Imaginez un monde où investir dans le Bitcoin ou l’Ethereum ne vous coûte pas un bras à cause de frais cachés et d’opacité généralisée. Un monde où chaque centime dépensé est clairement affiché, sans mauvaise surprise au moment de la validation. C’est exactement la promesse que porte aujourd’hui Finst, la jeune pousse néerlandaise qui vient de frapper un grand coup en annonçant une levée de fonds de 8 millions d’euros. Une opération qui pourrait bien redessiner le paysage des plateformes crypto en Europe.
Finst accélère : 8 millions d’euros pour dominer l’Europe
Le 21 janvier 2026, Finst officialise un tour de table Série A de 8 millions d’euros mené par Endeit Capital. Parmi les investisseurs figurent des profils de poids : Mark Fransen, co-fondateur de DEGIRO, et Eelko van Kooten, figures respectées de la fintech européenne. Cette injection de capital arrive à un moment charnière pour le secteur des actifs numériques sur le Vieux Continent.
En trois petites années d’existence, Finst a déjà multiplié son chiffre d’affaires par quatorze tout en affichant une rentabilité opérationnelle. Un parcours impressionnant dans un marché où beaucoup brûlent du cash sans jamais atteindre l’équilibre. Mais ce qui frappe le plus, c’est la philosophie radicale de l’entreprise : la transparence absolue.
« Notre mission est claire depuis le premier jour : rendre l’investissement crypto plus sûr, plus équitable et radicalement plus transparent. Avec ce tour de financement, nous sommes prêts à accélérer notre mission partout en Europe. »
Julien Vallet, cofondateur et PDG de Finst
Cette citation résume parfaitement l’ambition. Là où la majorité des exchanges historiques reposent sur des spreads invisibles ou des frais annexes opaques, Finst a fait le choix courageux d’un tarif net fixe de 0,15 %. Pas de surprise, pas de marge cachée, juste un pourcentage clair et appliqué uniformément.
L’opacité des frais : le talon d’Achille historique de la crypto
Depuis les débuts du Bitcoin, les plateformes d’échange ont souvent été critiquées pour leur manque de lisibilité sur les coûts réels. Beaucoup d’utilisateurs découvrent trop tard que le prix affiché n’est pas celui auquel ils achètent réellement. Les spreads, les frais de retrait déguisés, les majorations sur stablecoins… ces pratiques ont coûté des centaines de millions d’euros aux investisseurs européens.
Finst décide de briser ce cercle vicieux. En affichant un frais unique et net de 0,15 %, la plateforme permet à chacun de calculer précisément le coût de chaque transaction. Une approche qui séduit particulièrement les investisseurs réguliers et les institutionnels lassés des mauvaises surprises.
Pourquoi 0,15 % change la donne ?
- Comparé à la moyenne du marché (souvent entre 0,5 % et 2 % en frais effectifs), cela représente jusqu’à 90 % d’économies sur chaque trade.
- Sur un portefeuille de 10 000 € rééquilibré quatre fois par an, l’économie peut atteindre plusieurs centaines d’euros.
- Pour les institutionnels gérant des dizaines de millions, les économies se chiffrent en centaines de milliers d’euros chaque année.
Ces chiffres ne sont pas théoriques. Ils expliquent pourquoi Finst attire autant d’attention de la part d’investisseurs avertis et pourquoi Endeit Capital a décidé de miser gros sur cette vision.
MiCAR : le passeport européen que tout le monde attendait
Le règlement MiCAR (Markets in Crypto-Assets Regulation) est entré en application progressive depuis 2024. Il impose aux prestataires de services sur crypto-actifs des exigences strictes en matière de gouvernance, de protection des fonds clients, de lutte anti-blanchiment et de transparence.
Obtenir une licence MiCAR délivrée par une autorité nationale compétente (ici l’AFM néerlandaise) permet à une entreprise d’opérer légalement dans les 27 pays de l’Union européenne grâce au passeport européen. C’est un avantage concurrentiel majeur.
Finst ne s’est pas contentée d’attendre. Elle a obtenu cette licence et a également racheté Anycoin Direct en 2024, renforçant ainsi sa présence et son infrastructure. Avec ces deux atouts dans sa poche, la scale-up néerlandaise est aujourd’hui l’une des rares plateformes véritablement prêtes à adresser l’ensemble du marché européen de manière réglementée.
Staking compétitif et solutions institutionnelles : les prochains chantiers
La levée de fonds ne servira pas uniquement à ouvrir des bureaux à Paris, Berlin ou Madrid. Finst prévoit d’élargir considérablement son offre de staking. L’objectif affiché est simple : proposer des rendements parmi les plus attractifs du marché tout en garantissant une sécurité institutionnelle.
