lectures lui ont paru compatibles avec une inflation PCE cœur à 2 %. Il n’a pas encore vu de trajectoire claire vers la cible.

    Le gouverneur a décrit un marché du travail encore solide : chômage à 4,1 %, créations d’emplois autour de 80 000 par mois en moyenne cette année. Le même jour, les cotes CME FedWatch pour une hausse d’un quart de point en octobre sont passées de 70,9 % le lundi à 49,3 % le mardi après-midi. Le marché a tranché plus vite que le comité.

    Septembre A Déjà Fait Monter Les Taux

    Le 16 septembre, la Fed a relevé ses taux de 25 points de base, dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. Premier geste depuis juillet 2023. Vote unanime, 12-0. Le communiqué parlait d’une inflation encore élevée, d’une dépense intérieure résiliente, d’une productivité forte et d’un investissement en capital soutenu. Les projections économiques montraient que 16 participants sur 18 attendaient au moins un quart de point supplémentaire avant la fin de l’année. La médiane plaçait les taux à 4 %–4,25 % fin 2026 comme fin 2027.

    Chez Goldman Sachs Asset Management, Kay Haigh, responsable de la dette, a indiqué qu’une hausse de décembre restait le cas de base de son équipe, sous réserve des prochains rapports d’inflation et des prix de l’énergie. Robert Kaplan, ancien président de la Fed de Dallas, a pris le contre-pied dans un podcast enregistré le 22 septembre : les marchés, selon lui, pourraient trop pricer le resserrement. Il préférait attendre décembre, sauf si les chiffres d’inflation justifiaient une action plus tôt. L’immobilier et l’automobile, a-t-il rappelé, souffrent déjà des taux plus hauts, même si les infrastructures d’IA et la défense restent porteuses.

    Ce Que Cela Change Pour Le Bitcoin

    Les cryptoactifs n’aiment pas les surprises de politique monétaire. Une hausse imprévue resserre la liquidité, renchérit le coût du capital risqué et pousse les gestionnaires à réduire l’exposition aux actifs sans flux. Une hausse reportée fait l’inverse, au moins le temps d’un soupir. C’est précisément ce soupir que les flux ETF de fin septembre ont commencé à dessiner.

    Du 21 au 25 septembre, les ETF spot bitcoin américains ont collecté 2,39 milliards de dollars nets, selon les données Farside Investors. Chaque séance a été positive. IBIT, le fonds de BlackRock, a concentré environ 1,16 milliard. Et pourtant, le 28 septembre, le bitcoin est passé sous 84 000 dollars après un plus haut sur sept jours au-dessus de 87 000. Le pétrole WTI dépassait 93 dollars, pendant que les traders jaugeaient les négociations entre Washington et Téhéran. L’appétit institutionnel et le prix spot n’ont pas toujours marché du même pas.

    Après le PCE du 30 septembre, les contrats à terme donnaient à peu près une chance sur trois à une hausse d’octobre, tout en continuant d’anticiper un geste d’ici décembre. Pour un investisseur crypto américain, le message est double. D’un côté, le calendrier se détend. De l’autre, le comité n’a pas refermé la porte. Un rapport d’emploi trop chaud vendredi pourrait rouvrir le dossier d’octobre en quelques minutes.

    Vendredi 2 Octobre, Le Test De L’emploi

    Le Bureau of Labor Statistics publie la situation de l’emploi de septembre le vendredi 2 octobre à 8 h 30, heure de l’Est. C’est la dernière grande statistique avant la fenêtre de communication qui précède la prochaine réunion. Un chiffre de créations nettement au-dessus de 80 000, une hausse des salaires horaires, un chômage qui recule : le camp Barr aura des munitions. Un ralentissement franc, et Williams pourra insister sur la patience.

    Les marchés de taux ne se contentent plus de lire le chiffre principal. Ils dissèquent les révisions des mois précédents, le taux de participation, les emplois à temps partiel pour raisons économiques. En 2026, chaque décimale a un prix. Pour le bitcoin, l’effet n’est pas mécanique. Il passe par le dollar, par les rendements réels, par l’appétit pour le risque des fonds qui arbitrent entre obligations, actions de croissance et ETF crypto.

