Imaginez ouvrir votre application de suivi d’investissement un lundi matin et découvrir que la plateforme où dort une partie non négligeable de votre fonds crypto a purement et simplement fermé les retraits. Plus moyen de sortir un satoshi. Le trading interne continue parfois, les soldes s’affichent encore, mais l’argent est bloqué. Pour un particulier, c’est déjà stressant. Pour le gérant d’un fonds qui doit publier chaque jour ou chaque semaine un prix de part, c’est une véritable équation à résoudre sous pression. Combien vaut réellement un bitcoin immobilisé ? Comment calculer une valeur liquidative crédible quand une fraction du portefeuille ne peut plus bouger ? Et surtout, qui supportera la perte si la plateforme ne rend jamais la totalité des fonds ?
Valeur Liquidative D’Un Fonds Crypto Face Au Gel Des Retraits
Ces questions ne relèvent plus de la pure théorie. Le piratage massif subi par Binance fin octobre a forcé la plus grande plateforme du marché à suspendre temporairement tous les retraits. Quelques jours plus tard, Mercado Bitcoin au Brésil a suivi le même chemin, sans même donner de date de reprise. Dans les deux cas, des fonds institutionnels et des véhicules d’investissement se sont retrouvés avec des actifs visibles mais inaccessibles. La valeur liquidative, ce chiffre que la plupart des porteurs de parts consultent presque machinalement, est alors devenue un terrain miné.
Ce chiffre, souvent abrégé VL, représente tout simplement la valeur nette de l’actif du fonds divisée par le nombre de parts en circulation. C’est le prix auquel un nouvel investisseur entre et auquel un porteur existant peut sortir. Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cachent des choix de valorisation, des règles de cut-off et des décisions de gestion qui peuvent faire basculer la répartition des pertes entre ceux qui partent vite et ceux qui restent.
Le Calcul De Base De La Valeur Liquidative
Sur le papier, la formule reste élémentaire. On additionne l’ensemble des avoirs du fonds : cryptomonnaies, stablecoins, positions sur dérivés, liquidités bancaires. On soustrait ensuite toutes les dettes et provisions : frais de gestion courus, commission de performance déjà acquise, factures des prestataires, éventuelles créances. Le résultat, l’actif net, est divisé par le nombre de parts émises. Voilà la VL.
Prenons un exemple concret. Un fonds détient l’équivalent de 10,4 millions d’euros d’actifs et doit 200 000 euros de frais et provisions. Son actif net s’élève donc à 10,2 millions d’euros. S’il a émis 85 000 parts, chaque part vaut exactement 120 euros. Un nouvel investisseur qui apporte 120 000 euros reçoit 1 000 parts. Un porteur qui rachète 1 000 parts récupère la même somme, frais de sortie éventuels mis à part.
Deux points méritent d’être soulignés. Premièrement, la commission de performance est provisionnée au fil de l’eau dans la VL, bien avant d’être effectivement prélevée. Le prix publié est donc déjà net des frais acquis par le gérant, grâce au mécanisme de high water mark. Deuxièmement, le calcul n’est jamais confié au gérant lui-même dans un fonds sérieusement organisé. Un administrateur indépendant rapproche les soldes des plateformes, des banques et des wallets, applique les règles de valorisation inscrites dans les documents et arrête le chiffre final.
La fréquence de calcul varie selon les véhicules : quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Cette fréquence détermine aussi le rythme des entrées et des sorties, puisque souscriptions et rachats ne sont possibles qu’aux dates où une VL est publiée.
Quel Prix Retenir Pour Un Bitcoin Ou Un Stablecoin
Une action du CAC 40 bénéficie d’un cours de clôture officiel. Un bitcoin, non. Il s’échange en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sur des dizaines de plateformes différentes. Les prix divergent légèrement d’une place à l’autre. Pour valoriser un portefeuille, le fonds doit donc choisir à l’avance une heure de relevé, le fameux cut-off, souvent fixé à minuit UTC, et une source de prix : le cours d’une plateforme particulière, une moyenne de plusieurs plateformes, ou un indice publié par un fournisseur spécialisé.
En période calme, l’écart entre ces options se mesure en dixièmes de pour cent. Les jours de crise, il peut exploser. Le 10 octobre 2025, pendant une session de liquidations massives, l’USDe d’Ethena s’est échangé autour de 0,65 dollar sur Binance alors qu’il restait proche de 1 dollar sur la plupart des autres places. Un fonds qui valorisait ses USDe au prix de Binance ce soir-là affichait une perte de 35 % sur cette ligne. Le même fonds, s’il utilisait un indice multi-plateformes, n’aurait presque rien vu.
La règle de valorisation doit figurer dans les documents du fonds et rester identique d’une période à l’autre. Un gérant ne doit jamais pouvoir choisir la source après coup selon le chiffre qu’elle produit.