Parallèlement, l’entreprise développe des solutions sur mesure pour les fintechs, les gestionnaires d’actifs et les family offices qui souhaitent intégrer les crypto-actifs dans leurs portefeuilles de manière conforme et sécurisée. Une clientèle jusqu’ici mal servie par les acteurs historiques.
« Finst a démontré une exécution exceptionnelle et une forte capacité d’innovation dans un secteur hautement réglementé. Leur approche axée sur la conformité et leur engagement en faveur de la transparence correspondent parfaitement à notre conviction que l’Europe peut mener la prochaine phase de croissance de la finance numérique réglementée. »
Jonne de Leeuw, Partner chez Endeit Capital
Cette citation illustre parfaitement la vision partagée par les investisseurs : l’Europe a les moyens réglementaires et technologiques de devenir un leader mondial de la finance numérique conforme, et Finst pourrait bien en être l’un des fers de lance.
Une croissance organique impressionnante avant même la levée
Avant même d’encaisser ces 8 millions d’euros, Finst affichait déjà une trajectoire hors norme. Multiplier son chiffre d’affaires par 14 en trois ans tout en restant rentable est un exploit rare dans l’univers crypto, où la plupart des scale-ups dépensent sans compter pour acquérir des utilisateurs.
Cette discipline financière s’explique en grande partie par le modèle économique vertueux : des frais très bas attirent naturellement une clientèle fidèle et qui trade régulièrement. Moins besoin de marketing agressif lorsque le produit parle de lui-même.
Les chiffres clés de Finst en 2026 :
- Levée Série A : 8 millions d’euros
- Lead investor : Endeit Capital
- Investisseurs notables : Mark Fransen (DEGIRO), Eelko van Kooten
- Frais de transaction : 0,15 % net
- Croissance CA : x14 en 3 ans
- Rentabilité opérationnelle : atteinte
- Licence : MiCAR (AFM – Pays-Bas)
- Acquisition stratégique : Anycoin Direct (2024)
Ces éléments cumulés dessinent le portrait d’une entreprise solide, qui a su grandir sainement avant de chercher à exploser.
L’Europe peut-elle vraiment rattraper son retard face aux États-Unis ?
Alors que les États-Unis avancent avec des ETF Bitcoin et Ethereum spot, des banques traditionnelles intégrant les crypto-actifs et une réglementation qui, malgré ses lenteurs, se précise, l’Europe semblait à la traîne. MiCAR change la donne.
Le règlement européen offre un cadre harmonisé, clair et relativement strict. Les entreprises qui obtiennent une licence MiCAR bénéficient d’un avantage compétitif considérable sur le continent. Finst fait partie des premiers acteurs à avoir franchi ce cap avec une offre réellement différenciante.
Si d’autres plateformes européennes (Bitvavo, BUX, Bitpanda, etc.) ont également obtenu des licences, peu d’entre elles ont fait le choix radical de la transparence tarifaire à 0,15 %. C’est là que Finst peut créer une rupture.
Vers une démocratisation réelle des cryptos ?
Le rêve initial du Bitcoin était de permettre à chacun d’accéder à une monnaie libre de toute censure et de toute intermédiation excessive. Pourtant, pendant des années, les plateformes centralisées ont reproduit les travers des banques traditionnelles : frais élevés, opacité, barrières à l’entrée.
En combinant sécurité institutionnelle, frais ultra-compétitifs et conformité totale, Finst pourrait contribuer à rendre les cryptomonnaies accessibles au plus grand nombre sans sacrifier la protection des utilisateurs. Une démocratisation par le bas prix et la transparence plutôt que par la complexité technique.
Reste une question essentielle : la concurrence historique acceptera-t-elle de s’aligner sur ce niveau de transparence et de prix ? Ou continuera-t-elle à miser sur l’inertie de ses utilisateurs ? L’avenir nous le dira, mais Finst vient clairement de jeter un pavé dans la mare.
Conclusion : un champion européen est né
Avec cette levée de 8 millions d’euros, Finst ne se contente plus de perturber le marché néerlandais. Elle se positionne comme un sérieux prétendant au titre de référence européenne pour l’investissement crypto réglementé et transparent.
Dans un secteur où l’opacité a trop longtemps été la norme, l’approche radicale de Finst pourrait bien devenir la nouvelle norme. Et si l’Europe parvenait enfin à produire des champions capables de rivaliser avec les géants américains et asiatiques ? L’histoire est en marche, et elle porte un nom : Finst.
À suivre de très près dans les mois qui viennent.
