Imaginez un instant : le Bitcoin, cette reine des cryptomonnaies, semble plonger dans une spirale de pertes digne des pires moments de son histoire. Pourtant, le prix reste étonnamment élevé. Les données on-chain, ces indicateurs précieux qui scrutent les mouvements réels sur la blockchain, viennent de lancer un signal d’alerte majeur. Nous sommes en février 2026, Bitcoin oscille autour de 67 000 dollars, et les pertes réalisées atteignent des sommets comparables à ceux du tristement célèbre crash de Luna en 2022. Mais attention, le contexte a radicalement changé.

Ce n’est pas une simple baisse passagère. C’est un phénomène qui mérite qu’on s’y attarde longuement. Les investisseurs les plus récents, ceux entrés tard dans le bull run, sont en train de capituler en masse. Est-ce le signe d’un marché en fin de cycle ou au contraire le prélude à une nouvelle phase haussière ? Plongeons ensemble dans les abysses des métriques on-chain pour comprendre ce qui se joue réellement.

Quand les pertes rappellent les heures les plus sombres… mais à un prix bien différent

Les observateurs du marché crypto le savent : les chiffres bruts ne suffisent jamais. Il faut les contextualiser. Et c’est précisément ce que font les analystes spécialisés en on-chain comme Axel Adler Jr. Ses récentes observations sont sans appel : les indicateurs de pertes réalisées sur Bitcoin flirtent avec des niveaux extrêmes, rarement vus depuis juin 2022.

Pour rappel, en 2022, l’effondrement de l’écosystème Terra-Luna avait provoqué une onde de choc systémique. Des milliards de dollars partis en fumée, des liquidations en cascade, et Bitcoin qui chutait jusqu’à environ 19 000 dollars. Aujourd’hui, nous retrouvons des volumes de pertes similaires… mais le BTC se maintient autour de 67 000 dollars. Cette différence de prix change absolument tout.

« Les pertes actuelles sont comparables en volume à celles de juin 2022, mais elles se cristallisent à un prix bien plus élevé. Cela suggère non pas un crash systémique, mais un nettoyage des positions tardives du bull run. »

Axel Adler Jr., analyste on-chain

Cette citation résume parfaitement l’enjeu. Nous assistons à une capitulation localisée, pas à une défaillance fondamentale du réseau Bitcoin.

Le Net Realized Profit/Loss : le thermomètre de la douleur

Parmi les métriques les plus scrutées, le Net Realized Profit/Loss (ou profit/perte réalisé net) tient une place centrale. Il mesure la différence entre les profits et les pertes effectivement cristallisés lorsque des BTC changent de mains sur la blockchain.

En début février 2026, cet indicateur est entré en territoire profondément négatif. La moyenne mobile sur 7 jours a plongé jusqu’à -1,99 milliard de dollars le 7 février, avant de remonter légèrement vers -1,73 milliard quelques jours plus tard. C’est le deuxième niveau le plus bas jamais enregistré, juste derrière le pic de juin 2022 (-2,24 milliards).

Ce qui frappe, c’est la durée de cette phase négative. Pendant cinq jours consécutifs, la métrique est restée sous un seuil critique autour de -1,7 milliard. Une telle persistance traduit une pression vendeuse soutenue, un signe classique de capitulation.

Points clés du Net Realized Profit/Loss en février 2026 :

  • Plongeon à -1,99 milliard $ (7DMA) le 7 février
  • Deuxième pire niveau historique après juin 2022
  • Phase négative durable sur 5+ jours
  • Prédominance des pertes sur les profits réalisés
  • Capitulation des acheteurs entrés à des prix élevés

Quand cet indicateur repassera durablement en positif, ce sera le signal que le marché bascule à nouveau vers la prise de bénéfices plutôt que vers la réalisation de pertes. Pour l’instant, nous sommes encore loin de ce retournement.

Realized Loss : le volume brut qui fait peur

Complémentaire au précédent, le Realized Loss mesure uniquement le volume de pertes réalisées (sans soustraire les profits). Là encore, les chiffres impressionnent.

La moyenne mobile 7 jours a grimpé jusqu’à environ 2,3 milliards de dollars, un des niveaux les plus élevés jamais observés. Le 5 février, une journée historique a vu 3,2 milliards de pertes réalisées en une seule séance – un record absolu, dépassant même les pires moments de Luna et FTX.

Ces volumes massifs montrent que de nombreux investisseurs, notamment ceux entrés tardivement, coupent leurs positions à perte. C’est douloureux, mais souvent nécessaire pour purger l’excès de levier et les mains faibles avant une nouvelle jambe haussière.

