Imaginez un instant : l’un des plus grands noms de la cryptomonnaie, condamné à 25 ans de prison pour fraude massive, sort soudain du silence depuis sa cellule. Il affirme, preuves à l’appui selon lui, que tout ce que l’on croyait savoir sur la chute de FTX est faux. Pas de faillite réelle, pas d’insolvabilité, mais une machination ourdie par ses propres avocats pour s’en mettre plein les poches. Cette nouvelle sortie de Sam Bankman-Fried, le 10 février 2026, a secoué la communauté crypto comme un séisme. Est-ce le cri d’un innocent emprisonné ou le dernier sursaut d’un homme qui refuse d’accepter sa défaite ?

Une accusation choc qui relance tout le débat FTX

Le 10 février 2026, le compte X associé à Sam Bankman-Fried publie un message qui fait l’effet d’une bombe. « FTX n’a jamais fait faillite. Je n’ai jamais déposé de demande de faillite. Les avocats ont pris le contrôle de l’entreprise et, 4 heures plus tard, ils ont déposé une faillite frauduleuse afin de pouvoir la piller pour l’argent. » Ces mots, écrits depuis une prison fédérale américaine, ne passent pas inaperçus. Ils remettent en cause l’histoire officielle acceptée par les tribunaux, les médias et la majorité des observateurs du secteur.

Pour comprendre l’ampleur de cette déclaration, il faut replonger dans le contexte. FTX, autrefois présentée comme l’avenir des exchanges crypto, s’effondre en novembre 2022 dans un chaos total. Des milliards de dollars de fonds clients disparaissent, Alameda Research (la société sœur) est au cœur des soupçons, et l’empire de Sam Bankman-Fried s’écroule en quelques jours. Mais aujourd’hui, l’intéressé affirme que la vraie catastrophe n’est pas venue de ses agissements, mais d’une procédure de faillite imposée et mal gérée.

Ce que dit précisément SBF dans son message :

  • FTX n’était pas en faillite réelle.
  • Il n’a personnellement jamais signé de dépôt de bilan.
  • Les avocats ont pris le pouvoir en urgence.
  • Quatre heures après, dépôt d’une procédure qu’il qualifie de « frauduleuse ».
  • But présumé : générer des frais légaux massifs au détriment de l’entreprise et des créanciers.

Retour sur la chronologie explosive de la chute de FTX

Pour bien saisir pourquoi cette accusation fait autant de bruit, revenons aux faits établis. En novembre 2022, une série de révélations secoue le monde crypto. Un bilan d’Alameda Research fuité montre que l’essentiel de ses actifs repose sur le token FTT, émis par FTX elle-même. C’est le début de la panique : les retraits massifs commencent, la liquidité s’évapore. Très vite, il apparaît que des fonds clients de l’exchange ont été utilisés pour combler les trous d’Alameda.

Le 11 novembre 2022, FTX dépose le bilan sous le chapitre 11 aux États-Unis. John J. Ray III, expert en redressements judiciaires connu pour avoir géré la faillite d’Enron, est nommé à la tête de la structure. Dès les premiers jours, il décrit une situation catastrophique : absence de contrôles internes, mélange des fonds, utilisation frauduleuse des actifs clients. Les enquêtes s’enchaînent, aboutissant à l’arrestation de Sam Bankman-Fried aux Bahamas, puis à son extradition.

« Jamais dans ma carrière je n’ai vu un tel manque de contrôles corporatifs et une telle absence totale d’informations financières fiables. »

John J. Ray III, novembre 2022

Le procès de 2023 est retentissant. Après plusieurs semaines d’audience, le jury déclare SBF coupable de sept chefs d’accusation majeurs : fraudes électroniques, conspirations, blanchiment d’argent, fraude sur valeurs mobilières. En mars 2024, il écope de 25 ans de prison ferme, une peine lourde mais inférieure aux 100 ans possibles. Il fait appel, mais reste incarcéré.

Les arguments de SBF : une solvabilité cachée ?

Dans ses déclarations récentes, Sam Bankman-Fried s’appuie sur plusieurs éléments pour étayer sa thèse. Il évoque notamment un document judiciaire datant de janvier 2023 dans lequel il aurait recommandé de ne pas déposer le bilan de FTX US tant que la solvabilité n’était pas clairement établie. Il affirme que des actifs substantiels existaient, notamment sur LedgerX, et que les avocats ont préféré ignorer ces pistes pour privilégier une faillite lucrative.

Selon lui, la procédure rapide a empêché toute tentative de sauvetage ou de restructuration hors tribunal. Il pointe du doigt les incitations financières des cabinets impliqués : plus la faillite est complexe et longue, plus les honoraires explosent. Il n’hésite pas à parler de « pillage » organisé, reprenant un argument qu’il avait déjà effleuré lors de ses premières auditions en 2022.

Les éléments avancés par SBF pour soutenir sa version :

  • Des actifs non comptabilisés correctement par les repreneurs.
  • Une pression exercée pour signer sous contrainte ou sans signature directe.
  • Des honoraires d’avocats atteignant des centaines de millions de dollars.
  • Une procédure accélérée qui a empêché de prouver la solvabilité.

La réalité judiciaire : une condamnation sans appel (pour l’instant)

Malgré ces affirmations, la justice américaine a tranché. Le jury a estimé que plus de 8 milliards de dollars de fonds clients avaient été détournés. Les preuves étaient accablantes : transferts vers Alameda, utilisation pour des investissements risqués, prêts occultes, falsification de documents. Les témoignages des anciens cadres (Caroline Ellison, Gary Wang, Nishad Singh) ont été déterminants, décrivant un système où SBF avait le contrôle total.

