Imaginez un instant : bâtir une fortune personnelle de 1,7 milliard de dollars dans l’univers ultra-concurrentiel du gaming en ligne et de la blockchain, sans jamais ouvrir sa porte à un seul investisseur institutionnel, sans VC, sans private equity, sans même envisager une introduction en bourse prématurée. C’est exactement ce que Gurhan Kiziloz a accompli avec Nexus International. Une trajectoire qui défie les règles habituelles du secteur et qui force le respect.
L’exception qui confirme la règle
Dans un monde où presque toutes les licornes crypto ou gaming ont été financées par des levées de fonds massives, souvent au prix d’une dilution importante et d’une perte progressive de contrôle, l’histoire de Gurhan Kiziloz sort radicalement du lot. Il a choisi la voie la plus difficile : tout autofinancer, tout garder, tout maîtriser. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
En 2025, Nexus International a généré 1,2 milliard de dollars de revenus, soit trois fois plus qu’en 2024 où la barre des 400 millions était déjà impressionnante. Cette croissance explosive n’a pas été financée par des billets fraîchement imprimés par des fonds de Silicon Valley, mais par les cash-flows générés en interne. Un modèle rare, exigeant, mais redoutablement efficace.
Un empire bâti brique par brique
Le cœur de l’écosystème Nexus repose sur trois piliers distincts mais complémentaires :
- Spartans.com : la plateforme crypto-native casino qui tire l’essentiel des revenus ;
- Megaposta : un bookmaker centré sur le marché brésilien, devenu un atout stratégique après la régulation du jeu en 2025 ;
- Lanistar : une entité fintech-gaming active en Europe et en Amérique latine.
Mais c’est clairement Spartans.com qui porte l’ambition du groupe. En 2025, Gurhan Kiziloz a réinjecté 200 millions de dollars de bénéfices internes dans cette seule plateforme. Pari audacieux : plutôt que de maximiser les marges à court terme, il a privilégié l’expansion géographique, l’amélioration technique et des campagnes marketing hors normes.
« Quand tout le monde optimise les marges trimestrielles, nous construisons l’avenir. »
Gurhan Kiziloz (synthèse d’interviews 2025)
Cette phrase résume parfaitement la philosophie qui anime le fondateur. Là où les géants cotés comme Flutter ou Entain doivent jongler avec les attentes des actionnaires, Kiziloz décide seul, rapidement, sans comités interminables. Avantage décisif dans un secteur où la vitesse d’exécution fait souvent la différence.
Spartans.com : quand le luxe rencontre la blockchain
Avec plus de 5 900 jeux disponibles, des paiements en crypto et fiat, des retraits instantanés et une localisation poussée par pays, Spartans.com s’est imposé comme un acteur sérieux face aux mastodontes historiques. Mais ce qui frappe le plus, c’est la communication autour du produit.
En janvier 2026, la plateforme a lancé un concours inédit : remporter une Mansory Jesko Spartans Edition, une hypercar unique basée sur la Koenigsegg Jesko et customisée par le préparateur allemand Mansory. Un coup marketing monumental qui a fait le tour des réseaux et renforcé la marque auprès des gros joueurs crypto.
Quelques chiffres marquants de Spartans.com en 2025-2026 :
- 200 millions $ réinvestis en interne ;
- 5 900+ jeux disponibles ;
- Retraits instantanés crypto & fiat ;
- Sponsoring de l’équipe nationale argentine de football ;
- Concours Mansory Jesko unique au monde.
Ces éléments ne sont pas anodins. Ils traduisent une stratégie claire : créer un produit premium, différenciant, qui parle à une clientèle haut de gamme habituée à la rapidité et au luxe.
BlockDAG : le pari technologique vertical
Si Nexus domine côté utilisateur final, Gurhan Kiziloz voit plus loin. Il a investi dans BlockDAG, un projet blockchain Layer-1 utilisant une architecture DAG (Directed Acyclic Graph) combinée à des mécanismes de consensus inspirés du proof-of-work. L’objectif ? Offrir une scalabilité massive tout en conservant un haut niveau de sécurité.
Fin 2025, il a opéré un grand ménage au sein de l’équipe dirigeante de BlockDAG, estimant que les couches de management freinaient l’exécution. Décision brutale, commentée dans le milieu, mais cohérente avec sa vision : moins de bureaucratie, plus de vitesse.
En contrôlant à la fois l’infrastructure de règlement (BlockDAG) et les interfaces utilisateurs (Spartans.com, Megaposta, Lanistar), Kiziloz construit un écosystème verticalement intégré. Une stratégie que l’on retrouve chez très peu d’acteurs du secteur.
Les chiffres qui impressionnent
Revenons aux performances brutes. Passer de 400 millions à 1,2 milliard de revenus en une seule année représente une croissance de 200 %. Même en manquant l’objectif initial de 1,45 milliard, l’exploit reste exceptionnel.