« Un tel volume de pertes à 67 000 $ indique que le marché purge les entrants du sommet local, pas qu’il perd sa valeur fondamentale. »

Observation on-chain courante

La différence avec 2022 est criante : à l’époque, ces pertes massives survenaient après un effondrement systémique, avec Bitcoin déjà très bas. Aujourd’hui, le réseau reste solide, les fondamentaux (hashrate, adoption institutionnelle) tiennent bon.

Pourquoi ce n’est pas (encore) un crash systémique

Le contexte macro est essentiel. En 2022, le crash Luna a déclenché une contagion généralisée : stablecoins dé-peg, plateformes en faillite, confiance ébranlée. Rien de comparable aujourd’hui.

Les pertes actuelles concernent principalement les short-term holders (détenteurs à court terme), ceux qui ont acheté près des sommets récents. Les long-term holders, eux, restent majoritairement en profit ou accumulent patiemment.

  • Prix moyen de perte : autour de 67 000 $ vs 19 000 $ en 2022
  • Origine des vendeurs : majoritairement late-cycle buyers
  • Impact systémique : faible pour l’instant, pas de contagion visible
  • Levier : deleveraging ordonné plutôt que liquidations forcées massives

Cette purge peut même être saine à long terme. Elle élimine les spéculateurs sur-levierés et laisse la place à des acheteurs plus solides.

Les signaux de reprise à surveiller de près

Tout n’est pas noir. Les analystes comme Adler identifient deux indicateurs cruciaux pour anticiper un retournement :

Signaux haussiers potentiels :

  • Retour durable du Net Realized Profit/Loss (7DMA) au-dessus de zéro pendant plusieurs semaines
  • Baisse marquée du Realized Loss (7DMA) sous un seuil bas (typiquement < 1 milliard $)
  • Stabilisation puis rebond du prix au-dessus des moyennes mobiles clés
  • Diminution de la pression vendeuse et retour des flux entrants

Si ces conditions se matérialisent, nous pourrions assister à une transition rapide vers une phase de profit dominance. Historiquement, les grandes capitulations ont souvent précédé les plus beaux rallies.

Le rôle des institutionnels dans cette phase

Depuis l’arrivée massive des ETF Bitcoin spot en 2024, le marché a changé de nature. Les flux institutionnels absorbent désormais une partie importante de la pression vendeuse.

Même lors de cette correction, certains fonds ont continué d’acheter les dips. Cela limite la profondeur de la chute comparé aux cycles précédents. Les whales et les entités institutionnelles accumulent souvent lors de ces phases de capitulation retail.

Cette dynamique renforce l’idée que nous sommes dans une correction intermédiaire plutôt que dans un bear market structurel.

Risques si la baisse se prolonge

Bien sûr, rien n’est garanti. Si le prix casse durablement sous les 60 000 dollars, la capitulation pourrait s’étendre aux holders plus anciens. Le realized loss pourrait alors exploser davantage, transformant une correction en véritable bear market.

Les niveaux techniques à surveiller : 65 000 $, puis 55 000-60 000 $ comme zone de realized price moyenne. Une cassure franche en dessous pourrait changer radicalement le narratif.

Leçons des cycles passés

Bitcoin a connu plusieurs phases similaires. Après chaque capitulation majeure (2018, 2022), le marché a rebondi avec force une fois la purge terminée. Les indicateurs on-chain deviennent alors extrêmement oversold, créant des conditions parfaites pour un reversal.

En 2026, avec une adoption institutionnelle plus mature et un halving récent encore dans les mémoires, le plancher pourrait se former plus haut que lors des cycles précédents.

« Les capitulations à des prix élevés sont souvent les plus saines : elles nettoient sans détruire les fondamentaux. »

Principe observé dans plusieurs cycles

Conclusion : patience et analyse on-chain comme boussole

Le marché crypto reste impitoyable pour ceux qui paniquent. Les métriques actuelles hurlent capitulation, mais le prix élevé change la perspective. Nous vivons probablement le flush final des acheteurs FOMO du sommet, pas la fin du bull run séculaire.

Pour les investisseurs avertis, c’est souvent le moment où les plus belles opportunités naissent. Surveillez les signaux de reversal on-chain, gérez votre risque, et rappelez-vous : Bitcoin a survécu à bien pire.

La suite nous dira si février 2026 deviendra un point bas majeur… ou simplement une pause dans une tendance haussière plus longue. Une chose est sûre : ignorer les données on-chain serait une erreur coûteuse.

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