    Comment Lire Un FOMC Quand On Détient Du Crypto

    La tentation, après chaque statistique, est de trader le titre. C’est souvent la plus mauvaise idée. Un PCE plus bas n’annule pas une inflation encore au-dessus de 2 %. Une Fed « patiente » n’est pas une Fed dovish. Elle est data-dependent, formule usée jusqu’à la corde mais toujours opérante. Pour un portefeuille crypto, trois questions valent mieux qu’un pronostic binaire.

    • Le rythme : une hausse en décembre n’a pas le même effet qu’une hausse en octobre, parce que le marché a le temps de l’absorber.
    • Le terminal : 4 %–4,25 % en fin d’année n’est pas la même chose qu’un plateau à 3,75 %–4 %.
    • Le message : si le communiqué insiste sur l’énergie et l’IA, le risque d’un resserrement tardif reste vivant.

    Les flux ETF de septembre montrent que la demande institutionnelle peut rester positive même quand le prix spot recule. C’est un signal de structure, pas de timing. Les sorties, le jour venu, seront tout aussi informatives. Elles diront si le report de Goldman a seulement calmé les nerfs ou s’il a vraiment rouvert un canal d’allocation.

    Inflation, Méthode Et Lecture Politique

    Goldman a souligné que la baisse de l’inflation annuelle cœur devait en partie à une révision méthodologique. Ce n’est pas un détail pour les économistes. C’en est un pour les titulaires de mandat politique. Un gouverneur qui doit justifier un vote « pour » une hausse supplémentaire regardera le 3,01 % et le 3 % de quatrième trimestre. Un gouverneur qui veut temporiser regardera le même 3 % et dira que la cible n’est plus si loin, surtout si l’emploi fléchit.

    La révision de croissance du deuxième trimestre complique encore le tableau. Une économie qui accélère un peu tout en désinfectant lentement ses prix, c’est le scénario le plus inconfortable pour un comité. Trop tôt pour déclarer victoire. Trop tôt aussi pour serrer à l’aveugle. D’où le report, et non l’abandon, du second geste dans les notes de Goldman.

    Énergie, Moyen-Orient Et Intelligence Artificielle

    Barr n’a pas parlé dans le vide. Les prix de l’énergie, le dossier moyen-oriental et la vague d’investissement en IA sont trois chocs d’offre et de demande qui ne rentrent pas dans un modèle PCE standard. Un baril au-dessus de 93 dollars, même quelques heures, suffit à réveiller le souvenir de 2022. L’IA, elle, tire le capex, l’électricité, les semi-conducteurs et une partie de l’emploi qualifié. C’est une bonne nouvelle pour le PIB. C’est une mauvaise nouvelle pour ceux qui rêvent d’une désinflation linéaire.

    Pour le bitcoin, ces trois facteurs agissent comme un brouillard. L’énergie haute soutient parfois le narratif de l’or numérique. Elle soutient aussi le dollar et les anticipations de resserrement. L’IA gonfle les valorisations tech, donc l’appétit pour le risque, tout en donnant à la Fed un argument pour rester vigilante. Le Moyen-Orient, enfin, peut à la fois provoquer un rush vers les actifs refuges et un choc pétrolier inflationniste. Aucune de ces dynamiques n’est « crypto-native ». Toutes finissent dans le prix.

    Ce Que Disaient Les Contrats À Terme

    Les probabilités ne sont pas des prévisions. Ce sont des prix. Quand FedWatch est passé de 70,9 % à 49,3 % en une journée pour octobre, le marché n’a pas « compris » Williams. Il a réévalué le coût d’un pari perdu. Après le PCE, une chance sur trois pour octobre, une anticipation encore vivace pour décembre : le profil est celui d’une distribution, pas d’un oui ou non. Les traders crypto qui regardent uniquement le pourcentage d’octobre se trompent de combat. C’est la pente entre octobre et décembre qui compte.