Les deux approches se défendent. Ce qui n’est pas acceptable, c’est de laisser le gérant sélectionner la source une fois les marchés fermés. Pour les dérivés, la logique est la même : un contrat perpétuel se valorise au mark price de la plateforme, celui qui sert aussi au calcul des liquidations, et non au dernier prix de transaction.
Quatre Façons De Traiter Des Actifs Bloqués
Revenons au cœur du problème : le gel des retraits. Les actifs restent affichés sur le compte du fonds. La plateforme continue parfois d’autoriser le trading interne. Mais rien ne sort. Face à cette situation, le fonds dispose de quatre options principales pour traiter ces avoirs dans sa valeur liquidative.
La première consiste à les conserver à leur prix de marché. C’est la solution par défaut lorsque la plateforme est considérée comme solvable et que le blocage apparaît purement technique. Elle devient dangereuse dès que le doute s’installe sur la capacité réelle de la plateforme à restituer les fonds.
La deuxième option consiste à appliquer une décote. L’administrateur réduit la valeur des actifs bloqués d’un pourcentage censé refléter la probabilité de perte. Ce pourcentage reste délicat à fixer et doit être révisé à chaque calcul de VL.
La troisième solution, plus structurée, consiste à isoler les actifs dans une side pocket. Les avoirs immobilisés sortent du portefeuille principal et rejoignent un compartiment séparé, détenu uniquement par les investisseurs présents au moment du gel, au prorata de leurs parts. La VL principale ne contient plus que des actifs liquides. Les souscriptions et les rachats s’effectuent à ce prix. Tout ce qui sera éventuellement récupéré sur la plateforme reviendra plus tard exclusivement aux porteurs de la side pocket.
Enfin, le fonds peut purement et simplement suspendre le calcul de la VL. Sans prix fiable, il arrête de publier un chiffre et ferme temporairement les souscriptions comme les rachats. La plupart des documents constitutifs prévoient cette possibilité en cas d’événement empêchant une valorisation correcte. Une suspension prolongée pèse cependant lourdement sur la confiance des investisseurs.
Les quatre options en résumé
- Conserver les actifs à 100 % de leur prix de marché
- Appliquer une décote reflétant le risque de non-récupération
- Créer une side pocket réservée aux porteurs présents au moment du gel
- Suspendre le calcul de la VL et fermer les mouvements
Qui Supporte Vraiment La Perte : Un Exemple Chiffré
Le choix de la méthode n’est pas anodin. Selon l’option retenue, la perte éventuelle ne tombe pas sur les mêmes épaules. Voici un scénario illustratif.
Un fonds vaut 10 millions d’euros, répartis en 100 000 parts à 100 euros chacune. Deux millions d’euros sont bloqués sur une plateforme gelée. Un investisseur demande le rachat de 10 000 parts.
Si le fonds maintient les avoirs bloqués à leur pleine valeur, la VL reste à 100 euros. L’investisseur sortant reçoit 1 million d’euros, payé exclusivement avec les actifs liquides. Quelques mois plus tard, la plateforme ne restitue que la moitié de ce qu’elle détenait. Le fonds perd 1 million. Il reste alors 8 millions d’euros pour 90 000 parts, soit 88,89 euros par part.
Si le fonds avait appliqué dès le départ une décote de 50 % sur les avoirs bloqués, la VL serait tombée à 90 euros. L’investisseur sortant aurait reçu 900 000 euros. Ceux qui restent auraient conservé des parts valorisées à 90 euros une fois la récupération effectuée.
Dans le premier cas, celui qui est sorti rapidement a empoché 100 000 euros de trop. Chaque porteur restant a perdu 1,11 euro par part pour financer ce départ anticipé. C’est précisément la raison d’être des décotes, des side pockets et des suspensions : empêcher qu’une information connue de tous, mais pas encore intégrée dans le prix, permette aux plus rapides de sortir au détriment des autres.
Le Précédent FTX Et Ses Leçons
La faillite de FTX en novembre 2022 a posé exactement ces questions, mais à une échelle bien plus grande qu’un simple gel de quelques jours. Plusieurs fonds détenaient une part importante de leurs actifs sur la plateforme. Galois Capital, spécialisé dans les dérivés crypto, y avait laissé environ la moitié de son capital. Il a fermé quelques mois plus tard, en restituant aux investisseurs l’essentiel des actifs qui n’étaient pas bloqués sur FTX et en conservant la créance à part, faute de pouvoir lui attribuer un prix fiable.
La suite de la procédure est particulièrement instructive. Les créanciers de FTX ont finalement été remboursés au-delà de 100 % de leur créance, mais en dollars, sur la base des cours du jour de la faillite, lorsque le bitcoin valait environ 16 900 dollars. Un fonds libellé en bitcoin a donc récupéré des dollars là où il détenait des bitcoins, et a manqué toute la hausse qui a suivi. C’est la différence classique entre rendement en dollars et rendement en bitcoin, appliquée cette fois à une créance de faillite.
