Et si 2026 marquait véritablement le grand retour d’Ethereum sur le devant de la scène crypto ? Alors que l’année 2025 s’est révélée plutôt frustrante pour les holders d’ETH, avec un prix qui a souvent tourné autour des 3000 dollars sans véritable conviction haussière, plusieurs signaux convergent aujourd’hui pour suggérer que la seconde cryptomonnaie mondiale pourrait enfin retrouver son dynamisme d’antan. La banque britannique Standard Chartered, habituellement plutôt mesurée dans ses prévisions sur les actifs numériques, vient de lâcher une bombe : un objectif de 7500 dollars pour l’ether dès cette année, suivi potentiellement de 15000 dollars en 2027. De quoi faire rêver… ou douter ?
Pourquoi Ethereum pourrait dominer 2026 selon les experts
Geoffrey Kendrick, responsable de la recherche sur les actifs numériques chez Standard Chartered, ne mâche pas ses mots : « 2026 sera l’année d’Ethereum ». Une affirmation forte qui contraste avec le scepticisme ambiant des douze derniers mois. Mais sur quels éléments concrets repose cette confiance affichée ?
Contrairement à Bitcoin qui continue de bénéficier d’un narratif macro très institutionnel (ETF spot, adoption par les entreprises, trésor américain de BTC…), Ethereum tire sa force d’usages réels et massifs qui s’amplifient jour après jour. La banque identifie trois moteurs principaux qui pourraient propulser le prix bien au-delà de son ancien ATH de 4950 dollars (atteint en août 2025).
1. L’explosion des stablecoins : le carburant invisible
Les stablecoins ne sont plus une simple commodité pour les traders. Ils sont devenus l’épine dorsale de l’économie crypto mondiale. Ethereum héberge encore la très large majorité de ces dollars numériques : USDT, USDC, DAI, PYUSD… tous ces actifs transitent majoritairement sur le réseau ETH ou ses layers-2.
En janvier 2026, le volume cumulé des stablecoins sur Ethereum a dépassé les 8000 milliards de dollars en valeur transférée sur 12 mois glissants – un record absolu. Chaque transaction, chaque swap, chaque emprunt DeFi génère des frais qui, depuis la mise à jour Dencun et l’implémentation des blobs, restent très faibles pour l’utilisateur final tout en continuant à brûler de l’ETH via le mécanisme EIP-1559.
« Plus les stablecoins circulent sur Ethereum, plus le mécanisme déflationniste s’accélère. C’est une boucle vertueuse que Bitcoin ne possède pas. »
Geoffrey Kendrick – Standard Chartered
Cette dynamique crée une pression acheteuse naturelle sur l’ether : moins d’ETH disponibles sur le marché au fil du temps, demande croissante via les usages concrets. Un cocktail explosif quand le marché repartira vraiment.
2. La tokenisation des actifs réels (RWA) : le prochain trillion
La tokenisation des Real World Assets représente sans doute la plus grande opportunité narrative pour Ethereum dans les trois prochaines années. Obligations d’État, fonds monétaires, immobilier commercial, crédits privés, œuvres d’art… tout commence à migrer sur la blockchain, et Ethereum domine très largement ce segment.
Standard Chartered estime que le marché des RWA tokenisés pourrait atteindre 2000 milliards de dollars d’ici 2028, dont une très large part transitera sur Ethereum et ses L2 (Arbitrum, Optimism, Base, Linea, Scroll…). Plusieurs éléments expliquent cette domination :
- La maturité de l’écosystème DeFi sur Ethereum
- La présence historique des principaux émetteurs (BlackRock, Franklin Templeton, JPMorgan, Ondo Finance…)
- La liquidité native et la profondeur du marché
- Les standards ERC bien établis (ERC-3643 pour les actifs financiers réglementés)
Quand BlackRock parle de tokenisation, quand JPMorgan lance son propre fonds monétaire tokenisé sur Ethereum, quand des États envisagent sérieusement d’émettre des bons du Trésor sur blockchain… on ne peut plus parler de simple hype. On parle d’adoption institutionnelle réelle, avec des volumes qui commencent à devenir significatifs.
Chiffres clés RWA sur Ethereum en janvier 2026 :
- Valeur totale tokenisée : +130 % sur 12 mois
- Nombre de projets majeurs actifs : plus de 45
- Volume hebdomadaire moyen : environ 4,2 milliards $
- Part d’Ethereum dans le total RWA : ~68 %
Ces flux, même s’ils restent encore modestes face aux marchés traditionnels, croissent de manière exponentielle. Chaque milliard supplémentaire de RWA sur Ethereum = plus de demande pour l’ETH (collateral, gas, staking, etc.).
3. La finance décentralisée reste le royaume d’Ethereum
Malgré l’émergence de Solana, Sui, Aptos ou encore les nouvelles chaînes haute performance, Ethereum conserve une avance considérable sur la DeFi en termes de TVL (Total Value Locked), de protocoles matures et d’utilisateurs actifs quotidiens.
