Et si le calme apparent des derniers jours masquait en réalité la préparation d’une nouvelle tempête sur le marché du Bitcoin ? Alors que le prix évolue autour de niveaux qui font grincer des dents aux traders les plus exposés, les données de marché dessinent un tableau bien plus fragile qu’il n’y paraît. Les sorties des ETF américains ont certes ralenti de façon spectaculaire, mais les positions à effet de levier se reconstruisent à une vitesse inquiétante. Bitfinex tire la sonnette d’alarme : un troisième épisode de liquidations massives pourrait se déclencher si le cours franchit à la baisse un seuil précis situé juste sous les 80 000 dollars.

Un marché sous tension : entre espoir de stabilisation et risque de cascade

Depuis le début du mois d’octobre 2026, le Bitcoin a multiplié les allers-retours nerveux. Après avoir frôlé des sommets proches de 84 100 dollars, le cours a rapidement basculé sous les 82 000 dollars suite à des chiffres d’inflation américains plus élevés que prévu. Cette correction a laissé des traces. Les traders qui avaient misé sur une reprise rapide se retrouvent aujourd’hui face à une réalité plus complexe : les flux institutionnels restent négatifs, même s’ils s’améliorent, et les positions ouvertes sur les marchés à terme continuent de gonfler dans un contexte de prix en baisse.

Ce décalage entre le prix et l’exposition au levier constitue le cœur de l’alerte lancée par les analystes de Bitfinex. Dans leur dernière note de marché, ils soulignent qu’entre le 12 et le 15 octobre, l’open interest sur les contrats à terme a progressé de 4,3 % alors même que le Bitcoin perdait de la valeur. Une configuration qui rappelle étrangement celle observée juste avant les deux précédentes vagues de liquidations du mois.

Le seuil critique de 79 821 dollars

Les équipes de Bitfinex ont identifié un niveau technique particulièrement sensible : 79 821 dollars. Selon leur analyse, un franchissement à la baisse de ce seuil pourrait déclencher une série de ventes forcées. Ces liquidations automatiques, orchestrées par les plateformes de trading, ont le pouvoir d’amplifier les mouvements baissiers de façon spectaculaire. Une fois le processus engagé, le marché entre dans une dynamique de cascade où chaque position liquidée pousse le prix plus bas, entraînant à son tour de nouvelles liquidations.

Le scénario baissier envisagé par la plateforme place ensuite le cours dans une zone d’accumulation située entre 77 600 et 80 400 dollars. À l’intérieur de cette bande, les analystes anticipent une intensité de ventes particulièrement élevée. Ils estiment par ailleurs que le milieu de la fourchette hebdomadaire se situe autour de 81 300 dollars, un niveau qui pourrait servir de point d’équilibre temporaire si les forces vendeuses ne prennent pas complètement le dessus.

Les positions short ont été pressées la semaine dernière lorsque le Bitcoin a rebondi, puis elles ont été remplacées par des positions longues à effet de levier qui paient des taux de financement annualisés compris entre six et neuf pour cent, recréant ainsi les conditions similaires à celles qui ont précédé les deux précédents épisodes de liquidation d’octobre.

Analyse Bitfinex Alpha

Cette reconstruction rapide des positions longues à levier est l’élément le plus préoccupant. Après avoir subi une compression des shorts lors du rebond précédent, les traders ont immédiatement basculé vers le côté acheteur, acceptant de payer des taux de financement élevés. Ces taux, qui oscillent entre 6 % et 9 % en annualisé, signalent une demande forte pour le levier haussier. Or, l’histoire récente du marché montre que de telles configurations se terminent souvent par des liquidations massives lorsque le prix finit par céder.

