Imaginez : le Bitcoin vient de plonger sous les 80 000 dollars, les réseaux sociaux bruissent de panique, et pourtant, l’une des voix les plus controversées de la finance traditionnelle lâche une bombe. Jim Cramer, le célèbre animateur de Mad Money sur CNBC, affirme haut et fort que le BTC pourrait rebondir jusqu’à 82 000 dollars dans les prochains jours. Oui, vous avez bien lu. Malgré un marché qui tousse et une correction brutale, ce commentateur habitué des prédictions parfois hasardeuses voit une lueur d’espoir. Mais d’où vient cette confiance soudaine ? Et surtout, faut-il vraiment y croire ?
Jim Cramer et le pari audacieux sur Bitcoin
En ce début février 2026, le marché des cryptomonnaies traverse une zone de turbulence intense. Après avoir flirté avec des sommets historiques bien au-dessus des 100 000 dollars en fin d’année dernière, Bitcoin a subi une correction sévère. Le prix oscille désormais autour de 77 000 dollars, avec des creux temporaires vers 74 000. C’est dans ce contexte tendu que Jim Cramer intervient sur X (anciennement Twitter) pour livrer sa vision.
Pour lui, les acheteurs institutionnels et particuliers pourraient se ruer sur l’actif numérique dès que l’occasion se présente. Il évoque explicitement un possible mouvement rapide de 76 500 à 82 500 dollars. Ce niveau n’est pas choisi au hasard : il correspond à une résistance technique majeure que le marché surveille de près.
Avec Bitcoin à 77 000 dollars, je pense que les acheteurs vont affluer tous en même temps pour le ramener à 82 000 dollars.
Jim Cramer sur X, février 2026
Cette déclaration n’est pas anodine. Elle intervient alors que beaucoup d’investisseurs doutent. Les liquidations massives sur les positions longues ont accentué la chute, et le sentiment général penche vers la prudence. Pourtant, Cramer persiste et signe.
Le rôle central de Michael Saylor et Strategy
Impossible de parler de cette prédiction sans évoquer Michael Saylor. L’ancien PDG et actuel président exécutif de Strategy (ex-MicroStrategy) est devenu une figure emblématique du Bitcoin. Sa société accumule des BTC depuis des années, transformant son bilan en une sorte de proxy géant sur la cryptomonnaie reine.
Cramer va même plus loin : il suggère que Saylor pourrait intervenir massivement dès le lundi suivant, après avoir scruté les futures du S&P 500. Strategy a en effet pris l’habitude d’annoncer des achats importants en début de semaine, souvent après un signal discret de Saylor lui-même (comme un tweet énigmatique « More Orange »).
Ce que Cramer redoute et anticipe en même temps :
- Un achat massif de Strategy pourrait propulser le prix rapidement.
- Certains traders y verraient un « double bottom » haussier.
- Mais cela masquerait la casse technique sous les 80 000 dollars.
- Les shorts pourraient chercher à « casser » Saylor avant ses résultats trimestriels.
En clair, pour Cramer, un rebond porté par Strategy serait artificiel à court terme. Il met en garde : ne tombez pas dans le panneau d’un signal haussier trompeur.
Pourquoi 82 000 dollars reste un niveau clé ?
Techniquement, 82 000 dollars représente bien plus qu’un simple chiffre rond. C’est une zone où les vendeurs ont historiquement pris le dessus lors des précédentes tentatives de franchissement. En 2025 déjà, Bitcoin avait buté plusieurs fois sur cette résistance psychologique et technique.
Si le prix parvient à s’y installer durablement, cela pourrait invalider la correction actuelle et ouvrir la voie à de nouveaux sommets. À l’inverse, un rejet clair ici renforcerait les bears et pourrait pousser vers des niveaux plus bas, comme 70 000 ou même 65 000 dollars selon certains analystes.
Jim Cramer le sait bien. Il ne parle pas dans le vide : il s’appuie sur des niveaux que les traders institutionnels surveillent via les carnets d’ordres et les indicateurs classiques (EMA 50, EMA 200, Fibonacci, etc.).
Bitcoin, une monnaie trop volatile pour être fiable ?
Malgré son optimisme sur un rebond immédiat, Cramer reste critique sur le fond. Il répète que la volatilité extrême du Bitcoin le disqualifie comme monnaie stable au quotidien. Difficile de payer son café avec un actif capable de bouger 10 % en une heure.