Les principales applications DeFi (Aave, Uniswap, Maker, Compound, Lido, Curve…) génèrent toujours l’essentiel de leur activité sur Ethereum mainnet ou L2. Même les nouveaux venus comme Morpho ou Ethena déploient en priorité sur l’écosystème ETH.
Le staking institutionnel, qui avait marqué le pas en 2025 après les premiers ETF, semble repartir de plus belle. BlackRock a déposé un dossier pour un ETF Ethereum avec staking intégré, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle vague d’achats massifs par les fonds traditionnels.
Quel chemin pour passer de 3100 $ à 7500 $ ?
Atteindre 7500 dollars représente une multiplication par 2,4 depuis les niveaux actuels (janvier 2026). Historiquement, Ethereum a déjà réalisé des courses bien plus impressionnantes :
- 2020-2021 : x18 en 18 mois
- 2017 : x140 en 12 mois
- Fin 2024 – mi 2025 : x4,5 en 9 mois
Dans un contexte de bull run généralisé du marché crypto, une multiplication par 2,5–3x pour ETH reste donc tout à fait dans le domaine du possible, surtout si Bitcoin parvient à dépasser les 150 000–180 000 $ comme le prévoient plusieurs analystes traditionnels.
Les paliers techniques à surveiller :
- 3500–3800 $ : zone de forte résistance psychologique et technique
- 4200–4500 $ : ancien ATH + zone de congestion 2025
- 4950 $ : ATH absolu d’août 2025
- 6200–6500 $ : projection Fibonacci 1.618 du dernier cycle
- 7500 $ : cible intermédiaire Standard Chartered
Les risques à ne pas sous-estimer
Malgré l’optimisme ambiant, plusieurs nuages pourraient venir perturber la trajectoire haussière :
- Retard dans l’adoption réelle des RWA par les institutions financières traditionnelles
- Concurrence accrue des L1 et L2 alternatives (Solana, Sui, Aptos, Hyperliquid…)
- Réglementation plus hostile aux stablecoins (notamment aux US)
- Problèmes techniques ou de sécurité majeurs sur un protocole DeFi majeur
- Correction macro brutale si la Fed devait reprendre un resserrement monétaire inattendu
Ces risques existent et doivent être intégrés dans toute stratégie d’investissement. Personne ne détient la vérité absolue sur l’avenir du prix.
Ethereum vs Bitcoin : qui surperforme en 2026 ?
Historiquement, les grandes saisons altcoins ont souvent suivi les nouveaux ATH de Bitcoin avec un décalage de 3 à 9 mois. Si 2026 est réellement l’année où BTC dépasse durablement les 150k–200k $, il est très probable que l’appétit au risque se reporte ensuite massivement sur les altcoins, et en particulier sur Ethereum qui reste le leader incontesté de l’écosystème.
Le ratio ETH/BTC, qui a touché des plus bas historiques autour de 0.018–0.022 fin 2025, montre des signes précoces de retournement. Plusieurs analystes techniques anticipent un rebond violent vers 0.05–0.07, ce qui correspondrait à une très nette surperformance de l’ETH face au BTC.
« Quand le ratio ETH/BTC repart, c’est souvent le signal que l’argent intelligent commence à se déplacer des blue chips vers les projets plus risqués. Ethereum est le premier bénéficiaire naturel. »
Trader anonyme – Crypto Twitter 2026
Bref, si Bitcoin ouvre la porte, Ethereum pourrait bien la défoncer.
Stratégies pour se positionner intelligemment
Attention : cet article n’est pas un conseil en investissement. Voici simplement quelques approches que l’on retrouve fréquemment parmi les investisseurs qui croient au scénario haussier de Standard Chartered :
- Accumulation progressive lors des replis sous 3000 $
- Staking longue durée (Lido, Rocket Pool, staking solo) pour bénéficier du rendement et de la rareté croissante
- Exposition indirecte via les ETF Ethereum spot (si staking intégré approuvé)
- Petites positions spéculatives sur les L2 les plus prometteurs (Linea, Base, Arbitrum)
- Surveillance accrue des volumes RWA et des annonces institutionnelles
Quel que soit votre choix, la règle d’or reste la même : n’investissez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre entièrement.
Conclusion : 2026, l’année du réveil d’Ethereum ?
Les prévisions à 7500 dollars en 2026 puis 15000 dollars en 2027 paraissent ambitieuses. Pourtant, quand on additionne la croissance structurelle des stablecoins, l’accélération de la tokenisation RWA, la domination persistante de la DeFi et le potentiel de surperformance post-Bitcoin, le scénario n’a rien d’irrationnel.
2026 pourrait bien être l’année où Ethereum retrouve enfin son statut de « prince des cryptomonnaies » et dépasse largement son ancien sommet historique. Reste à savoir si le marché suivra cette vision… ou s’il choisira une fois de plus de surprendre tout le monde dans le sens opposé.
Une chose est sûre : les prochains mois s’annoncent passionnants pour tous ceux qui suivent l’écosystème Ethereum de près. À vos portefeuilles… et bon courage pour la patience.

