Imaginez un instant : nous sommes en février 2026, plus de trois ans se sont écoulés depuis la chute retentissante de FTX, et pourtant l’histoire refuse de se refermer. Chaque semaine semble apporter son lot de nouvelles révélations, d’accords inattendus ou de rebondissements judiciaires. La dernière secousse en date ? Un accord de principe entre les victimes de la plateforme et le puissant cabinet d’avocats Fenwick & West, accusé d’avoir joué un rôle déterminant dans la mécanique même de la fraude. Ce développement, s’il est validé par un juge fédéral d’ici la fin du mois, pourrait bien marquer un tournant majeur dans l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire récente.

Ce n’est pas simplement une nouvelle ligne dans un dossier judiciaire déjà volumineux. C’est la preuve tangible que l’onde de choc provoquée par Sam Bankman-Fried et son empire effondré continue de traverser les couloirs des tribunaux américains, les salles de rédaction et les portefeuilles des investisseurs du monde entier. Mais que s’est-il réellement passé ces derniers jours ? Pourquoi ce cabinet prestigieux accepte-t-il aujourd’hui de négocier alors qu’il clamait son innocence depuis le début ? Et surtout : qu’est-ce que cela change concrètement pour les dizaines de milliers de personnes qui ont tout perdu en novembre 2022 ?

Un accord qui fait date dans le dossier FTX

Le 3 février 2026, les avocats représentant le groupe d’utilisateurs lésés ont officiellement annoncé avoir trouvé un terrain d’entente avec Fenwick & West. Cet accord, dont les termes financiers restent pour l’instant confidentiels, met fin à une procédure lancée dès 2023. Il doit encore recevoir l’aval d’un tribunal fédéral américain prévu avant la fin du mois. En attendant, toutes les actions en justice entre les deux parties sont suspendues.

Pour comprendre l’importance de cette nouvelle, il faut revenir sur les accusations portées contre le cabinet. Selon la plainte collective, Fenwick & West n’aurait pas simplement fourni des conseils juridiques ordinaires. Les plaignants affirment que le cabinet a activement participé à la conception d’une structure permettant à FTX d’échapper à plusieurs obligations réglementaires cruciales, notamment l’enregistrement en tant qu’opérateur de transfert de fonds aux États-Unis.

Les principaux griefs retenus contre Fenwick & West :

  • Conseils sur la structuration offshore pour contourner les lois américaines
  • Connaissance présumée du mélange des fonds entre FTX et Alameda Research
  • Rédaction de documents et d’opinions juridiques facilitant la fraude
  • Absence de signalement des anomalies détectées

Ces allégations sont graves. Elles placent le cabinet dans une position très inconfortable : celle d’un auxiliaire de justice qui aurait franchi la ligne rouge entre le conseil légal et la complicité active.

Fenwick & West : de la défense à la négociation

Le cabinet a toujours fermement contesté ces accusations. Dans ses mémoires déposés devant la justice, Fenwick & West martèle qu’il n’a fourni que des services juridiques classiques, sans jamais avoir eu connaissance d’une quelconque fraude. Pourtant, en novembre 2025, le juge avait rejeté leur requête en irrecevabilité, autorisant explicitement la poursuite de la procédure. Ce refus de classer l’affaire sans suite a sans doute pesé lourd dans la décision récente de négocier un règlement amiable.

« Nous continuons de nier fermement toute malversation. Cet accord permet de tourner la page sans admission de faute et d’éviter des années de contentieux coûteux pour toutes les parties. »

Déclaration officielle de Fenwick & West – février 2026

Cette formulation prudente est classique dans ce genre de règlement. Elle permet au cabinet de préserver sa réputation tout en mettant fin à une menace judiciaire qui pouvait devenir extrêmement dommageable, tant sur le plan financier que sur celui de l’image.

Le contexte : un écosystème encore traumatisé

Il est important de resituer cet accord dans le paysage beaucoup plus vaste des contentieux liés à FTX. Depuis la faillite de novembre 2022, ce ne sont pas moins de plusieurs centaines de plaintes qui ont été déposées aux États-Unis et dans d’autres juridictions. Parmi les cibles : des célébrités ayant promu la plateforme, des fonds d’investissement partenaires, d’autres cabinets d’avocats, des banques, des entreprises de médias… la liste est longue.