Les avocats de la défense ont tenté de plaider l’erreur stratégique ou le manque de recul, mais sans succès. Le juge Lewis Kaplan a qualifié les agissements de « graves » et a souligné le préjudice immense subi par des centaines de milliers d’utilisateurs. Aujourd’hui, le processus de remboursement des créanciers avance, avec des estimations laissant penser que la majorité des fonds pourraient être récupérés grâce à la hausse des cryptos depuis 2022.

Cette réalité judiciaire rend d’autant plus surprenante la nouvelle posture de SBF. En niant la faillite elle-même, il va plus loin que ses précédentes déclarations où il reconnaissait des erreurs de gestion tout en minimisant la fraude intentionnelle.

Les avocats visés : qui sont-ils vraiment ?

Le principal cabinet pointé du doigt est Sullivan & Cromwell, qui gérait déjà certains aspects légaux de FTX avant la chute et qui a ensuite piloté la procédure de faillite. D’autres firmes comme Fenwick & West ont aussi été impliquées en amont. Ces grands cabinets sont habitués aux dossiers complexes et facturent des honoraires conséquents, surtout dans des faillites de cette envergure.

Des rapports indépendants, comme celui de l’examinateur nommé par le tribunal en 2024, ont conclu que ces avocats n’étaient pas complices de la fraude initiale. Ils ont agi dans le cadre légal, même si certains créanciers ont tenté (sans succès) de les récuser pour conflit d’intérêts potentiel. Les frais de faillite de FTX ont dépassé les 950 millions de dollars, un record depuis Enron, ce qui alimente les soupçons de SBF.

« Les avocats étaient fortement incités à pousser pour une faillite rapide, car cela garantissait des honoraires massifs. »

Extrait d’un document attribué à SBF

Mais accuser ces firmes de « pillage » organisé reste très loin des conclusions officielles. La plupart des observateurs y voient plutôt une stratégie de communication de la part de SBF, peut-être dans l’espoir d’influencer son appel ou de préparer un éventuel recours en grâce.

Réactions dans la cryptosphère : entre scepticisme et fascination

La communauté crypto est divisée. Certains voient dans cette sortie une preuve supplémentaire du déni pathologique de SBF. D’autres, plus conspirationnistes, se demandent si une part de vérité n’existe pas dans ses propos. Les réseaux sociaux s’enflamment : threads interminables, analyses point par point, mèmes moqueurs.

  • Les pro-SBF rappellent que des actifs ont été retrouvés et que les remboursements avancent bien.
  • Les critiques soulignent que sans la fraude initiale, il n’y aurait jamais eu de crise de liquidité.
  • Certains analystes estiment que cette communication vise à maintenir une pression médiatique en vue de l’appel.

Ce qui est certain, c’est que l’affaire FTX continue de fasciner. Elle incarne à elle seule tous les excès de l’ère crypto : promesses démesurées, manque de régulation, mélange dangereux entre finance traditionnelle et décentralisée. Et au centre, un jeune prodige devenu symbole de la démesure.

Quelles conséquences pour l’avenir de la régulation crypto ?

La chute de FTX a accéléré les efforts réglementaires partout dans le monde. Aux États-Unis, l’affaire a servi d’argument majeur pour durcir les règles sur les exchanges centralisés. En Europe, MiCA impose des exigences strictes de séparation des fonds et de transparence. Même les pays autrefois laxistes repensent leur approche.

Cette nouvelle déclaration de SBF risque de raviver les débats : faut-il plus de protection pour les utilisateurs ou au contraire plus de liberté pour l’innovation ? Les scandales successifs (FTX, mais aussi Luna, Celsius, etc.) ont montré les dangers d’un secteur encore immature. Pourtant, la résilience du marché prouve aussi sa vitalité.

Leçons principales tirées de l’affaire FTX :

  • Ne jamais confier tous ses fonds à une seule plateforme centralisée.
  • Vérifier la transparence des bilans et des réserves (proof of reserves).
  • Privilégier les wallets non-custodial quand c’est possible.
  • Comprendre que la régulation arrive, avec ou sans scandales.

Vers un ultime rebondissement judiciaire ?

L’appel de Sam Bankman-Fried est toujours en cours. Ses avocats contestent plusieurs aspects du procès : partialité supposée du juge, exclusion de certains arguments de la défense, sévérité de la peine. Cette nouvelle communication publique pourrait être une tentative d’influencer l’opinion, voire de préparer le terrain pour une demande de grâce présidentielle dans un contexte politique changeant.

Mais les chances de succès restent minces. Les preuves de fraude étaient solides, les témoignages convergents, les pertes réelles. Même si certains points techniques de la faillite peuvent être discutés, l’essentiel – le détournement massif de fonds – semble acquis.

En attendant, la saga FTX continue d’écrire ses chapitres les plus inattendus. De la gloire fulgurante à la cellule, du déni à l’accusation inversée : l’histoire de Sam Bankman-Fried fascine autant qu’elle effraie. Et dans un secteur où la confiance est tout, chaque nouvelle révélation rappelle à quel point le chemin reste long vers une maturité réelle.

Une chose est sûre : tant que des voix s’élèveront depuis les prisons ou les tribunaux, l’affaire FTX ne sera jamais vraiment terminée. Et la cryptosphère, avide de drames et de rebondissements, continuera de scruter chaque mot, chaque tweet, chaque rebondissement.

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