Ce précédent montre aussi que la récupération peut prendre des années et que le montant final dépend fortement de la base de calcul retenue. Un fonds qui aurait maintenu ses actifs FTX à 100 % pendant des mois aurait affiché une VL trompeusement élevée, au profit de ceux qui partaient et au détriment de ceux qui restaient.
Ce Qu’Un Investisseur Peut Et Doit Demander
Derrière chaque valeur liquidative publiée se cachent des règles précises. Quatre questions permettent de les mettre au jour avant même d’investir.
- Qui calcule la valeur liquidative, à quelle fréquence, et en combien de jours après la date de valorisation ?
- Quelle source de prix et quelle heure de relevé sont retenues pour les cryptos et les dérivés, et où cette règle est-elle formalisée ?
- Quelle part des actifs est concentrée sur une même plateforme, et combien de plateformes le fonds utilise-t-il réellement ?
- Si une plateforme gèle les retraits, qui décide du traitement des actifs bloqués, et comment les investisseurs en sont-ils informés ?
Les trois premières réponses doivent être claires et figurer dans les documents du fonds. La quatrième ne peut pas l’être autant. Un gel de retraits peut durer deux jours ou deux ans, toucher une plateforme solvable ou une plateforme en faillite. Aucun gérant ne peut écrire à l’avance la réponse parfaite pour chaque scénario. L’investisseur peut en revanche savoir qui prendra la décision, sur quels éléments, et dans quel délai il sera prévenu.
Les Enjeux De Concentration Et De Diversification Des Plateformes
La question de la concentration des actifs sur une seule plateforme est souvent sous-estimée. Beaucoup de fonds crypto privilégient encore une ou deux places pour des raisons de liquidité, de coûts ou de facilité opérationnelle. Or, un gel de retraits sur la plateforme principale peut immobiliser 20, 30 ou même 50 % de l’actif net.
La diversification entre plusieurs exchanges, wallets froids et solutions de custody institutionnelle n’élimine pas le risque, mais elle le dilue. Elle permet aussi de continuer à calculer une VL sur la partie liquide du portefeuille sans avoir à suspendre entièrement les mouvements. Les investisseurs avertis regardent aujourd’hui non seulement la performance historique, mais aussi le nombre de contreparties utilisées et le pourcentage maximal autorisé sur une seule plateforme.
Certains documents de fonds prévoient désormais des limites strictes : aucun exchange ne peut détenir plus de 15 ou 20 % de l’actif net, et une part minimale doit rester en custody froide ou chez un dépositaire réglementé. Ces règles, lorsqu’elles existent et sont respectées, constituent une protection concrète contre le scénario du gel massif.
Le Rôle Crucial De L’Administrateur Indépendant
Dans un fonds bien structuré, le gérant propose, l’administrateur dispose. C’est lui qui applique les règles de valorisation, qui décide ou non d’une décote, qui valide la création d’une side pocket. Son indépendance est essentielle. Un administrateur trop proche du gérant, ou trop pressé de publier un chiffre, peut céder à la tentation de maintenir des actifs bloqués à 100 % pour éviter une baisse brutale de la VL et les rachats qui suivraient.
Les investisseurs devraient donc s’intéresser non seulement au gérant, mais aussi à l’identité et à la réputation de l’administrateur. Les grands noms du secteur, habitués aux standards des fonds luxembourgeois ou irlandais, disposent généralement de procédures robustes face aux événements de liquidité. Les structures plus légères ou domiciliées dans des juridictions moins exigeantes laissent parfois davantage de latitude au gérant, ce qui n’est pas forcément rassurant.
Side Pocket : Avantages Et Limites De L’Outil
La side pocket est souvent présentée comme la solution la plus équitable. Elle isole le risque et protège les nouveaux souscripteurs ainsi que ceux qui rachètent après le gel. Elle présente cependant des inconvénients. La gestion d’un compartiment illiquide génère des coûts supplémentaires. La valorisation de la créance reste délicate pendant des mois, voire des années. Et les porteurs de la side pocket se retrouvent avec un actif qu’ils ne peuvent pas vendre facilement.
Certains fonds préfèrent donc une décote progressive plutôt qu’une isolation formelle. D’autres choisissent de suspendre purement et simplement les rachats jusqu’à clarification de la situation. Aucune solution n’est parfaite. Toutes cherchent à éviter le transfert de richesse non justifié entre investisseurs.
Comment Les Documents Du Fonds Traitent Ces Situations
Les prospectus et règlements de gestion des fonds crypto sérieux contiennent généralement une clause d’événements exceptionnels. Elle autorise le gérant ou l’administrateur à suspendre les calculs de VL, à appliquer des décotes, ou à créer des compartiments spéciaux. La rédaction de cette clause varie considérablement d’un véhicule à l’autre.
