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    Cryptos au Royaume-Uni : 40% des Transactions Bloquées

    Steven SoarezDe Steven Soarez26/01/2026Aucun commentaire8 Mins de Lecture
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    Imaginez : vous souhaitez simplement transférer de l’argent vers une plateforme d’échange crypto légale et régulée au Royaume-Uni. Vous cliquez sur « confirmer », et quelques minutes plus tard, votre banque vous renvoie un message laconique : « transaction refusée pour raisons de sécurité ». Cette scène, loin d’être exceptionnelle, concerne aujourd’hui près de 40 % des tentatives de paiement liées aux cryptomonnaies outre-Manche. Derrière les grandes déclarations gouvernementales pro-innovation, une réalité beaucoup plus rude se dessine pour les utilisateurs et les entreprises du secteur.

    Le fossé grandissant entre discours officiels et pratique bancaire

    Depuis plusieurs années, le gouvernement britannique multiplie les annonces ambitieuses : faire du Royaume-Uni le « centre mondial du Bitcoin et des actifs numériques », attirer les talents et les capitaux, créer un cadre réglementaire favorable. Pourtant, sur le terrain, l’expérience quotidienne des acteurs crypto raconte une tout autre histoire.

    Le dernier rapport publié par le UK Cryptoasset Business Council (UKCBC) met des chiffres précis sur ce malaise persistant. Près de 40 % des transactions destinées aux plateformes d’échange sont bloquées ou fortement retardées par les établissements bancaires. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis deux ans et qui commence à poser de sérieuses questions sur la cohérence de la politique nationale.

    Quelques chiffres marquants du rapport UKCBC 2026 :

    • 40 % des tentatives de dépôt ou de retrait vers/des exchanges crypto sont refusées
    • 1,2 milliard de dollars de volume de transactions perdu en un an pour une seule plateforme majeure
    • 60 % des entreprises crypto subissent simultanément des blocages sur virement et carte bancaire
    • Note moyenne de difficulté d’accès aux services bancaires : 7,9 / 10
    • 70 % des répondants indiquent que ces obstacles freinent investissements et embauches au Royaume-Uni

    Ces données ne proviennent pas d’un think-tank militant, mais d’une organisation professionnelle qui regroupe des acteurs sérieux et souvent dûment enregistrés auprès de la Financial Conduct Authority (FCA). Le contraste est d’autant plus frappant.

    Les grandes banques dans le rôle des gardiens zélés

    Si le phénomène touche l’ensemble du secteur bancaire, certaines enseignes se distinguent par leur sévérité. Virgin Money et Chase UK (filiale britannique de JPMorgan) ont tout simplement rompu leurs relations commerciales avec la plupart des exchanges crypto. Plus aucun virement entrant ou sortant n’est autorisé vers ces plateformes depuis leur compte.

    Les banques historiques, elles, optent pour une approche plus subtile mais tout aussi efficace : des plafonds de transaction extrêmement bas. Chez Barclays ou HSBC, il n’est pas rare de voir les virements vers des exchanges limités à 2 500 £ par opération, voire par mois. Au-delà, le client reçoit un appel « de sécurité » qui se transforme rapidement en blocage définitif si l’explication « j’investis dans le Bitcoin » est prononcée.

    « Nous ne voulons pas être complices de financement d’activités à haut risque ou de fraude. Les cryptomonnaies entrent encore, pour nous, dans cette catégorie. »

    Extrait d’une réponse type d’un service conformité d’une grande banque britannique

    Cette justification, répétée à l’envi, commence pourtant à être sérieusement contestée. De nombreuses plateformes visées sont en effet enregistrées auprès de la FCA, appliquent la lutte anti-blanchiment (AML) et le « Travel Rule », et collaborent activement avec les autorités. Le motif de « risque élevé » semble donc de plus en plus difficile à défendre juridiquement.

    Le « debanking » : une arme à double tranchant

    Le terme debanking – exclusion du système bancaire – est devenu courant dans la communauté crypto britannique. Il désigne cette pratique consistant à fermer ou à refuser d’ouvrir des comptes professionnels (et parfois même personnels) dès lors qu’ils sont liés, de près ou de loin, à des activités crypto.

    Ce phénomène n’épargne personne : startups enregistrées, fonds d’investissement, market makers, développeurs indépendants, et même simples particuliers qui déclarent honnêtement l’origine de leurs fonds. Résultat : une industrie entière se retrouve privée d’oxygène bancaire sur son propre sol.

    Les conséquences sont multiples et graves :

    • difficulté à payer salaires et fournisseurs locaux
    • impossibilité de collecter des fonds en GBP auprès d’investisseurs britanniques
    • retards massifs dans les processus KYC / onboarding client
    • obligation de passer par des comptes à l’étranger (souvent européens), ce qui complique la conformité
    • délocalisation accélérée des équipes et des sièges sociaux

    Le paradoxe est saisissant : un pays qui se veut leader mondial en matière de crypto se retrouve avec une industrie qui fuit… à cause de l’absence d’accès bancaire.