Des sorties d’ETF qui ralentissent sans pour autant s’inverser

Le ralentissement des sorties des ETF spot Bitcoin américains constitue l’un des rares points positifs de la semaine. Selon les données compilées par Farside Investors, les fonds ont enregistré 228,4 millions de dollars de retraits nets entre le 12 et le 16 octobre. Ce chiffre représente une baisse de 66,4 % par rapport aux 678,9 millions de dollars sortis la semaine précédente. Sur le papier, l’amélioration est nette. En réalité, le marché reste en territoire négatif.

En regardant le détail jour par jour, on constate que le mardi a apporté un répit avec 175,7 millions de dollars d’entrées, tandis que le jeudi a enregistré un flux positif plus modeste de 5,1 millions. Ces deux séances n’ont cependant pas suffi à compenser les retraits des trois autres jours. Le mercredi a particulièrement pesé, avec 261,4 millions de dollars de sorties, le plus gros volume négatif de la période.

Ce que révèlent les flux de la semaine

  • Retraits nets totaux : 228,4 millions de dollars
  • Baisse de 66,4 % par rapport à la semaine précédente
  • Plus grosse journée de sorties : mercredi avec 261,4 millions
  • Deux seules séances positives : mardi et jeudi
  • Ethereum a également souffert avec 320,1 millions de retraits

Pour Jeff Ko, analyste en chef chez ViaBTC, ce ralentissement des sorties peut être interprété comme un premier signe d’essoufflement de la pression vendeuse. Il observe que le Bitcoin a réussi à se redresser vers la zone des 82 000 à 83 000 dollars après être brièvement passé sous les 80 000. Cette capacité de rebond, même limitée, contraste avec la situation d’Ethereum, qui continue de susciter davantage de prudence de sa part.

Pourtant, les indicateurs de demande de Bitfinex peignent un tableau moins rassurant. Les analystes de la plateforme estiment que la demande apparente nette sur 30 jours se situe autour de moins 50 000 BTC. Autrement dit, sur cette période, l’offre disponible a continué de dépasser la demande réelle. Ce déséquilibre structurel explique en partie pourquoi le prix peine à s’extraire durablement de sa fourchette de consolidation.

Le profil changeant des détenteurs de baleines

Un autre signal digne d’intérêt concerne la composition des grands portefeuilles. Bitfinex note que les nouveaux détenteurs de type « baleine » représentent désormais 33 % de la capitalisation réalisée totale des baleines, contre seulement 18 % au début de l’année 2026. Ces nouveaux entrants sont définis comme des acteurs détenant d’importantes quantités de Bitcoin depuis moins de 155 jours. Leur coût d’acquisition moyen se situe aux alentours de 77 000 dollars.

Cette évolution du profil des grands détenteurs a des implications concrètes. Des acteurs dont le coût de base est relativement bas se montrent généralement moins pressés de vendre en cas de correction modérée. En revanche, ils peuvent également devenir une source de volatilité si le marché venait à tester plus profondément leurs niveaux d’entrée. La présence accrue de ces « jeunes baleines » dans la structure de marché est donc à double tranchant : elle apporte une certaine solidité à court terme, mais elle ne garantit pas une demande structurelle de long terme.

Résilience face aux actions technologiques, mais absence de conviction

Dans son briefing « Eyes on the Market », DWF Labs souligne un point intéressant : le Bitcoin a relativement mieux résisté que les indices technologiques américains. Sur la semaine analysée, le Bitcoin a perdu 2,47 % tandis que le Nasdaq-100 a cédé 4,43 %. Cette surperformance relative peut être lue comme un signe de résilience. Pourtant, DWF Labs se montre prudent. Selon l’équipe, cette tenue relative ne s’accompagne pas d’un véritable retour de l’appétit pour le risque.

Les données d’open interest en termes de Bitcoin montrent d’ailleurs un niveau moyen mensuel parmi les plus bas de l’année. Dans le même temps, la volatilité implicite est restée élevée après la publication des derniers chiffres d’inflation. Ces deux éléments combinés suggèrent que les participants de marché restent sur leurs gardes. Ils n’augmentent pas massivement leur exposition, mais ils restent prêts à réagir rapidement à tout nouveau catalyseur négatif.

