Imaginez un futur pas si lointain où vos bitcoins, vos ethers, vos solanas… disparaissent en quelques secondes, non pas à cause d’un hack classique, mais parce qu’un ordinateur quantique a simplement lu votre clé privée comme on lit un journal ouvert. Cette menace, encore perçue comme science-fiction par beaucoup d’investisseurs crypto en 2026, commence sérieusement à préoccuper les chercheurs et les institutions. Et si la vraie révolution à venir n’était pas une Layer 1 plus rapide ou un memecoin viral, mais bien une couche de sécurité capable de résister à cette vague quantique ?
C’est exactement la promesse portée par un projet encore très discret mais déjà très commenté dans certains cercles : qONE et son écosystème qLABS. Alors que la majorité des médias crypto enchaînent les analyses de prix et les prédictions haussières sur SOL ou ETH, peu parlent du risque existentiel qui plane au-dessus de la cryptographie actuelle. qONE arrive avec une approche radicalement différente : ne pas remplacer les blockchains existantes, mais les blinder contre la menace quantique. Décryptage complet.
La menace quantique : plus si lointaine qu’on le croit
Depuis les années 1990 et l’algorithme de Shor, on sait que les ordinateurs quantiques suffisamment puissants peuvent factoriser de grands nombres et résoudre le problème du logarithme discret en temps polynomial. Traduction concrète : la cryptographie sur courbe elliptique (ECDSA, EdDSA…) qui sécurise la quasi-totalité des blockchains actuelles deviendrait cassable.
En février 2026, les estimations les plus prudentes parlent d’un ordinateur quantique cryptographiquement pertinent (CRQC) entre 2030 et 2040. Les plus optimistes (ou pessimistes selon le point de vue) annoncent 2028-2032 si les avancées en correction d’erreur quantique continuent au rythme actuel. Google, IBM, Quantinuum, PsiQuantum… tous accélèrent.
Quelques dates clés qui font réfléchir :
- 2019 → Google revendique la « suprématie quantique » (tâche inutile pour la crypto)
- 2023-2024 → premiers algorithmes post-quantiques finalisés par le NIST
- 2025 → publication des standards FIPS post-quantiques définitifs
- 2026 → plusieurs entreprises annoncent des machines de plus de 1 000 qubits logiques corrigés
Le problème ? La plupart des blockchains ont été conçues entre 2013 et 2021, à une époque où la menace quantique semblait appartenir à un futur très lointain. Aujourd’hui, le consensus est clair : il faut agir avant que le risque ne devienne réalité, car migrer plusieurs trillions de dollars d’actifs numériques vers de nouvelles cryptographies prendrait des années.
Pourquoi Ethereum et Solana sont particulièrement exposés
Les deux écosystèmes les plus utilisés en DeFi et NFT reposent majoritairement sur ECDSA (secp256k1 pour Ethereum, ed25519 pour une grande partie de Solana). Ces courbes sont excellentes contre les attaques classiques… et totalement inefficaces face à un ordinateur quantique exécutant l’algorithme de Shor.
Une fois la clé privée récupérée, un attaquant peut :
- vider n’importe quel portefeuille
- signer des transactions arbitraires
- usurper la gouvernance d’un smart-contract multisig
- créer des conflits de double-dépense rétroactifs
Le NIST a déjà recommandé de migrer dès maintenant vers des algorithmes post-quantiques pour les systèmes critiques. Les banques centrales, les armées, les fournisseurs d’accès internet… tous préparent leur transition. La crypto ? Toujours en retard.
« Si un CRQC apparaît en 2032, les actifs qui n’auront pas migré ou qui n’auront pas été protégés par une couche additionnelle seront considérés perdus à 99 %. »
chercheur anonyme – conférence QCrypt 2025
qONE : ne pas remplacer, mais protéger
Plutôt que de lancer une nouvelle blockchain from scratch (solution longue, coûteuse et risquée), qLABS a choisi une voie pragmatique : ajouter une couche de vérification post-quantique par-dessus les réseaux existants.
Le principe est simple en apparence, diaboliquement malin en réalité : toute transaction sensible doit désormais présenter deux signatures :
- la signature classique (ECDSA ou Ed25519) attendue par la blockchain d’origine
- une signature post-quantique supplémentaire générée avec un algorithme validé NIST
Cette double-signature est vérifiée par un réseau de validateurs décentralisés qLABS qui émettent ensuite une preuve compacte (ZK-proof) soumise on-chain. Résultat : les frais restent raisonnables et la sécurité quantique devient optionnelle mais activable immédiatement.
Avantages concrets de cette approche :
- Pas besoin de migrer ses ETH, SOL, HYPE… vers une nouvelle chaîne
- Les actifs restent natifs, donc utilisables partout
- Protection activable par portefeuille en quelques clics
- Compatibilité progressive : on protège d’abord les gros portefeuilles, puis les petits
- Modèle économique aligné sur l’usage réel (frais + staking)
Quantum-Sig : le portefeuille intelligent nouvelle génération
Au cœur de l’expérience utilisateur se trouve Quantum-Sig, un smart-wallet qui applique automatiquement la double signature lorsque l’utilisateur a activé le mode post-quantique. Le wallet reste compatible Metamask / Phantom, mais ajoute une étape invisible pour l’utilisateur final.