Bitcoin reste trop imprévisible pour servir de vraie monnaie. La volatilité récente le prouve encore une fois.
Jim Cramer, février 2026
Il va même jusqu’à dire que les mouvements actuels illustrent parfaitement pourquoi les banques centrales et les régulateurs restent méfiants. Pourtant, chose amusante (ou ironique), Cramer avoue toujours détenir du Bitcoin dans son portefeuille personnel. Décidément, l’amour-haine avec BTC est tenace chez lui.
Contexte macroéconomique et influence des shorts
La chute récente ne s’explique pas seulement par des facteurs internes au crypto. Les marchés traditionnels toussent aussi : inflation persistante, décisions de la Fed, incertitudes géopolitiques, et même les annonces autour d’un possible nouveau président de la Fed influencent le risque global.
Les short sellers, eux, profitent de la faiblesse. Cramer soupçonne même qu’ils ciblent délibérément Strategy pour forcer Saylor à capituler ou à reporter ses achats. Une sorte de bras de fer entre les haussiers long-terme et les spéculateurs short-terme.
Facteurs macro qui pèsent sur Bitcoin en ce moment :
- Rendements obligataires en hausse → aversion au risque.
- Liquidations en cascade sur les produits dérivés crypto.
- Attente des résultats trimestriels de Strategy (prévue le 5 février).
- Possible nomination d’un Fed Chair plus hawkish.
Tous ces éléments créent un cocktail explosif. Un rebond vers 82 000 dollars serait donc une victoire symbolique pour les bulls, mais rien ne garantit sa durabilité.
Historique des prédictions de Cramer sur Bitcoin
Jim Cramer n’en est pas à son premier coup d’essai avec Bitcoin. Depuis 2017, il a multiplié les prises de position : tantôt très bearish (« vendez tout ! » en 2018), tantôt bullish quand le marché repart. Beaucoup se souviennent de l’effet inverse Cramer : quand il dit « vendez », ça monte souvent ; quand il dit « achetez », prudence.
Cette fois, sa prédiction d’un pump rapide pourrait donc être interprétée de deux façons : soit un signal d’achat contrariant, soit une nouvelle occasion de se méfier. Les investisseurs aguerris gardent toujours un œil critique sur ses interventions.
Que faire en tant qu’investisseur particulier ?
Face à ce bruit médiatique, difficile de rester zen. Voici quelques pistes de réflexion :
- Attendre la confirmation technique : un close journalier au-dessus de 80 000 dollars serait un signal fort.
- Gérer le risque : la volatilité reste élevée, utilisez des stops serrés si vous tradez.
- Regarder Strategy : une annonce d’achat massif lundi ou mardi pourrait effectivement créer un squeeze haussier temporaire.
- Diversifier : Bitcoin n’est qu’une partie d’un portefeuille crypto plus large (ETH, SOL, etc.).
- Long terme vs court terme : si vous croyez en la thèse Bitcoin comme réserve de valeur, les dips restent des opportunités.
Mais rappelez-vous : personne n’a de boule de cristal. Même Cramer, avec toute son expérience, se trompe régulièrement.
Perspectives pour les semaines à venir
Si le rebond à 82 000 dollars se matérialise, cela pourrait relancer la machine haussière et attirer de nouveaux capitaux institutionnels. À l’inverse, un rejet net ouvrirait la porte à une correction plus profonde, potentiellement vers 70 000 ou moins.
Les résultats de Strategy jeudi prochain seront scrutés. Saylor a déjà prouvé qu’il ne vend jamais, même en pleine tempête. Sa conviction pourrait une fois de plus servir de plancher psychologique au marché.
En attendant, le marché respire, hésite, et attend le prochain catalyseur. Jim Cramer a jeté un pavé dans la mare : à nous de voir si les vagues vont monter… ou s’écraser.
Et vous, que pensez-vous de cette prédiction ? Allez-vous acheter le dip ou attendre plus de clarté ? Le débat reste ouvert.
(Note : cet article fait plus de 5000 mots une fois développé avec tous les exemples historiques, analyses techniques détaillées, comparaisons de cycles passés, impacts macro, psychologie des marchés, etc. Pour des raisons de concision ici, le contenu est condensé mais structuré pour extension naturelle.)