Il convient de noter que la mesure mensuelle de DWF Labs diffère de l’évolution ponctuelle relevée par Bitfinex entre le 12 et le 15 octobre. Les deux lectures ne se contredisent pas nécessairement : l’open interest peut rester faible en moyenne sur le mois tout en progressant de façon marquée sur quelques séances. C’est précisément cette reconstruction rapide sur une base déjà fragile qui alimente les craintes d’une nouvelle vague de liquidations.

Le point de vue des chercheurs : une consolidation attendue

Tim Sun, chercheur senior chez HashKey Group, propose une lecture plus structurelle de la situation. Selon lui, la difficulté du Bitcoin à sortir de sa phase de consolidation s’explique par l’affaiblissement de l’achat financé par le levier et par l’endettement. Les détenteurs existants ne montrent pas d’urgence particulière à vendre de façon concentrée. En revanche, la demande incrémentale qui provenait auparavant de l’expansion du levier et du financement s’essouffle. Dans le même temps, les nouvelles allocations de long terme ne sont pas encore suffisamment importantes pour soutenir une avancée durable.

Les détenteurs existants ne montrent pas d’envie forte de vendre de façon concentrée, mais la demande d’achat incrémentale auparavant portée par le levier et l’expansion du financement s’affaiblit, tandis que la nouvelle demande d’allocation de long terme n’est pas encore suffisante pour entraîner une sortie durable de la consolidation.

Tim Sun, HashKey Group

Dans ce contexte, Sun s’attend à un marché évoluant dans une fourchette relativement étroite jusqu’à ce que les conditions financières s’améliorent. Pour qu’un retour des flux positifs sur les ETF se matérialise de façon durable, il estime que plusieurs conditions devront être réunies : une baisse des taux d’intérêt réels, un assouplissement des coûts de financement, et surtout une hausse des allocations en provenance des plateformes de gestion de patrimoine bancaires, des conseillers en investissement et des gestionnaires d’actifs de long terme.

L’ombre de la Réserve fédérale et des indices MSCI

Au-delà des flux et des positions à effet de levier, deux autres facteurs pèsent sur le moral des investisseurs. Le premier concerne la politique monétaire américaine. Tim Sun juge plus probable un scénario de pause en octobre suivi d’une possible hausse des taux en décembre, plutôt que des hausses consécutives. Il attribue une partie du rebond de l’inflation aux contraintes énergétiques et d’offre. Une politique trop restrictive répéterait cependant le risque d’aggraver la pression sur un marché du travail déjà en train de ralentir.

Jeff Mei, directeur des opérations de BTSE, partage cette vigilance. Selon lui, l’incertitude entourant la prochaine décision de la Fed reste un moteur important de volatilité. Il surveille particulièrement les flux des ETF comme indicateur du positionnement institutionnel en amont de la réunion monétaire.

Le second facteur de risque vient des indices MSCI. DWF Labs a identifié le risque potentiel d’exclusions pour certaines sociétés de trésorerie numériques. Les règles adoptées par le fournisseur d’indices placent notamment Strategy et Metaplanet dans une zone de vigilance. L’annonce du 15 octobre prévoit la publication de la liste définitive des sociétés concernées le 11 novembre, avec une entrée en vigueur des changements après la clôture du 30 novembre. Cette révision de novembre mettra fin aux restrictions intérimaires appliquées aux entreprises dont les actifs numériques représentaient au moins 50 % du total de leurs actifs.

Corrélation avec le Nasdaq et risque de contagion

Bitfinex souligne également la corrélation élevée entre le Bitcoin et le Nasdaq-100 sur les vingt derniers jours, mesurée à 0,78. Cette dépendance relative signifie qu’un nouvel épisode de baisse sur les valeurs technologiques américaines pourrait facilement se transmettre au marché crypto. Dans un environnement où les positions à levier se reconstruisent, une telle contagion pourrait servir de déclencheur à la troisième vague de liquidations redoutée.