Exemple concret :
Vous voulez transférer 10 ETH depuis votre wallet principal → Quantum-Sig signe avec votre clé ECDSA habituelle + une signature Dilithium (ou Falcon selon le choix) → la preuve est vérifiée par le réseau qLABS → la transaction passe normalement sur Ethereum, mais elle est désormais protégée même en cas de cassure quantique ultérieure.
La technologie sous le capot : IronCAP™ et les standards NIST
qLABS n’a pas inventé la cryptographie post-quantique. Il utilise IronCAP™, une implémentation optimisée développée par 01 Quantum Inc., société cotée canadienne spécialisée dans la cybersécurité quantique depuis plus de dix ans.
Les algorithmes choisis sont parmi ceux finalisés par le NIST en 2024-2025 :
- CRYSTALS-Dilithium (signature)
- Falcon (signature compacte)
- SPHINCS+ (signature déterministe)
- CRYSTALS-Kyber (encapsulation de clé)
Ces algorithmes ont été sélectionnés après quatre rounds d’évaluation publique impliquant plus de 80 propositions et des milliers d’heures d’analyse cryptographique mondiale. Ils sont aujourd’hui considérés comme sûrs même contre un attaquant quantique très puissant.
Tokenomics et prévente : une structure très disciplinée
La prévente de $qONE a démarré le 5 février 2026 à 14h00 UTC avec des règles très strictes :
- Ventes publiques limitées à 200 000 $ à une FDV de 10 M$
- Tour communautaire whitelist jusqu’à 360 000 $ à 8 M$ FDV
- Paiements acceptés : USDC / USDT (Ethereum) + HYPE (HyperEVM)
- Plafond par wallet strict
- Aucune modification possible en cours de route
- Pas d’allocation supplémentaire après la vente
Cette rigueur tranche avec la majorité des préventes 2025-2026 qui multiplient les extensions, les tours privés opaques et les ajustements de dernière minute. Ici, l’équipe mise tout sur la confiance et la rareté initiale.
Résultat : plus de 13 millions de dollars d’intérêt exprimé pour seulement 560 000 $ disponibles. La demande excède l’offre de plus de 23× avant même le démarrage.
L’équipe : entre Web3 et cybersécurité institutionnelle
Derrière qLABS on retrouve des profils hybrides :
- Antanas Guoga – Président – entrepreneur serial, ancien parlementaire européen, expérience des marchés publics
- Andrew Cheung – CTO qLABS & CEO 01 Quantum – plus de 15 ans en cryptographie appliquée et cybersécurité quantique
- Ada Jonuse – COO – gestion de projets blockchain complexes
- Gintautas Nekrošius – Head of Growth – spécialiste scaling communautaire Web3
Le pont entre la recherche fondamentale (01 Quantum cotée) et l’exécution Web3 est clairement assumé. C’est assez rare pour être souligné.
Pourquoi qONE pourrait devenir incontournable d’ici 2030
1. Le risque quantique n’est plus débattu : il est daté.
2. Les grandes blockchains ne peuvent pas hard-fork facilement vers des signatures post-quantiques sans casser la compatibilité et créer un chaos économique.
3. Une solution de surcouche décentralisée, optionnelle et peu coûteuse répond parfaitement au problème du « trop gros pour migrer ».
4. Le modèle économique repose sur l’utilité réelle : frais de vérification + staking pour accéder au réseau de validateurs + gouvernance.
5. Les institutionnels (fonds, ETF, banques crypto) seront probablement les premiers à exiger cette protection pour leurs custodies.
« La valeur d’un actif numérique dans dix ans dépendra moins de son débit que de sa survie face au quantique. »
investisseur institutionnel anonyme – DM février 2026
Si l’on combine ces éléments, on comprend pourquoi certains observateurs considèrent déjà qONE comme l’un des rares projets à pouvoir devenir structurellement indispensable, au même titre que Chainlink pour les oracles ou EigenLayer pour le restaking en 2024-2025.
Risques et points de vigilance
Comme tout projet early-stage, qONE n’est pas exempt de risques :
- Exécution technique : implémenter correctement les ZK + post-quantique à grande échelle reste complexe
- Adoption : si personne n’active la protection, le token n’aura pas d’utilité
- Concurrence : d’autres projets (QRL, XX Network, Nervos…) travaillent aussi la résistance quantique depuis longtemps
- Régulation : la cybersécurité quantique attire déjà l’attention des États
- Liquidité initiale très faible après prévente
Ces risques sont réels et doivent être assumés. Mais ils sont aussi le prix à payer pour entrer très tôt sur un narratif qui deviendra probablement dominant d’ici la fin de la décennie.
Conclusion : la sécurité devient le nouveau narratif alpha
Pendant des années, le marché crypto a récompensé la vitesse, les frais bas, les memecoins, le yield farming, les airdrops. Demain, il récompensera probablement d’abord ceux qui auront su protéger la valeur plutôt que simplement la déplacer ou la multiplier.
qONE ne cherche pas à être le prochain Solana ou le prochain Ethereum. Il veut devenir la ceinture de sécurité invisible mais indispensable qui permettra à ces géants – et à tous les autres – de survivre à la transition quantique.
Dans un marché où 99 % des projets se battent pour quelques mois d’attention, rares sont ceux qui se positionnent sur un horizon de dix ans. qONE fait partie de cette minorité. À vous de décider si vous voulez attendre que le risque devienne réalité… ou agir dès maintenant.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué. Faites vos propres recherches.
