Imaginez pouvoir transférer des livres sterling aussi rapidement que des cryptomonnaies, tout en restant parfaitement en règle avec les autorités britanniques. C’est précisément cette promesse que BABB Group s’apprête à concrétiser. Le 28 janvier 2026, la fintech londonienne a officialisé une nomination qui pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de la finance décentralisée au Royaume-Uni.

En nommant Kenneth Kinsella au poste de PDG, BABB Group envoie un signal fort : l’heure n’est plus aux expérimentations, mais à l’exécution à grande échelle d’un système bancaire on-chain réellement conforme. Exit les stablecoins opaques et les promesses non tenues. Ici, on parle de comptes en livres sterling miroirs sur blockchain, adossés à de vrais dépôts bancaires régulés.

Un nouveau capitaine pour une ambition nationale

Kenneth Kinsella n’est pas un inconnu des grands projets. Avec plus de trente ans d’expérience dans la finance corporate, la levée de fonds et le développement international, il a déjà accompagné plusieurs sociétés technologiques jusqu’à des valorisations impressionnantes. Son parcours l’a conduit des salles de marché américaines aux chantiers d’infrastructures en Afrique de l’Ouest, en passant par des postes de direction dans des structures cotées et privées.

Sa dernière aventure, Baobab Capital, l’a vu investir massivement dans des projets d’infrastructure en Afrique. Aujourd’hui, il pose ses valises chez BABB Group avec une mission claire : transformer cette jeune pousse en véritable pilier de la finance blockchain britannique, et pourquoi pas européenne.

« Le Royaume-Uni doit prendre la tête de cette nouvelle ère financière. Mon objectif est de faire de BABB et de ReDeFi les fondations sur lesquelles cette transition historique va s’appuyer. »

Kenneth Kinsella, PDG de BABB Group

Cette citation résume parfaitement l’état d’esprit du nouveau dirigeant. Loin des discours utopistes souvent entendus dans la sphère crypto, Kinsella parle pragmatisme, conformité et partenariats stratégiques. Et il sait de quoi il parle : il a déjà levé plus de 500 millions de dollars au cours de sa carrière.

Qui est vraiment Kenneth Kinsella ?

Né et formé au Royaume-Uni, Kinsella est membre de l’Institut des Comptables Agréés en Angleterre et au Pays de Galles. Diplômé de Trinity College, il a construit une carrière internationale qui l’a amené à travailler aux États-Unis, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique. Cette vision globale est un atout majeur pour un projet qui vise dès le départ une expansion internationale.

Avant de rejoindre BABB, il a notamment fondé sa propre société de private equity dès 2005, preuve d’une appétence précoce pour l’entrepreneuriat et les montages financiers complexes. Son profil tranche avec celui de nombreux dirigeants crypto issus exclusivement du monde blockchain : ici, on parle d’un pur produit de la finance traditionnelle qui choisit délibérément de plonger dans la DeFi.

Les forces majeures de Kenneth Kinsella selon ses pairs :

  • Capacité démontrée à lever des centaines de millions de dollars
  • Expérience réussie dans la scaling d’entreprises technologiques
  • Réseau international dans la finance traditionnelle et émergente
  • Compréhension fine des exigences réglementaires
  • Orientation résultats et exécution plutôt que vision purement technologique

Ces éléments expliquent pourquoi le conseil d’administration a choisi de lui confier les clés du véhicule plutôt que de prolonger le mandat de Rushd Averroes, le co-fondateur qui reste cependant actif sur la vision stratégique long terme.

BABB Group et ReDeFi : le duo gagnant ?

Pour bien comprendre l’importance de cette nomination, il faut revenir sur l’architecture technique et réglementaire que BABB Group a patiemment construite ces dernières années. Le projet repose sur deux piliers indissociables :

  • BABB : une application mobile e-money agréée qui permet à n’importe quel utilisateur de détenir et d’utiliser un compte en livres sterling numérique.
  • ReDeFi : une infrastructure blockchain de niveau 1 et 2 conçue spécifiquement pour les institutions financières, avec un accent très fort sur la confidentialité, l’auditabilité et la conformité.

Le concept central est simple en apparence, révolutionnaire en réalité : votre argent reste déposé dans une banque régulée britannique. Une version numérique « miroir » est émise sur la blockchain ReDeFi. Vous pouvez alors transférer, payer, investir ou emprunter avec une vitesse et des coûts proches des cryptomonnaies natives, tout en conservant la protection et la traçabilité exigées par la FCA et les autres régulateurs.

Contrairement aux stablecoins classiques qui fonctionnent hors bilan des institutions et posent donc d’énormes problèmes de transparence et de risque systémique, le modèle BABB/ReDeFi est conçu pour être adopté par les banques elles-mêmes. C’est ce qu’on appelle communément un bridging intelligent entre TradFi et DeFi.