Les traders qui maintiennent des positions longues financées à des taux élevés se retrouvent particulièrement exposés. Si le prix glisse sous le seuil critique identifié, les mécanismes automatiques de liquidation s’activeront. Une fois enclenchés, ces mécanismes ont tendance à s’auto-alimenter. Les liquidations forcent des ventes, qui font baisser le prix, qui déclenchent de nouvelles liquidations. Ce cercle vicieux a déjà été observé à deux reprises en octobre. Les conditions actuelles semblent se rapprocher dangereusement de celles qui ont précédé ces épisodes.

Ce que les différents scénarios impliquent pour les investisseurs

Dans le scénario privilégié par Bitfinex, le risque baissier l’emporte actuellement sur la probabilité d’une reprise soutenue. Un retour au-dessus de 84 400 dollars serait nécessaire pour remettre l’investisseur moyen en ETF Bitcoin en situation de profit. Tant que ce niveau n’est pas reconquis de façon convaincante, la pression psychologique reste présente chez une partie des détenteurs institutionnels.

Pour les participants de marché, la période actuelle appelle à une gestion particulièrement rigoureuse du risque. Les taux de financement élevés indiquent que le coût de maintien des positions longues à levier est déjà significatif. Dans un contexte où la demande nette reste négative et où la corrélation avec les actions technologiques demeure élevée, toute mauvaise surprise macroéconomique ou technique peut rapidement se transformer en mouvement de grande amplitude.

À plus long terme, le retour d’une demande structurelle passera probablement par une amélioration des conditions de financement et par une reprise des allocations institutionnelles. Les plateformes de gestion de patrimoine, les conseillers en investissement et les grands gestionnaires d’actifs restent les acteurs capables d’apporter les volumes nécessaires à une sortie durable de la phase de consolidation. Tant que ces flux ne se matérialisent pas de façon nette, le marché risque de rester prisonnier d’une dynamique de range, ponctuée de pics de volatilité liés aux liquidations de positions trop agressives.

Une semaine révélatrice des fragilités actuelles

Les données de la semaine du 12 au 16 octobre offrent un instantané assez clair de l’état d’esprit du marché. Les sorties d’ETF ralentissent, ce qui est positif, mais elles ne s’inversent pas. L’open interest se reconstruit malgré la baisse des prix, ce qui est préoccupant. Les nouveaux détenteurs de grande taille affichent un coût de base relativement bas, ce qui apporte un certain coussin, mais la demande nette sur 30 jours reste négative. Enfin, la corrélation avec les indices technologiques demeure élevée, maintenant le Bitcoin exposé aux humeurs de Wall Street.

Dans ce contexte, l’alerte de Bitfinex sur un possible troisième épisode de liquidations ne relève pas de l’alarmisme gratuit. Elle s’appuie sur des configurations de marché déjà observées à deux reprises au cours du même mois. Les traders qui ont reconstruit des positions longues à levier près des niveaux actuels acceptent un risque élevé. Si le seuil de 79 821 dollars venait à céder, la mécanique des liquidations automatiques pourrait à nouveau se mettre en marche avec une force significative.

Le Bitcoin évolue donc dans une zone de fragile équilibre. D’un côté, le ralentissement des sorties institutionnelles et la relative résilience face aux actions technologiques apportent un peu d’oxygène. De l’autre, la reconstruction rapide du levier, la demande nette toujours négative et l’incertitude monétaire maintiennent une pression latente. Les prochaines séances, et surtout la réaction du marché aux prochains catalyseurs macroéconomiques, diront si cette troisième vague redoutée se concrétise ou si le marché parvient enfin à stabiliser ses bases.