En 2024, une action similaire visant le cabinet Sullivan & Cromwell avait été abandonnée faute d’éléments probants suffisants. Le cas Fenwick & West semble avoir pris une tournure différente, les juges ayant estimé que les arguments des plaignants méritaient un examen approfondi.

Chronologie rapide des grandes étapes judiciaires post-FTX :

  • Novembre 2022 : dépôt de bilan chapitre 11 de FTX
  • 2023 : lancement des premières actions collectives contre les conseillers
  • 2024 : condamnation de Sam Bankman-Fried à 25 ans de prison
  • Novembre 2025 : rejet de la motion to dismiss de Fenwick & West
  • Février 2026 : annonce de l’accord de principe

Que signifie cet accord pour les victimes ?

La grande question que se posent aujourd’hui des dizaines de milliers d’anciens clients de FTX est simple : vais-je enfin récupérer une partie de mon argent ? Malheureusement, la réponse reste floue. L’accord concerne uniquement la responsabilité de Fenwick & West et non l’ensemble du processus de faillite géré par le trustee John J. Ray III.

Cependant, plusieurs éléments permettent d’être raisonnablement optimiste :

  • Le simple fait qu’un cabinet de cette envergure accepte de payer plutôt que de risquer un procès public est un signal fort
  • Les fonds obtenus viendront s’ajouter à la masse des actifs récupérés dans le cadre de la faillite
  • Plusieurs autres actions parallèles (contre des banques, des VC, des influenceurs…) pourraient également aboutir dans les prochains mois

En parallèle, le plan de redressement de FTX avance. En janvier 2026, les créanciers ont approuvé un plan prévoyant un remboursement à 100 % des créances principales pour la plupart des utilisateurs, plus un intérêt substantiel. Cet accord avec Fenwick pourrait donc venir compléter une indemnisation déjà en bonne voie.

Les leçons toujours d’actualité pour l’industrie crypto

Trois ans après les faits, l’affaire FTX continue d’alimenter les débats sur la régulation, la transparence et la responsabilité des intermédiaires dans l’écosystème crypto. Parmi les enseignements les plus marquants :

  • La nécessité d’une séparation stricte entre trading et gestion de fonds (FTX vs Alameda)
  • L’importance d’une vraie gouvernance d’entreprise même dans les structures décentralisées
  • Le rôle critique des cabinets d’avocats et des auditeurs dans la prévention des fraudes
  • La vulnérabilité des juridictions offshore face aux acteurs mal intentionnés
  • L’urgence d’un cadre réglementaire clair aux États-Unis et ailleurs

Paradoxalement, la faillite de FTX a accéléré plusieurs réformes qui auraient pu prendre des années. Aux États-Unis, l’administration a durci sa position sur les exchanges non enregistrés. En Europe, MiCA est entré en vigueur. À Dubaï, Singapour, Hong Kong, les régulateurs ont multiplié les exigences de licences et de fonds propres.

Et maintenant ? Perspectives pour 2026 et au-delà

Si l’accord avec Fenwick & West est approuvé fin février 2026, il constituera une victoire symbolique et probablement financière pour les plaignants. Mais il ne signera pas la fin des procédures liées à FTX. De nombreuses autres actions restent en cours, notamment contre d’anciens dirigeants, des partenaires commerciaux, et même certaines célébrités ayant promu la plateforme.

Du côté de la plateforme elle-même, le processus de faillite devrait se poursuivre jusqu’en 2027 au moins. Les distributions aux créanciers se feront par vagues, en fonction des liquidités récupérées (vente d’actifs, recouvrement de créances, etc.).

« FTX n’est pas un point final, c’est un point d’exclamation dans l’histoire de la régulation crypto. Chaque nouveau règlement, chaque nouvelle affaire, porte encore l’empreinte de cette faillite hors norme. »

Analyste juridique spécialisé en crypto – 2026

En attendant, l’écosystème a changé. La confiance dans les exchanges centralisés n’est plus ce qu’elle était. Les portefeuilles non-custodial gagnent du terrain. Les utilisateurs exigent plus de transparence, plus de preuves de réserves, plus de ségrégation des fonds. FTX, malgré sa disparition, continue d’imposer sa marque sur l’industrie.

Et pendant ce temps, dans les couloirs des tribunaux américains, les avocats continuent de s’affronter, les juges de trancher, et les victimes d’attendre. L’histoire de FTX n’est pas terminée. Elle est simplement en train de s’écrire chapitre après chapitre, et 2026 semble bien parti pour être une année décisive.

À suivre de très près.

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