Pourquoi ce modèle pourrait-il réellement décoller en 2026 ?

Plusieurs éléments convergent pour faire de 2026 une année potentiellement charnière pour ce type d’initiative :

  • Le Royaume-Uni accélère sa stratégie post-Brexit pour devenir la juridiction de référence mondiale en matière de finance digitale.
  • La FCA a publié plusieurs consultations et guidelines très claires sur les stablecoins et les e-money tokens.
  • Les grandes banques cherchent activement des moyens de tokeniser leurs dépôts sans perdre le contrôle ni la clientèle.
  • Les coûts et délais des transferts internationaux traditionnels (SWIFT) continuent d’être jugés inacceptables par les entreprises.
  • La demande pour des solutions stables et conformes explose dans les marchés émergents.

Kinsella l’a d’ailleurs clairement indiqué : les premiers efforts d’expansion se concentreront sur des marchés émergents où la combinaison conformité + rapidité + faible coût représente un avantage compétitif écrasant.

« Les stablecoins traditionnels hors bilan ne répondent pas aux exigences des institutions. ReDeFi apporte la transparence et l’auditabilité dont elles ont besoin. »

Kenneth Kinsella

Ce positionnement « institution-first » pourrait bien être la clé qui manquait jusqu’ici à de nombreux projets blockchain pour passer du statut de proof-of-concept à celui d’infrastructure critique.

Quels sont les prochains jalons à surveiller ?

Sous la houlette de Kenneth Kinsella, plusieurs chantiers prioritaires ont été annoncés :

  • Sécurisation de partenariats stratégiques avec des établissements bancaires et de paiement existants
  • Renforcement significatif de l’infrastructure de conformité globale
  • Lancement effectif des comptes GBP miroirs on-chain pour les premiers utilisateurs pilotes
  • Ouverture progressive à des juridictions internationales sélectionnées
  • Amélioration continue de l’UX de l’application BABB pour toucher un public beaucoup plus large

Le calendrier reste volontairement flou sur les dates précises – une prudence compréhensible vu le niveau de réglementation impliqué – mais l’ambition est affichée : faire de BABB le standard de référence pour la tokenisation de la monnaie fiat au Royaume-Uni d’abord, puis à l’international.

Ce que cette nomination change concrètement :

  • Passage d’une phase expérimentale à une phase d’exécution industrielle
  • Renforcement très net du discours institutionnel et réglementaire
  • Arrivée d’un profil financier senior capable de négocier au plus haut niveau
  • Stratégie d’expansion géographique plus agressive
  • Focus accru sur les partenariats bancaires stratégiques

Les défis qui attendent le nouveau PDG

Malgré un positionnement très solide, plusieurs obstacles demeurent :

  • Convaincre les banques traditionnelles de partager leurs clients avec une couche blockchain
  • Atteindre une masse critique d’utilisateurs sans sacrifier la conformité
  • Concurrence avec des acteurs comme Revolut, Wise ou même les CBDC en préparation
  • Garder une longueur d’avance technologique face à l’évolution rapide des Layer 1 et 2
  • Gérer la volatilité du marché crypto qui impacte indirectement la perception de risque

Kinsella devra donc faire preuve à la fois de diplomatie, de rigueur réglementaire et d’exécution technique sans faille. La route s’annonce exigeante, mais les fondations posées par l’équipe initiale semblent robustes.

Une vision pour la City 2.0

Le Royaume-Uni cherche à redevenir le centre névralgique mondial de la finance innovante. Après avoir perdu une partie de son activité de compensation en euros au profit de la zone euro post-Brexit, Londres mise gros sur la blockchain et les actifs numériques. Des initiatives comme la Digital Securities Sandbox ou le régime spécifique aux stablecoins en témoignent.

Dans ce contexte, BABB Group avec son approche « on-chain mais fully compliant » pourrait devenir l’un des porte-étendards de cette nouvelle stratégie britannique. Si Kenneth Kinsella parvient à exécuter la feuille de route qu’il s’est fixée, la City pourrait bien retrouver une longueur d’avance qu’elle avait un peu perdue ces dernières années sur le terrain de la finance du futur.

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour crier victoire. Mais les signaux envoyés le 28 janvier 2026 sont parmi les plus sérieux et les plus crédibles que le secteur ait reçus depuis longtemps. À suivre de très près.

Et vous, pensez-vous que les comptes fiat on-chain réglementés représentent vraiment l’avenir de la banque quotidienne ? Ou restez-vous sceptique face à ce mariage entre blockchain et conformité bancaire ?

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : avec Kenneth Kinsella aux commandes, BABB Group ne compte pas rester dans l’ombre très longtemps.

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