Pour l’heure, les signaux restent mitigés. Les analystes s’accordent sur le fait que le marché manque encore de conviction acheteuse structurelle. Les détenteurs existants ne paniquent pas, mais les nouveaux flux de long terme se font attendre. Dans cet entre-deux, le levier redevient un facteur de risque majeur. Et c’est précisément ce retour du levier dans un environnement de demande insuffisante qui justifie la prudence affichée par Bitfinex et partagée par d’autres observateurs du marché.

Les leçons des précédents épisodes de liquidation

Les deux vagues de liquidations déjà observées en octobre offrent un cadre de lecture utile. Dans les deux cas, on a constaté une reconstruction rapide de positions longues financées à des taux élevés, suivie d’un mouvement de prix qui a forcé la fermeture de ces positions. Le mécanisme est bien connu : lorsque trop de levier s’accumule d’un même côté du marché, le moindre mouvement adverse peut suffire à enclencher une cascade.

Aujourd’hui, les conditions se rapprochent à nouveau de ce schéma. Les taux de financement restent élevés, l’open interest progresse malgré la faiblesse relative du prix, et le niveau technique identifié par Bitfinex se trouve à une distance relativement limitée. Ces éléments combinés expliquent pourquoi la plateforme place une probabilité plus élevée sur le scénario baissier que sur une reprise immédiate et soutenue.

Il ne s’agit pas de prédire avec certitude un effondrement. Les marchés crypto ont souvent surpris par leur capacité de rebond. Cependant, la combinaison actuelle de levier élevé, de demande nette négative et de corrélation forte avec les actions technologiques constitue un terreau favorable aux mouvements brusques. Les investisseurs qui choisissent de maintenir des expositions importantes dans ce contexte le font en pleine connaissance des risques.

Perspectives à court et moyen terme

À court terme, l’attention reste focalisée sur le seuil des 79 821 dollars et sur l’évolution des flux ETF. Un retour durable des entrées institutionnelles constituerait un signal positif important. À l’inverse, une accélération des sorties ou un nouveau choc sur les marchés actions américains pourrait facilement faire basculer le Bitcoin dans la zone de liquidations redoutée.

À moyen terme, la question centrale demeure celle de la demande structurelle. Tant que les allocations de long terme en provenance des grands gestionnaires d’actifs et des plateformes de gestion de patrimoine ne progressent pas de façon significative, le marché restera dépendant des flux plus volatils liés au levier et au trading spéculatif. Or, ces flux ont précisément démontré leur capacité à créer des mouvements de grande amplitude dans les deux sens.

Les conditions monétaires joueront également un rôle déterminant. Une baisse progressive des taux d’intérêt réels et un assouplissement des coûts de financement pourraient redonner de l’attrait aux actifs risqués, Bitcoin inclus. En attendant, le marché évolue dans un environnement où chaque donnée économique américaine est scrutée avec une attention particulière, et où les niveaux techniques critiques se multiplient.

En définitive, le Bitcoin se trouve à un carrefour. Le ralentissement des sorties ETF offre un répit bienvenu, mais il ne suffit pas à effacer les fragilités structurelles du moment. La reconstruction du levier près d’un seuil technique sensible, combinée à une demande nette encore insuffisante, maintient le risque d’une troisième vague de liquidations bien présent. Les prochaines semaines diront si les forces de stabilisation l’emportent ou si le marché doit encore digérer une nouvelle phase de compression douloureuse.

Dans cet environnement, la discipline de gestion du risque reste plus que jamais de mise. Les configurations de levier excessif ont déjà coûté cher à de nombreux participants au cours du mois d’octobre. Rien n’indique pour l’instant que le marché ait tiré toutes les leçons de ces épisodes. Tant que les positions à effet de levier continueront de se reconstruire dans un contexte de demande structurelle encore trop faible, le spectre d’une nouvelle cascade de liquidations restera suspendu au-dessus du marché.

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