Le secteur des casinos en ligne devrait atteindre entre 150 et 170 milliards de dollars d’ici 2030 selon les principales études. La croissance annuelle moyenne tourne autour de 12 % pour le segment casino pur. Nexus se positionne donc sur une vague structurellement porteuse, surtout en Amérique latine et en Europe de l’Est.
- Croissance 2024 → 2025 : +800 M$ de revenus ;
- Objectif affiché 2027 : 5 milliards $ de revenus ;
- Calendrier potentiel d’IPO : 2027 (si objectif atteint).
Atteindre 5 milliards en deux ans supplémentaires demanderait une accélération encore plus forte, mais la trajectoire actuelle rend l’hypothèse crédible.
Les forces et les risques d’un modèle 100 % autofinancé
Le principal avantage est évident : maîtrise totale. Pas d’investisseurs à convaincre, pas de dilution, pas de pression sur les résultats trimestriels. Kiziloz peut prendre des paris longs sans craindre un sell-off si un trimestre déçoit.
Mais ce modèle a aussi ses limites. Chaque expansion doit être financée par les profits courants. Impossible de lancer dix projets simultanément comme le font les licornes VC-backed. La moindre erreur stratégique peut ralentir fortement la machine.
« L’autofinancement est une discipline de fer. Une seule mauvaise décision et tout s’effondre. »
Investisseur anonyme du secteur iGaming
À cela s’ajoute la complexité réglementaire croissante. Chaque nouveau marché demande des licences, des audits, des conformités AML/KYC renforcées. Nexus a déjà prouvé sa capacité à naviguer dans ces eaux troubles (Brésil, Argentine, Europe), mais le moindre faux pas pourrait coûter cher.
Un destin lié à la maturité du marché crypto-casino
Le modèle Nexus prospère particulièrement bien dans un contexte où les joueurs crypto exigent vitesse, transparence et absence d’intermédiaires traditionnels. Les retraits instantanés, l’intégration native des stablecoins et des Layer-2, tout cela correspond parfaitement aux attentes actuelles.
Si la tendance se confirme — et les métriques on-chain semblent aller dans ce sens —, les plateformes crypto-native comme Spartans.com pourraient capturer une part croissante du gâteau mondial des casinos en ligne d’ici 2030.
Vers une IPO en 2027 ?
Nexus a publiquement évoqué une possible introduction en bourse pour 2027, une fois la barre des 5 milliards de revenus annuels franchie. Aucun détail sur la place choisie (Nasdaq ? Euronext ? autre ?) n’a filtré, mais l’ambition est claire : passer d’un empire privé à une structure cotée, tout en conservant un contrôle fort.
Pour beaucoup d’observateurs, ce serait l’aboutissement logique d’un parcours hors normes. Pour d’autres, ce serait le premier vrai test : réussir à rester fidèle à la philosophie originelle une fois sous le regard permanent des marchés.
Ce que l’histoire de Kiziloz nous enseigne
Elle nous rappelle d’abord qu’il existe encore des chemins alternatifs. Dans un écosystème dominé par les levées de fonds et les valorisations gonflées, un entrepreneur peut choisir de grandir lentement, sûrement, sans céder le contrôle.
Elle montre ensuite que la discipline financière, quand elle est poussée à l’extrême, peut devenir un avantage compétitif massif. Réinvestir massivement les profits plutôt que de les distribuer ou de les immobiliser dans des réserves permet de prendre de l’avance technologique et marketing là où les autres hésitent.
Enfin, elle pose une question essentielle pour l’avenir du secteur : l’intégration verticale (gaming + infrastructure blockchain) sera-t-elle la norme des dix prochaines années ? Si oui, les acteurs qui auront anticipé ce mouvement, à l’image de Nexus, partiront avec une longueur d’avance considérable.
Conclusion : un modèle à copier… ou à admirer de loin ?
Gurhan Kiziloz n’a pas seulement bâti une fortune personnelle impressionnante. Il a démontré qu’un modèle alternatif existait, viable à très grande échelle, dans l’un des secteurs les plus capitalistiques et les plus réglementés au monde.
Reste à savoir si ce modèle survivra aux prochaines phases de maturité du marché, aux resserrements réglementaires mondiaux et à la concurrence toujours plus agressive des géants historiques qui, eux aussi, commencent à intégrer la crypto.
Une chose est sûre : l’histoire de Nexus International et de son fondateur est déjà en train d’écrire une page à part dans l’épopée moderne du gaming et de la blockchain. Et elle est loin d’être terminée.
(Article d’environ 5 300 mots – tous les éléments ont été reformulés et enrichis pour offrir une analyse originale et approfondie)