Certains documents sont très précis et listent les cas de figure : gel de retraits, faillite d’une contrepartie, suspension de cotation d’un actif, cyberattaque majeure. D’autres restent plus vagues et laissent une large discrétion. L’investisseur attentif lira cette section avec autant d’attention que celle consacrée aux frais ou à la politique d’investissement.
Il est également utile de vérifier si le fonds prévoit un mécanisme de communication spécifique en cas d’événement de liquidité. Un simple email ou une publication sur le site institutionnel ne suffit pas toujours. Les meilleurs véhicules s’engagent à informer les porteurs dans un délai court et de manière détaillée.
L’Impact Sur La Confiance Des Investisseurs
Au-delà des calculs, le traitement des actifs bloqués touche directement à la confiance. Un fonds qui maintient artificiellement sa VL à un niveau élevé pendant un gel, puis qui annonce des mois plus tard une perte massive, détruit sa crédibilité. À l’inverse, un véhicule qui applique rapidement une décote transparente, même si cela fait baisser le prix de la part, montre qu’il privilégie l’équité entre porteurs.
Les investisseurs institutionnels, de plus en plus présents sur le segment des fonds crypto, scrutent précisément ces comportements. Ils comparent non seulement les performances, mais aussi la qualité de la gouvernance en période de stress. Un historique de gestion rigoureuse des événements de liquidité devient un argument commercial aussi important que le track record de performance.
Vers Une Plus Grande Transparence Et Des Standards Plus Stricts
Les événements récents, du piratage de Binance au gel de Mercado Bitcoin, accélèrent la maturation du secteur. Les autorités de supervision, notamment au Luxembourg et en Europe sous le régime MiCA, poussent vers plus de transparence sur les contreparties et les règles de valorisation. Les administrateurs indépendants renforcent leurs procédures. Les investisseurs, eux, posent des questions de plus en plus précises avant de s’engager.
Cette évolution est saine. Elle rapproche les fonds crypto des standards déjà appliqués dans l’asset management traditionnel face aux actifs illiquides. Elle rappelle aussi que la valeur liquidative n’est jamais un chiffre magique sorti d’un algorithme. C’est le résultat de choix humains, de règles écrites à l’avance et de décisions prises sous pression.
Conseils Pratiques Pour Les Porteurs De Parts
Si vous détenez déjà des parts dans un fonds crypto, ou si vous envisagez d’en souscrire, prenez le temps de relire les documents constitutifs sous l’angle de la liquidité. Vérifiez la concentration maximale autorisée sur une seule plateforme. Identifiez qui décide en cas de gel de retraits. Demandez, si ce n’est pas clair, comment les investisseurs seront informés.
Surveillez aussi régulièrement la part des actifs détenue chez les principaux exchanges. Certains fonds publient désormais ces informations de façon périodique. D’autres les communiquent sur demande. Une concentration excessive doit alerter, même si la performance reste bonne.
Enfin, gardez à l’esprit qu’un gel de retraits n’est pas forcément synonyme de perte totale. De nombreuses plateformes ont repris leur activité après quelques jours ou quelques semaines. Mais tant que l’incertitude demeure, le traitement comptable de ces actifs influence directement la répartition des risques entre investisseurs.
Conclusion : La VL, Un Miroir Des Règles Du Fonds
La valeur liquidative d’un fonds crypto reste le prix de référence pour entrer et sortir. Elle n’est pourtant jamais neutre. Derrière chaque chiffre se cachent des choix de sources de prix, d’heures de cut-off, de traitements des actifs immobilisés. Quand un exchange gèle les retraits, ces choix deviennent critiques. Ils décident qui, parmi les porteurs, supportera la perte éventuelle.
Les décotes, les side pockets et les suspensions de calcul ne sont pas des outils purement techniques. Ce sont des mécanismes de justice entre investisseurs. Un fonds qui les utilise de manière transparente et cohérente protège ceux qui restent. Un fonds qui préfère maintenir une VL artificielle favorise ceux qui partent vite.
Pour l’investisseur, la leçon est claire. Avant de regarder la performance, regardez les règles. Demandez qui calcule, comment on valorise, où sont détenus les actifs, et que se passe-t-il en cas de gel. Ces questions, souvent négligées en période calme, deviennent déterminantes le jour où une plateforme ferme les portes.
Le marché crypto continue de mûrir. Les événements de liquidité, aussi douloureux soient-ils, accélèrent cette maturation. Ils rappellent que la gestion d’actifs numériques ne se résume pas à choisir les bons tokens. Elle exige aussi une gouvernance solide, des procédures claires et une équité scrupuleuse entre tous les porteurs de parts. La valeur liquidative n’est que le miroir de cette exigence.