    Si décembre reste le nœud, les semaines d’octobre et novembre deviendront une succession de mini-FOMC. Chaque statistique sera lue comme un amendement au scénario Goldman. CPI, PCE, emplois, ISM, ventes au détail : la liste est connue. L’ordre de magnitude des surprises, lui, ne l’est pas.

    Le Souvenir De Septembre Chez Goldman

    Mi-septembre, la banque avait fait le chemin inverse. Elle soutenait une hausse en septembre après avoir d’abord envisagé le statu quo. L’argument, alors, était presque psychologique : ne pas relever, alors que les investisseurs l’avaient déjà pricé, risquait de provoquer une réaction brutale. Les économistes avaient porté leur estimation mensuelle de PCE cœur à 0,26 %. Le marché assignait 87 % à un relèvement. Le FOMC a suivi. Aujourd’hui, le même laboratoire intellectuel dit l’inverse sur octobre. Ce n’est pas une contradiction. C’est une mise à jour. Les banques qui refusent de mettre à jour leurs vues après un chiffre ratent leur métier.

    Pour le lecteur crypto, la leçon est simple. Les notes de recherche ne sont pas des oracles. Elles sont des instantanés. Les relire deux semaines plus tard, c’est voir comment une institution ajuste son récit quand le réel bouge. C’est aussi voir quels arguments survivent : ici, décembre n’a jamais quitté la page.

    Liquidité, Dollar Et Actifs Numériques

    Un taux directeur à 3,75 %–4 % n’est pas un taux d’urgence. Ce n’est pas non plus un taux neutre au sens des années 2010. Pour les stablecoins, les protocoles de prêt et les trésoreries d’entreprises crypto, chaque quart de point déplace le coût d’opportunité du cash on-chain. Plus le rendement sans risque américain reste élevé, plus il faut justifier de détenir un actif volatil. Le report d’une hausse ne supprime pas ce coût. Il empêche seulement qu’il grimpe encore tout de suite.

    Le dollar, lui, réagit aux écarts de taux anticipés. Un FOMC plus patient peut affaiblir le billet, ce qui historiquement a souvent coincidé avec des phases plus favorables au bitcoin. Souvent, pas toujours. En période de tension géopolitique, le dollar peut monter même si la Fed temporise. C’est pourquoi relier mécaniquement « moins de hausse = bitcoin plus haut » reste une approximation dangereuse.

    Les ETF Comme Baromètre, Pas Comme Boussole

    2,39 milliards en cinq séances, tous les jours dans le vert, IBIT en tête : la collecte de fin septembre a de quoi impressionner. Elle ne dit pas qui achète pour six mois et qui recycle un flux tactique. Elle ne dit pas non plus ce qui se passera si octobre revient dans le jeu. Les ETF spot ont industrialisé l’accès. Ils n’ont pas aboli la sensibilité aux taux.

    Quand le bitcoin recule sous 84 000 alors que les souscriptions restent positives, deux lectures s’offrent. Soit la demande absorbe de l’offre hors ETF, soit le prix est tiré par des flux offshore, des dérivés, un hedge pétrolier. Les deux peuvent être vraies le même jour. D’où l’intérêt de croiser Farside, le prix spot, le funding des perpétuels et le positionnement des managed money sur le CME. Un seul tuyau ne suffit jamais.

    Ce Que Les Gouverneurs Ne Peuvent Pas Ignorer

    L’unanimité de septembre a un prix politique. Un comité qui vote 12-0 envoie un signal de cohésion. Le briser en octobre, sans données nettement plus chaudes, serait coûteux. Le briser en décembre, après deux mois de chiffres, le serait moins. Williams l’a compris. Barr aussi, même s’il plaide pour d’autres ajustements. Le débat n’est plus « faut-il encore serrer ». Il est « faut-il serrer maintenant ».

    Pour les marchés crypto européens, le décalage horaire ajoute une couche. Les statistiques américaines tombent en matinée à New York, en début d’après-midi à Paris. Les carnets asiatiques ont déjà bougé. Les ETF américains n’ont pas encore ouvert. Cette séquence crée des écarts de quelques heures où le prix découvre l’information avant la liquidité institutionnelle de New York. C’est dans ces fenêtres que les stop trop serrés sautent.