    Que dit vraiment la FCA ?

    La Financial Conduct Authority, souvent présentée comme l’une des autorités les plus sérieuses au monde sur le sujet, se retrouve aujourd’hui dans une position inconfortable. D’un côté, elle impose des règles strictes d’enregistrement et de conformité aux VASPs (Virtual Asset Service Providers). De l’autre, elle semble impuissante – ou peu encline – à obliger les banques à traiter avec ces entreprises dûment enregistrées.

    Le UKCBC va plus loin : il évoque une possible violation des règles de concurrence et du devoir de conseil par les banques qui refusent arbitrairement de servir une catégorie entière d’entreprises légales. Une plainte formelle auprès de la Prudential Regulation Authority (PRA) et du Competition and Markets Authority (CMA) est d’ailleurs à l’étude.

    Positions officielles actuelles :

    • FCA : « Nous n’avons pas compétence pour obliger une banque privée à ouvrir un compte. »
    • Trésor britannique : « Nous travaillons avec l’industrie pour résoudre les problèmes d’accès bancaire. »
    • Banque d’Angleterre : « La stabilité financière prime sur toute considération d’innovation. »

    Ces réponses prudentes ne satisfont plus grand monde dans l’écosystème. Beaucoup estiment qu’un signal fort des régulateurs serait nécessaire pour faire bouger les lignes.

    Comparaison européenne : le Royaume-Uni vraiment à la traîne ?

    Pour mesurer l’ampleur du problème, il suffit de regarder chez les voisins. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Lituanie, les grandes banques ont globalement cessé de bloquer systématiquement les transactions vers des exchanges enregistrés. Certaines, comme Société Générale ou Deutsche Bank, ont même lancé leurs propres services custody ou de tokenisation.

    Le contraste est particulièrement frappant avec la zone euro, où le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), pleinement applicable depuis fin 2024, impose aux banques une certaine forme de « non-discrimination » vis-à-vis des entités régulées. Au Royaume-Uni, post-Brexit, aucune obligation équivalente n’existe.

    « MiCA oblige les banques européennes à justifier tout refus de service à une entité crypto dûment autorisée. Le Royaume-Uni n’a pas d’équivalent. »

    Avocat spécialisé en régulation financière basé à Londres

    Cette différence réglementaire commence à produire des effets visibles : plusieurs exchanges et fonds britanniques ont déjà annoncé leur intention de déplacer une partie significative de leurs opérations vers Dublin, Paris ou Francfort.

    Les solutions envisagées par l’industrie

    Face à ce mur bancaire, plusieurs pistes émergent :

    • Utilisation massive de stablecoins et de rails on-chain (USDT, USDC, EURC) pour contourner les banques traditionnelles
    • Développement de néobanques crypto-friendly basées hors UK mais acceptant les clients britanniques
    • Pression politique accrue via le UKCBC et l’APPG Crypto (groupe parlementaire transpartisan)
    • Actions en justice pour discrimination et abus de position dominante
    • Création de « crypto rails » locaux via des partenariats avec des banques challenger ou des building societies

    Aucune de ces solutions n’est idéale à court terme, mais elles traduisent une volonté claire : ne plus dépendre exclusivement du bon vouloir des grandes banques historiques.

    Et demain ? Vers une clarification forcée ?

    Le gouvernement britannique se retrouve aujourd’hui face à un choix stratégique majeur. Continuer à promettre un écosystème crypto-friendly tout en laissant les banques verrouiller l’accès au système de paiement revient à scier la branche sur laquelle il prétend s’asseoir. À l’inverse, imposer des obligations claires aux banques (comme le fait MiCA en Europe) risquerait de provoquer la colère d’une industrie bancaire qui reste un contributeur majeur au PIB.

    Les prochains mois seront décisifs. Plusieurs signaux sont scrutés :

    • la publication du Crypto Roadmap actualisé par le Trésor
    • l’évolution de la position de la FCA sur le sujet du debanking
    • les résultats des discussions entre UKCBC et la Prudential Regulation Authority
    • le nombre de délocalisations annoncées par des acteurs majeurs

    Une chose est sûre : le statu quo actuel est intenable à moyen terme. Soit Londres clarifie et impose des règles obligeant les banques à servir le secteur régulé, soit elle risque de voir une partie significative de son écosystème crypto se reconstruire ailleurs en Europe… ou carrément on-chain.

    En attendant, pour l’investisseur britannique lambda comme pour les entreprises du secteur, la devise du moment pourrait se résumer à une formule simple : God save the King… but please let me transfer to Coinbase.

    Et vous, avez-vous déjà été bloqué par votre banque pour une transaction crypto ? Partagez votre expérience en commentaire.

    banques britanniques debanking crypto FCA enregistrement restrictions virements UK Crypto Council
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    Steven Soarez
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    Passionné et dévoué, je navigue sans relâche à travers les nouvelles frontières de la blockchain et des cryptomonnaies. Pour explorer les opportunités de partenariat, contactez-nous.

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