    Trois Scénarios Jusqu’à La Fin De L’année

    Premier scénario : l’emploi de septembre est tiède, l’inflation d’octobre reste proche de 3 %, décembre se fait sans hausse. Les taux restent à 3,75 %–4 %. Le bitcoin gagne un régime de liquidité un peu moins hostile, sans bull market garanti. Deuxième scénario : les données réaccélèrent, décembre livre le quart de point attendu par la médiane du FOMC, les 4 %–4,25 % deviennent réalité. Les ETF digèrent, le prix teste les zones où la demande institutionnelle se montre vraiment. Troisième scénario : un choc énergétique ou géopolitique force la main plus tôt. Octobre revient. C’est le cas le moins probable selon les contrats actuels, et le plus brutal pour les positions levéragées.

    Repères à surveiller d’ici décembre

    • Emploi de septembre, vendredi 2 octobre, 8 h 30 Eastern.
    • Prochaines lectures PCE et CPI, et la part « méthodologie » versus « prix vrais ».
    • Prix de l’énergie et évolution du dossier moyen-oriental.
    • Flux nets des ETF spot bitcoin, séance par séance, pas seulement la semaine.
    • Discours de Williams, Barr et des votants du FOMC entre les réunions.

    Pourquoi Le Style Humain Compte Ici

    Les communiqués de banque centrale sont écrits pour ne froisser personne. Les notes de recherche sont écrites pour être citées. L’investisseur, lui, a besoin d’une phrase claire : la deuxième hausse n’est plus un rendez-vous d’octobre gravé dans le marbre. Elle est un rendez-vous conditionnel de décembre. Tout le reste est littérature. Utile, parfois. Secondaire, souvent.

    Goldman n’a pas « sauvé » le bitcoin. Elle n’a pas non plus « trahi » les faucons. Elle a aligné un calendrier sur un chiffre plus bas que prévu et sur un président de banque régionale qui a dit tout haut ce que plusieurs collègues pensaient tout bas. Le marché a suivi en revoyant les cotes d’octobre. Vendredi, l’emploi dira si cette révision tient une semaine.

    Une Mémoire Courte Serait Une Erreur

    En 2023, beaucoup avaient juré que le cycle de hausse était terminé. Il l’était, jusqu’à ce qu’il ne le soit plus en 2026. Les cycles monétaires durent plus longtemps que les fils d’actualité. Un report n’est pas une capitulation. Un PCE à 3 % n’est pas une cible à 2 %. Un ETF qui encaisse 2,39 milliards n’est pas un marché haussier structurel à lui seul. Garder ces distinctions, c’est déjà faire mieux que la moitié des commentaires publiés dans l’heure qui suit un chiffre.

    Le lecteur qui arrive jusqu’ici n’a pas besoin d’un conseil d’achat. Il a besoin d’une carte. Sur cette carte, octobre s’estompe, décembre reste allumé, l’emploi de vendredi est un feu tricolore, et le bitcoin continue de vivre à l’intersection du dollar, de l’énergie et de la liquidité institutionnelle. C’est moins glamour qu’un cible de prix. C’est plus utile.

    Ce Qu’il Faut Retenir Sans Se Mentir

    Goldman Sachs a déplacé sa deuxième hausse prévue d’octobre à décembre après un PCE cœur d’août trop sage. La banque table sur 3 % au quatrième trimestre, sous la médiane de la Fed. Williams plaide pour la patience. Barr plaide pour d’autres ajustements. Septembre a déjà porté les taux à 3,75 %–4 %. Les ETF bitcoin ont collecté fort en fin de mois, pendant que le prix reculait sous 84 000. Les futures donnent encore décembre plus qu’octobre. Vendredi, les emplois parleront.

    Entre-temps, la seule discipline qui vaille est de relire les chiffres plutôt que les titres. Un report de calendrier n’efface pas une inflation encore trop haute. Il change seulement la date à laquelle le comité acceptera, ou refusera, de serrer encore d’un cran. Pour ceux qui suivent le bitcoin au rythme des FOMC, cette date-là, désormais, s’écrit plutôt en décembre.

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    Steven Soarez
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